‹ Matière médicale clinique de FarringtonChapitre 15 sur 59 · LEÇON XVI · texte numérisé non relu

LEÇON XVI

Ignatia amara.

Ignatia amara, ou, pour parler plus exactement, Strychnos ignatia, est une grande plante grimpante qui croît dans les tles Philippines et en Cochinchine. Le fruit est sphérique ou ovoïde, d'environ quatre pouces de diamètre. Sa coque est lisse et casfianle, et contient 20 à 90 graines. Son nom est attribué aux jésuites, qui l'appelèrent fève de saint Ignace, en l'honneur de ses vertus. Quoique chimiquement et botaniquemeiU semblable à Nux, Ignaiia diffère matériellement de ce remède dans sa sympiomatologie, et cela malgré de fortes ressemblances de famille.

Ignaiia est éminemment un remède spinal, comme l'est aussi Nux vomica. Comme Nux vom., il semble augmenter l'imprcssionnabilité de tous les sens, peut-être encore plus que ne le fait ce remède. Avec Nux, l'hyperexcitabililé se montre par la colère, la véhémence et l'irascibilité ; avec Ignatia par la mélancolie avec tendance aux larmes. Maintenant, tandis qu'il y a cette mélancolie avec humeur morose, cependant le patient renferme son chagrin. Les malades d*Ignatia nourrissent leurs peines, les gardent pour eux, tandis qu'avec Nux vomica, ils sont véhéments et irrités ; ils attaquent tous ceux qui peuvent leur faire opposition ; ils sont si excédés qu'on peut difficilement vivre avec eux. Vous devez séparer cette humeur mélancolique de Ignatia de celle de Pulsatilla. La femme de Pulsatilla est pleureuse, triste, et mélancolique comme Ignaiia, mais il n'y a pas cette humeur renfermée qui existe chez la malade âlgnatia. Elle fait connaître son chagrin à tous ceux qui viennent près d'elle. Elle cherche la sympathie. Elle est timide et de dispositions faciles.

Nous trouvons Ignatia indiqué chez les femmes nerveuses qui peinent sous l'empire d'un chagrin, spécialement quand il est d'origine récente, particulièrement si la malade demeure

en secret dans ses ennuis. De tels cas, donc, trouvent le soulagement en IgncUiay s'ils ne sont pas d'ancienne date.

Pour tes effets chroni<îues ou anciens d'un chagrin, nous avons Phosphoric. acid. Souvent quand ce remède est indiqué, la patiente se plaint de sueurs nocturnes, non par une maladie organique, mais par une pure dépression. Elle a peu ou pas d'appétit, et se plaint d'une sensation comme d'une lourde pression sur le sommet de la tète, comme s'il y avait là im gros poids ; émaciation ; ennui, sueurs nocturnes. En certains cas, les symptômes sont tels que Phosphorus est préférable à Phosphoric. acid.

Nous trouvons donc Ignatia utile pour les conséquences d*un chagrin, et aussi, pour la raison de cette grande sensibilité aux impressions extérieures qu'il produit, nous le trouvons indiqué dans Yhystérie spécialement quand la malade rit et crie alternativement; en d'auti^s termes, mofitre une humeur changeante. La face rougit à chaque émotion. Quelquefois le rire devient spasmodique et finit en cris et même en spasmes de la poitrine avec bleuissement de la face. Nous avons aussi le globe hystérique ou la sensation comme si une boule montait dans la gorge. Ceci est couvent soulagé par les renvois, tandis que boire de l'eau cause une aggravation de l'action convulsive dans la gorge. La patiente peut tomber dans un état de demi-inconscience, avec les pouces serrés et la face bleue comme avec Cuprum. Finalement un soupir et ime longue inspiration annoncent le retour de la conscience. Considérons maintenant quelques-uns des remèdes qui concordent avec Ignaiia pour les états hystériques.

Platina est indiqué chez les femmes hystériques avec violente manie ou humeur hautaine, arrogante.

Hyosc. est indiqué quand l'état mental de la malade montre une jalousie marquée. Elle est remplie de soupçons. Elle craint d'être empoisonnée, et, pour cela, peut refuser toute nourriture ou tout médicament.

Asa fœtida, comme Ignatia, a le globe hystérique, des gaz s'accumulent dans Tabdomen et, comprimant les poumons, produisent l'oppression de la respiration. Il est spécialement utile dans les convulsions hystériques après la suppression de sécrétions.

Moschus convient particulièrement quand la malade a des défaillances faciles. Elle s'asseoit à table, et tombe en défaillance pour la plus petite quantité supplémentaire de nourriture qu'elle introduit dans son estomac. Elle a aussi de violents spasmes de la ix)ilrine, dans lesquels il semblerait qu'elle va près»

que mourir. Sa face devient bleue et sa bouche écume. Elle peut être de disposition querelleufie et môme cela cauae des défaillances.

Valériane est utile chez ces femmes hyôtériquee, quand le plus léger exercice cause un violent mal de tête. Elles se plaignent ftouvenl d*une sensation comme si un ruban pondait dans la gorge. A la fin de la soirée, elles pr(5sentent une tendance aux flux de chaleur. La plus légère douleur cnuse une défaillance. Elles se plaignent d*une «lensation de chalour venant de reslomac h la gorge avec le globe hystérique. Vous aurez souvent à employer la Valériane pour les douleurs qui simulent celles du rhumatisme dans les membres. Elles sont pires quand la patiente est assise, et améliorées quand elle se promène.

Nux moschata est indiquée dans l'hystérie, accompagnée de fréquents changements émotionnels et d*un énorme gonflement de l'abdomen après un léger repas. \j\ malade se plaint d'une exfcessive séchcrefiso de la bouche, môme quand cette cavité présente le degré normal d'humidité.

Belladonna est indiqué dans les états hystériques, quand la malade est violente et sauvage, avec une figure rouge, etc.

J'ai employé le Valérianate de zinc pour, un symptôme commun aux personnes hystériquee et aux personnes nerveuses en général, et qui est l'agitation motrice. Elles ne peuvent pas reeter tranquilles, ou elles doivent avoir les jambes en mouvement constant. Je l'ai employé, et je ne me rappelle pas avoir manqué une guérison dans un seul caa. Ce malaise des piede n'est pas un symptôme rare dans les cas ancfens de maladie utérine; je donne ordinairement le médicnment ù la 2* ou à la 3* dilution.

Le mal de fête ôUgnatia e»t ordinairement situé en un point de la tête, absolument comme si un clou avait été enfoncé en ce point. Chaque petit travail mental, ou, en fait, tout travail qui est ennuyeux ou plus intense que d'habitude, toute odeur forte, plaisante ou non, toute émotion que supporterait sane trouble une personne dont le système nerveux serait dans son état naturel, peut amener ce mal de tôte. L'attaque se termine souvent par un vomissement. Ces maux de tôte sont souvent périodiques, revenant tous les deux jours. Ils se terminent souvent avec un flux abondant d'urine pAle, limpide.

Plusieurs autres remèdes ont ce dernier symptôme : mal de tôle, aoulagé par une copieuse urination. Ce sont : Aconit , GeU semium, Silicea, et Veratrum alhum. Quelquefois le mal de tête d'Ignatia est d'un caractère battant, pire dans les yeux, et vers les sourcils et In rneino du nf*7 : soulagé pour un moment par

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le changement de position. I<jinatia peut encore être indiqué dans un mal de tête comme si elle était pesante par congestion et amélioré en se penchuni en avant : quelquefois l'aggravation survient en se baissant, nous donnant ainsi ce qu'Hahnemann appelle l'effet alterné, Ixîs maux de tête d'Jgnatia sont augmentés en parlant ou en écoutant avec attention, et par le café.

Le pouvoir d'Ignatia de produire une augmentation de Texci tabilité le rend utile dans les spasmes, non seulement d'origine hystérique, mais aussi dans ceux qui surviennent chez leg femmes délicates non hystériques, et chez les enfants, I^s spasmes sont excités par les émotion», comme la frayeur ou la crainte, l'enfant, aprè» une punition, a une convulsion. Ainsi encore, quand l'enfant se couche, il y a des tressaillements dans le sommeil. Ignaiia le guérit aussi. Dans les circonstances ordinaires l'enfant guérira de ce trouble sans aucun traitement ; mais s'il est extrêmement délicat, ou si le trouble survient pendant la pénode de dentition, ou s'il y a quelque raiaon de craindre des convulsions ou l'hydrocéphalie, Ignatia peut prévenir beaucoup de maux. Pendant les convulsions quand Igrutiia est le remède vous trouverez la face pâle, ou encore avec des flux par moments, mais ordinairement d'une pâleur mortelle. Il y a des tressailleroents de muscles séparés, particulièrement ceux des paupières ou de la bouche, et l'enfant se raidit. Ignatia est spécialement le remède quand les convulsions ont apparu après un chagrin, une frayeur, ou quelque émotion violente.

Les femmes nerveuses en travail peuvent avoir besoin d'Ignaiia pour les spasmes. Ces spasmes, cependant, doivent être distingués de ceux qui indiquent Belladonna, Siramonium, etc., par l'absence de fièvres ou de congestion intense, et de Hyoscyamus, par l'inconscience ou la manie que cause ce dernier.

Dans ces con\ailsions produites par les émotions, à moins que vous n'ayez clairement dans l'esprit les distinctions entre plusieurs remèdes, vous ne pouvez pas faire une cure aussi prompte que vous le devriez. Opium, comme Ignatia, est un remède pour les effets soudains des émotions. Il ne fait que peu ou pas de bien pour les effets tardifs. Et aussi il est aggravé après une punition, une frayeur ou une crainte. Le corps se raidit et la bouche et les muscles de la face tressaillent. Ainsi, il est exactement comme Ignaiia. I^a distinction réside en cette particularité : avec Opium la face est rouge foncé et gonflée. Les spasmes sont ordinairement associés à des cris à haute voix, plus fréquemment qu'avec Ignaiia.

Glonoin produit une soudaine et violente congestion ô la tête, comme fait Opium. Comme Opium et Ignatia on peut l'employer

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pour les effets soudains des émotions violentes. Dans les convulsions les doigts sont étendus séparément et en extension, symptôme que vous trouverez aussi avec Secale.

Veratrum album convient aussi aux convulsions après une soudaine émotion violente. Mais vous trouverez In face froide et bleue, avec une sueur froide sur le front.

Hyosc. a le tressaillement et la contraction soudaine des muscles, plus qu'Ignatia ; un bras Iressaute, puis Taulre. Le? mouvements sont tous anguleux. Il y a boaucouj) d'écume à la bouche. Le patient a Tair sauvage.

Bellad. est probaiblement plus fréquemment indiquée que tout autre remède }K)ur les con\*ulsions qui suivent les émotions violentes, la colère, etc., avec une figure rouge brillant, des yeux dapparence sauvage, la tête chaude, et des spasmes de la glotte.

Opium est probablement le meilleur remède quand, à la suite d'une frayeur de sa nourrice, l'enfant a de la rétention d'urine.

Cuprum est indiqué dans les convulsions quand les doigts sont serrés. La face et la bouche sont bleues. Tout essai d'avaler des liquides cause des bruits de gargouillements dans la gorge.

Chamomilla est utile dans les convulsions des enfants après une émotion. On le distingue facilement d*Igna[in par la disposition pétulante et colère de lenfant. Une joue est rouge et l'autre pâle, et il y a une sueur chaude sur la face et la tète.

Il y a un mal de gorge curable par ïgnalia, I^ malade se plaint d'une sensation comme s'il avait une cheville dans la gorge ; sensation pire quand on n'avale pas. En examinant les amygdales on les trouve parsemées de petites ulcérations su- ])erfîcielles, d'une couleur blanc-jaunAlrb. Il y a une sensation do constriction dans la gorge, avec beaucoup de nervosité et de l'insomnie.

I^ toux de Ignaiia vient d'une constriction du larynx, ou par une sensation comme s'il y avait une plume à cet endroit. Plus le patient tousse, et pire devient le chatouillement.

ïgnatia peut être employé dans les frissons e* la [ièvre quand il y a soif pendant le frisson, et quand la chaleur du poêle ou une chaleur artificielle soulage le frisson. Ce n'est pas un symptôme commun. C'est très différent de Nux vomica, qui ne trouve pas de soulagement en se couvrant ou à la chaleur du poêle, Capsicum a le soulagement par l'application de cruches chaudes, etc. Lachesis a le désir ardent de la chaleur du feu, et cependant le frisson n'en est pas raccourci.

L'action d* ïgnatia sur les organes génitaux doit aussi être

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mentiounée, et nous le trouvons indiqué dans la dysménorrhée, associée à ce qu'on appelle colique menstruelle,ce qui est quand il existe beaucoup de pesanteur dans la région hypogastrique. La malade présente des symptômes hystériques. Les douleurs ont un caractère comme celui du travail, et sont apparenuneni soulagées par la pression, par la position étendue, et par le changement de position. Les règles sont foncées.

Les remèdes les plus rapprochés ici sont d'abord Cocculus indiens. Celui-ci a les spasmes utérins et le flux menstruel sombre, mais le mal de dos vous permet toujours de différencier ce médicament des autres. II a une sensation de faiblesse, de brisement à la chute des reins, comme si la malade était sur le point d'être paralysée. Les membres tremblent quand la patiente commence à marcher. En plus de cela, elle se plaint souvent d'une sensation de vide ou de creux dans des. cavités variées du corps, spécialement dans la poitrine et l'abdomen.

Pulmtilla doit parfois être employée pour cette colique mcns- Iruelle, particulièrement quand les règles sont d'une couleur sombre, et retardées. Ije flux est ordinairement inégal. La malade a tendance à être frissonnante,et plus les douleurs sont intenses, plus la malade devient frissonnante.

Chamomilla est un troisième médicament semblable à Ignaiia dans les spasmes utérins. Il est indiqué par les symptôme^ mentaux. La malade est très bourrue, et c'est à peine si elle répond civilement.

Je voudrais aussi vous rappeler Magnesia mur., qui est indiqué dans les spasmes utérins accompagnant l'induration de l'utérus, de nature cancéreuse ou non.

Adxa racemosa convient dans les spasmes utérins quand les douleurs voltigent à travers l'hypogastre d'un c6té à l'autre.

Dans les désordres de la digestion, Ignatia est utile quand le malade se plaint de la présence de mucus amer ou d'un goût sûr dans la bouche et d'une copieuse salivation. Il a une aversion marquée pour certains aliments. La nourriture peut être régurgitée. Il y a de la gastralgie. Il a du hoquet, aggravé en mangeant cl en fumant, et, spécialement chez les enfants, par les émotions.

Il y a une sensation de vide, de défaillance à l'épigastre, avec mal de coeur. Dans certains cas, il y a des renvois à vide, soulagés en mangeant. Le malade vomit la ni^it les aliments pris l« soir. I^s intestins sont désordonnés.

Mllosniamus ost un df* nos nioiMoiirs remèdes pour le hoquet surven.uil après les opérations sur l'abdomen.

Stramonium et Veratrum alhum pour le hoquet après les

boissons chaud'OS, et Arsemcum et Puisai, après l^s boisons froides.

Tencrium marum verum <.\sl utile dang le hoquet par secousses après avoir donné le sein.

IgncUia est utile dans le prolapsus de Vanus, qui peut ou non être accompagné d'hémorrhoïdes* On a comme symptôme caractéristique de violentes douleurs en coup de i>oignard frappant dans le rectum. Ce prolapsus anal peut gêner le malade, même si les selles sont molles. Il y a conslriction anale, aggravée après la selle et améliorée en étant assis. Démangeaisons et sensation de reptation à Tanus, coinme par des ascarides, état dans lequel Igrvatia est quelquefois un excellent remède.

On dit qu7ndtpo est un bon remède pour les ascarides, spécialement chez les enfants mélancoliques. Le miel donné la nuit et le matin agira comme palliatif.

Ignatia produit toute une variété de symptômes se rapportant à Vœil^ ce qui en fait un remède utile pour plusieurs maladies de cet organe. Commo Agaricus, il a le clignotement des paupières, avec action si)asmodique des muscles de la face. II y a des douleurs névralgiques autour des yeux. Elles sont extrêmement intenses, et sont souvent associées au globe hystérique* Ignatia peut aussi être utile dans Tophialmie phlycténulaire, quand il y a une photophobie intense et une sensation de sable dans les yeux.

Le mal de dents A'ignaiin ost pire entre les repas que pendant qu'on mange. Ceci est en parfaite harmonie avec les symptômes de la gorge de ce médicament ; c'est qu'il y a une sensation comme d'une cheville dans la gorge, qui n'est pas sentie pendant, mais entre les mouvements de déglutition. La cheville peut faire mal pendant qu'on avale, mais on la sent d'ime façon 1)1 us prononcée entre les mouvements de déglutition. Ce symptôme a conduit au choix d'Ignatia dans le mal de gorge aphteux (les amygdales étant gonflées et })arsomées de taches blanches plates) et même dans la diphtérie.

Zincum présente une relation très particulière avec Ignatia et Nux vnmicn. Il succède bien à Ignatia, tandis qu'il est antipathique à Nux vomica.

Curare.

Le Curare agit sur la périphérie des nerfs moteurs ; pour cela il produit la paralysie du mouvement sans aucun trouble de

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sensation. Pris à l'iniéri^iur, il caus-e des symptômes viol.*. ils, vertige soudain associé à ime grande faiblesse des jambes. Suivi tôt ou tard d'xin vomissement de bile.

Il y a quelque temps, j'ai soigné un homme atteint d'une cirrhose du foie. Chaque matin, à IQ ou 11 heures, il avait une attaque de vomissement bilieux, qui précédait un frisson. Rien ne semblait l'arrêter. Mais oomnae il avait celte sensation vertigineuse que je viens de mentionner, jo lui donnai finalement Curare 500, et cela arrêta les vomissements, qui avaient duré deux ou trois semaines. Le malade vécut encore deux ou trois mois.

Le D' Pitet, de Paris, recommande Curare pour la dyspnée de lemphysème quand le {)a tient semble bien parti. Il administre le médicament à la 3^ ou à la 0" dilution.

Etroilemenl alliés à Nux vomica et â la classe de remèdes qiie nous étudierons dans la prochaine leçon, sont certains médicaments dérivés de la classe des :

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JUGLÂNDACÉES.

Toutes les Juglandacées semblent produire un état du sang dans lequel ce liquide devient sombre et d'une couleur comme de la poix. Elles causent toutes des hëmorrliagies.

Jugions regta, ou la noix, est utile iM)ur les règles venant trop tôt, et composées seulement de caillots noirs.

Elles causent toutes des éruptions cutanées, La plus importante ici est Juglans cinerea, quelquefois appelée Juglans ca- Ihariica,

Cette Juglans cinerea est un des meilleurs remèdes dans le mal de tète occipital. Les douleurs sont d'un caractère aigu, landiiânt; avec ce symptôme, vous pouvez employer ce remède dans leb maladies du cerveau ou de la moelle.

Juglans cinerea cause aussi la iaunisse, tout comme Nux vo- "lica, avec des douleurs picot^tntes dans le foie, douleur sous I*épauk droite (aussi Chelid. et Bryonia); le patient se réveille à 3 heures du matin et ne peut dormir, et souvent ces symptôïnes sont associés au mal de tête occipital cité. Les selles sont bilieuses, ou gris- jaunâtre, brûlant l'anus, et accompagnées de ténesme.

Dans rhydropisie de la poitrine, Juglans cinerea est utile quand il y a des taches rouges sur la peau, ressemblant beau- <^wp à des piqûres de puces.

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