‹ Matière médicale clinique de FarringtonChapitre 2 sur 59 · RÈGNE ANIMAL · texte numérisé non relu

RÈGNE ANIMAL

Nous commençons aujourd'hui noire élude des médicamenb tirés du règne animal. Je désire la commencer par quelques remarques sur leurs propriétés en général. Beaucoup des poisons animaux se distinguent par la violence et Tintensité de leur action, et par les altérations marquées qu'ils produisent à la fois sur les tissus et les fonctions. Le sang est souvent modifié dans sa composition et sa qualité. Le système nerveux souffre et souvent les tissus inférieurs sont atteints. La tendance entière de ces remèdes est de produire des maladies qui ne sont jamais d'un caractère stliénique,et toujours d'une forme destructrice, tendant ainsi à la mort locale aussi bien qu'à la mort générale du corps. Nous considérons donc ces poisons comme des médicaments qui s'adaptent aux maladies profondément situées, comme par exemple, celles qui s'accompagnent de changements dans la qualité du sang, ou qui affectent profondément le système nerveux. En conséquence, ils sont indiqués dans les fièvres typhoïdes, les inflammations érysipélateuses, la tuberculose des différents orgaftes et tissus du corps et beaucoup de ces dyhcrasies qui sont à la base des maladies aiguës

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et 1«9 qualifient. Si vous consacrez du temps à l'étude de cette portion de la matière médicale, plus de temps cjue nous ne pouvons en consacrer ici, vous trouverez qu'ils sont souvent nécessaires pour exciter la vitalité et diriger les forces vitales dans la bonne voie.

Vous trouverez aussi, que ces poisons animaux, sont aptes à agir sur l'esprit, spécialement sur Témolivité. Ils excitent k^s qualités les plus inférieures de la nature de chacun, et produisent un étal qui est réellement horrible. Certains éveillent la plus lascive concupiscence, la plus violente colère, et des passions d'une nature analogue. Ainsi nous pouvons trouver beaucoup de ces médicaments applicables à des perscjnnes atteintes de troubles de la raison, que ce soit le résultat de changements organiques ou fonctionnels du cerveau, ou la conséquence réflexe d'irrégularités dans les fonctions du corps.

Vous verrez dans cette table que nous possédons un grand nombre de remèdes dérivés du règne animal.

Moscbus, Gastoreum, Mephitis, Oleum animale.

Mammifères . ,\Uiippom9LneSf Castor équi. Lac vaccinum.

Lac defloratum. Lac caninum, Koumyss.

Vertébrés,. ( ^ Fel tauri, Fel vulpi, Pulmo vulpis.

^ .... (Lachesi8,Grotalus,Bothrops,Affki8trodon.

°P'^«'""**--Ulaps.Naja,Vipera.

Poi$9on$ : Oleum jecoris aselli.

Batraciens... : Bufo rana.

Mollusques : Sepiœ succus, Murex.

RAYONNis.. : Gorallium rubrum, Spongia, Médusa, Badiaga. Hémiptères., : Goccus cacti, Cimex.

Coléoptères ... : Apis mellifica, Vespa, Formica. AKTiGUhÉs.. .\Orthoptères. . : Gantharis, Doryphora. Hyménoptères : Blatta.

[Arachnides... : Tarentula, Mygale, Theridion, Aranea.

J'ai, pour la cojnmodilé de l'étude, divisé les substances animales selon leurs relations naturelles. Nous avons d'abord les Vertébrés. Dans cette grande di\ision du règne animal, nous notons d'abord les Mammifères, puis les Ophidiens, avec une. grande variété de serpcMits, puis les Poissons, <;t finalement les Batraciens.

Dans l'ordre di's Mannnifères, nous avons déjà toute une liste de remèdes ; mais ces membres du règne animal n'en composent qu'une petite portion. Il y a beaucoup de drogues animales dont nous ne connaissons rien que le nom : ils ont été

«mployés pour des individualités sans expériences spéciales. C'est un champ qui n'a pas été exploré entièrement, et aussi dont les recherches ont rencontré une grande opposition. Spécialement, la Cimex lactularius, la commune punaise des lits, a été condamnée ; mais cette opposition s*est étendue à tous les remèdes de cette classe, malheureusement. Je ne désire pas soutenir ces médicaments plus qu'ils ne le méritent. Nos connaissances, nos fautes, nos passions nous atteignent tous.

Considérant les Mammifères, nous notons d*abord le Moschus, et aussi une autre substance animale similaire, le Casloreum. Je les mentionne ensemble pour que vous vous les rappeliez comme deux substances qui agissent sur le système nerveux d*une manière semblable. Vous connaissez tous l'origine du Moschus; Castoreum est un produit analogue tiré du castor, et c'est un remède très utile pour les malades, spécialement les femmes, qui sont nerveux et ne réagissent pas après une fièvre typhoïde. Si, après que la fièvre a perdu sa force, la malade reste irritable, avec de la faiblesse et une sueur épuisante, Casloreum la remonte.

Nous avons maintenant le produit tiré de Tanimal que chacun connaît, le Mephitis pulorius. Ce Mephilis agit aussi puissamment sur le système nerveux. Si on le prend à basse puissance quand on est déprimé, il tonifie le système nerveux et guérit l'épuisement. Cependant rein|)loi ordinaire de Mephilis se trouve dans la coqueluche. 11 [)roduit une toux dure bien décrite, avec un spasme laryngé marqué et un cri particulier» J'ai trouvé, en employant ce médicament, que souvent en apparence, il rend le patient plus malade, alors qu'en réalité il tend à abréger le cours de la maladie. Quand les signes de catarrhe sont peu accentués et que le toux spasmodique est marquée, il faut choisir Mephitis. La toux est pire la nuit et aprè^s qu'on s'est étendu. Il y a une sensation de suffocation ; l'enfant ne peut expirer : quelquefois des convulsions s'ensuivent. Il vomit sa nourriture, quelquefois des heures après le repas. Les boissons pénètrent dans le larynx. Dans la coqueluche, vous pourriez comparer avec Mephitis, Corallium rubrum, qui a cependant l'étouffement avant la toux, et un grand épuisement après. La gêne de la respiration augmente en inspiralions répétées croissantes, l'enfant finissant par avoir la figure noire.

On pourrait penser aussi à Dr osera. Ce i^emède a des accès de toux aboyante, qui vient si fréquemment que le malade n'a pas le temps de reprendre haleine. Elle est surtout pire après minuit. L'enfantr se tient les doux hypochondres pendant In

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toux, et s'il n'y a pas d'expectoration, il vomit. Le malade peut avoir de la diarrhée contenant du mucus sanglant.

Mephitis a aussi été recommandé dans Taslhme des buveurs. On pourrait aussi l'employer dans l'asthme des phtisiques, quand Drosera échoue. Dans ce cas, vous pourriez penser aussi à Rurnex et Siicta. Le premier est à donner quand il y a aggravation à deux heures du matin. Le deuxième a été recommandé par le D' E. T. Blake, quand il y a en même temps céphalée avec sensation d'éclatement.

Le sujet de Mephitis semble avoir le pouvoir de supporter l'extrême froid. Il sent moins que les autres le temps froid. Il éprouve une sensation agréable à se laver à l'eau glacée. D'autres symptômes du médicament dignes d'être notés sont les suivants : douleurs errantes, avec besoin urgent d'uriner ; fines vibrations nerveuses, allant jusqu'aux os, causant de l'anxiété; se réveille la nuit avec de la congestion des jambes (aurum); les jambes sont mal à l'aisé, comme si elles allaient devenir insensibles ; imaginations vives, rendant impropre à un travail mental ; bavard, comme intoxiqué ; violente douleur dans la tête après une plénitude pressante contre le crâne ; têie lourde et engourdie ; la tête semble grossie ; lourdeur et pression dans le derrière de la tête, comme si on appuyait avec un doigt; rougeur et injection de la conjonctive ; diminution de la vue ; les lettres se brouillent et se confondent.

Nous avons ensuite Oleum animale. Son origine est semblable à celle de Casloreum et Moschus, C'est la sécrétion de !n jument, qui tend à exciter la passion du sexe opposé.

Nous avons maintenant Castor equi, qui est la substance rouge qui se développe à l'intérieur des jambes du cheval. Son principal emploi est dans les gerçures du mamelon, qui est crafiuelé et fendillé, presque détaché.

Nous en arrivons maintenant aux préparations de lait. Je ne vais pas les soutenir, vous devez être les juges. Aucun auteur, quelque brillant qu'il fût, ne devrait décider pour vous. Es sayez-les, pour que vous puissiez les connaître par votre pro pre expérience. J'ai fait des essais avec elles. La première est Lac vaccinum, ou lait de vache ; la suivante est Lac défloratum, ou lait écrémé. Ce dernier a acquis une telle vogue qu'on a pu lui faire moins d'objection qu'à aucun des autres. Il a été largement employé dans le traitement du diabète. Les malades sont engagés à boire une pinte de lait le matin, à midi, et le soir, cependant que toute nourriture contenant de l'ami don et du sucre est interdite. La quantité est augmentée graduellement jusqu'à ce que le malade consomme quatre ou cinq

pots par jour. Des expérimentations ont été faites sur Lac defloratum. Il a guéri un mal de tête intense, situé surtout dans la partie antérieure de la tête. Les douleurs sont d'un caractère kmoinant, et sont associées à de la nausée, des vomissements, une constipation opiniâtre, et beaucoup de frissons. Il réussit surtout chez les femmes anémiques. Rappelez-vous ces symptômes : femmes anémiques, mal de tête frontal avec battements, nausées, vomissements, et constipation opiniâtre.

Nous en arrivons maintenant au lait de chienne, Lac caninum. De celui-ci, je ne peux rien dire : il a été largement employé dans la diphtérie par un médecin de New- York. Koumyss, autre préparation de lait, n'est certainement pas sans valeur. Il est préparé par la fermentation du lait d'ânesse et très employé dans les plaines de l'Asie. Beaucoup disent que c'est une excellente nourriture pour les personnes faibles et anémiques et particulièrement pour les phtisiques. Il est rapidement digéré et est bien toléré par les estomacs faibles.

Nous avons ensuite deux substances : Fel tcuiri et Fel Vulpi qui ont été employées dans la constipation et raccumulation de gaz dans les intestins.

Pulmo vulpis a été introduit par Granvogl, qui, agissant selon la loi de « Signatura rerum », le recommandait dans l'asthme parce que les renards ont une longue haleine (!). Je vous le donne sans le prendre à mon compte.

Nous arrivons aux Ophidiens, Ici nous avons une grande classe de serpents dont je ne veux pas parler maintenant parce que nous entreprendrons plus loin leur étude.

Parmi les Poissons, je mentionnerai seulement l'huile de foie de morue, ou Oleum iecoris aselli. Elle est connue comme un grand remède de la scrofule, de la tuberculose et de la débilité. Elle est employée comme vous le savez, par les praticiens des deux écoles. Beaucoup de médecins disent qu'elle agit physiologiquement : c'est une erreur, c'est un médicament. Elle n*agit pas par l'huile qu'elle contient comme le dit le D' Hughes. S'il en était ainsi, pourquoi les autres huiles ne produiraient-elles pas d'aussi bons effets ? C'est un médicament complexe qui contient de l'Iode, du Phosphore, et d'autres substances. Le D' Neidhard, de cette ville, en a fait des expériences. Il donna le médicament à basses puissances à des expérimentateurs, jusqu'à obtenir ime liste de symptômes qu'il trouva être caractéristiques. Je vais vous donner un aperçu des symptômes : vous pouvez l'employer quand il y a des frissons courant dans le dos, de l'enrouement, et des douleurs dans la poitrine. Combien de fois vous verrez ces symptômes comme

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début de la tuberculose ! Il peut y avoir des douleurs ea coups perçants çà et là dans la poitrine ; le malade se plaint de brûlure par points ou dans une partie de la poitrine ; la fièvre est parliculièremeAt marquée le soir avec les paumes des mains brûlantes. La toux est sèche, avec une expectoration d'un mucus visqueux, gluant, tel que nous le voyons dans les premiers stades de la tuberculose. Tels sont les symptômes notés dans les expériences faites par un observateur consciencieux, le D*" Neidhard : ce sont les symptômes qui, lorsqu'ils se rencontrent chez un malade, ont été guéris par le médicament. Quand ils existent, vous pouvez donner Oleum iecoris aselli, soit en dilution, soit en nature, et le donner ainsi avec des bases scientifiques.

Nous en venons maintenant à Bufo rana, variété de crapaud de l'Amérique du Sud. La surface de son corps sécrète une substance huileuse qui a la réputation d'être un poison. Les femmes indigènes, quand elles sont fatiguées des importunités de leurs maris, mêlent à leur boisson celte sécrétion huileuso dans le but de produire l'impuissance. Des expériences ont été faites, et on a trouvé qu'il donne une très répugnante série de symptômes. Il cause une sorte d'imbécillité dans laquelle le sujet perd toute décence : il devient un masturbateur acharné et recherche la retraite pour se livrer à son attitude vicieuse. La masturbation et aussi les excitations sexuelles semblent causer des convulsions qui simulent celles de l'épilepsie. L'aura du début part des organes génitaux. Le patient peut aussi être pris do violentes convulsions pendant le ooïl. Cette forme d'épilepsie pour laquelle Bufo a fait le plusi est celle qui vient d'excès d'excitations sexuelles ou bien semble partir du plexus solaire. C-es symptômes sont souvent précédés d'une singulière irritabilité de l'esprit pendant laquelle le patient parle d'une façon incohérente, il est vexé de ce que son jargon n'est pas compris. Les convulsions elles-mêmes sont ordinairement suivies d'un profond sommeil. Il y a quelques années, le D' Payne a guéri avec ce remède un cas de péritonite dans lequel il y avait des comailsions répétées, finalement suivies de stupeur, inconvenance, froideur des membres, sueurs col)ieuses. J'ai récemment traité ainsi avec succès une femme, les indications étant des spasmes, avec des vésicules suppurantes sur la peau, la gorge, et le vagin. L'abdomen était extrêmement sensible, lui donnant la sensation qu'elle avait la même sorte de maux dans les intestins.

Nous pouvons maintenant comparer Bulo et les remèdes analogues. Indigo est indiqué dans les spasmes épilepliques qui

semblent venir d'une façon réflexe par irritation vermineiiBe. Il est souvent utile chez les enfants qui sont réveillés la nuit gar une horrible démangeaison anale. Mais il ne fait du bien que si le patient est d'esprit lourd, ou triste, ou timide. S'il est remuant, vif, il faut plutôt recourir à un remède vîf comme ;Viu: vom, ou Bu/o.

Artemisia vulguris est un excellent remède dans l'épilepsie, surtout causée par une frayeur ou par quelque excitation émotive. Les attaques sont répétées Tune sur l'autre, et sont suivies d'un profond sommeil.

Je peux dire que Bulo rana, semble guérir les vésicules cutanées, celles qu'on appelle bulles; celles-ci se rompent, laissant une surface à vif, de laquelle suinte un liquide iehoreux et excoriant.

Les mollusques nous donnent deux remèdesi Sepiae succus et !\/furex. Je les laisse actuellement de côté, pour y revenir plus tard.

Des rayonnes nous tirons quatre médicaments, dont le premier à mentionner est Corallium rubrum, ou le corail rouge, Il a beaucoup d'emplois, mais j'en mentionnerai seulement deux, Corallium rubrurn est utile dans la combinaison de In syphilis et de la psore. Il y a des taches lisses sur la surface du corps, surtout à la paume des mains : d'abord, elles sont d'une couleur de corail, mais finalement elles deviennent plus sombres et prennent la couleur cuivrée bien connue caractéristique de la syphilis. Corallium est aussi utile pour les chancres quand ils ont cette couleur rouge corail.

I^ coqueluche de Corallium rubrum a été nommée toux en fusillade, les paroxysmes venant très rapprochés les uns après les autres. Pendant le jour, la toux est brève, rapide, et d'un caractère résonnant. Quand la nuit vient, des paroxysmes marqués apparaissent, pires vers le matin. Ils semblent enlever complètement la respiration de l'enfant de telle sorte que, lorsqu'ils ont cessé, il tombe complètement anéanti. Dans colto toux de coqueluche, il ressemble à M^ephitis, que je vous ai déjà décrit.

Nous parlerons plus loin de Spongla avec les halogènes, le

Brome, l'Iode, etc.

Meduna, ou le poisson-gelée, a des effets qui sont presque identiques à ceux de Urtica urens ; il produit un rash ortie et a aussi une légère action sur les reins.

Badiaga,, l'éponge d'eau douce de Russie, a deux principaux points d'action, d'abord sur les glandes lymphatiques dont elle produit le gonflement avec induration* On l'a em-

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ployée avec succès dans les bubons indurés, spécialement quand ils onl été [)eu soignés. Là, le remède est analogue ù (\irho nnimalis. Il a aussi une action sur le cœur : il est utile dans les palpitations causées par une excitation agréable, semblable ainsi à Colfea et Phosphorus. Il n'est pas indiqué dans les maladies organiques du cœur.

Le Nitrite (Tamyle est de même indiqué dans les affections cardiaques fonctionnelles. Il agit d'une façon paralysante sur les nerfs vaso-moteurs. Il est utile dans la congestion des parties variées du corps, de la tête ou de la i>oilrine. La face devient congestionnée, et même bouffie et rouge. La respiration est très oppressée. Le cœur bat plus fréquemment, mais avec moins de force. Une sensation de constriction autour du cœur est ressentie. Le patient est obligé de s'asseoir. L'urine contient ordinairement une petite quantité d'albumine. Le patient est si susceptible que le fait d'ouvrir une porte lui donne une bouffée. Nitrite d'amyle est indiqué dans les bouffées de chaleur à la ménopause.

Maintenant, nous arrivons aux Articulés, insectes dont le corps est en segments, les guêpes, les abeilles, etc. Nous avons dans ce groupe beaucoup de remèdes. Aux hémiptères appartiennent C0CCU8 cacii et Cimex,

Coccus cacti est un petit insecte qui infeste les cactus de l'Amérique du Sud. Le principal usage du médicament est dans la coqueluche avec aggravation le matin. L'enfant se réveille le matin et est immédiatement pris d'un paroxysme se terminant par le vomissement d'un mucus clair, visqueux, pendant de la bouche en longs filaments. C'est un symptôme que vous devez vous rappeler. Je peux assurer que, lorsque cet état existe, il est positif que Coccus cacti, administré au début, coupe court à toute la maladie. De plus, Coccus cacii affecte la poitrine. Les sommets des poumons sont malades, et le patient tousse et crache un mucus visqueux.

Kali bichrom. et Senega sont les analogues de Coccus cacti dans ces conditions. Kali bichrom, a une toux sèche aboyante, pire le matin. L'expectoration, est fibreuse, mais jaune et non claire comme C. C.

Senega est utile chez les enfants joufflus. Il a une expectoration visqueuse, claire, comme du blanc d'œuf, mais la toux est pire le soir. L'expectoration est difficile à détacher. Si Tenfant est assez âgé, il se plaint de pesanteur écrasante dans la poitrine.

Cimex est un remède que je n'ai jamais employé. Il a été recommandé dans la fièvre intermittente.

Des hyménoptères, nous tirons d'importants remèdes tels que Apis mellifica, Vespa et Formica, Pour l'instant, nous les laisserons de côté.

L'ordre des Coléoptères nous donne Cantharis ; nous lo garderons pour une prochaine leçon. Nous y trouvons aussi Doryphora decem-lineata (punaise de pommes de terre). Il est très toxique et a été employé avec succès dans des inflammations de degré inférieur, par exemple, dans l'inflammation gonorrhéique quand les parties sont pourpres ou rouge sombre.

Dans les Orthoptères, nous avons un remède mentionné, Blatia. Les journaux ont relaté des cas d'hydropisie guéris par lui. Enfin nous avons les Arachnides ou araignées, que nous étudierons dans une future leçon.

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