‹ Matière médicale clinique de FarringtonChapitre 16 sur 59 · LEÇON XVII · texte numérisé non relu

LEÇON XVII

Araciées

L'ordre de plantes que nous allons étudier est celui des Araciées, ou pour parler plus correctement, des Aroîdées, Les plantes de ce grou]>e contiennent toutes dans leur suc un principe acre en plus grande quantité. La Di^/en6achîa, prise dans la bouche, produit une stomatite parfaitement effroyable : la bouche est couverte d'une membrane blanc-jaunâtre ; des ulcérations se produisent dans la bouche et autour d'elle. Ce médicament a été expérimenté par un des éudiants de ce collège. On Ta depuis employé dans le traitement des formes, violentes de stomatite.

Nous avons à considérer dans ce groupe Arum triphyllum Arum draconiium, Caladium seguinum, Pothos fœHda^ Acorus^ dont nous ne savons rien ou peu de chose, et la Diffenbachia.

Arum triphyllum.

Ce médicament a une histoire intéressante. Il y a quelque vingt-cinq ans apparut une épidémie de scarlatine dans le cours de laquelle presque tous les. cas qui n'étaient pas rapidement guéris dès le commencement mouraient. Ile pourcentage de mort, aussi bien avec Thomœopathie qu'avec les autres systèmes, était réellement effrayant. I^ raison en était que nous n'avions aucun médicament couvrant les symptômes épidémiques. Dans une pauvre famille, vivant dans une petite rue, cinq enfants furent atteints de cette forme épidémique de scarlatine. Le médecin qui fut appelé avait perdu tant de malades avec les remèdes liabituels qu'il pensa inutile d'y recourir : il trouva préférable d'essayer quelque chose de nouveau. Il avait seule-

rn«nt fait quelques expériences avec Arum irlph, mais déjà ce médicament lui avait montré produire certains symptômes qui l'amenèrent à le choisir et à Tadminisli'er à une basse dilution. Tous les malades guérirent. Le médicament fut ensuite prescrit dans d autres cas de la même épidémie ave<^'. un succès marqué. Depuis lors, Arum iriph, a été considéré comme un médicament de valeur dans la diphtérie , les formes malignes de scarlatine, el aussi dans d'autres fièvres à allure typhoïde.

Dans la scarlatine, nous pouvons emi)loyer Arwn quand il V a les symptômes suivants : Ecoulement excoriant par le nez el la bouche rendant le nez et la paui)ière supérieure à vif et douloureux. La langue est gonflée ; ses j)apilles .sont grandes et rouges, donnant cet aspect rude comparable à la langue de chat. La gorge est très douloureuse et les amygdales très gonflées. Souvent, aussi, il y a une toux sèche qui fait tant de mal à lenfanl qu'il se courbe et porte in\olon ta i rement les mains à la gorge comme pour atténuer la douleur, ^écoulement de la Ixjuche irrite les lèvres et les parties voisines de la figure, qui sont craquelées et saignantes; la salive étant elle-même très acre : des croûtes se forment ; l'enfant n'ouvre plus la bouche. Il est excitable et irritable d'esprit aussi bien que de corps. Ainsi l'on voit que Arum triphyllum est une drogue extrêmement irritante. L'enfant est agité, se remue, est de mauvaise humeur et ne dort pas la nuit. L'éruption i)eut sortir très bien et il peut y avoir une double desquamation. D'autres fois, le Pash est foncé et imparfaitement dé\elop[)é ; l'enfant met son doigt dans le nez ou gratte nerveusement un point jusqu'à le faire saigner. Dans les cas légers, Turine ])eat être profuse, ou sinon, l'apparition d'une urination profuse est un signe que le remède agit bien. Dans les cas très mauvais, cependant, ceux dans lesquels la malignité se mont ri* n la fois j)ar les symptômes internes et externes, on voit se développer une peinture parfaite de l'urémie ixMidant laquelle l'enfant se remue inconsciemment dans son lit et a ce grattement involontaire d'un point ou enfonce son doigt dans son nez; et l'iUMnc est complètement supprimée. I^e cer\ eau est très irrité, comme le montrent l'agita lion, le remuement et l'enfonciMnent i\<' la tête dans l'oreiller. Dans un tel cas, .Irum triph. peut sauver le patient, quoique le cas soit pour le moins extrêmement douteux.

Je n'ai jamais vu l'inflammation du cerveau céder à Arum ^fiph. à moins qu'il n'y eût un ou plusieurs des symptômes suivants : soit de l'irritation dans la gorge, la bouche ou le nez, ou ce mouvement particulier de gratter ou de percer le nez en un point jusqu'à ce (ju'il saigne. Je pense qu'il est indiqué seu-

UAT. MÉD. CL. 13

194 MAV4ÙHE MÉDICALE CM.>l(}Li:

Icment q\iftnd l'inflauimatioa^ <^?éhrale vient de U ^uppreaçiw (le q^çi\q^e poison pgissinH vioiemment, compie nou^ le Vrou- \on8 i^ans la dipl^érie et \^ j^carlatine. i^ ne penserais pas non plus à donner A^r^m dç^UJ» l'urén^ie sji vUo survenait au cours 4v ï}V^\ de RrigJ\t ordinaire.. Jo ne |)enge pas que ee dtoi\ U r^mèdo à uioi^^, qu*il n'y ait les 5>yniplômes d^>à cit^ç.

.l/'Ufu Hpfi. ^ un effet marqué sur le larynx, |1 produit us enrouement qui eftt caractérisé par une perte de contrôle s^uv les cordes vocales. Si Toratev^r ess^aye d'élever U voix, elle sort soudaineipent î^vetç un éçlftt. Avec ce syuiptoime, on ii^ut employer Arum dans le mal de gorge des « prédietiteurs ».

Il est posfcjible que le reipède qui lui §at le plus ^^lublaUk (l^nç oet ei\rouemen^ et cette incertitude dans la voix soit (ira- ^tliUe^, qui est excellent à ilonner au^v çhanteyr^ quand iU \w peuvent plus contrôler leurs cordes voc|il^s, qu^d ils devie4*nent enroués, et que leur \:o'\^ fait deg pOiVKios dèg qu'ils <von^- (Ueuçenl à chanter.

Vn autre remMe est Selei\\um, Ue uial^de d^viejit enroué d^ qu'il conunence à cbanter.

Etuc^ious maintenant {x^uil^ut un. insWnt les analogut^s d'Arma triph., et d abord Nitric cui^m». C-^ui-ci ét^it «^ulr^foi» le seul remède que nous eussions d?^QS la scarlatii^ ^i^lign^, U a cet écoulement excoriant par le n-^. Aucun ren\ède n'a ceci plus i;uarqué, pas même Arum, L,^éccmlfsHi^nt par le ne?, ^xoprie tes narines et les lèvres. Ceci est a^vçompag^^ 4'ui>e gr^ftdie jxrostrartlon. La gorge est extrêmement ^^onloureuse et est recouverte d'une membrane. Cette membrane est d'\in c^r^M^tère 4^ip)^tériquc et est soit sombre et fé^i^e, ^ii blanç-jaur\àtr©, L^ bâviclie (que la nu^ladie soit la dipjilérie ou ta sçarUtine)> eçt garnie d'ulcérations qui appar^i^s^t Siurlout ^ la face interni^ des joues, sur les lèvres, et les boiink de l^ langue. C^Ue ukérftiiun est accompagnée de salivation, la salive étant ordinairement très acfueuse et très iUre, et non épaisse et visqueuse. I^e pouls a do fiiHiueiite^ intermittences tous les trois ou quatre bç^l^eineivts . ("est un très mauvais symptôme. Mtric acki, est enco|*e priîférable à V\xj\ quelconqu<e àn^ autves remèdes de la dij^^tério avw ce:> éçoulem^ents excoriants quand la maladie avan<îe et atteint lej^to^mac (qibe la membrane dao^ ces c%,s, envahis%^ ou non l'estomac, je ne peux le dire) ; quand avec une grande prostration et une membrane d^ns la gorge et le nez, il y a un malaifte et de la sensibilité à l'est omac, avec rejet total de toute nourriture.

Muriuiic. acid. est encore un autre royiède dans ces v^^ HM^ lins de scarlatine et d<* (li|>litérie. Avec ce remède il v a la plus

^rdnAe prostration. I.^ pationt semble avoir à peine assez de \'vt pour S4? remu«r. il est plus mal vers 10 ou 11 heures du malin. La boueli« est parsemée d'uleères ayant un foml noir ou «ombre et plongeant profoiidémeut. Ils kMident à perforer {«"S parties sur lesquelles ils sont situés. Souvent, aussi, avet: Yacide muriaiique, il y a le pouls intermittent de Miric, acid,, maig, en plus, des ^w^lles et des millions involontaires.

En plus de !\'ilric. aciti, ot de Muriat, (wUl. dans b^s cas qui présenlent ees dangereux ensembles de symptômes il faut peu ser à l'alcool. Vous vous rappellerez que (iranvolgl a trouve que la ntembr^ine diphtéri(|ik» était dissouU* el sa ci>oissaiice dé truite par beaucoup do substaJioes, dont Tune est l'alcool, Aiuai cet agent est devenu un remède pour la diphtérie. L'alcool sous la forme d eau-do-vie Qt d'eau tend non seulement à détruire sa croifisanee, mais aide aussi à comi)atti»e la terriblo pix^slration.

Lytopodium est analogue ^ Arum triph. dans la scarlatme et la diphtérie. Il a un semblable écoulement par le nez, ordinairement associé. ce)>en(Lnnt, à un mal de tdte lourd, battant. * la racine du ne/ et au-dessus <b's yeux. Ijo nez est si gonflé t|wc l'enfant ne peut pas respirer la nuit. Le patient pique et IP'Blte le nez tout 4'oiTmie avec Arum. On trouve <lans le cas de '-|/<:o/wi<i, cjiH* lemluit <liplvtéri<|uo va 4le droite à gauche, lue patient est toujours plus niai après le simnneil, môme après un court sounne. Il se réveille tout à coup, poussiuit des cris comme s'il éluit effrayé: ou ne jjeut rien faire j>our le calmer. Il est irritable et de mauvaise humeur, harts les cas encore plus mauvais, ((ui demandent Lijcopod, on trouve Tenfant inconscient et tian» un |>rofoïHl smnmeil. \a\ nuV-hoire inférieure coule, Turine osl rare ou mé-me supprimé!*, cl 4'c qui passe tache en rouue le lit ou les vêtements et lMiss<' déplisser un sable rouge. La res l'iralion est rapide et plutôt bruyante et \u\ |)cn ronfl«*H»le. Tous l<*s «ymptômes se rapportent à la paralysie nu^nacanlc du cor- \cau.

Anmumium vaustivum a été suggéré il'abord par le H' J.-P. Dake comme im remède dans la diphtérie apparaissant dans l^B cavités nasales avec un écoulement brûlant excoriant par 1« nez, et une gramle prostration. Les symptômes ci-dessus nuMitionnés amenèrent le D' I>ake à employer ce remède dans une «pidémîe qui ai>parut à \ ishville, Tennessee.

Enfin, mentionnons Ailanthus. L'histoire de ce médicament <î8l la suivante : Le I)"^ P.-P. Wells, de Brooklvn, eut deux cas d'dmpoisomiemenl chez des enfants: Conime il rétablit, il aurait semblé certain- qu'il avait à Iraiter <les cas de scarlatine malisfne; mais comme il n'y avait pas d'épidémie semblahb^ {\ ce mo-

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mciit, il considéra d'autres causes, il trouva que les petits pa tients avaient mâché des Heurs d\Ailanthus, Cela lui suggéra que VAilanthiis serait probablement un remède dans la scarlatine. Il fit des expériences sur le médicament, et constata quelles confirmaient ce qu'il avait déjà appris par ces empoisonnements. Depuis, ce remède a été souvent employé, et avec succès. Il y a un an, je soignais un pauvre enfant d'une scarlatine. Il gisait dans la stupeur, la bouche largement ouverte. La gorge était gonflée, le nez bouffi et le peu d'éruption qu'il y avait sur le corps était foncé et mêlé de points bleuâtres sombres. Je donnai Lycopodium sans aucun bénéfice. L'enf/iiil devint plus mal au lieu d'être amélioré. Je pensai alors à Ailan- Unis et 1(^ donnai à la 6* dil., avec ce résultat que l'enfant guérit complètoiuent. Je crois qu'il serait mort sans VAilanthus. En (juoi VAilanthus ressemble-t-il à Arum iriphyllum ? Il resseniblo par l'âcrour des écoulements. Il y a des écoulements excoriants [)ar la bouche et le nez, écorchant les lèvres. Il y a un semblable gonflement de la gorge, intérieurement et extérieurement. Tant qu'on regarde ces symptômes superficiels, les cas sont identiques. Mais on peut voir une grande différence dans les autres symptômes. Le patient iWMlanthus devient assoupi et est couché dans la stupeur, d'où il est indiqué quand il y a de la torpeur pIut(M que les mouvements et 1 agitation d'Arum iriphyllum.

]je rash dWilanthus sort imparfaitement ; il est rouge sombre ou bleuAtre, et est mêlé de pétéchies.

Depuis quel{[uo temps, on me demande de parler des remèdes utiles dans La diphtérie ; aussi, pendant que je suis sur le sujet d'Arum, ot de ses analogues, dans celte affection, je saisis loccasion de le faire.

Baptisia, tincloria, on le sait, jouit depuis longtemps d'une grande réputation dans la fièvre typhoïde. Récemment on l'a employé dans la diphtérie, et aussi dans la scarlatine, quand Tenfant ost ti-ès j)rostré et est étendu dans un état de demistupeur, tout comme s'il était intoxiqué. I^ face est rouge sombre, et a un aspect hébété, et les écoulements de la bouche et du nez lont horriblement fétides : lollement même qu'on pourrait croire qu'il s'est produit <le la gangrène dos parties atteintes.

Rhus lux, est indiqué <lans les cas très graves quand la membrane est d'une couleur sombre et qu'une salive sanguin ole^n te sort de la bouche pendant le sommeil. Ces symptômes sont associés à l'inflammation des glandes du cou, avec une couleur érysipélateuse foncée.

Phyiolavca decandra est ulile (juand. au conmiencemenl Ae

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la maladie, il y a des frissons et du mal de los. Le malade est faibk et se sont défaillir quand il se lève sur son lit. En regardant la gorge, on la trouve rouge sombre» presque pourpre. H y a beaucoup de brûlom-f^nt dans la gorge, avec aggravation par les boissons chaudes.

Amifddala amara quand il y a des douleurs aiuuës, lanrinan les dans les amygdales gonflées. IjG palais et la jzorge ont une eouleiir rouge sombre et le patient est très prostré.

\ala iripitdians doit être administré quand il y a une menace rie paralysie du cœur. T^ {>atient est bleu. Il se réveille haletant de son sommeil. Le pouls est intermittent et filiforme. I^e H' Proston, de Norristown. a eu beaucoup de succès avec Afa/a quand étaient présents les symptômes que j*ai mentionnés.

Apis mclUficn est. je pense, indiqué dans la diphtérie. Dès le H^'but, IVnfant est très prostré, fiévreux et très assoupi, à 3 heures de Taprès-midi. Le pouls est î\ 130-140, et très faible. D'a- Ijord, la gorge a ime apparence vernissée comme si les amygdales et les piliers étaient couverts d'un vernis rouge lisse. I^ membrane se forme sur Tune des amygdales, plus souvent la droite que la gauche, et est épaisse comme une j>e.'Ui de chamois. La langue est souvent gonflée. Si lenfant est assez âgé, il se plaint d'inie sensation de plc^nitude de la gorge qui force à avaler mais ren<l cette action très difficile. F.a luette, et en fait loute la gorge, <^st œdémateuse et gonflée. I^ glotte est gonn(''e. rouge, et «cdémateuse, rendant la respiration difficile. Dans certains de ces cas la respiration est très fétide, tandis 'pie dans d'autres elle ne l'est pas. Dans certains cas un rash poiioro apparaît sur le corps ; ce rash ressemble beaucoup à ^«'lui de la scarlatine.

Ara. alh, est indiqué dans les cas plutôt graves de diphtérie, nuaud la gorge est très gonflée à l'intérieur et à l'extérieur: quand la membrane a une couleur sombre et est très fétide. 11 y n un écoulement peu épais et excoriant p.îr le nez. I.^ gorge ^'sl OHlémateuse. tout à fait comme avec Apis. Le malade est î^îçilé, spécialement après minuit. L'urine est rare : il y a de la «"onstipation ou bien une diarrhée aqueuse fétide.

\atram ary.enicum est le remède quand il y a une couleur l'ourpre foncé de la gorge, avec beaucouj) de gonflement et '*ne grande prostration et sans beaucoup de douleur.

Kfili permang, est utile quand la membrane de la gorge est horriblement fétide. La gorge est œdémateuse, et il y a un <^coufement peu épais par le nez ; la principale caractéristique d» médicament est l'extrême fétidité.

Lacheais est indiqué quand la membrane se forme d'abord

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sur l'auiygclalo gauche ei s'éteud de là à droite. Ck)innieul 1^ distinguer des autres médicaments qui agissent d'une façon semblable ? Par les symptômes suivants : les signes sont aggravés en avalant à vide, el sont sou\ent 6<uilagés en mangeant ou en avalant une uourriture solide*. 11 \ a une coïistante sensation connue d'une masse dans le vùU\ juimclie <le la gorge, qui de.sceud à chaque acte de déglutition, mais revient ensuite. Quelquefois^ en se réveillant, il y a une s<*nsation comme s'il y avait des aiguilles dans la gorge, rjui donnent de la suffocation. Oui^lquelois, (|uaud les amygdales sont très gonflées, les liquides rexiennout par le nez. Ijes pilieis sont d'une couleur pourpre foncé. (»t il y a une grande prostration. L'action du cœur esit faible. Il y a aggiavalion après le sommeil, et la gorge est sensible au plus léger attouchement.

Bellad. n'est pas un remède principal dans la diphtérie. Quand on le donne dans cette maladie, il faut être sûr que c'est le remède indiqué, sous peine de perdre un temps ])récieux. Il peut cejx'ndant tHre le médicament dans lee premiers stades quand la violence de l'attaque le demande, quand il y a de la congestion de la t(Me axant que la meml^rane soit formée.

D'autres remèdes que ceux que je Aiens d« mentionner sont fréquemment indiqués, [)ar exemple : Knli bichrom., lodine^ Bromine, Merc, biiod., inerc, ci/ftn., et (raintres. Nous verrons plus tard leurs indications.

r.VLADirM SEGIIM'M.

Caladinm est indiqué chez les personnes fortes à fibre lAche qui sont sujettes à Vaaihme catcirrhal, qui est l'asthme avec production de mucus, qui n est pas facilement arraché, ce qui don;ie du soulagement lorscjuVm peut le faire.

T'est un médicament à se rappeler dans la spcrmatorrhéc ou la faiblesse séminalo, particulièrement dans les émissions nocturnes, quand il y a un l'elAclienient complet des organes, de sorte que les émissions se produisent sans aucun rêve, ou, s'il y a des rêves. conij)lèt(Mnent étrangers aux choses sexuelle*?. Ainsi on \oit (pTil os! indiqué dans les Cvas très avancés sans érections.

Dracoxtum.

Je mets ce médicament dînant vos yeux f>our dire quelques mots des remèdes analogues. Dracnntium n'a jamais été expérimenté dans les hautes dilutions. Il produit <les sjTrtptômes ao

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nature semblable à ceux cVAnim triph., souleiueuL il agit sur la partie plus inférieure de rai)pareil respiratoire que ne le fait ce médicament. Arum produit une toux laryngée, Draconiium agit sur la trachée et les tubes bronchiques, donnant naissance à une violente attaque de catarrhe bronchique, avec formation rai)ide d'abord d'un écoulemcMit aqueux brûlant et ensuite un flévek)i)pemont rapide do pus ou de muco-pus : aussi il a comme symptôme un écoulemenl jaunâtre, avec beaucoup de brûlure l'I decorchure, et d'autres symptômes de violente inHiunniation.

A côté de Drucaaiiwn j*ai placé mie liste de remèdes dont quelques-uns jveuvent vous être inconnus. Le hmunc du Pérou doit être rappelé comme un admirable remède du <-atnrrhe bronchique quand il y a formation île nmco-pus. l^n plaçant Toreille sur la poitrine, on entend des raies bruyants, et lex^x^ctoration est épaisse, crémeuse, et blnnc-jaunâtre. Le baume du Pérou est un excellent remède, même si <les sueurs nocturnes et hectiques monireni que la maladie [>rogresse vers un état alarmant. J'emploie ce médicament i\ une bass<» dilution.

Tout à côté je place Pix liquida, (fui nVst pas seulement un excellent remède dans le catarrhe bronchique, mais aussi dans la phtisie pulmonaire. Il est indiqué par roxpeclorafion de matière purulente, fétide d'odeur et <le goûit et accompagnée d'une douleur quon rapporte au troisième cartilage costal gauche (en réalité à la bronche gauche).

La douleur peut sembler ou non traverser juscjli'au dos. Dans ces cas, Pix liquidn est le remède. Il i\st sj^èrinlement indiqué au troisième stade de la phtisie.

A côté j'ai placé Guaiacuni, auquel on doit aussi ]>enser dans le dernier stade de la tuberculose, ((uand il y a <Ies douleurs pleurétiques au sommet gauche, et. de pbis, des crachats mucopurulents fétides.

Eryodidioii cali(ornicum (aussi appelé Yerhn nanta) a encore une symptomatologie très limitée, mais a été employé avec succès dans ce que nous jyouvons appeler la phtisie bronchique. Le palient. a des sueurs nocturnes et le corps est ravagé. Il y a une grande intolérance de nourriture. Il est indiqué dans la phli.sie, le résultat des catarrhes bronchiqiies fréquents, et aussi dans l'asthme soulagé par rex]^ectoration.

PoTHos FOf-rrmA.

C'est un remède dont il faut se souvenir dans Yaslhme. Il est utile dans l'asthme qui est pire par l'inhalation de poussière, par exemple, dans une grange.

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