‹ Matière et mémoireChapitre 3 sur 77 · IV . AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

IV . AVANT-PROPOS

de rendre compte du succès de le pnysique et obligé,

à *” EE ne

alors que Descartes avait fait des relations mathématiques

entre les phénomènes leur essence même, de tenir l'ordre

mathématique de l'univers pour un pur accident. La cri-

tique kantienne devint alors nécessaire pour rendre raison

de cet ordre mathématique et pour restituer à notre phy-

sique un fondement solide, — à quoi elle ne réussit d’ail-

leurs qu’en limitant la portée de nos sens et de notre

entendement. La critique kantienne, sur ce point au moins,

n'aurait pas été nécessaire, l'esprit humain, dans cette

direction au moins, n’aurait pas été amené à limiter sa

propre portée, la métaphysique n'eût pas été sacriflée à la

physique, si l’on eût pris le parti de laisser la matière à

mi-chemin entre le point où la poussait Descartes et …

celui où la tirait Berkeley, c'est-à-dire, en somme, là où le sens commun la voit. C’est là que nous essayons de la voir nous-même. Notre premier chapitre définit cette manière de regarder la matière; notre quatrième chapitre .en tire les conséquences.

Mais, comme nous l’annoncions d’abord, nous ne traitons la question de la matière que dans la mesure où elle

intéresse le problème abordé dans le second et le troi-

sième chapitres de ce livre, celui même qui fait l'objet de |

la présente étude : le problème de la relation de Pesprit

au Corps.

Cette relation, quoiqu'il soit constamment question -

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