‹ Matière médicale clinique de FarringtonChapitre 11 sur 59 · LEÇON X · texte numérisé non relu

LEÇON X

Sepia (Suite,)

Reprenons notre étude de Sepia.

Allant plus bas dans Tabdomen, nous trouvons qu'il montré une action tvès marquée sur les organes utérins cauaant^comme je l'ai mentionné l'autre jour, de l'engorgemeni de l'utérus avec déplacement. Dans le cas bien avaU'Cé de Sepia, l'utérus est augp^euté de volume et le col induré. L'organe est, soit prolabé, soit rétroversé. La leucorrhée est un symptômes très prédomi» nant, l'écoulement étant d'une couleur gris-jaunûtre et assez fétide» Av6C ces symptômes objectifs, nous trouvons des douleurs de pesanteur dans l'abdomen et le bas des reins. Elles pp0nnent par moments une telle extension, qu'elles semblent empêcher la respiration, Quelquefois la malade ressent comme) si quelque cho^<^ allait forcer le passage à travers la vulve. Cette seuflûtion semble être soulagée par le fait de s'asseoir en croisant les jambes. A cette pesanteur est associé un mal de dos rapporté à la région lombaire ou sacrée. Elle est pire, d'une façon marquée, quand la malade est debout ou marche. Il y a des douleurs brûlantes dans Tutérus, et quelquefois des douleurs d'un caractère aigu frappant vers la partie supérieure, où il peut y avoir une sensation comme si l'utérus était saisi par une main. (Cactus et Lilium ont aussi ce symptôme.) Les règles sont ordinairement tardives et peu abondantes, quoique exceptionnellement, elles puissent être avancées et profuses.

Le remède le plus semblable à Sepia est Lilium tigrinum, dont les expérienres sont duos au D' William Payne, de Bath, Maine. Il fut amené à les faire après avoir appris que les fleurs de cette plnnte ont causé des convulsions chez un enfant. Il pensait qu'il pourrait établir que c'était un remède de valeur pour les convulsions des enfants. Dans ses recherches, il fut assisté par le D' Dunham et un certain nombre de dames. Il observa des convulsions dans le cours des essais, mais dans presque tous les cas on nota une altération dans les fonctions

de l'utérus et des ovaires. Les symptômes utérins de Lilium iigrinum sont ceux qui suivent souvent la grossesse et raccouchement. Il est indiqué dans les cas de subinvolution et de travail. Uutérus ne reprend pas sa place normale après les couches. Quand la malade essaye de marcher, Tutérus tombe par sa propre pesanteur. La malade se plaint d'une sensation de pesanteur, de tiraillement, principalement dans la région hypogastrique. Elle sent le besoin d'un support pour maintenir en haut les organes abdominaux.

C'est très analogue à Sepia, Avec Sepia, la femme s'asseoit avec les jambes croisées, donnant ainsi un support artificiel à l'utérus. La leucorrhée, aussi, est tout à fait semblable. Avec Sepia elle est gris-jaunâtre, assez fétide, et souvent excoriante Avec Lilium, je pense que la leucorrhée la plus caractéristique est aqueuse, jaunâtre, ou brun-jaunâtre, et excoriante. Cette propriété excoriante de Lilium est tout à fait caractéristique. Les expériences avec Lilium produisirent dans deux cas le prolapsus, et dans un la rétroversion de l'utérus. Il y a besoin urgent d'uriner avec Lilium ; le passage de l'urine cause de la brûlure et de la cuisson, sensation de la m'ôme espèce au méat que celle que donne la leucorrhée à la vulve. On trouve au6M de même du besoin d*aller à la selle*; diarrhée du matin, faisant sortir précipitamment le malade du lit, les selles étant jaunes, pulpeuses, et causant une sensation d'excoriation à l'anus. Ici Lilium prend la place de Sulphur, qui a d'une façon caractéristique, la diarrhée le matin de bonne heure. Les symptômes de Lilium sont ordinairement piros dans l'après-midi, pendant que ceux de Sepia ont une rémission à ce moment de la journée.

Lilium a certains symptômes de la poitrine qui sont dignes d'être notés. Les malades éprouvent une sensation de plénitude, d'affluencp k la pvoilrinp, comme s'il y avait Ift trop de sang: ils font ouvrir les fenêtres, l'air frais leur donnant du soulagement. Cette oppression de la poitrine est causée par la stase veineuse. Avec cette sensation d'oppression il y a Un goût de sang dans la bouche, rappelant celui de Pulsalilla ot i'Hamamélis, qui ont tous deux ce symptôme. Il y a une sensation comme d'une attache ou d'une boule dans la région mammaire; et aussi une sensation de froid vers le coeur. Na- Irum mur. guérit ce dernier symptôme quand il apparaît pendant le travail mental, Lilium quand il survient comme !e i*é-. sultat d'une maladie utérine. Le D' R. Hughes rapporte un eas avec ce symptôme, qui fut guéri par Petroleum. Helonias, d'après Dunham, produit une profonde hiélancolie.

une dépression profonde, indéfinie, avee une sensation de sensibilité et de pesanteur de l'utérus « la conscience d'un utérus ». Lilium «diminue l'intelligence, produit une sensation de hâte, avec maladresse, et dépression basée sur l'appréhension d'une maladie fatale ou sérieuse. Et, de plus, Helonias est un excellent remède quand il y a une sensation de fatigue douloureuse, du brûlement dans le dos et 'es jambes. C'est assez commun chez les femmes, et aucun remède, sauf l'acide picrique, ne guérit plus rapidement. La débilité de Helonias est le résultat d'une nutrition amoindrie. Les expériences ont clairement démontré le fait qu'il résulte de son usage une diminution des globules rouges, et un appauvrissement général du sang.

Sulphur est absolument nécessaire pour aider Sepia dans un cas chronique. La relation complémentaire gtt dans le pouvoir commun des deux médicaments de corriger la congestion abdominale ou les autres irrégularités vasculaires.

Quelquefois, quand on se sert du dernier, la défaillance de la matinée devient marquée, donnant comme une sensation de faim, de faiblesse, survenant à 11 heures ; ou il y a des flux de chaleur persistants. De nouveau un mal de tête unilatéral revient d'une façon persistante et affaiblit le malade : les hémorrholdes deviennent pires. La pesanteur devient continue, avec une .sensation de faiblesse dans les parties génitales. Alors on substitue Sulphur, et une amélioration s'ensuit. Après un peu de temps, cependant, les symptômes changent de direction vers Sepia ; et ainsi les deux alternent. On a observé beaucoup de cas semblables. Une malade de l'Ouest fut entièrement guérie par ces deux médicaments, et reste en bonne santé. Elle avait été une véritable infirme pendant dix années.

Murex, aussi un mollusque, a une ressemblance de famille avec Sepia. Les expériences sont, jusqu'à présent, peu fournies. Mais l'expérience clinique a confirmé certains des symptômes. IjC D' Dunham, et après lui le D' B. F. Betts, ont fait des comparaisons entre Murex et Sepia, qui sont des guides suffisants pour leur différenciation.

Murexy comme son analogue, cause de la congestion utérine, de la défaillance épigaslrique, de l'irritation de la vessie, de la débilité musculaire, et de la dépression mentale.

Il diffère cependant en ceci qu'il cause de l'excitation sexuelle: « désir violent à en fatiguer la raison »; « désir vénérien ranimé par le plus léger attouchement ».

Les sécrétions sont plus abondantes qu'elles ne le sont ordinairement avec Sepia. Ainsi les règles sont profuses au lieu d'être rares. Urination copieuse la nuit ; urine pAJe ; se réveille

en sursaut avec un violent besoin d'uriner. Ceci n'est pas si marqué avec Sepia. Tous deux, cependant, ont les règles intermil-

t€Qt€S.

Les deux remèdes sont utiles dans les affections du col : Murex quand il y a une sensation de sensibilité, ou « une sensation comme si quel<ïue chose pressait sur un point douloureux dans le pelvis » (Betts). Douleurs lancinantes remontant dans l'abdomen et le thorax ; leucorrhée épaisse, verte ou sanglante. Murex concorde plutôt avec Lilium et Platina dans l'éréthisme sexuel ; et avec Kreosote pour les symptômes urinaires.

Cliniquement, on l'a employé pour la polyurie, avec fréquent besoin la nuit. Kreosote a : besoin soudain, ne peut sortir du lit assez vite ; urine avec grande hâte, et en abondance ; urine fétide.

Kreosote, de plus, a quelque rapport avec Sepia. Les deux ont le flux menstruel intermittent, des tiraillements dans les reins et une pression vers le dehors au niveau des parties génitales ; coït douloureux ; vomissements de la grossesse ; lurine dépose un sédiment rouge, et est trouble et fétide.

Mais les règles sont ordinairement copieuses. Elles sont accompagnées de symptômes réflexes différant un peu de ceux qui appartiennent à Sepia ; à noter une dureté de l'ouié, avec bourdonnement et grondement dans la tête. Le tiraillement dans le dos est soulagé par le mouvement, non aggravé comme avec Sepia, et la leucorrhée est plus irritante, acre ; elle excorie les régions sur lesquelles elle coule. Quelquefois elle est jaune, quand elle a Todeur de blé frais, vert.

Cette ftcreur de la leucorrhée marque clairement la différence de Kreosote et de Sepia, aussi bien que Murex. Elle conduit à l'emploi du médicament dans les ulcérations cancéreuses ou autres du col de l'utérus. Et nous le choisissons quand il y a brûlure, sensibilité, et tuméfaction du col, avec écoulement ichoreux sanglant ; sensibilité au toucher ou au coït ; et une putridité, qui est étrangère aux autres remèdes cités.

St€uinum ressemble à Sepia dans le simple prolapsus de l'utérus et du vagin, avec défaillance, pesanteur, mélancolie. Mais sa caractéristique est la chute de l'utérus et du vagin pendant la défécation de selles dures.

Le D' Hughes écrit, qu'il est partisan de son emploi pour soulager la sensation de pesanteur si fréquente chez les femmes et ajoute : « J'ai été complètement étonné de son pouvoir sur le prolapsus. Il eemble fortifier les ligaments utérins. » (Pharmacodynamies, 4* édition»)

Nux'vomica concorda avec Sepia pour la prodoMîtion de la slâse porte, de la congestion utérine, des héraorrhoïdes ; besoin urgent d'aller à la selle ; douleur dans le dos, pire par le mouv-ement ; ^e réveille à 3 heures du matin. Mai» Nux produit une irritabilité particulière des tififius, rendant le patient très susceptible, tandis que les fonctions sont remplies d'une façon inégale, spasmodique, non régulière. Les symptô-mes gastriques sont prédominants, et ce sont tout d fait ceux qui résultent, chez une personne nerveuse, de Tabus des stimulants, d'une nourriture très épicée, etc. Ainsi, après un repas, les vêtements sont gêttattts, il y a des efforts pour rendre, plutôt qu'un véritable vomissement. Il y a des nausées, de la faiblesse, et une sensation de défaillance après avoir mangé, comme si c'était produit par une forte purgation ; mais jamais la sensation de défaillance de Sepia et de Murex. Il y a un besoin fréquent mais inefficace d'aller è la selle, et non inertie du rectum. Lee règles sont trop précoces, quoique non très- profuses, et sont accompagnées de douleurs et de mouvements plus spasmodjques qu'avec Sepia, mais avec moins de pesanteur constante et de tiraillement. Nux a un sysmptôme commun après la déchirure du périnée : gonflement intérieur et brûlure du vagin comme un prolapsus.

AloeSf agit sur le foie, augmente la bile, cause des tranchées intestinales, ot de la diarrhée. Son action sur les intestins et l'utérus nous rappelle Sepia, car il produit un afflux de sang vers ces parties, avec réplétion veineuse et irritation consécutive. Mais le relâchement, qui est exprimé avec Sepia par le tiraillement et la sensation de défaillance, avec faiblesse des sphincters, arrive, avec Aloes, à une plus complète atonie, une parésie.

Cela se traduit par une lourdeur, une pesanteur, avec tiraillement en bas, Cette lourdeur appartioni au pelvis, à l'utérus, au périnée, au rectum, à la région sacrée et à la partie inférieure des intestins. En fait, elle est presique imi\^rselle, caractérisant même le mal de tête. Pesant mal de (été à travers le haut du front, javec lourdeur dans les yeux et nausée — les yeux devenant petits de douleur ; — pesanteur au vertex. Le fait que le mal do tête dépend d^^s affections de l'intestin et de Tulérus est prouvé par ceci qu'il y a alternance entre ces symptômes (comme Podophyllum).

Associée à la pesanteur et à la congestion, il y a de la faiblesse des sphincters. La patiente ressent une méfiance à leur égard : elle craint que des selles ne s'échappent avec les gaa: (matières et urines partant à la fois) chaque fois qu'elle urine, ^

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sensation qu'un peu de matière sortirait ; besoin soudain le ihatin.

A/oes, donc, est indiqué quand avec de la congestion utérine et du prolapsus, il y a pesanteur dans l'abdomen et le dos, et incertitude rectale, La femme souffre fréqueoùnent de relâichement intestinal. Sans avertissement, elle se sent défaiUflnte,avec une sensation comme si elle était sur le point d'avoir de la diarrhée. Si les intestins fonctionnent, il y a plus de vent que de matière, et elle a de la prostration avec sueur visqueuse. Si elle a des hémorrholdes, elles deviennent saillantes, et sont soulagées par des applications froides.

Pùdophyllum se présente tout è fait bien ici. Lui aussi, il agit sur le foie, cause de la diarrhée et du prolapsus de l'utérus et du rectum ; une sensation de creux à l'épigastre ; des douleurs dans les ovaires (à droite), descendant dans le nerf crural antérieur. Une sensation de brûlure à Thypogastre et dans la région sacrée, avec retard des règles.

Son prolapsus utérin est, cependant très rapproché de celui de Stannum, pesanteur comme si les parties génitales allaient sortir pendant la défécation. Mais avec Siannum, c'est noté comme se produisant dan^s la défécation de selles dures ; de même Podophyllutn cause beaucoup de relâchement dans la région pelvienne.

Podophyllum, semblerait-Il, affecte d'abord l'estomac et le foie, puis se développent les symptômes de Tutérus et du rectum. Aussi nous le trouvons surtout efficace quand ^es symptômes gastriques coexistent avec les symptômes utérins. Tandis» qu'a ressemble à Sépia par la production de pesanteur dans le? régions hypogaslrique et sacrée, soulagée par la position couchée, causant de la souffrance dans les ovaires, il diffère dan-p les symptômes gastro-hépatiques ; plénitude, pesanteur, et tiraillement vers le foie, sensibilité, amélioration par le frottement. Diarrhée seulement le matin de bonne heure ou pondanl la ^urnée * quelquefois les évacuations sont absolument fécales, mais trop fréquentes. Diarrhée aqueuse, fluente, de 3 heures du matin jusqu'à l'après-midi. Prolapsus anal avant la selle. Après la selle, faiblesse, sensation de défaillance dans l'abdomen, faiblesse du rectum avec prolapsus. Cette faiblesse res- «rnble à Macs. C'est la parésie d'un violent purgatif, non le relâchement général de Sepia.

PuUalUla nigricans est k noter tout A côté de Sepia, Il guérit Us règles rares, tardives, la pesanteur, les crampes Utérines: douleurs dans le dos * •défaillance ; hémicranîe, clavus. Favor«W^ pour leê femmes qui sont irrésolues, sans ^ésîstanoCi

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chaude ; aussi la nuit, comrn^ par la chaleur. Défaillance, a besoin d'air. Frissonnement, cependant généralement amélioré à l'air libre ; frisson avec les douleurs ; anémie, chlorose.

I^s douleurs utérines de Puhatilla sont coupantes, pressives avec sensation de poids, convergeant vers la vulve. La sensation de poids est comparée à celle d'une pierre, et s'observe dans les régions hypogastrique et sacrée. Les douleurs cons- Irictives, de colique, de crampe sont prédominantes; et la pesanteur actuelle n'est pas si marquée. C'est pourquoi nous l'employons si souvent pour le retard des règles et dans le travail. Il agit d'une façon intermittente ; aussi les douleurs utérines surviennent par accès et par saccades, comme fait le flux menstruel ; les douleurs du travail sont spasmodiques, irrégulîères, et finalement s'arrêtent avec inertie complète. Ainsi il y a manque de pouvoir depuis le début tout à fait, qui se montre par le caractère incertain des contractions, et finalement leur manque complet. Sepia donne plus de «pesanteur avec la crampe S'il est indiqué dans le travail, c'est quand un col induré et qui n« cède pas retarde la progression. El alors il peut y avoir de^ contractions spasmodiques du col, et des douleurs qui S6 montrent en haut. Ici, il favorise l'action de Gelsemium et Calcofca, tandis que Pulsatilla aide Caulophyllum et Secale. ' Pour le tempérament, avec Pulsatilla il est larmoyant, doux, ou chagrin, fantasque, revôche ; avec Sepia^ il est larmoyant, déprimé, mais facilement irrité ou excité, ou indifférent.

Comme nous l'avons déjà dit, Sepia est indiqué pour la congestion ou l'induration du col de l'utérus, avec sensibilité et brûlure. Aururriy Aurum mur., Aurum mur. natronai, sont semblables. Mais, quoique l'or cause de l'hyperhémie, il agît d'une façon toute différente de Sepia. En étudiant ses effets, on est impressionné par la prédominance de deux sortes de sym-ptômes associés, qui sont l'excitation nerveuse et l'irritation vasculaire ; et cependant le premier ne représente pas plus une plus grande force de l'influx nerveux que le second ne manifeste une véritable pléthore. Ils indiquent une faiblesse irritable. La congestion hépatique, rénale et utérine semble apparaître ^secondairement à une irritation cardiaque avec hyperhémie.

L'action prolongée de l'or développe une fièvre qui n'est pas différente de celle du Mercure, avec une sueur profuse, salivation, et urine abondante. Il y a aussi tendance à une hypertrophie du tissu fibreux, d'où résultent des cirrhoses^ Les glandes.

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d'abord stimulées, peuvent devenir augmentées de volume et indurées. Le périoste est malade, et finalement les os se cariant.

En mdme temps que ces modifications, se montrent ses symptômes caractéristi^es. Sous son influence Fétat affectif est fortement touché ; le malade est facilement exaspéré par une contradiction sans importance ; caractère enjoué ; mais Tétat le plus persistant est un état de mélancolie et de dégoût de la vie, avec tendance au suicide. La malade s'imagine qu'elle a perdu Taffection de ses amis ; le destin est contre elle ; elle n'est pas faite pour rester plus longtemps dans ce monde, elle ne demande qu'à mourir. Elle est saisie par une anxiété précordiale et une crainte tremblante. Flux de sang à la poitrine quand elle marche vite ou longtemps^ avec plénitude à en éclater. Douleur de brisement dans la région utérine. Hyperesthésie à la douleur, nerveuse, tremblante, agitée. L'utérus est congestionné et prolabé par son propre poids. Augmentation du désir sexuel.

Donc, tandis qu'il y a des congestions, du prolapsus, et de la mélancolie, comme avec Sepia et Murex, l'évolution des symptômes est différente, spécialement en ce qui concerne les symptômes mentaux. Avec Aurum il y a mélancolie avec dépression, en raison de la perte supposée de ses amitiés ; avec Sepia, il y a indifférence pour les amis. L'anxiété pour le premier est précordiale, il lui faut se remuer de place en place (comme avec Arsenic.) ; un simple bruit la rend anxieuse. L'anxiété dans le deuxième vient, c'est certain, avec le trouble de la circulation, mais n'est pas spécialement cardiaque, et est accompagnée de flux de chaleur. Les deux produisent la fatigue de la vie, avec désir de mourir, môme avec tendance au suicide ; Aurum parce qu'elle a perdu l'affection de ses amis (Talcott). Sepia par pur dégoût de la vie.

Plaiina favorise d'un côté l'or, et de l'autre Sepia. Tous les trois ont la fatigue de la vie. Plaiina, cependant, a en même temps une grande peur de la mort, que le patient se figure très rapprochée. Comme avec Aurum la malade de Plaiina ressent comme si elle était seule, mais elle a un état particulier de Tesprit qui trouve un parallèle physique dans sa manière de voir les objets. Elle est hors de proportion avec le monde, tout lui semble trop borné. Les choses dans sa propre maison lui paraissent étranges à son retour après une courte absence. Elle regarde de haut en bas les personnes, comme pitoyables, insignifiantes, et très inférieures à elle. Et de môme les objets autour d'elle lui paraissent plus petits que nature.

Ni Aurum, m Sepia, ne se comparent avec Plaiina dans la

ISé MATlàMB ItflÉlDICAUe GUtilQUE

iiyiiïpiMnnaniê prononcée «t TirriUition voluptueuse des organes génitaux. Le flux moartruel dan« ie dernier, e&t profus et avec des caillots au lieu d'être rare.

Platina et Sepia ont la crampe utérine, mai» avec te dernier c'est empoignant, comme si Tutéruô était soudainement saisi, puis relâché; avec le premier, c'est une crampe bien prononcée, suivie d'engourdissement, symptôme qui est universel avec ce i^mède.

Carbo animalis s'eirt montré égal, sinon supérieur, k Sepia, pour les indurations du col, avec douleui-s brûlantes, tirantes, sur les pubis. D y a dans le pelvis et le saemm des douleurs semblables à celles du travail, leucorrhée jaune ; les règles sont suivies d'une grande faiblesse, la malade ne peut parler que difficilement ; sensation de défaillance, non améliorée en man-»

Cant. Désir d'être seule, horreur de la conversation ; anxiété, ) charbon agit sur les veinée, guérit les gaz fétides, les excrétions fétides et les excoriations, qui sont superOcielliee et d'un contour irrégulier. Les inflammations sont parea«ei»ees, mais tendent à la euppuralion ou à la nécrose des parties, nvec douleurs brûlantes, grande faiblesse, collapsus.

Carbo veg. a causé la pesanteur dans le rectum et le vagin; le col est ordinairement ouvert ; poids dans l'utérus et l'ovaire droit ; les règles ont une odeur forte ; leucorrhée excoriante ; les organes génitaux sont douloureux par places, cuisent, démangent, brûlent, sont aphteux. Anxiété avec distension des veines ; sensation douloureuse, nerveuse, dans l'utérus, qui domine dans les cuisses ; nerveuse, remuante. Dépression mentale avant les règles.

Le charbon, donc, devrait être employé quand il y a induration ou ulcération, avec veînosité, excrétions fétides excoriantes, et troublée gastriques, caractérisés par l'accumulation et le paseage de gaz fétides,

Carbo veg, peut guérir les veines variqueuses des organes génitaux, avec couleur bleue et brûlement, Umieurs bleues (Carbo aRimalis^ étant préférable si elles sont indurées), ulcères, fistules, écoulement vaginal, quand il est excoriant, fluide, et ichoreux ; tandis qu'avec Sepia il est moins excoriant et plus épais. Brûlure dans le sacrum, tiraillant dans l'abdomen, vers le bas des reins. Douleur brûlante profondément dans k pelvis, accroissante et décroissante (Leadam).

CtU'bo animalis cause une violente «pres^on dans k do», les aines, et les cuisses pendant les règles, avec un besoin d'éructation9 nosk suivi d'effet. U »6 distingue de Sepia par un mal

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de tète battant, qur suit les règles. Il a dîkjA&i l'acné d*un« coukur cuivrée de la face.

Oraphites est un charbon impur qui contient des traces de fer. H combine les sécrétions fétides, la flatulence, et les syuiplômes cutanés du charbon, avec Tanémie.

Selon Dunham, Tapparitioii des règles est accompagnée d'une variété de symptômes acoessoiree, comme avec Sepia.

Le remède n'est pas souvent cité pour le prolapsus utérin, mais il est certainement utile quand il y a une sensalion comme si l'utérus voulait sortir du vagin ; poids lourd dans rabdom<eD; chocs électriques comme des élancements descendant dan$ les caisses (Leadam).

La leucorrhée est profuse, venant par violente. flots, et est exeofiante. Le remède touche les ovaires d'une façon plus marqnée que ne le fait Sepia ; ovaire gauche induré, gonflé, douleur quand on touche les régions.

Comme Sepia, il fait enflammer et craqueler les mamelons. Il est très utile pour ramollir ou faire disparaître le tissu cicatriciel des mamelles (comme Phylolacca),

Mafe Graphites répond aux personnes anénuques, quoique obèses, qui ont constamment froid, sont constipées, et su'j^Ûea à un état rugueux, herpétique, de la peau. Les éruptions sjont humides, et la sueur est fétide comme avec Sepia, mais, Graphites seul a un état gluant bien naarqué des sécrétions. La |>pa!i devient dore, se craquelé, et saigne. Il y a moins de descjuamation qu'avec Sepia.

Graphites, en raison de ses effets sur le tissu cicatriciel et les indurations, devrait se montrer utile en amollissant le col lorsque, comme c'est souvent le cas, une déchirure est restée sans se gnérir, agissant comme une source d'irritation.

Nahum earbonieum et les autres sels de soude sont complémentaires de Sepia.

Le carbonate est utile quand il y a une pesanteur comme si tout allait sortir au dehors ; mélancolie, avec appréhension ; grande sensibilité à la musique. Mal de dos très semblable à Sêpia ; pesanteur, pire assis, améliorée au mouvement, douleur de brisement dans le dos la nuit, tension, douleur perforante à la pointe de tVmioplate gauche. Peau sèche, rugueuee.

Oliniquement, il a été utile quand le ool est agrandi, avec son eavertufc déformée. Le D' Betts Ta employé avec succès dans le mauvais développement congénital de la paroi antérieure <fe vagin, et eetle malformation de l'orifice du col.

Naitum muriaiieum répond aux femmes anémiques, avec figure maigre émaoiée et émaciation générale. Les malade» ëfmi

mélancoliques, facilement en colère, souffrent de faiblesse ner veuse, avec palpitations, tremblement, anxiété, et frissonnement intense ; facile transpiration ; sueur dans les aisselles avec frissons dan« le dos ; prolapsus utérin ; crampes, règles rare«i, urines avec sédiment rouge, coït douloureux. Il ressemble donc à la 'fois à Pulsatilla et à Sepia, Mais les consolation* aggravent {Pulsaiilla est facilement tranquillisée, recherche les cansolalions) ; maux de tête congestifs, pseudo-pléthoriques, avec dou leurs d'éclatement, pires par le moindre mouvement, jusque dans les globes oculaires ; cuisson des muqueuses comme avec Sepia, mais il y a une sécheresse anormale ; de là, sensation de sécheresse de la langue, des paupières, du rectum, avec cuisson, etc. En même temps, tendance aux érosions, avec brûh lure cuisante ; la langue est douloureuse et ulcérée, les gencives douloureuses et saignantes. 1-ra peau est d'une sécheresse anormale. Le prolapsus utérin est pire le matin, la malade doit s'asseoir pour l'empêcher, et il y a en même temps une douleur dans le dos, soulagée en se couchant sur le dos. Tetision dans les régions hypogastriques et inguinale comme si la peau était tendue (Apis). Leucorrhée verdâtre, avec cuisson et sensation de sécheresse. Douleur coupante dans l'urètlire, plus marquée après la miction. Règles rares, ou rares un jour ou ^eux, puis copieuses.

Natrum hypochlorosum répond à d'autres cas. Selon l'expérimentateur, le D^ R. T. Cooper, il est utile chez les personnes débilitées de tissu lâche, et plutôt indolentes, mentalement et physiquement. Cette débilité est accompagnée d'émaciation, de dépression nerveuse, et d'autres marques de changements profondément situés dans l'organisme. Il y a du vertige avec chute, avec douleur dans le front et pesanteur utérine; sensation vertigineuse comme si le sommet du crâne était flottant. Douleurs dans le front, les yeux, ou le vertex, avec symptômes utérins. I-c cerveau semble paralysé, ainsi que les membres ; les doigts sont engourdis : défaillances. Langue grosse, prenant l'em preinle des dents ; flatulence, serrement, gonflement après les repas, asthme flatulenf, tout cela indiquant la pléthore abdominale.

Ces symptômes se trouvent en connexion avec les maladies utérines. Règles avec caillots sombres ; somnolence, cercles noirs autour des yeux. Pesanteur dans l'utérus, qui peut être congestionné, augmenté de volume, et sensible : constant suintement de sang, pire au moindre exercice. Sensation à l'utérus comme s'il s'ouvrait et se fermait et non pas précisément le serrement et le relâchement de Sepia.

Il semble que Tutérus remonte quand la mâilade s'asseoit (symptôme aussi de Perrum iod.). Gonflement dans la partie inlérieure de l'abdomen, remontant à la poitrine, causant la dysp née, pire après avoir mangé. Un poids semble tomber du sommet de la poitrine dans l'abdomen, avec douleur dans le haut de la tête. Gonflement dans la région de l'ovaire gauche au niomonl des règles, qui semblent causer le retour à sa place de Tutérus prolabé, rappelant une des expériences du D' Jacksou avec Sepia, Prurit. Sensation de faiblesse dans la poitrine. Facilement accablée par la chaleur. Ce dernier symptôme se trouve aussi avec Sepia, aussi bien qu\-n<*c Natium mur. v\ \a- Irum carb»

Adxa raccrnusa est inestimable pour le traitement des femmes. Il est spécialement adapté à celles qui sont prédisposées au rhumatisme musculaire et à la myalgie. Il cause l'hyperhémie du cerveau el do la moelle, et même l'inflammation de la moelle cervicale et dorsale. De là viennent ses douleurs occipitales, les douleurs fulgurantes, le délire, etc., etc. (voir plus loin). Il ressemble ici à Absintha, Abrolanum, Gelsemium ; le dernier de ces remèdes, cependant, a plus d'assoupissement et de parésie musculaire avec moins d'excitation. Sepia aussi,, cau^e la réplétion des vaisseaux de la moelle, niais moins marquée que Aclœa, plus passive, plus torpide. Les nerfs sensilifs sont excités avec Actu'u, tandis que, en même lemps, comme les nerfs moteurs <ît les -muscles, ils sont fai- Mes. Le cœur agit faiblement et neneusement, le îx)u1s est tantôt très rapide et faible, tantôt trop lent et intermiLlenl. Avec cela il y a une urine rare, déposant un sédiment rouge ou jauni*, il va s^îsation générale de malaise, agitation et remuement ; ou des tremblements, <les frissons nerxeux. Les muscles son-t douloureux, brisés, raides ; douleurs myalgiques intenses, avec sensation d'engourdissement. Douleurs \iolentes, passant comme «n éclair. Phillips le recommande même i)our Tanasarque, avec Jélat ci-dessus du cœur et de la sécrétion urinaire, môme quand la digitale a échoué.

Adxa donc, est éminemment un remède pour la faiblesse irritable. Comme avec Scpi/i, il y a de la nervosité, de l'agita^ 'ion, de la mélancolie; des règles rares avec pesanteur, etc. ^lais Actœa produit une excitation nerveuse plus marquée, allant jusqu'au délire, avec hallucinations de rats, etc.; il dével'^ppe une appréhension accablante, sans cause apparente, mais ^u'on ne peut surmonter, réduisant la malade au désespoir. 'Jans son état d'excitation, il lui semble que le sommet de sa ''*« va s'envoler et qu'elle va devenir folle. Elle devient soup-

Çonneu^, irritat)le, et est vertigineuse comme si elle était intoxiqué^.

Tçus ces symptômes forment une partie de l'étal nerveux gé- 'i^^f^l, qui dépend d'un état d'irritation de Tutérus et des ovaires, ou qui est au moins entretenu ainsi. Et Tétat de trouble de Tulérus S€i^t)Ie basé sur une diathèse rhumatismale. Elle souffre plus de névralgie que la maladi' de Sepia : |)(^s;uileur douloureuse dç l'occiput au vertex ; sensibilité douloureuse dans les globes oculaires, douleurs aiguës de là dans le vertex, avec yeux rouges, congestionnés, tout cela associé à la flexion et à l'irritabilité de l'utérus. iVès importantes aussi sont les douleurs névralgiques dans ce dernier organe ou aux environs; utérus sensible au toucher, douleurs qui passent d'un côté à l'autre ; pesanteur, avec tension dans les hanches, règles rares, 1^ douleur continue après le commencement du flux. La défail l^nca épigaslrique n'est pas tout à fait la sensation de défail- IfiiUce de Sepia. Elle est accompagnée de nervosité, de tremblement, des irridiations s'élendanl alors i)artout. sensation comme si elle était effrayée. Scpia jjeut ôlre employée dans l'asthénopie réflexe de l'utérus. Aclu'a plutôt dans rhy|>oreslhésie de la rétine ou la névralgie <iliaire, réfh'xe de l'utéru^. Ivcs deux sont très utiles à la ménoj)ause ; Sepia pour les flux de chaleur ; Aciœa, selon Hughes, pour rirritahilité, la douleur au vertex, et la sensation de creux à l'estomac.

Kali ferrocyanidum a soulagé la pesanteur ; leucorrhée semblable à du pus, profuse, mais non irritante ; tristesse allant même jusqu'aux larmes. Sensation de creux à l'épigastre. Hémorrhagies utérines passives avec débilité consécutive (Bell, Me Clalchey).

Mais ces effets ne doivent pas être confondus avec ceux de Sepia. Car le médicament est un i>oison violent, agissant sur les muscles et le cœur, etc. La sensation épigaslrique est associée à la faiblesse du cœur, dont les battements diminuent de nombre et de force, avec refroidissement consécutif,, affaiblissement, vertige, engourdissement, et tremblements. I^ remède, donc, est indiqué chez les débilités, quand le cœur défaille. Il s'associe bien à Kali carh. pour la faiblesse cardiaque.

Calcarea ostrearum cause une pression dans le bas de l'abdomen à l'exercice physique. P<^santeur, i)ire debout ; douleur dans les cuisses. Douleur pénible, tension, pire guand on se maintient droit ou recourbe. Piqûres, picotements dans Je col. Mais les règles sont profuses et trop précoces, et les symptômes généraux sont, comme c'est bien connu, très différents de ceux de Sepia.

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Calcarea ptioaphorivu (coniiiu' Phosphorus) produit yne sensation de faiblesse, de crei|x à l'hypogaslre ; sensat^ion de v^ cuilé â Tépigastre. Prolapïju^ pire pendant la déi'épation ou la miction, avec sensation de faiblesse et de détresse. Douleur ^an? lulérus, coupée jusqu'au sacrum.

leucorrhée comme de la crème. Çrûlure dans le vagin. v|voc doukur dans les deux côtés de k \essie et de Tutérus. Brûlure comme un coup de feu dans la poilrin(\ Flux de chaleur, anxiélé, défaillance, débilité ; elle transpire facilement.

Mais les règles sont profuses, et il y a d-e l'excitatiou sexviejle. 1-ii malade est faible et émaciée, phtisique, elle souffre de S^e^rs profuses partielles ; mais elles ne sont pas fétides comme a>ec Sepia. Toute exposition au froid accroît ses douleurs rhumatismales, et, avec elles, sa détresse utérine.

Parmi les remèdes qui restent, je vais \ous donner rapidei^ent quelques indications sur les suivants :

Miichdla, col engorge, rouge sombre, gonflé. C'est assofîié à une irritation au col de la vessie, avec besoin urgent d'iirinpr. 11 n'y a cependant aucune ressemblance générale avec Sepia. |-e remède doit ê(re plutôt classé aAec Eupaloiium purpureum] imlahilité vésic;jle chez les femmes (Hughes). Hydrocoty le, ir^ nialion du col de la \essie ; col de Tutérus rouge avec iî^^ieur et démangeaison du vagin (confirmé par le. D' Mitcbell). Ve^p(^ ulcèro autour de l'orifice. Apis, dysuri^.

Il ne faudrait |)ns confondre Sepia avec Semle et UsUlago ; car, bien que les Irois donnent la pesanteur, la congestion, la detre&^e douloureuse, et le prolai)sus utérin, les condition« soni tout à fait différentes.

Les deux derniers agissent sur la tunique musculaire d0$ vaisseaux «(ingums et sur les fibres nuisculaires involontaifee en Kenéral. Secondairement, par suite d un relâchement défavorable, ils favorisent h^s tuméfactions, les hémorrhai^ies pagmve*. A^ur f>esanteur est pIolongc«^ inar(|uéc (comme imlnphuHum} imago a guéri l'hémorrhagie utérine : aussi le vomis&ôment ae sang chez une <hime a\ (v maladie utérine : flux pas«if d^ ^ang : le doigt, à l'examen, atteint un col mou, pâteux, et est laché de sang (Woodbury).

Viburnum opulus a causé et guéri des douleurs venant comme

sensation de défaillance : sensation de vide à l'estomac ; pesanteur: nervosité. Mais la pesanteur est beaucoup plus violente, ^l domine dans 1 utérus en crampe intense : fax orisant ainsi (mhphyllum Actœa rac, Secale, etc., plutôt que Sepia muta et Hedeoma ont été expérimentés, mais manquent d'ex-

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périence clinique. Comme Sepia, ils causent des douleurs utérines et la pesanteur ; le premier, tiraillant dans les parties génitales, Tépine dorsale, le besoin d'aller à la selle et d'uriner ; le second, donnant de la pesanteur avec une grande faiblesse dans les jambes.

Sepia, dans quelques cas, a guéri des symptômes choréiformes ; mouvements soudains de la tête en arrière et en avant ; torsion dans Testomac montant ensuite à la gorge. Parmi les remèdes similaires nous ne devons pas oublier de citer Zizia, Il cause une augmentation du sang vers Tutérus, de la douleur dans le dos, de la cuisson, de la brûlure dans le dos ; mouvements spasmodiques de la face et des membres. Lesprit est d'aboixi excité en gaîté, puis déprimé, et finalement se produit un état d'indifférence. C^ qui est le plus caractéristique, cependant, c'est l'agitation, les mouvements choréiques, pires pendant le sommeil.

Quand le prolapsus utérin est un symptôme d'une nutrition générale défectueuse, avec peu ou pas de congestion locale, Sepia cède le pas à Aletris, Caulophyllum, Abies canadensis. Lac defloraium, Calcarea phosph., Natrum mur,, Helonias, Natrum hypochlor.

Dans la menace d'avortement, Sepia n'est pas lanl indiqué par les douleurs que par l'éAidence d'un trouble de la circulation. Celui-ci, en même temps que l'irritabilité nerveuse et la laxité du tissu, enlève la cause de la catastrophe menaçante. On notera qu'il y a, ou qu'il y a eu, de la plénitude ou de la pression du sang à la tête et à la poitrine, une sensation de poids à J'abdomen, des hémorrhoïdes ; flux de chaleur, avec défaillances, et attaques momentanées de cécité, qu'on observe spécialement quand la malade était dans une pièce chaude ou fermée, à genoux comme dans une église, quand les yeux travaillent d'une façon appliquée. Un accompagnement commun, exprimant clairement le cas de Sepia, est, suivant lexcellente remarque du D' H. N. Guernsey: sensation de poids à l'anus comme une masse pesante.

Ce dernier symptôme est unique, différant matériellement du besoin de Nux et de Sulphw\ de la pression de Liliurn, et de la plénitude et de la pesanteur d'Aloes. Le dernier a aussi la sensation d'un coin fiché entre la symphyse du pubis et le coccyx.

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