‹ Matière et mémoireChapitre 69 sur 77 · H. Morus, Scripta philosophica, 1619, t. II, p · texte numérisé non relu

H. Morus, Scripta philosophica, 1619, t. II, p

5. Newton, Principia (éd. Thomson, 1871, p. 6 et suiv.). : 6. Euler, Theoria motus corporum solidorum, 1165, p. 30-33,

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d’autres. Mais cela peut-il s’imaginer ou même se concevoir? "| Un lieu ne se distinguerait absolument d’un autre lieu que par sa qualité, ou par son rapport à l’ensemble de l’espace:

de sorte que l’espace deviendrait, dans cette hypothèse, ou composé de parties hétérogènes ou fini. Mais à un espace

fini nous. donnerions un autre espace pour barrière, et"

sous des parties hétérogènes d’espace nous imaginerions un

espace homogène comme support : dans les deux cas, c’est à l'espace homogène et indéfini que nous reviendrions nécessairement. Nous ne pouvons donc nous empêcher ni de tenir tout lieu pour relatif, ni de croire à un mouvement absolu.

Dira-t-on alors que le mouvement réel se distingue du mouvement relatif en ce qu'il a une cause réelle, en ce qu'il émane d’une force ? Maïs il faudrait s’entendre sur le sens de ce dernier mot. Dans les sciences de la nature, la force n’est

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qu'une fonction de la masse et de la vitesse; elle se mesure à

l'accélération; on ne la connaît, on ne l’évalue que par les

mouvements qu’elle est censée produire dans l’espace. Soli-"

daire de ces mouvements, elle en partage la relativité. Aussi

les physiciens qui cherchent le principe du mouvement absolu “

dans la force aïnsi définie sont-ils ramenés, par la logique de leur système, à l'hypothèse d’un espace absolu qu ‘ils voulaient éviter d’abord‘. Il faudra donc se rejeter sur le sens métaphysique du mot, et étayer le mouvement aperçu dans l’es-

pace sur des causes profondes, analogues à celles que notre

conscience croit saisir dans le sentiment de l'effort. Mais le sentiment de l'effort est-il bien celui d’une cause profonde? Et des analyses décisives n’ont-elles pas montré qu’il n’y &”

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