‹ Matière médicale clinique de FarringtonChapitre 13 sur 59 · LEÇON XIII · texte numérisé non relu

LEÇON XIII

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rè(tNE végétal

J'ai maintenaut passé en revue la plupart des médicaments dérivés du règne animal, et aussi les plus importants de ceux (fui viennent des nosodes. Nous arrivons maintenant à la seconde graïKle division de l'histoire naturelle, le règne végétal. I>e règne végétal nous offre de nombreuses variétés de substances médicinales, certaines d'une grande utilité pratique et d'autres n'ayant qu'une sphère limitée dulilité. Les drogues extraites de ce règne doivent leurs effets médicinaux aux jus qu'elles contiennent, ou à certaines propriétés qui résident dans les racines, dans les fleurs, ou dans les graines. On peut retirer les qualités médicinales d'une plante de diverses parties, et ces qualités peuvent varier avec la partie employée. On peut dire, par exemple, pour la Belladonne, qu'une partie de la plante nous donne plus des qualités acres de la drogue, tandis qu'un autre nous donne plus des qualités narcotiques. Nous devons donc être attentifs en faisant les expériences des drogues végétales à nous assurer de la partie de la plante que nous employons, et en publiant nos expériences de la même manière, nous devrions établir quelle est la partie employée, ou s'il V en avait une seule ou si tout était combiné.

Une étude du règne végétal enveloppe en quelque partie celle du règne minéral, car beaucoup des propriétés médicinales du premier doivent leur existence aux substances dérivées du règne minéral contenues dans le remède. Le principal effet de certaines herbes est le résultat de la grande quantité de silice qu'elles contiennent. 90 0/0 des effets de Laurocerasus viennent de son acide prussique. On peut dire la même chose de Amyg-

dala persica. D'ailleurs, ces substances provenant du règne minéral et contenues dans les plantes deviennent plus actives qu'à l'état minéral; c'est-à^ire que données chimiquement, si elles sont faites dans le laboratoire, elles ne présenteraient pas des vertus médicinales aussi marquées que les mêmes substances obtenues avec ime plante. Ces remarques s'appliquent aussi bien au règne animal qu'au règne végétal. 1-es substances qui existent dans le règne animal et qu'on trouve aussi dans le règne végétal sont beaucoup plus actives dans le premier. Ainsi la punaise de la pomme de terre du Colorado, qui se nourrit des plantes de pomme de terre et en tire de la Solanine, présente d'une façon plus puissante les symptômes de cette dernière que ne le fait la Solanine elle-même.

Nous étudierons les. remèdes tirés du règne végétal en suivant la classification des botanistes. Il y a quelques inconséquences dans la botanique actuelle : ainsi, dans l'ordre des Légumineuses, qui nous donne les pois et les haricots, dont nous tirons beaucoup d'aliments, très nourrissants, on trouve aussi le Imthyrus, qui a des propriétés très toxiques. Parce qu'il y a une ressemblance extérieure entre le Laihyrus et le pois, il semble qu'il y ait une certaine inconséquence à les ranger ensemble quand leurs effets sont si opp<5sés.

I^s cinq relations de médicaments, que j'ai déjà mentionnées, s'appliquent ici comme dans le règne animal. Il faut se rappeler ceci, que les substances ayant la môme origine ne se suivent pas bien les unes les autres en général. Par exemple, si vous avez donné Ignatia^ ce n'est pas bien de continuer par Nux vomlca, ou vice versa, parce que tous deux contiennent de la strychnine. Comme ils ont beaucoup de symptômes communs, ils agissent trop dans la même direction. Un autre exemple peut être noté entre Glonoln et le vin. Quand Glonoln fut expérimenté, on trouva qu'il avait une action marquée sur le pouls. Tous les symptômes furent aggravés quand les expérimentateurs prenaient du vin. Le vin produit une excitation très semblable à celle de Glonoln, mais son action semble être dans la même direction, en conséquence il augmente les effets de ce dernier.

Mais les différents ordres, sous-ordres et classes entre lesquels les botanistes divisent les plantes sont si étendus et couvrent des ressemblances si vagues, que nous ne pouvons nous confiner strictement dans la règle ci-dessus, et, prenant les médicaments dans un vaste ordre de plantes, dire qu'ils ne peuvent pas bien se succéder les uns les autres. Prenez les Renonculacées, d'où nous extrayons Pulsatilla, Aconit. , Helleborus,

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et Staphysagria, Eh bien, les ressemblances entre ces quatre médicaments ne sont f>as telles qu'ils ne puissent se succéder sans mal. Si nous trouvons donc dans notre étude de la symptomatologie des médicaments, qu'il n'y a pas de ressemblances entre eux, la règle ne s'applique pas. La règle ne s'appliquerail pas aux Anacardiacées avec Anacardium et Rhus tox» Ces médicaments ont une ressemblance de famille, mais leurs points de divergence sont si grands qu'un médicament peut agir comme antidote de l'autre. La règle s'appliquerait à ïgnaiixi et Nux vomica, et à Pulsaiilla nuitaliana et Puis, praiensis. Maintenant, je vais entreprendre individuellement des considérations sur les médicaments dérivés du règne végétal.

Apocynacées

Dans Tordre des Apocynacées, il y a de nombreuses plantes que nous employons en médecine. Parmi elles on peut mentioni ner Apocynum cannabinum et androsaemilolium, Gelsemium sempervirens, Vinca minor, Oleander, Nux vomica, Ignatia^ Curare^ Alstonia scholaris, et Spigelia, Quelques autorités ont mis dans un autre ordre, les Loganiacées, le Gelsemium, Nux pom., Ignatia, Curare, et Spigelia. Cet ordre de plantes est 1res vénéneux, elles dépriment le système nerveux, causant de la prostration, et même la narcose et la paralysie, et quelquefois la mort.

Apocynum Cannabinum.

Pline disait que YApoc. cann. était fatal aux chiens, et c'est de cette circonstance que vint son nom. Il a une fibre dure, comme du chanvre, qui a été employée pour les cordages.

Apocynum cann. ar un effet marqué d'augmentation du flux des urines. Il n'est pas suffisant, cependant, actuellement, pour étudier le médicament simplement comme un diurétique, parce qu'il a une action si marquée sur l<e8 forces vitales qu'il de-

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mande un€ notice étendue. Il déprime grandement left forces vitales, comme cela se montre par le relâchement deg sphincters, la perte de la force musculaire, clc. Cette perle de force est un symptôme général important, car il qualifie, comme nous allons le voir, les symptômes cardiaques, rénaux, et intestinaux.

Dans ces quelques dernières années, on n employé Apocynum d'une manière très étendue dans le traitement de beaucoup de formes d'hydropisie. Quand je vous donnerai un résumé succinct de ses symptômes, vous verroz que son usage confus dans les états hydropiques n'est pas strictement homopopathique. Quand il n'est pas étroitement indiqué par les symptômes, il est nécessaire de l'employer à fortes doses. Les cos«es de certaines des Légumineuses, et aussi le Scoparius (genêt), causent un accroissement de l'acliiité fonctionnelle des reins et ainsi aident à Télimination des épanchements hydropiques. Mais nous devons nous conformer à uti art qui n'admet pas de telles prescriptions. Il vise à ce qui est défini, et non aux généralisation*?. Il recherche la sélection d'un simillimum, non un palliatif temporaire.

Quand il est indiqué, Apocynum demande que les symptômes suivants soient présents: égarement, et loyrdeur de la tôle; assoupissement et faiblesse, ou sommeil troublé et agité. Les fonctions sont paresseuses. Le pouls est lent. Ixîs intestins sont constipés, bien que les fèces ne soient pas dures. I-es reins sont torpidcs, ou autrement l'urine est copieuse et s*ëcoule presque involontairement à cause du relâchement des sphincters. Le nez et la gorge sont remplis d*un mucus jaune, épais au réveil. Sensation d'oppression à Tépigastre et à la poitrine, il peut difficilement prendre respiration pour parler.môme après des repas plus légers que d'habitude. Le patient a une sensation d'oppression dans la poitrine ; il est obligé de faire fréquemment de profondes inspirations; il y a aussi des battements désordonnés du cd'ur. et une sensation de lancenienl et de prostration dans la région du cœur. I^ pouls est irrégulier, intermittent, et, par moments faible, ou lent. Le cœur bat régulièrement, puis tantôt palpite et devient faible, tantôt lent et laborieux, perdant de temps à autre un hntlement. C'est précisément le groupe caractéristique de symptômes que nous trouvons dans rhydropisie cardiaque et cela montre quelle alfînité le médicament a pour cette région. Ce sera souxent un bon palliatif môme dans la dégénérescence graisseuse du copiir avec anasarque chez le vieillard.

. Ici vous pouvez comparer beaucoup de remèdes : et d'abord

Arsenicam. Ce remède a la môme soif et la même défaillance à Tépigaslre que Apocynum, mais il est indiqué dans des cas plus avancés, et le ])alien't présente toujours plus d'irritabilité de ses tissus.

h vous ai montré la distinction entre Api$, Acetic. acid.y et Apoeynum, quand j'ai parlé de Apis,

Helleborus et Digiialis sont semblables à Apocynum en ce qu'ils causent la torpidilé, avec pouls lent, etc. Mais je pense que Apocynum, comme règle, est le remède préférable, et Digiialis se trouve souvent traître.

Apocynum aussi a quelque action sur les jointures, produisant un état rhumatismal. I^s articulations sont senties raides, spécialement au mouvement le malin.

Vous voufi rappellerez aussi que j'ai mentionné Apocynum comme un remèd« dans l'hydrocéphalie ; la tête est grosse ; il y a une saillie des os frontaux ; les fontanelles sont largement ouvertes ; il y a du strabi^me^ et dans les cas extrêmes le patient est aveugle ; un côté est paralysé. Le cas ressemble beaucoup à Apis, mais n'a pas le cri céphalique. 11 est indiqué dans <Jw cas plus avancés que Apis. Un ou deux cas ont été guéri<t par l'usajïe continu du remède.

H y a une diarrhée qui peut demander Apocynum. Les selles sont copieuses, jaunes, aqueuses ou brunûtres, et quelquefois contiennent de la nourriture non digérée. Elles sont évacuées avec une force expulsive c^mme un bouchon d'une bouteille. Le sphincter de l'anus est si faible que les selles s'échappent involontairement, ou pendant que le patient a un gaz. Après la selle, il se sent faible, et a une sensation d'anéantissement général dans l'abdomen. I^ fac^ est pâle et couverte d'une sueur froide.

Alnès a un semblable effet affaiblissant sur le sphincter de i'anus, et la grande prostration après la selle : mais les selles «ivec ce remède conti cannent un mucus comme de la gelée, et il y a une colique qui est soulagée en se rx)url)ant en deux.

(hmboge a ime selle précédée d'une douleur excessive vers 'e nombril. La selle est expulsée tout d'un seul coup après un "Woin urgent considérable, et est suivie par un sentiment de yrand soulagement.

apocynum a aussi des hémorrhoïdes, qui sont associées à ^^ sensation comme si \m coin avait été enfoncé dans l'anus.

Oleander Nerium.

UOleander nerium est originaire de la Palestine, mais on le trouve aussi à Tétat sauvage dans le Sud de l'Europe, et est très cultivé partout dans les jardins et les serres chaudes ; il prospère surtout dans les endroits humides. Comme plante, il est très ornemental avec ses grandes fleurs roses. Il est cependant très vénéneux, causant une prostration marquée du système nerveux avec des symptômes de narcose. Ne manquez pas de vous rapî:)eler ce caractère déprimant du médicament. Il produit la faiblesse de la mémoire, l'oubli.

Non seulement il a cet effet, mais il produit aussi la lenteur de la perception. Le patient a une grande difficulté à saisir la signification dos remarques. En môme temps que ces symptômes mentaux il y a du vertige, qui est le résultat de la faiblesse. Tout se rapporte à la dépression du sensorium. Olean* der est un remède important quand les symptômes que je viens do mentionner sont les prédécesseurs de la paralysie.

Une fois j'ai réussi à guérir un cas de mal de tête avec Oleander. C'était il y a quelques années. La malade était une jeune femme. I^ céphalée était soulagée en regardant fortement avec les yeux de travers. Regardant dans la matière médicale, je trouvai que Oleander avait une douleur dans la tète soulagée en regardant de côté. C'est pourquoi je prescrivis ce remède.

Etudiant l'action de Oleander sur les organes abdominaux, nous trouvons la sensation de vide et de défaillance au creux de l'estomac, même après avoir mangé, soulagée en prenant de l'eau-devie. Vous trouverez ces symptômes indiquant Oleander chez des femmes très faibles, qui ont des enfants au sein. Immédiatement après avoir donné le sein, la patiente est saisie de tremblement, et est si faible, qu'elle est à peine capable de se promener à travers la pièce.

Carbo animalis est aussi indiqué dans cet état.

Oleander est utile dans la diarrhée. Les selles sont peu épaisses et contiennent de la nourriture non digérée, le symptôme caractéristique étant que le patient rend sans l'avoir digérée la nourriture qu'il avait mani^ée la veille. Vous pourrez noter ce symptôme chez les enfants, dans le choléra infantile et le marasme. Un autre symptôme appelant Oleander chez les bébés et les enfants, est « chaque fois qu'ils émettent un gaz, ils salissent leur linge ».

Toi vous pouvez étudier Oleander en relation avec Ferrum^ Ar^ienintm, Arpenlum nUricum et Cinchona, Ferrum a la diar-

rhée avec selles contenant de la nourriture non digérée. Celle selle n'est pas accompagnée de douleur, et a tendance à survenir pendant un repas.

Arsenicum est indiqué dans la diarrhée causée par le refroidissement de restomac à la suite de Tingestion d'aliments froids. Les selles sont d'une couleur jaune el sonl accompagnées de douleurs d*un caractère brûlanl, I^ patient est pire après minuit qu'à tout autre moment. Il y a une grande soif.

Argentum nitricum est indiqué dans la diarrhée dans laquelle les intestins entrent en mouvement dès que le patient boit.

Cinchona est utile dans la diarrhée avec évacuations aqueuses contenant de la nourriture non digérée ; la diarrhée est très débilitante ; les selles peuvent s'échapper involontairement après un repas. Elle est causée ou empirée par l'ingestion de fruits. Apis mellifica est un bon remède dans le choléra infantile avec anus largement ouvert et sortie involontaire des fèces.

Phosphorus et Aloès ont aussi l'échappement involontaire des matières T le symptôme peut être mieux exprimé par un manque de confiance dans le sphincter ani. Avec Phosphorus^ l€S matières s'échappent dès qu'elles arrivent dans le rectum, comme si l'anus pestait ouvert.

Dans la paralysie, Oleander est indiqué quand la maladie envahit un membre ou un autre ; elle est indolore, el ordinairement précédée du vertige. Je pense que Oleander, comme Gelsemium, est indiqué seulement dans la paralysie fonctionnelle. Je ne orois pas qu'il guérirait une paralysie d'origine centrale, n va plus loin que Gelsemium, cependant, en envahissant les nerfs sensitifs aussi bien que les nerfs moteurs.

Oleander a aussi une action sur la peau. Il produit une grande sensibilité de la peau, telle qu'une très légère friction cause de la douleur et de l'irritation, spécialement au cou, et entre le ^rotym et les cuisses. Il produit une éruption sur le cuir chevelu et derrière les oreilles, simulant celle de la croûte lactée» laissant sourdre un liquide fluide produisant de la vermine. I^ans celte maladie c'est un remède tout aussi important que oulphur, Mezereum, Viola tricolor, etc. La distinction que vous pouvez faire se trouve dans d'autres symptômes, par exemple, si on trouve des symptômes gastro-entériques caractéristiques, Oleander est le remède.

Pour les symptômes produits par l'empoisonnement aigu avec ce remède, Camphor. est le meilleur antidote. Pour les symptômes chroniques, particulièrement s'il y a quelque désordre cutané, Sulphur est probablement le meilleur remède, parce qu'il esl te plus semblable. Je ne suis pas affimiatif sur la

valeur de c€tt€ dernière suggestion. Je vous Toffre pour ce qu'elle vaut.

VïNCA MiNOR.

C'est une variété de pervenche. Cette Vinca minor contient un i)rincipe amer et astringent, le rendant en usage comme tonique, pour employer le Uingage de la vieille école, et aussi comme styptique, pour enrayer les hémorrhagies. Il garde ces propriétés dans les dilutions. Par exemple, il peut être employé pour la menstruation profuse ou la ménorrhagie quand le sansc coule en jet continu sans interruption, ceci associé naturellomonl à une grande débilité. Je trou\e que le I)*" Richard Hughes, dans son Manuel de Pharmacodijnamique, parle de trois cas (l'hémorrhagie après la ménopause, qui furent tous guéri» par Vinca minor. Dans Tun, il y eut guérison permanente ; dajis les deux autres, il y eut récidive de l'hémorrhagie. et dans l'un d'eux elle étnit due i\ un carcinome.

Vinca minnr produit, comme son parent Oleander, une éruption fétide sur le cuir chevelu et la face et derrière les oreille*, et produisant d^ la vermine. Il développe une croûte qui force l'écoulement à resicr dessous, et sa décomposition fournil uu aliment h la vermine ; les cheveux lombent et sont remplacés par une chevelure grise.

Vinca minor est aussi utile dans la plica polonica. état dans lequel les cheyeux sont collés ensemble.

Pour ces symptômes de la peau vous pouvez comparer Vinca minor nync lM\qncoup de remèdes, et d'abord avec Viola Iricolor. Celle-ci est utile d^uis la croûte lactée», (juand Texsudàtion est très copieuse. Comme r'7/ica,elle unit les cheveux, mais il y A une particularité qui vous permettra toujours de distinguer entre le? deux : c'est que Viiil(i a une urine qui sent très fort, et qu'on Ta l)ien comparée à de l'urine de chat, tellement son odeur est forte. Vous pouvez y penser quami un eczéma persistant est accompasrné d'un trouble dans les organes urinaires, soit une urination trop copieuse, ou une cessation soudaine de la sécrétion de l'urine .

Cn autre remède est Arciium lappa, qui est utile pwur une éruption humide fétide, formant des croûtes blanc-grisâtre, spécialement quand les glandes sont gonflées ; môme les glandes axillaires suppurent.

Un autre remède est encore Nux iuglans, pour la croûte lactée ou la teifirne faveuse, avec douleur sur et derrière les oreil--

les {Graphiies aussi n ce symptôme) ; le cuir che\ élu est rouge et démange violemment. Des croûtes apj paraissent sur les bras et dans les aisselles (aussi Ars, iod.).

Staphysagria est un bon remède pour une éruption ayant un suintement fétide ; les chexeux tombent. L'éruption est pire à l'occiput. Le grattement semble changer la place de la démangeaison. Il est particulièrement indiqué pour les enfants maladifs avec une figure pâle et des cercles noirs autour des yeux. Ils sont facilement en colère et repousstMit les cadeaux quon leur offre, tout comme a\ec Chamomilla. Il est spécialement indiqué après labus du mercure.

Vsiilago a causé, mais on ne dit pas jusqu'à présent qu'il ail guéri, une éruption sale sur le cuir chevelu, avec laquelle une partie des cheveux tombe pendant que le reste est collé en une masse. Une sérosité aqueuse suinte continuellement de l'éruption.

Alstonia Scholaris.

Aîslonifu autant qu'on Ta expérimenté, cause de Ifj^ débilité, une fîèvro aslhénique, scuivenl avec de la diarrhée, -f^t (juand on 1<^ continue, des sueurs, de la diarrliée, des cram[>es et du vertige. Cliniqiioinent, on l'a employé dans les refroidissements et la fièvre, eî dans la diarrhée d'origine malarieniie, ici rivalisant avec China.

Il contient de la Ditaine. qui, comme le Curare, paralyse les filaments nerveux moteurs périphériques. Ce n'est pas, comme avec Chininum, précédé par une excitation réflexe. La Ditain*^ parah'se évidemment les nerfs vaso-moteurs. Il semble qu'elle ressemble à China dans la diarrhée, les fièvres, otQ., mais n'a pas l'irritabilité de ce dernier.

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