LA HËHOIRE ET L'ESPRIT
«.; c'est une source de mouvement; — le souvenir P'"*- ^ta "' înPTlHnaif fit inip"ip°g"tj "" pnrH^ip^ A^ l a sensat inn ?fi fliininn mnni^rn
Ce que j'appelle "*"" pr^fl""^! c'est mon attitude vis-à-vi» de l'avenir immédiat, c^est mon «filj"» immi^^ntp. Mon présent est donc bleu sensort-moteur. De mon passé, cela seul devient image, et par conséquent sensation au moins naissante, qui peut collaborer à cette action, s'insérer dans cette attitude, en un mot se rendre utile ; mais, dès qu'il devient image, te passé quitte l'état de souvenir pur et se confond avec une certaine partie de mon présent. Le souvenir ac tualis é en imape diffère donc p rnjnnflAin-"* Aa /.n p/>i..,nr.,.. p.^r L'image est un état présent, et ne peut participer du passé que par le souvenir dont elle est sortie. Le souvenir, au contraire, impuissant tant qu'il demeure inutile, reste pur de tout mélange avec la sensation, sans attache avec le présent, et par conséquent înextensif.
Cette impuissance radicale du souvenir pur nous aidera précisément à comprendre comment il se conserve à l'état latent- Sans entrer encore dans le viE delà question, bornonsnous à remarquer que notre répugnance à concevoir des états psyehologiqv^s iiKonsctents vient surtout de ce que nous tenons la conscience pour la propriété essentielle des états psychologiques, de sorte qu'un état psychologique ne pourrait cesser d'être conscient, semble-t-il, sans cesser d'exister. ...:- i 1. -" iBscience n'es^ qt^e la marque caractéristique du -à-dire de l'actuellement vécu, c'est-à-dire enfin de ors ce qui n'agit pas pourra cesser d'appartenir à i sans cesser nécessairement d'exister en quelque
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SE L'IMCONSCIENT 153
manière. En d'autres termes, dans le domaiae psychologique, conscieuce ne serait pas synonyme d'existence mais seulement d'action réelle ou d'efficacité immédiate, et l'exteosion de ce terme se trouvant aiosi limitée, on aurait moins de peine à se représenter un état psychologique inconscient, c'est-à-dire, en somme, impuissant. Quelque idée qu'on se lasse de ta conscience en soi, telle qu'elle apparaîtrait si elle s'exerçait sans entraves, on ne saurait contester que, chez un être qui accomplit des fonctions corporelles, l a conscie "'''' "}{ miT-tnnt pour rflle de présider à l'action et d'éclairer un choi x. Elle / projette donc sa lumière aur les antécédents immédiats de la \ décision et sur tous ceux des souvenirs passés qui peuvent s'organiser utilement avec eux ; le reste demeure dans l'ombre. Mais nous retrouvons ici, sous une forme nouvelle, l'illusion sans cesse renaissante que nous poursuivons depuis le début de ce travail. On veut que la conscience, même jointe à des fonctions, corporelles, soit une faculté accidentellement pratique, essentiellement tournée vers la spéculation. Alors, comme ou ne voit pas l'intérêt qu'elle aurait à laisser échapper les connaissances qu'elle tient, vouée qu'elle serait à la connaissance pure, on ne comprend pas qu'elle renonce à éclairer ce qui n'est pas entièrement perdu pour elle. D'où résulterait que cela seul lui appartient en droit qu'elle possède en fait, et que, dans le domaine de la conscience, tout réel est actuel. Mais rendez à la conscience son véritable rôle : il n'y aura pas plus de raison pour dire / que le passé, une fois perçu, s'eUace, qu'il n'y en a pour / supposer que les objets matériels cessent d'exister quand je/ /^ cesse de les percevoir. i
Insistons sur ce dernier point, car là est le centre des diffi-
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