‹ Matière médicale clinique de FarringtonChapitre 19 sur 59 · LEÇON XX · texte numérisé non relu

LEÇON XX

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ArNÏCA MONTANA

Arnica montaiin osl oommunément ««^ppolé le poison de léopard. La loînliiro doit C*\r<* préparif^e avec Ipîî racines de lu plante plutôt qu'avec les fleurs, parce que cx>$s dernières sont infestées par nn polit insecte dont le eorps oi les œufs modifient considérablement Faction pure du médic^iment et, par conséquent, ajouliînt des symptômes qui sont étrangers aux effets propres dWrnica, Nous trouvons aussi qu'il y a dans les fleurs une huile essentielle un peu différente de celle qu*on trouve dans les racines. Je ne sais trop pourquoi la plante a été appelée poison de léopard, car elle est difficilement vénéneuse. S'il y a eu quelques cas de morts résultant de son usage excessif, beaucoup sont dus à des préparations dans lesquelles on avait employé les fleurs, de sorte qu'il n'est pas impossible que le résultat fatal n'ait été dû aux insectes. L'espèce qui est officinale dans notre matière médicale, VArnica mnnlana, ne croît pas en Amérique, maïs en Europe, .^on huile essentielle conlient un alcaloïde imparfaitement connu qu'on appelle r.4rnf- (ine, et une substance épaisse connue sous le nom d'InuUne,

Pour bien comprendre Arnica dans son ensemble, il faut savoir qu'il affecte les vaisseaux sanouins. Comment il le fait exactement, il m'est difficile de le dire, car ce n'est pas clainement défini dans mon esprit, mais je peux en dire le résultat. Tl nffecte de telle manière les vaisseaux sanguins, et particulièrement les capillaires, que la dilatation des petits vaisseaux et IVxtravnsntion du sang <levient ])ossible. Pet affaiblissement des pnrois des capillaires, qui permet l'extravasation de sang, explicpie Tapplicalion dM/7?/Va aux trnnmatismes. Il explique aussi son usage dans les étals tvphoïdes. MnintenanI, avant de-

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vaut Tosprit quArnica altère les capillaires de telle sorte que le sang peut suinter a travers leurs parois, vous comprendrez ses symptômes. Il semble y avoir une stase \eineuse produisant une extravasation de sang. Cette forme de suintement ne peut pas provenir d'un vaisseau en bon étal.

Arnica est applicable aux effets aigus et chroniques des coup*». Les accidents aigus pour lesquels il est utile sont les suivants : simples meurtrissures dans lesquelles il y a des ecchymoses bien marquées ; contusions du cerveau ou de la moelle où des deux. Nous ne possédons i)as de médic-ament qui égale Arnica dans ces cas que je viens de nommer en dernier. Même la compression du Cjerveau est sous la dépendance (ï Arnica, que celle compression soit le résultat du déplacoment d'un fragment d'os dans une fracture du crAne, ou \v résultat d'un épanchemenl do sang dans la cavité crânienne. Arnica^ évidemment, ne peut guérir dans le premier cas; une opération est nécessaire jx)ur ohtenir un soulagement durable. On peut employer Arntca dans les blessures des muscles par un elîort ou par une torsion soudaine, comme dans le cas où on a soulevé un poids lourd, ol dans les hémorrhagies d'origine mécanique. Los fractures dos os peuvent nécessiter l'emploi û'Arnica intus et extra pour soulager le gonflement et la tuméfaction du membre, et pour essayer de diminuer les tressaillements des muscles, symptôme réflexe de la fracture.

Dans les effets chroniques des traumatismcs, nous devons employer Arnica quand les maladies qui peuvent être entièrement étrangères par leur apparence à la symptomatologie ordinaire du médicament peuvent être rapportées û une origine traumalique. Il n'y a pas d'importance à ce que puisse être cette maladie, soit du cerveau, des yeux, des poumons ou des nerfs, si le coup est la cause déterminante, l'administration d\Arnica est indiquée.

Encore une fois, comme Arnica agit sans aucun doute sur le tissu musculaire lui-même, nous ]>ouvons l'employer pour 1-es conséquences des maladies du muscle ; par exemple, quand on a travaillé d'une façon très laborieuse, et qu'en conséquence ou éprouve dans tout le corps, une sensation de douleur et de brisement comme s'il avait été pilé ; ou encore quand un travail pénible a causé de Vhyperlropliie du cœur. Ceci n'est pas à proprement parler, une maladie, mais se termine par une maladie. Le cœur est un muscle qui croît sous l'action stimulante de l'exercice comme le fait le biceps du bras. Comme conséquence de l'hypertrophie cardiaque, le patient se plaint do gonflement des mains à tout exercice. La main devient plus

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rouge que normaknient, et gonfle quand on lais&e pendre le bras. Vous trouverez le pouls plein el fort. Quand le cœur a atteint ce stade de Thypertrophie, il y a des syin[)tùmes locaux en plus de ceux déjà mentionnés. I.e cœur est senti comme s'il était élroitement saisi par une main. Toute la poitrine est douloureuse et comme brisée, et il ne j^eut supporter que ses ^éléments le louchent.

Cela vous suggérera Cailns, (jui a cette conslriction dans la n'gion du cœur. Caclus cependant n'a i)as de traumatisme à l'origine de ses symptômes.

La sensibilité de la poitrine suggère Lachesis, mais c'est un symptôme différent avec Arnica, qui n'a pas cette sensibilité périphérique des nerfs qu a Lachesis, mais cest une vraie douleur par la plénitude des vaisseaux sanguins.

Les autres remèdes à comparer avec Arnica dans celte hypertrophie du cœur sont :

Rhus iox., spécialement s'il y a une diathèse rhumatismale.

Arsenicum, si c'est le résultat d'ascensions à des endroits élevés.

Bromine a aussi été employé avec succès dans cet état.

Je vais vous donner maintenant les sijmplômes typhoïdes (ÏArfiica, qui, bien qu'ils soient très différents de ceux que je viens de mentionner, dépendent d'un état semblable des vaisseaux sanguins.

Les changements dans les vaisseaux sanguins par le i)ois()n typhoïde favorisent la formation (recelivmosos cà et In sur le corps. Il y a aussi imc congestion passive du cerveau. ( ela se voit par l'assoupissement et l'indifférence j>our ceux qui entourent le malade et pour son état. Le malade s'endort en répondant aux questions, tout comme avec Baplisia. Avec ces symptômes on trouve presque toujours que la tête est chaude et que le corps ne l'est pas. Je mets cela en résumé. Dans la matière médicale, le symptôme est : la tète est chaude et le corps froid, ou du moins n'est pas chviud, ce 'qui veut dire qu'il y a une difTérencc de température entre la tète et le reste du corps. Ce symptôme a été si souvent confirmé, c[u'il est bon pour vous de vous le rappeler. Le patient se i)lainl d'une sensation de brisement dans tout le corps, de telle sorte que son lit liti semblo. trop dur. Il est agité el se remue dans son lit pour trouver un endroit doux sur lecpiel il puisse rei)oser : mais ce n'est pas la faute de son lit, mais de lui-même. Des sugillations hypostati- <|ues apparaissent sur le dos. Les |)oumons se prennent et ici encore se montre le môme caractère <VArnic(L II v a de la toux avec expectoration de mucus et de sanir. Si le malade est encore

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suffisamment conscient, il se plaint d'une sensation doulourousc de brisure dans les parois de la poitrine. Quand le cas progresse encore plus, Arnica peut être indiqué, quand la pression du sang d-ans -le cerveau est suffisante pour causer des symptômes apoplectiques. La respiration devient difficile ci même stertorouse. La mâchoire inférieure bave. iJes pétéchies apparaissent sur la peau, les selles et Turine sont émises involontairement, le malade étant naturellement dans la stupeur. Ifels sont les symptômes typhoïdes d'.4rnica.

Voyons maintenant les symptômes musculaires. Arnica développe une vraie myalgie. Les douleurs se montrent dans les muscles de tout le corps. Elles sont d'origine traumalique, ou viennent de l'excès d'exercice, et sont accompagnées (ie nctlv sensation douloureuse de brisure, qui est si nécessaire pour le choix du médica-menl.

I>ans le rhumatisme vdus pouvez employer Arnica^ non pour le vrai rhumatisme inflamuiatoire, mais pour le rhumatisme local qui survient par le temps d'hiver et cfui senible l'effet combiné souvent de l'exposition à l'huniidilé et au froid et de la meurtrissure des juuscles jjar l'excès de fatigiK». Ixîs parties affectées sont douloureuses comme brisées. Tout muuvenK'nl, naturellement, augmente cette sensation. Il y a des douleurs aiguës, frappantes, qui deiycendcnt du coude dans l'avanl-brï^s, ou qui frappent dans les jambes et les pieds, l^s pieds mnti souvent gonflés, douloureux, comme brisés.

Dans les cas de traumatismes, les médiK^îiments auxcjuels on peut penser avec Arnica sont ceux-ci . D'abord Rhns iox., cfiii, comme je vous l'ai déjà dit pluis d'une fois, est pi'éférable à Arnica quand les ligaments d'une articulalion, plutôt que les parties molles, en &ont affectés. U agit sur les tisstrs fibreux. Arnica répond mieux à fe tuméfaction' des autres tissus.

On doit penser à Catendula quand le traumatisme cause uufe blessure déchirée ou déchiqueta et même avec une perte de substance. Calendula remédie à l'état inflamtnatoire de la région et permet ainsi une heureuse granulation.

Hypericum doit être substitué à Arnica quand les nerfs on. été maltraités en même* temps que les autres parties moUes. Rien n'égale Hypericum dans le cas d'un doigt écrasé. Il soulage la douleur et amène la guérison. Souvent il succède k Arnica dans la contusion de la moelle. Le D' Ludlam de Chica^go aime beaucoup, Hypericum dans cette affection de la moëile; il en a ainsi soulagé beaucoup de c^s graves.

Un autre médicament est encore Staphisagria. C'est le remède pour les coupures nettes et propres, comme celle que fait te

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bistouri du chirurgien, aussi il est in<ii(iué iK)ur les symptômes <|ui Jé|jcn<Ient îles opérations chirurgicales. Même si les symptoiiies qui suivent ne sont pas apparemment en rapport avec la syraptomatologie de Slaphysagriay vous pouvez vous attendre, quand ils proviennent de celte cause, à obtenir du soulagement en Tadministrant.

Ledum est utile après Arnica cjuand ce remède ne réussit pas à soulager la douleur. Il est aussi indiqué pour les traumatismes venant d'instruments piquants, par conséquent dans les blessures par piqûre.

S^mphytum oflicinale est le remède approprié aux Irauraalismes des os. Par exemple, quand un coup sur l'œil affecte les plaques orbitaires de los frontal. On peut aussi l'administrer dans le cas de moignon irritable après une amputatwn; ou aussi pour rirritabilité do l'os au point d'une fracture.

Si ce dernier étal résulte d'un<* nutrition défectueuse, on devrait prescrire (^aU-. phosph.

On peut employer ('ak\ comme pré\<nitil de la pyémie. Terlaius mé<k*cins penscMit (pie ce remèile avanre r<'*vacuali(>n du pus, qu'il avance ra[)pariti<)n du pus sur la siirlace d'un<' bhvs sure. Da»s le but de prévenir la pyoliémi<». certains chirurju:i<Mis emploient Arnica après les <)j)érati<)ns. l'appli-cfuent localemenl, ol le donnent en même lem[)s à rinlérieur.

La propriété (ï Arnica de pré\enir la pyohémie est la cause (lo la pratique stéréotypée parmi les mcnlecins de donner ce médicament aux femmes après la délivrance. Il tend à .soulager la sensibilité qui suit Taccouchement et provoque les contractions utérines et l'expulsion des caillots et des portions de membranes qui {>ourraient avoir été retenues.

Arfùca a une action sur la peau, produisant des quanlêics de luroHcles sur tout le corps. Ils commencent par de la douleur et arrivent à la suppuration, et sont suivis d'un autre essaim, (hi peut aussi remployer dans les furoncles et les abcès qui ont partielleiaent mûri mars qui, au lieu de s'ouvrir, se rid(Mît en raison de l'absorption du pus qii'ils contenaient. Avnif(t donné à l'intérieur et appliqué localement redéveloppe Tabeès.

Je Youdrais ensuite attirer votre attention sur les effets du médicament sur le troicliks gasiro-inlesiinal. Nous trouvons qu'il est indiqué dans la dyspepsie, quand, après un repas, il' y a menacé de coî^gestion apoplectique du cerveau avec mal de tête battant et as9oupissemen<t ; et aussi quand il y a de la difficulté fie la digestion des aliments, l'iialeine est fétide, la langue couverte d'un enduit jaune visqueux, il y a des éructations de* gaz

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d'une odeur d'œufs pourris, de la dislonsiou tynipaniquiî do rabdonion, el des s<?llos fétides.

Arnica jw^ut èlro indique; dans h", choléra infanlilo, la diarrih'y.» ou la dysonlcric ; les selles ont une niau\ais.^ od'Hir et sonl \ isqueuscs, sanglantes, c[ même purulentes, el sont .lecompagn'îes d'un besoin très urgent et d'un elïoi-t [M)ur aller à la selle. Les symptômes dyspeptiques que je viens -le mentionner sont présents, el il y a des douleurs aiguës, piquantes, à travers les parois de labdomen. Le malade est all-ir '• ot cependant il ne sait pas qu'il a besoin de boire.

Je voudrais, en finissant mes remarques sur Arnica^ mentionner son usage dans la coqueluche. 11 est indiqué chez les eafanls qui ont une violente toux a^ec chatouillement, qui s>^inble élro excitcV^ toutes les fois que Teiifant se met en colère. L'enfant perd la respiration quand il crie. Avant un paroxysnrîo, il se met à crier. Pourquoi ? Les poumons el la trachée sont douloureux. Le petit malade sait ce qui vient et le craint ; c'est l'inlerprolation du symptôme. L'expectoration est écumantc. visqueuse, et toujours mélangée de sang.

Dans la compression du cerveau par une exlravasation apoplectique de sang, on peut employer Arnicd (juand il y a en môme temps de rhéniii)légie ; il y a une sensibilité douloureuse sur tout le corps. I)(îs eseaires se forment rai>idement.

AUTIIAUSIA VI I.liAHIS.

Artemisia vaUjaris, un autre membre de l'ordre des Composées, est un remède qui rend beaucoup de services dans Yèpi^ lepsie, quand les attaques ont été amenées par do violentes émotions, et spécialement par la frayeur ; quand les attaques viennent par crises fréquemment répétées (subinlrantes), cesl-;idire quand il y a plusieurs convulsions qui se répèlent, et ensuite un long intervalle de re[)os. Les paroxysmes sont ordinairement suivis de sommeil. Artemisia vulgaris semble encore de\oir être employée dans celle forme de Tépilepsic qu'on appelle le petit mal. Le malade se promène dans la rue, quand, soudain il s'arrête, regarde dans le vide, marmotte ix^ut-être quelques mots, puis revient à son état normal et continue alors son chemin, sans avoir aucunement conscience qu'il se soil j)assé quelque chose d'anormal.

ArtemiHin a, connue les autres membres de l'ordre {Cina d'une

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manière plus marquée quo les autres) un effet sur l'œil. Nous trouvons dans ce médicament le symptôme : « Une lumière colorée produit du vertige », par exemple, quand il est placé près d'une fenêtre à vitraux de couleur, le malade est pris de vertifire. En plus clo cela, il cause une asthénopic marquée de la manière suivante: Kn essayant d'employer ses yeux, le malade y resscMil de la douleur, en môme temps quo de lobscurcissement de la vue, ce dernier symplùme étant momentanément soulagé en frottant les yeux. Cela s'explique facilement : Tasthénopie est due à l'insuffisance musculaire et à Terreur de l'accommodation. En frottant les veux, l'accommodation revient iiionnentanément.

Adsinthium.

Absinthium, une autre forme d'armoise, nous intéresse non seulement comme médicament, mais aussi parce qu'on rencon- !rc des cas d'abus chez ceux qui en font usage comme boisson. \je premeir effet de l'absinthe est un réjouissement de l'esprit bientôt suivi de résultats déplorables, parmi lesquels un horribte délire. Dans ce délire le malade est obligé de se promener. Vous noierez ce symptôme de mouvement dans tous les remèdes de l'ordre. Chamomilla et Cina ont le soulagement en se remuant ; et Artemisia a le désir de remuer; et ici avec Absin- Ihium, le malade se promène dajis un état de déti-esse, voyant toutes sortes de visions. L'usage que nous pouvons faire d'/lbsinthium se trouve dans l'insomnie de la fièvre typhoïde quand il y a de la congestion à la base du cerveau.

Millelolium a de l'intérêt pour vous, comme étant un remède pour les hémorrhagies venant des poumons ou des intestins, ou d'origine mécanique. Le flux de sang est ordinairement rouge brillant.

Il se distingue d'Aconit par l'absence d'anxiété.

Taraxacum, ou la dent de lion vulgaire, est un bon remède du foie. Donné assez longtemps, il produira un libre flux de bile. Les symptômes qui guident pour le choisir sont ceux-ci: La langue est chargée, et il y a un goût amer dans la bouche, <hi frissonnement après avoir mangé ou bu, de la douleur et *le la sensi>bilité dans la région du foie et de la diarrhée bilieuse. L'usage de ce médicament dans la fi^vro typhoïde a été mentionne} dans une récente leçon.

MAT. M^D. CL. l'i

VVM) MATiÊni; AïKDU au: i Lixim i:

K'ttimirnium jrn-folirttum est un remèd<; |>0})iilaii"c <Iaiis les K*gion« il malaria pour los frissons et la tiê\ro. J)ajis cotic ma îadie, il est indi^pié \mr If s symplôinos .suÎAanls : Le frissoii C()iiiim;ncc de 7 à 0 liourcs du malin, pré<:;édé de mal dans lô -dos -et d'vno soil* in-satiablo, qui <.'onlinuc rarement pendant 1a tifv^îy;. n apparaît d abord dans le dos et s at-compagne de douleur <ians les membres, comme si chaque os du corps ctail brise, fi est suivi d'ime fièvre élevée avec augmenlaliou de la dou i^nr, et celle-ci i)nr de la sueur, qui est rare ou [)rofusc. Daii*^ certains cas, il > a une douHe périodicité^; le frisson vient le matin dxm jour et le soir du lendemain

Eupatorium purpureum a été employé pour le frisson connmençant dans le dos. Je ne connais pas de symptômes le distinguant d'Eupntorium perlai. Nous pouvons aussi penser à Eupal. pcr{ol. dans Tinfluenï^ avec enrouement pire le malin, et toux avec sensibilité douloureuse extrême le Ions de la Irachée et même dans les plus fines ramifications des lut)es bronchiques. En même teiuj^s, il y aura les syin|)lomes ordinaires, douleurs dans tout le corps, etc.

Arteiuisia nbvolannm est indique iKnir les <"as qui apparais s<Mit sid)ilomenl, dinflannuation s|)inale, ou de myélite chroniipic. 11 y a des douleurs soudaines dan.s le dos. (jui sont soulagées j)ar 1o iiiou\enient, «de reuguui'dissenient <*l d<' la paralysie. 11 . esl. si^éciale.nKînl indiqué pour les malades rhumalisanls. '

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LEÇON xxi

CiNA liT CMVMOMUJ A.

Les verlus médicinales <le Cina soiK eu grand+î partie, quoiqi\o pas entièrement, dues à un principe toxique aclit* qu'il coniicnî: ce principe actif est la Sanionine, /dont le point cejîtral d'action est sur les ganglions abdominaux, JaVoix sont réfléchies lés îrapnessions nerveuses vers les autres parties du corps, rnais principalement je cerveau et Ja moëlk. ('omni<' .résultat de cetie acti<wi primitive sur les ganglions abdominaux, nous avons comme symptômes réflexes des Iressaillenients convuLsifs et <les socous&cs des meinha^s^ et menu» de vIoIcilLs sj)asmes, ces dciinVrs ordinairement d'un enractère t<mi(xue. 11 y a aus»si du sirabisme. Sous riiifluence <le Cina, la face .est j>àle. et soit di4 en passant, elle k reste, même s'il y a de la fièvre, /7>cc(/ et Bryo rm aussi ont ce symptôme partiellement. Avec la face p4le de Cîna il y a ordinairemeut fies cercles som^bres autour d^'s ypux. Les pupilles sont dilatées. I/enlant grince des dents {)endaut le souiim»iI. Il se Ij'otte ou se piqu<» le nez avec le doigl. L<* sommeil est «igité et accompagné de cris. TeHe est Taction générale de Cnia. Vous savez maintenant ce que vous pouvez attendre du médicament. En raison de ces symptômes nous sommes conçluits à Tusage de Cirui pour la présence de vers dans le canal alimentaire. I/analyse la plus soigneuse de Texpcrietnce clinique a démontré q^je (^ina est très [missant pour réliniinalion des vers ronds. L'ap[>arenc^3 maladive de la face, les cercles bleus autour des yeux, et le grincement de dents associé» à la faim canine donnent un tableau parfait du médicament.

Cina corri;ge si profondément les organes abdominaux, et tonifie «i bien les ganglions de Tàbdomen que la mivqueus?, du luhe digestif donne lieu à une sécrétion normale, de tejle sorle que les v-crs n'ayant plus un milieu favorable pour subsi^ler, iiieurent ou sont expulsés. Donc, c'est lîî Tindiralion iV Cina,

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Citia ne sert à rien pour les oxyures, ces polib \ers qui ap paraissent à l'anus et entrent dans le rectum, parce que les symptômes qu'ils causent Jie sont pas les symptômes de Cimi. Pour eux, nous avons un autre groupe de remèdes.

Aconit quand l'enfant est fiévreux et ne peut pas dormir.

Quand l'enfant est simpk'ment 1res excit6, on peut donner Ignatia,

Indigo est le meilleur remède quand des con\ulsions sont la conséquence des vers.

Si tous restent sans cffeL pens(?z à Quassia.

Caladium seguinum est le meilleur remède quand les vers, chez les petites filles, traversent sur le périnée et vont dans le vagin. L'irritation qu'ils produisent peut ainsi exciter la masturbation.

Nous pouvons aussi employer Cina dans les affections des yeux, spécialement dans Tasthénopie par insuffisance de l'accommodation. Quand le malade essaye de lire, ses yeux commencent à lui faire mal, les lettres deviennent brouillées et un nuage se répand sur la vue. On obtient du soulagement en frottant les yeux. La même condition, je vous l'ai déjà dit, se trouve avec Arlemisia vulgaris.

Un effet très particulier produit sur l'oeil par la Sanionine est que les objets paraissent jaunes.

Cina étant un remède sj)asmodique, nous pouvons nous al tendre à ce qu'il soit utile dans la coqueluche; dans cette mala die, il est indi-qué quand les paroxysmes surviennent régulièrement la nuit ou le jour et sont accompagnés de convulsions Ioniques immédiatement après les paroxysmes, on entend un son de glouglou. Cina peut être employé dans la toux réflexe provenant de l'irritation par des vers.

En môme temps que toutes ces conditions, nous trouvons le tempérament de Cina, Il est indiqué chez les enfants qui sont irritables, nerveux et bougons. L'urine est blanche et trouble et a quelquefois une forte odeur.

Cina n'est pas souvent employé dans la fièvre intermittente, mais est quelquefois indiqué par la soif pendant le frisson et à loccasion aussi, pendant la fièvre. Il y a pâleur de la face même pendant le stade de chaleur. Il y a aussi du vomissement, une faim canine, et une langue propre.

Connnc beaucoup d'autres membres du groupe des Composées, le malade de Cina éprouve du soulagement par le mouvcmenl.

Chamomilla MATRICARIA.

La Chamomilla de la matière médicale homœopathique est la variété allemande, la Chamomilla matricaria. Le médicament agit surtout bien apparemment chez les malades qui ont un système nerveux morbidement sensible. Il est comme Coffea, Ignal'm et Belladonna, tant qu'il diminue Texcitabilité nerveuse..

Les impressions légères produisent de la détresse et de l'anxiété morale ; les douleurs se terminent souvent par des dé faillances. Ici il est semblable à Valerian, Hepar, et Veralrum album. Il est spécialement applicable à ces symptômes quamlils appar.Mssent après Tusage longtemps continué des nnrcotiqux\s.

Dans toutes les maladies dans lesquelles Chamomilla est indiqué, nous notons cette excitabilité particulière. Le malade, que ce soit un enfant ou un adulte, une femme en travail ou avec un mal de dents, est de mauvaise humeur et excitable. Si cet état mental n'existe pas, Chamom. ne vous réussira très probablement pas.

Quand de violentes émotions, comme la colère, affectent les viscères, comme par exemple. le foie avec jaunisse, vous pouvez penser avec avantage à ce médicament. Dans cet état il a des rapports avec quelques médicaments.

Slaphisagria est indiqué chez les enfants, quand la colique suit une crise de colère.

Bnjtmia a des symptômes gastro-intoslinaux après la colère. Avec ce remède, cependant, les symptômes sont associés n du frissonnement, avec Chamomilla à de la chaleur : avec Bnjoue la face est rouge sombre, avec Chamo., pâle avec une joue rouge. La langue de Bryone est chargée de blanc, celle de Chamomilla est jaune.

En continuant les symptômes nerveux de Chamomilla, nous Irouvons que le médicament est utile pour V insomnie des en-' hnts, quand ils se réveillent en sursaut, pendant leur sommeil f*l que les muscles de la face et des mains tressaillent. Avec oes symptômes, il j)eut y avoir des coliques : la face est rouge, spécialement une joue, et la tète et le cuir chevelu sont baignés dune sueur chaude. Un mot d'explication est ici nécessaire : quelquefois, pendant une atlaciue de fièvre chez un enfant, lajoue sur laquelle il est eouché devient rouge ; mais ce n'est pas un symptôme de Chamo. Ces symptômes nerveux de Champ, sont généralement des réflexes venant de Tabdomen. il y a très

'4'-M^ VI.ViJKKK \«'X>KAi>: CJ.WI^VK

peu d'évicloïK'-f» tlo dêliro dans ces (*^s. Ouand des eoinjdicalion? cérébrales sont présentes. (7iamo cesse d'être le remède, el Bellad, entre en jeu.

Quand, pendant la dentition, Chamo ne réussit pas, Bellad, est 1« remède, parce ^ijuil ré^nd è u» état plus avancé.

O même état nerveux de (^hnmn peirt être apjïiiqtïé à Tubage du médicanent darts le rkHnnatidme. ïje» do\«leurs rhumatismales font 9GiriÏT le malade du lit et le poussent » marcher. Il est altéré, H a chaud, avec des }oues rouges, et presque hors de lui d'angoisse. Des douleurs fréqi>entes vo»! de place en place, irtais contrairement à PulsaiUla, elles larsserrt une sensation de l'aibleese et d engourdissement. La sueur ne soulage pas, mai» les douleurs sont. améliar(Vft après la sueur-

[^es remèdes an.ilogues ici sont A/iua, qui manqire de rexcit«tlion de Chamo ; Fcrrum méialL, dont le rhumatisme s'anu»lioro l>Mr les mouvements lents ; Veratrum aibum. qui a des douleurs (fui rendent i*uri<»ux, forçant le malade à se promener. .\ve<' ce! dernier remède, il n'v a f»as Tétat fébrile et IN^Xcifation qtii cnr* raclérîsent Chamo,

Charria, agit aussi sur les muqueuses, causant des sytnpiômes (/(' catarrhe. Il est indiciué dans les catarrhes des enfants, quand le ïi0t ^st bouche, et qu'il y a cependt'tnt un égouttement i\c mucus chaud, aqueux, par les mrines ; il y a des éternuem<?nls et -de rimpuissiance à dormir, et avec cela une toux sèche, agaçante, qui empc^che renr.'int d? dormir, ou peut même survenir }>endant le s<mimeil ; ou bien il y a Une toux bruyante, conîme si les bronches étaient remplies de nuicus. (liamo est spécialement utile dans les rhumes amenés par les temps froids, venteux.

» Nux vom. est aussi indiqué dans les catarrhes, quand il y a la. sensation du nez bouché, mais ici il n'y a aucune sécrétion.

SamhueuH est indiqué dauFi It catarrlie, quand lenfanl gie lève en sursaut tout à coup comme s*il étouffait^

Sticta répond h une toux dure, .^èche, aboyante: le nez est bouché et se<î ; l'état réel est que la sncrétion nasale sè<'lie si rapidement qu'allé ne peut être évacuée

C/iamo. h nombre ôi) symptôme!^ gastriques. Elle est titil<* dans l'état bilieux produit par la colère. Nous la trouvons aussi indiquée 'dans la gastralgie, spécialement quatid les aliments infçérés semblent fesler comme un poids sur le^tomac. 11 y n d<* la distension «de rhypochondre. la langue est recouverte d'un ensuit blanc>-jainiiMre. et il y a un gotM ahier dans la bouche ; il y a des douleurs (le coliques dauï* Tabdonien. qui sont soula £Î<^t^s en buvant ^u\o 'tnsso de café»

M.VTiiim: Mi':i>i( ALi: ('i.imoi i: 'J'U

fliamn. ])roduit une (li.irrhé<* avec di's s<*Hos chaudes, vcrljaunâlre, d'une apparence <r(cufs brouillés, et souvent mêl(M?s de bik, causant de la douleur de l'anus, el ayant une odeur d'hydrogène sulfuré : c'est spécialement pire vers le soir ; elle a tendance à se produire pendant la dentition.

Chamo. est ici fréquemment suivie <le Sulphur, car les deux remèdes produisent les mOmes selles avec douleur de l'estomac. S'il y a beaucoup de ténesme a\ec ces symptômes, Mercuriu>i ^<[ le remède.

Si la selle est j)ire k^ malin, ei vient avec un jaillisseniont, il fini penser à PodopInjUnm.

(Immo. est un remèdo ineslimable dans les suites de couelies : il est ifidiqué, quand les douleurs du travail conunonceni diiis le dos el desi'emjenl <lans la j)artie inlerne des cuisses. Il y a une grande exiilatipu ijer\ous(' ; le lra\ail semble pxlr*>memenl iloidoureux. et ensuite rmmlenienl dcn locliien send)le foncé et tri»p profus. el les doubMirs d'inv<dulion violenles c\^ intolérables.

Chaîna, peul-ftire employée dans la menace d'avorlement eau-. ^<^e par la colère, quand les douleurs oui le caractère que }^ viens de décrire, et qu'il y a un flux de sang foncé.

Viburnuin est utile dans la menace ilavorlement quand ces •iouleurs descendent dans la ix)rtion inférieure de l'abdomen et \onl dans les cuisses. 11 arrêtera les douleurs, même s'il ne peut em pèche I' la fausse-couche.

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