‹ Matière médicale clinique de FarringtonChapitre 18 sur 59 · LEÇON XIX · texte numérisé non relu

LEÇON XIX

Rhls toxicodendron.

Le jnédicaiiH^nt dont je \<îux vous parler aujourd'hui est le principal dos Anacardacées, le lierre loxiqiie ou Rhus iox. Vous devez \ons le rappeler eomme complémentaire de Brxjone^ fait découvert par Hahnemann. par son expérience dans un« épidémie de typhus de guerre, pendant laquelle il traita de nombreux cas, n en jxîrdant que deux ; le succès qu'il obtint alors fut recoimu de toutes parts. Depuis, beaucoup de vies ont été sauvées? par Tusagc de ces deux remèdes alternants, c està-dire en donnant Bryonia lorsque existent les symptômes de Bnjonia, et Rhus tox, quand le malade présente les symptômes qui demandent ce remède, ("est une alternance légitime. Nous devons aussi nous rai)peler un fait dont j*ai déjà parié, mais qui est si îinportant que je recommence ici, c'est que Rhus îox. est inoompatible avec Apis melli{ica, Ouoique les symptômes des deux soient superficiellement semblables, pour un<> raison que je ne peux expliquer ces médicaments ne se suivent pas bien.

Nous trouvons que Rhus tox. forme le centre d'un très grand groupe de médicaments. Si nous voulions les étudier comparativement, cela pren-drait phisîeurs hennis. Par exemple : détenant comme il le fait d'importants rap|K)rts typhoï<les. il a. Tenx îronnant. beaucoup de remèdes emj»loyés <lans les états typhoïdes des maladies. Bryonitu comme je l'ai dit, se tient à côté de lui. Puis nous avons, divergeant dans un autre rayon, Arscnu'um, dans un autre encore MuriaticMcid., Phosphorus, Carbo vcg.. etc., avec Bapiisia ol toule une quantité d'autres.

Nous étudierons d'abord l'action de Rhus tox, sur le syslème circulatoire. Nous trouvons qu'il cause un éréthisme, un accroissement de la circulation, ou en d'autres termes, de Tébullition du sang. Il agit sur l'organe central de la circulation, le corur. Ainsi nous le fr'ou\ons indiqué dans l'hypertrophie sans complications de ce \is<èie, c'est-à-dire l'hypertrophie non as-

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aociéo à €ies lésions valvulaii^s. Pour quelk cause ? Par les effets de l'exercice exagéré, oonime cola peut arriver souvent chez les athlètes et les manieuvr>es, qui mauieut de lourds instruments. U'autpes remèdes utiles dans cei état sont : Arnka el Bromium. Ces remèdes, quand ils sont indÎAïués, doivent Wrc donnés d'une façon persistante pendant iles jours et luè-me des semaines, jusqu'à ce qu'on ail réussi à amener une véritable résorption des fibres musculaires cardiaques en aurplu». Nojus trouvons ainsi Rhas indiqué dans la palpitation du cœur suivant lexcès d'exercice physique, (^uand Hbua iax. est le remWc dans les maladies du cd^ur, on trouve ordinaivemenl, aocompaguant le désordre, une sensation comme d'engourdi&aement du bras gauche et de ré})aulc. Le patient épiM>uve une sen&atioi) de taihlcsse dans la poitrine, ccunme si le muscle cardiaque était fatigué. C'est plus fort après tout exercice. Des palpitations peuvent être resstenlies même eu i^sl-ant Iranquillenient assis.

Aeaftil a tes fourmilWnents dans les doigts avec la n^ladie de cu^ur- Les doigts sont sentis comme s'ils allaient s'endormir. Il y a toujours de l'anxiété avec ce médicament.

Il en est de mémo pour K<^ibnia, qui a le mémo symptôme daas le hras gauclve, dans les affections cardiaques.

Puhotifki a l'engourdissenieut, partiouliéa'orotent vers le coude, très sQ\iv«vat avec hypertrophie ou dilatation du ventricule droit.

Ai'tea r^. a la sensation connue si le bras était étroitement lié aw oof pa,

^^fotacca, Un, affecte le cOté droit du corps. Il a la même ^Misalion dans le bras droit i\ii Aconit.

KalnÛQ et Rhm dans le bras gauche.

M^jnten^nl. \oyons le fMtuh <le Rhus tox, Rhus produit une dépressiion de Técononùe, aussi .^n pouls n'a pas tendance à êire plein et fort, connue nous le trouvons avec .lcom7. Il est JK'él^-^, njtais. ou mèiinc t(unps il a tendance à être faible dans SOS battcjuiJiits. D'autres fois, il est irrégulier ou même intermit lent : loiu* ces phénomènes soûl caractéristiques de Rhu^; fox .\\ôc <5es différentes es|)è<.*«!*s <k^ pouls, nous trouvons souvent ! oagqurdissement du bras gauclie que j'ai signalé.

Voyous maintenant les sijniplôriws lyphoUles de Rhus : par là, j'entends les syinptùmes analogues à la typhoïde, symptô nu,'S qui iftdÎQUont la diminution des forces vitales, comme il arriva dans les naaladies qui revêtent un type dépriment. Toutes clioses égalas d'ailleurs, vous pouvez vous fier à Rhus toutes l^s f^is que 4^ maladies aiguës prennent une foriûe typhoïde. Vuw$ trouviez que la dysenterie revêtant cette forme peut le demander. Il ^n est de niênie jxuir la périUnute, la pneumonie,

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la scarlatine et la diphtérie, dans des conditions sembiabies el quand aucun autre remèd<' n'est positivement indiqué. Rhus doit donc agir sur le sang, en lempoisonnant.

Les symptômes qui l'incliquent dans la véritable fièvre ly phoïde sont les suivants: D'abord le tempérament aide beau coup. IjC malade est d'un caractère plutôt doux. Le délire est doux et non violent. Parfois, il est vrai, le malade peut mon trer une disposition à sauter hors du lit pour essayer de s'é chapper, mais quand il est plus ou moins conscient il nian{ feste peu de pétulance ou d'irritabilité. Ce n est donc pas uik; violente colère qui caractérise Rhus tox. Vous noterez que <'c délire est associé à de l'agitation, non seulement mentale, mais aussi physique. l:e malade se retourne constamment dans son lit : il est d'abord couché sur un côté, puis sur l'autre, A un moment, il est assis, l'instant d'après couché. On voit qu'il a un constant besoin de se remuer, et il est même possible qu'il soit soulagé j)ar le changement de position. Quelquefois on trouve, exceptionnellement, au commencement de la maladie, que le patient, a besoin de rester absolument tranquille. Cela tient à la grande faiblesse. 11 se sent absolument prostré. Il est indifférent à tout. C^tte sensation de faiblesse est absolument hors de proportion avec les autres symptômes. Quelquefois !o malade a des hallucinations. Il craint d'être empoisonné. Il ne veut pas prendre les médicaments qu'on lui donne, la nourriture et la boisson qu'on lui offre, parce qu'il craint que son entourage ne veuille l'emjxoisonner. {Hyosc, a ce sympô-me encore plus marqué que Rhus tnx,) La stupeur progressant, \e malade répond très lentement, connue à contre-cœur, ou bien d'une façon j)étulante ; mais il n'est pas violent. Il a un violent mal de tète, dont il compare la douleur à une sensation comme si une planche était attachée sur le front. Ceci est souvent associé à un flux de sang à la tète, comme le montrent de soudaines rougeurs de la face. Il a des épistaxis, qui soulagent le mal do tète. Le sang qui s'échappe est de couleur foncée.

IvC poison typhique peut atteindre les poumons et produire de la pneumonie, a\ec la toux ordinaire accompagnant cette affection, la difficulté de la respirati<m, les crachats rouilles : avec tous ces symptômes on trouve la langue couverte d'un enduit foncé, sèche et craquée. I>es fentes s'élargissent d'une façon considérable et saignent parfois. Quelquefois la langue et la bouche sont cou\ertes d'un mucus brunâtre, tenace ; d'autres fois, on trouve que la langue garde l'empreinte des dent*^. (Je vous prie de ne pas donner Mercurius simplement parce que ces derniers symptômes sont prés(Mits. Mercurius a peu

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d'indiciUions dans la fièvre lyj)lioïdc : il sora fàch-eux pour le malade s'il ify a pris do syniplomos icU''ri(|uos marqués.) La pointe de la lauguo, je })arlo de nouveau de Rhus, a très sou- \eiU un mamelon Iriangulairo rougo. 11 y a <lu trouble de Teslomac et d-cs intestins. I^e malade a de la diarrhée avec des selles, brun-jaune d'une odeur cadavérique. Les selles peuvent venir involontairement pendant le sommeil. L'urine s'échappe involontairement, et quelquefois laisse une tache rougeâtre. Le patient se plaint de douleurs tirantes dans les membres avec un mal de dos presque intolérable. S'il sendort, il est agité, cl il rêve de se promener dans les champs et d'entreprendre des travaux difficiles. Quelquefois (comme Bryonia), il rêve des affaires du jour {Aurum Caustlcum, et Aiiriun mur. ont aussi celle agitation des membres, pire la nuit). La surface du corps est sèche et chaude, et souvent plus rouge qu'il n'est naturel. Quelquefois on trouvera des points rouges sur la peau.

S'il y a de la sueur, elle est copieuse, d'une odeur sûre, et est accompagnée d'un rash miliaire. L'abdomen est tympanisé; et il est particulièrement s-ensible sur deux points importants : la région iliaque droite et la région de la rate, organe qui est gonflé. Finalement, les selles deviennent peu abondantes et verdàlres et sont accompagnées de lénesme. Chez les femmes une héniorrhagie utérine peut apparaître, mais cela ne donne aucun soulagement aux symptômes. l)es signes de congestion j)ulmonairti apparaissent. On enleiul des râles dans toute la poitrine: c'est spécialement marqué dans les lol)es inférieurs des poumons. La toux est d'abord sèche, et devient ensuite plus frécjucnle et libre, avec expectoration de crachats striés de sang. Ce sont les principaux symptômes qui peuvent vous ameiwr à choisir Rhus dans le traitement des fièvres typhoïdes. Je vais vous montrer très brièvement comment on peut le distinguer des remèdes similaires, et d'abord, je parlerai de quelques remèdes qui peuvent suivre Rhus iox.

Phosphorus suit bien Rhus quand les symptômes pneumoniques n'ont pas été soulagés })ar ce remède, et quand la diarrhée continue. Les selles sont jaunes et striées de sang, ressemblant quelquefois à de l'eau de viande.

Arsenicum doit suivre Rhus dans la forme érélhique de la Oèvre typhoïde. Malgré la terrible prostration, le malade est encore irritable et anxieux, même <lans les dernières heures de la vie. La i)rofondè faiblesse continue, la bouche devient plus noire et la diarrhée persiste malgré Rhus, Laissez-moi ici vous faire une recommandation. Les débutants ont tendance à donner Ars. trop t(M. En le faisant, ils ne font que hâter les

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lroiibl(îs qu'ils sVnïoirciil d'éviter. Arsenicam vhi un oxcellenl romcdc ([uaïul il est iudiciué, un tcrribk quand on Tcniploic à tort. Je dis donc : ne le <ïonnez pas trop tôt dans le cours de*5 affections typhoïd<îs, à moins que les sym{)lôiTies ne le deman dent nettement.

Comme Rhus. Arsenicum a Tagitation, la prostration, et des symptômes abdominaux marqués. La soif ost intense . Les douleurs sont d'un caractère brûlant. Ijes selles sont brun foncée Tétides, et sanglantes, et plus fréquentes après minuit.

Mariai, acid, est aussi utile dans la forme éréthique. II ar beaucoup de symptômes communs avec Rhus. Il doit être préféré quanti îa décomposition est encore plus évidente ; la pros- .tration. est grande, le malade étant si faible qu'il glisse et descend vers le pied <lu lit. Ix^s selles et Tes urines s'échappent involonlairemeul.

Mais nous Irouvons aussi Rhus sendilablc i\ des remèdes qui s'appliquent à la fornu» torpide de la nuiladie. En tète de celte liste vient Cavho rey. Le malade de Rhus ;u'ri\e souvent à un état (te Carbo ii'i/.. cas dans lecjuel il gfl parCailoment torpide, sans symptôme (te réaction. Lvs jneuibres sinit fn)ids, spéciale ment les jxmibcs, des pieds aux gc^noux. et sont couverts d'une sueur froide. Le p(wds est rapide et |>elii. Les évacuations inleslinales sont liorrildemenl félidés.

Un autre encoix) est Buplisia, Celui-ci 4'sl iniliqué quand nous avons, comme avec Rhus lox., une langue chargée brune ou noirâtre, et une apparence abrutie, comme si on était intoxiqué.

Les é\acualioji.s intestinales sont foncées, liquides, et très fétides. Le malade est assoupi et stupide; il se met à dormir en répondant aux questions, ou bien, il est agil<5, se remuant dans son lit avec l'illusion qu'if est double, ou qu'il est en morceaux, et qu^il' lui faut s'efforcer de se réunir. Il se plaint de sentir son lit trop dur. La langue est souvent parsemée d'ulcérations ai)hteuses.

Arntca et BnpUsia ont tous deux uu étîit d'assoupissement et de stupidité ; le malade se plaint de trouver son lit trop dur, et s'endort en répondant aux questions. Mais, avec /trnrica, c'est une apathie complète; <k^s ecchymoses- et des escarres appa»raissent sur le corps. Arnica a aussi les selles et les urines involontaires ; et, si les poumons sont affectés, les crachats sont sanglants.

Pho&ph. acùL \ient bien après Rhus cjiiand il y a une augmentation de la faiblesse ou de la prostration avec une apathie parfaite, f^es selles sont sanglantes et glaireuses. Le sajgne ment de nez, quand il se produit, n'amène aucun soulagement.

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Taraxacum pourrait aussi venir à l'esprit. Le fils de Bœnninghausen fut pris d'une fièvre typhoïde et fut su'rveiHé pnf son père. Parmi les symptômes il y avait l'agitatiôri que j'ai: mentionnée comme caractéristique de Rhu$ icrx.; c^pendanf, ce Ireinède ne donna aucun soulagement. Etudiant la* maftèrc médicale, Bœnninghausen trouva <fue Taraxacum avait la mêrne agilalion des membres avec deA dotileurs tirantes, et, eft plus, avait aussi un symptôme qui cxislart dans ïe cas dé son fils, la langue en carie de géographie. Il doTina Taïax, avec tm résultat rapide.

J'attendrai, pour donner los indications de Bnjonia, dans les états typhoïdes, d'étudier en détail ce médicament.

Nous allons voir maintenant les trouhles de circulation produit par Rhus se monti'er dans ime autre fori^e de fièvfe, la fièvre intermiderrie, Rhù$ répond aux typc$ intermittents de fiè- V re quand ïe frisson commence dans une ja'ml)e, ordinairement dans la cuisse. Dans certains cas, ri est situé entre les épaules ou sur une <les épaules, (fl est frès rm|>ortant de toujours noter le point où dél)ule le frisson dans cette niàïadie.) A\ec pMpaiorhun et quelqiR>fois Xalram mur. il commenee <lans le bas du dos ; avec Gehemium, il court darnu la colonne verlébrab?. Pendant le frisson, il y a une toux s^ch<' tracassante, symptôme qu'on trouve aussi avec ("titcftona et Siilpfiur, En même temps que ce frisson extérieur, ri y a une chaleur intérieure. La soif est absente. Souvent airssi oti trouve des symptômes cutanés comme l'urticaire et des boutons de fièvre (lierpès), ces derniers autour de la bouche. La sueur est très générale, excepté à la face.

Xons en arrivons maintenant à Kétude de l'action de Rhus soar tes tissus fibreux. Comprenez (pie j'entends [>af là les aponévroses et les tendons des muscles, les ligaiT^ents autour des jointures et le tissu conjonctif. Aucun mé<licamenl n'a une aelioit p-lus profonde que Rhùs sur le tissu fibreux.

Je parlerai d'abord de son action sûr les tendons des muscles. Nous trouvons que Rhus est utile toutes les fois que ces tendons sont enfla^nmés, que ce soit par un abus d'exercice ou par une torsion soudaine, comme dans le cas d'une entorse. Nous trouvons aussi q^ie nous pouvons donner Rhus dans beaucoup d'affections qui viennent d'un surmenage. Par exemi>le, si un musicien, après des séances prolongées d'un instrunoent à vent, souffre d'hémorrhagies pulmonaires, Rhus sera le remède. Si, par un violent exercice un malade est pris de paralysie, sa maladie peut céder à Rhus îox, Patkms ici de quelques autres remèdes applicables aux mau-

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vais offels -du sunncnago, pour que vous puissiez les différencier du médicament qui fait le sujet de cette leçon.

Arnica agit plus sur le tissu musculaire que sur les ligaments. Aussi, vous le trouverez indiqué lorsque comme résultat d'ui^ long exercice, il y a une grande sensibilité des muscles. Le malade sent comme s'il avait été pilé ; il n'a i)as cette sensation de torsion de Tihus, Quand une jointure a évldeumient été foulée Arnica n'est pas le meilleur remède, à moins qu'il n'y ait une inflammation considérable des parties molles autres que les ligaments.

On doit penser à Arsenicum pour les effets des efforts, particulièrement si eet effort consiste à escalader des hauteurs escarpées ou des montagnes. Ici, on a les effets de la respiration d'un air raréfié aussi bien que ceux de la fatigue.

La caractéristique générale, cependant, qui vous aidera à vous décider pour Rhus dans tous ces cas est : le malade a le soulagement de ses symptômes en continuant le mouvement, alors qu'il trouve une aggravation au commencement du mouvement. La raison de ce symptôme est que les tissus fibreux deviennent plus souples quand la malade continue à remuer.

Je peux dire qu'il y a quelque exception à celte caractérisîi([ue, et que c'est dans cette douloureuse affection qu'on nomme le lumbfKjo, Je trouve qu'au commencement de cette affection lïlms est le remède, que le malade soit ou non amélioré par le mouvemcMit. l-^s symptômes qui indiquent Jihiis sont de gran- <l<'s douleurs en essayant de se lever, le torticolis d'origine rhumatismale pour s'être tenu <lans ini courant d'air, <les douleurs rhumatismales dans la région inlerscapulaire, améliorées par la chaleur et pires par le froid. Il peut y avoir aussi des douleurs constrictives dans les muscles dorsaux, soulagées en se recourbant en arrière.

Sulphur aussi a des douleurs rhumatismales, avec raideur dans la région lond)aire, avec soudaine perte de force en essevant de se remuer.

Pelroleuni et Rula sont utiles quand ces douleurs rhumatismales dans le dos sont pires le matin avant de se lever.

Avec Staphijsiujria les douleurs lombaires obligent le malade à se lever de bonne heure.

Kali carb. a les douleurs aiguës <lans la région lombaire, pires à 3 heures <lu matin, et forçant le malade à se lever et à marcher. \jcs douleurs frai)pent en bas dans les fesses.

Lcdum a la douleur dans le dos, qui pourrait être comparée, à une sensation de raideur après être resté assis |)endant long-

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temps, H y a une douleur de crvimpc dans les hanches le soir Le malin les pieds sont raid es et rigides.

Valériane cause, el, par <!ons(^quent, guérira, de violentes douleurs tirantes, de dard, de seeousse, dans les membres, qui apparaissent soudainement. Elles sont pires en s'asseyant et mieux par le mouvement. Le malade a aussi une sensation de tension dans la région loml)aire, sujette aux mêmes modalités que les douleurs des membres.

Dans \e rhumatisme Wius est indiqué, non pas tant dans la forme inflammatoire que dans la diathès<i rhumatismale, quand la moflnlité caractéristique que je viens de décrire est présente, et quand il y a une aggravation par le temps humide, ou par le fait de demeurer <lans des endroits humides. Une autre parliailnrilé de Rhufi «est (jue les parties saillantes des os sont <loulourcuses au toucher, eomme par exemple, les os des joues. Cola vous montre que Ilhus aiïecte le périoste. Une autre caractéristique est encore que le patient ne peut supporter la moindre exposition à Tair froid.

Rhus peut aussi être employé soit pour le cheval, soit pour Ihomme, quand le malade, par l'exercice, a eu chaud et a eu une transpiration qui a été coupée par la pluie ou Thumidilé.

Dans ces différentes affections rhumatismales, il vous faut d abord comparer Anacardium, qui a la raideur du cou, pire en commençant à remuer.

Conium a l'aggravation au début du mouvement, mais le soulagement par la continuation du mouvement.

Avec Lycopodium et Puisât, le soulagement vient par un mou vcment lent.

Ferrum a des douleurs névralgiques et rhumatismales, soulagées par des mouvements lents, vers la nuit,

Rhus radiccms a des douleurs traînantes, tirantes, dans les jambes. 11 a aussi des douleurs rhumatismales dans le dos de la tête. Il est utile dans la pleurodynie ou la fausse pleurésie, quand les douleurs vont dans les épaules. Dans les pathogénies faites par le l)*" Joslin, il a causé des douleurs suivant le trajet du nerf eubilal.

Kalmia lati[olia a des douleurs tirantes dans les jambes, sans aucun gonflement, sans fièvre, mais avec une grande faiblesse. Vous voyez qu'il ressemble ici à Colchicum, . .

Rhododemlron a une grande susceptibilité aux changements de temps, particulièrement quand le changement est un temps froid d'hiver< et pour les variations électriques, de l'atmosphère. Avec cette susceplilnlté aux changements de temps, il y a de rengourdissemeni, du fourmillement, etc., de la. douleur dans

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les membres;, spéeialemeiit les os dos a\ant-l)ras. des mains, cl des pieds. Comme avec Hhus, ces douleurs sont pires au repos. Ouelquefois le malade se plaint d'une sensation de faiblesse, de paralysie. I^es symptômes peu\ent diminuer pendant des heures ou des jours.

ïiJiodod. est particulièrement utile dans le rimmatismc chronique affectant les petites articulations, ("est un des meiUeur8 remèdes pour ce qu'on a api)elé la goutte rhumatismale. Il est spécialement indiqué dans un gonflemnet rhumatismal dur de la jointure du gros orteil, souvent confondu avec «n oignon.

I.edum est un médicament de valeur dans la goutte, et dans lo rhumatisme affectant les petites jointures. Les douleurs ont comme caractéristique d'aller eu remontant. Il y a des nodosités au niveau des jointures. Dans la goutte, Ledum est utile quand les douleurs sont pires par la chaleur du lit, quand il y a un état œdémateux <les pie<ls : quand on a abusé de Cnlchicum, et que le malade a {icrdu l>eaiiooup de force par riisatro de ce remède asthénisanl. Vous trouverez que Ledum et Cnfchicum causent tous deux des douleurs aiguës, tirantes, dans les «irliculations, avec une faiblesse paralytique <les membres, ol de l'en gourd issement et du refroidissemeiit de la surface. Comme avec nhus /ojt., le cerveau retentit <louloureusement à ehaqiio faux-pas. Ledum a aussi des douleurs tiraillantes dans les jointures, aggravées par le vin ; les muscles sont douloureux comme s'ils étaient déplacés.

nhus a une action sur le tisfiu cellulaire, 11 est utile dans la cellulite, dans celle qui accompagne la diphtérie, dans la cellulite de Torbitc avec formation de pus. Ici est la distinction entre Rhus el Apis, qui jamais ne produit de la cellulite avec abcès.

Dans le cluirbon, aiitre forme d'inflammation du tissu cellulaire, Hhus est indiqué au début quand les douleurs sont intenses et que les parties affectées sont rouge sombre. Donné de bonne heyre, Rhus peut faire avorter toute la maladie. Sinon vous pouvez vous adresser plus tard à Arsenicum, Carho regf., ou même Anthraeimim.

Rhus a une action très remarquable sur la peau. Il produit un érythème, qui progresse rapidement jusqu'il la vésication, accompagné souvent d*nndème avec la formation finiile de pus el de croûtes. ]m surface cutanée autour de l'éruption est rouge et paraît irritée.

Rhus est indiqué dans /'ccrcma. Si la fnce est atteinte, il y a de TtïMlème de toiit le lissu cellulaire vers les pau|>ières. avec 4les douleiu's que nous ïM)u\(>ns ap]veler birtianles, démauiiean-

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tfs, et pruriantes, pour les distinguer d'Apis, avec lequel elles sont brûlantes et piquantes.

Rhus donne aussi un tableau parfait de Féryfiipèlc vé^icuiruT. Les tissus pour lesquels le médicament a une afftïûlé spéciale sont le cuir chevelu et la peau de la face et des organes génitaux. I^s parties affectées sont rouge foncé, et l'inflammation (chez le malade) va de gauche à droite.

L'érysipèle d\Apis va de droite à gauche ; les parties affectées sont rouge rosé, roses, ou pourpre sombre. Il n'y a pas de soif. Apis demande la présence d'oedème.

Dans la Hcarlaiine, Rhus est indiqué, spécialement dans les formes adynamiques, et devrait rapidement supplanter Bellad, quand apparaissent les symptômes suivant* : Tenfanl devient assoupi et agité. La langue est rouge et quelquefois lisse, signe très rare dans la scarlatine : le voile du palais est rouge sombre et a une ai>parence oedémateuse particulière. Ijes glandes cervicales sont augmentées de volume, et il peut y avoir du gonflement de la [)aroli(le gauche. Il peut même y avoir une menace de suppuration de ces parties. IjO tissu cellulaire du cou est enflammé, de sorte qu ici la surface cutanée a une couleur érysipélateuse rouge sombre ou bleuâtre. Si Tenfanl a du délire, c'est toujours un délire doux. L'éruption ne sort pas pleinement, mais quand elle apparaît, elle a une couleur foncée, et peut-être miliaire. Vous voyez ainsi que Rhus agit sur les forces vitales. Il déprime le sensorium comme le montrent l'assoupissement et le délire doux. Ijes sécrétions sont allérées, devenant Acres. Non seulement les glandes cervicales, mais les glandes de toutes les parties du corps peuvent être augmentées de volume, et spécialement celles de l'aisselle. I>e corps est émacié et le patient devient plus faible.

Lachesis et Ailanfhus sui\^nt bien Rhus dans cet étal, mais donnent un tableau encore plus adynamique. Ailanthus est spécialement indiqué quand la peau est couverte d'une éruption rare, bleuâtre foncé. La gorge est gonflée à l'intérieur. Il y a un écoulement nasal excoriant. LVnfanl est assoupi et stupide.

Arum friph. est semblable à Ailanthus en ce qu'il a le coryza excoriant. I^es angles de la bouche sont malades, craquelés et saiornants. La salive môme est Acre. L'enfant est irritable et ajrité. (\^oir Arum.)

Belhd, aussi a le gonflement et l'inHuration des glandes axillaires, mais on n'y pense pas souvent dans cet état. Il est spécialement utile quand ce symptôme apparaît chez les femmes à In ménopause.

Dans la mr/o/e, vous trouverez Rhun indiqué quand les pus

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lulcs devionnciit noires par clTiisioii de sang à rinlcrieur d'ycelles, et quand il y a de la diarrhée avec solles .sanglantes fou-

Dans Veczéma, il faudrait comparer à Rlius mezercum, sp(5cialement dans les eas scrofideux, quand des oroûtcs dures el épaisses se forme'nl et qu'elles se f^^ndillent et laissent suinter copieusement du pus. I.a <lémangeoison est surtout intense la nuit quand le malade est chaudement -enveloppé. OueUpiefois des pustules entourent le principal siège de l'alTcction.

Nux iuglans est un de nos meilleurs remèdes dans la teigne favcuse, spécialement quand elle survient sur le cuir chevelu et derrière les oreilles. La démangeaison est intense fa nuit; de telle sorte que le patient a de la difficulté à dormir. Des croûtes apparaissent sur les bras et dans les aisselles.

Dans la scarlatine, il faut comparer Calcarea os/. Les glandes parotides sont atteintes. Le rash rétrocè(l(* laissant la face bouffio et pûle.

\ous éludions maintenant l'action de îlhui> sur les muqueuses. Il produit un conizn abowlanl avec forte douleur de loufî les os, des éternuements et de la toux. La toux est d'un caractère sec et est pire le soir jusqu'à minuit {Mczcreum a la môme modalité de toux) el quand on découvre le corps: toux par chatouillement derrière la moitié supérieure du sternum. Khus est spécialement indiqué quand rafl'eclion vient d'une exposition à l'humidité.

Dans la diarrhée qui demande Rhus, les selles consistent en sang et en glaires môles avec du mucus jaune rougeâlre. Vous voyez ainsi qu'elle est d'un caractère dysentérique. Avec ces caractères des selles, Rhus est indiqué dans la dysenterie quand il y a des douleurs tirantes descendant dans les cuisses pendant la défécation. J'ai une fois guéri un cas de variole qui avait dégénéré en type hémorrhagique, les juistules contenant du pus sanguinolent, avec Rhus : les indications de ce remèdo étaient : selles de sang foncé, avee douleurs tirantes descendant dans les cuisses dans la défécation.

Dans les autres in(lammalinns abdominales revêtant un tyjvo typhoïde. Rhus peut être indiqué, comme je l'ai déjà dit, quo celte affection soit une péritonite, de l'entérite, de la typhlite, de la pérityphlite. ou de la métrite. Dans les mnladies de l'état puerpéral, Rhus est un remède (\nj)ital (piand les symptômerî sont d'un type typhoïde.

Il y a une colique, curable jiar Rhus. Klle jjcut être ou non d'origine rhumatismale. La douleur est soubiL^'e en se courbant

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ou deux ci on roiniiaul. 11 diffère ainsi do Coloc. qui a le soulagement en se courbant en doux, mais non par le mouvement.

Maintenant, les syni[)tômes de la tcle, de Rhus, Il y a une forme de vertige, commune chez les gens âgés, qui vient dès que le patient se lève de la position assise. Il est associé à des sensations de pesanteur dans les membres. Il est sans doute rindico de certains changements séniles dans le cerveau. Rhus lox. est un des romèdes qui peuvent pallier cet état. Quelquefois ils ont une sensation de bruit dans le cerveau en se remuant. Pour celte sensation <\c bruil dans le cerveau, comparez Rhus avec les suivants : Cinchotifu Sulphuric acid., Bellad., Spigelia, et Carbo taiimalis,

Rhus a de la valeur <lans beaucoup d'affections de YœiL Nous le trouvons utile dans lophtalmie scrofuleuse quand des phlyclénules se forment sur la cornée et autour d'elle. Il y a une photophobie très intense. Les paupières, qui sont aussi envahies par le processus inflammatoire, sont fermées d'une façon spasmodiquo. Si on les ouvre de force, il en jaillit un pus jaune. L(^s douleurs dans les yeux sont pires la nuit.

On peut remployer <lans la conjonctivite causée par Thumidilé (aussi Cale. ostr,).

On peut aussi employer Rhus dans Viritis rhumatismale ou haumatique. L'inflammation peut s'étendre à la choroïde et l'envahir, et Rhus sera encore le remède. Les douleurs s'enfoncent à travers les yeux jusque derrière la tête, et sont pires la nuit. En ouvrant les yeux il y a un flux profus de larmes brûlantes. Dans certains cas, l'inflammation peut en arriver h la suppuration.

Dans le glaucome Rhus s'est quelquefois montré utile.

Dans la cellulite de torhile, Rhus est presque un spécifique. On devrait toujours le donner dans les cas où les symptômes n'indiquent pas un autre remède.

C'est aussi un des meilleurs remèdes que nous ayons pour le plosis chez les malades rhumatisants après une exposition i l'humidité.

Causticum est ici le remède concordant, le plus rapproché de Rhus, mais il faut aussi penser à Gels,, Sepia et Kalmia pour ce symptôme. Te dernier remède a une sensation de raideur dans les paupières et dans les muscles autour des yeux.

Votalgie de Rhus est accompagnée de pulsations dans Toreille la nuit ; sensation comme si on soufflait dans l'oreille ; sifflement, etc., dureté de louiê, comme si la membrane du tvmpan était crevée, en étant couché.

In symptôme hx'al de la face demandant Rhus chez les rhu-

il8 MATIÈRE MÉDICALE CLINIOUE

maiisants esi ia douleur dans les articulations des maxillaires comme si la mâchoire allait tomber. Chaque fois que le patient fait un mouvement de mastication, la mâchoire craque. La facilité de dislocation de la mâchoire inférieure demande Rhus. Ici Ignatia et Petroleum sont similaires.

Dans le mal de dents, Bhus peut être indiqué quand les douleurs sont aggravées par le froid et soulagées par les applications chaudes. Il y a une exception à cela, cependant, dans le mal de dents lancinant, quand la douleur est momentanément soulagée par l'application de la main froide. Les dents semblent lâches, ou comme si elles étaient trop longues. Ives gencive» sont douloureuses et semblent comme ulcérées.

Dans différentes formes de paralysie, Hhus peut être indiqué spécialement chez les rhumatisants quand l'affection est venue par un excès d'exercice ou par l'exposition à l'humidité ou parce qu'on s'est couché sur la terre humide. Dans ce dernier cas l'origine en est probablement dans une inflammation rhu- .matismale des méninges médullaires.

Si, cependant, l'exposition à l'humidité détermine une myé* iite, Dulcamara est le remède.

Rhus peut aussi être utilisé dans la paralysie spinale aiguë infantile.

Dans ces différentes formes de paralysie, Suïphur offre avec Rhus une relation complémentaire.

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