LEÇON XXIV
Papavéracée»
Nous allons procéder à l'éliulo des Pai>avéracées, ordre do plantes dont nous tirons : Opium, Sanguinaria canadensis, et Chelidonium inajus. Comme ordre, elles agissent sur la circulation du sang, tendant à produire une narcose de degré plus ou moins fort, en excitant une plénitude des vaisseaux sanguins du cerveau. L'effet ainsi produit sur le sensorium donne tous l«s intermédiaires entre la tendance au sommeil et la stupeur. Ceci, vous le savez, est éminemment vrai pour YOpium, et à un moindre degré, de Sanguinaria et Chelidonium.
Opium.
VOpium est obtenu, comme vous le savez probablement, des capsules vertes du pavot, Papaver sonini[erum. Les capsules varies (non mûres), sont ordinairement employées pour sa fa bricalion parce qu'elles donnent l'effet le plus soporifique. Sous certains rapports, l'Opium est le médicament le plus remarquable de notre matière médicale. Vous sa\'oz que beaucoup tle médicaments exercent une grande partie de leurs effets grAcc aux principes actifs qu'ils contiennent. Ainsi la Belladone contient VAtropine; le Siramonium, la Solanine, Nux vomica, la ^irxjchnine', mais l'Opium semble en contenir un nombre sans fin, et chaque année semble en ajouter. Ces alcaloïdes variés dérivent de VOpium par des processus plus ou moins compliqués. Tous ont des propriétés très narcotiques en rapport avec ^''^lles de VOpium lui-même. L'action de certains de ces alcaloïd<*s est bien connue, tandis que nous ignorons encore l'action des aiîtres.
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La Morphine, {employée principalement sous la forme de sulfate), est probablement le mieux compris.
Elle est largement employée par les médecins de la vieille école en injections hypodermiques pour le soulagement de la douleur. Mais nous pouvons remployer comme remède homœopalhique. Dans des maladies si violentes que le cancer, la Mor phine a été donnée avec succès pour un de ses symptômes secondaires, lextrême susceptibilité à la douleur; les douleurs sont assez violentes pour amener des convulsions, ou pour causer des tremblements ou des secousses des membres; dans ces circonstances, la Morphine est un remède homœopathique.EUe ne guérit pas, mais soulage les douleurs, non pas comme un opiat en stupéfiant le patient, mais selon la loi de similitude.
La Morphine a la propriété de produire la tympanite. C'est un fait très important à vous rappeler, car il peut vous être nécessaire de différencier un début de péritonite des effets de la Morphine.
La Codéine, un autre de ces alcaloïdes, est un médicament utile dans le traitement de la phtisie. Il est indiqué dans cette toux sèche, irritante, qui tourmente le patient nuit et jour.
D'autre part, Codéine a causé et guéri le tremblement des muscles, spécialement des paupières. C'est un symptôme très désagréable ; il est quelquefois soulagé par Crocus.
VApomorphine cause et guérit le vomissement. Ce vomissement n'est pas de l'espèce de ceux pour lesquels on donne Ipéca, Tariar émet., Lobelia, etc. C'est un vomissement nerveux venant ordinairement du cerveau. VApomorphine produit le vomissement si elle est injectée sous la peau, bien avant qu'elle puisse avoir eu aucune action locale sur l'estomac. Ou peut utiliser cet effet du médicament dans le vomissement d'origine cérébrale et aussi pour cette maladie si désagréable dont souffrent beaucoup de gens, le mal de mer. Dans ces cas de vomissement cérébral on peut aussi penser à Bellad,, Glonoln. et Rhus tox.
Il y a plusieurs autres de ces alcaloïdes dont nous avons des expérimentations, mais rien qui ait été décrit d'une façon définie. Il y a aussi de nombreuses préparations faites avec l'Opium\ on les emploie largement dani? la pratique allopathique; mais nous n'avons rien à en faire, qu'à combattre les troubles qu'elles produisent. Ijes préparations variées à'Opium entrent dans la composition des mixtures pour la toux et des sirops calmants dont on use beaucoup dans la pratique populaire. Leurs effets sont pernicieux, surtout chez les enfants. Une autorité remarquable de ]a vieille école dit que l'usage du sirop
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^^almanl i^hei ks enfants est absolument répréhensiblo. Ola arrête leur croissance, les rend irritables et méchants, et nuit au développement du cerveau. \ux vom, est un des antidotes dans le cas de mauvais effets de préparations anodynes. Encore mi/»ux, peut-être, comme antidote, est Chamomilla, qui est indiqué quand les opiacés ont été donnés pendant quelque temps et ont produit leurs effets secondaires ; le petit malade ne dort pas ; les douleurs légères sont insupportables. Quand cet état existe, Chamo. est votre remède, que le malade soit un enfant ou un adulte.
On n*abus6 d'aucune drogue, allopathes ou homœopathes (0 autant que celle que nous étudions ici. Je voudrais avoir à la fois l'occasion et le talent de convaincre les praticiens de la vieille école de Tabsurdité de leur usage indistinct des opiacés, et je voudrais encore plus <lissua<lor les homœopathes de cacher leur ÎQfnoranco derrière les effets anodvns d'une dose occasionnelle de Morphine ou de Laudanum ; les uns ignorent d'autres manières de diminuer les douleurs; les autres, trop paresseux pour étudier leurs c^s, cherchent le soulagement de leurs malades dans les anodvns. Si vous leur ptarlez de leur pratique anti-scientifique, ils vous répondront : Mon devoir est de soulager la douleur. A quel prix, devez-vous faire ce que vous savez mauvais ? Non mais comment^ le trouvez-vous mauvais ? Je vais répondre par un bref résumé du modus operancLi d'Opium, et alors si je n'ai pas réj)on(hi à la question, je ne ferai plus d'objections aux ano<lyns.
A petites doses, VOpium a })rimitivemcnt un effet passager hilarant.
Il semble ce[)endant affecter davantage la sphère émotÎAe que la sphère ÎTitellecluelle. Il semble qu'on soit flottant dans l'air, indépendant des lois de l'espace et de la pesanteur. L'imaginalion a libre carrière. Si la dose est accrue, soit en quantité, soit par ime répétition fréquente, il s'ensuit un état de sommeil. Ce sommeil varie depuis ime sensation agréable d'assoupissement facile jusqu'à la stupeur la plus profonde. Cet effet narcotique et anodin de VOpium est le résultat de Taccroissement de la circulation sanguine dans le cerveau. Il le fait, non seulement pn aufjmentanl la quantité de sang fournie au cerveau, mais aussi en empêchant son retour vers le ccriir.
laissez-moi faire une petite digression et parler de l'explicalion physiologique du sommeil. ïlammond a montré (jue, dans <'el état, la quantité de sang circulant dans la cavité crAnienn? est très diminuée. Si vous donnez VOpium pour produire le sommeil, que faites-vous ? Produisez-vous l'anémie du cerveau?
Non, mais justement l'inverse. Je vous demande donc si Tadmînislration des opiacés pour leurs effets anodyns est rationnelle?
Revenant aux effels de V Opium, la face devient rouge foncé, et gonflée par la distension des vaisseaux sanguins. Plus la stupeur est profonde, plus la face est foncée. Il peut même survenir une couleur brune. Les pupilles se contractent. Le pouls est plein et lent. La respiration est profonde, et comme la stupeur augmente elle devient plus pesante et finalement, stertoreuse. Quelle est la signification de ce stertor ? Cela signifie que lorsque les effets toxiques de YOpium augmentent, un état parétique et finalement paralytique des muscles du voile et des joues apparaît. Ces parties étant ainsi complètement relâchées, sont re poussées à chaque mouvement respiratoire. Le pouls est plein, arrondi et lent, montrant que le cœur agit avec le plein volume de sang, mais non avec sa rapidité ordinaire. Le cas augmentant d'heure en heure, on trouve un tableau de paralysie complète. Je vous en donnerai l'application pratique en parlant de la fièvre typhoïde. Les sphincters se relâchent, de sorte qu'il y a échappement involontaire des fèces et des urines. Il y a écoulement de salive par la mâchoire inférieure, et finalement la mort survient.
Dans ces cas l'autopsie montre que les circonvolutions cérébrales sont aplaties, que lep vaisseaux de l'axe cérébro-spinal sont engorgés de sang, et qu'il se produit une effusion séreuse méningée et ventriculaire.
Tels sont les symptômes de l'empoisonnement aigu par YOpium.
Ces phénomènes dépendent de l'action de l'Opium sur les nerfs. De l'irritation vient la brève excitation du début. De la paralysie consécutive vient l'assoupfcsement, le relâchement musculaire, et le coma. Dès le début, les vaisseaux sanguins sont surchargés de sang, ce qui augmente graduellement jusqu'à ce que l'état so poreux survienne. Maintenant, je vous le demande, est-ce rationnel de soulager la douleur avec une substance qui paralyse et soulage en enlevant, non la maladie, mais la possibilité de sentir, la conscience de la souffrance ?
Quels sont les effets produits par l'usage habituel du médicament ? IjC premier effet, c'est celui que je vous ai déjà décrit d'une activité rêveuse de l'imagination. Plus tard, par la continuation de l'usage de la drogue, tous les tissus du corps sont atteints. La peau devient sèche et d'aspect malsain et pend en plis, les membres sont émaciés, et l'intelligence est obscurcie.
I^ meilleur antidote de YOpium est le café noir fort, donné d'une façon répétée ju^w^u'à ce qu'il y ait des signes de réac-
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don. En plus, il faudrait employer rélectricité. Il faut aussi eniever du poison ce qui peut être resté dans Teslomac par un vomitif ou la pompe stomacale, et forcer le patient à marcheç pour prévenir l'état de stupeur.
Opium a été assez décrit pour q\ie vous puissiez voir facilement dans quelles classes de maladies il est indiqué.
Vous voyez le tableau de YOpium dans la fièvre typhoïde avec profonde congestion cérébrale ayant comme résultat la paralysie du cerveau, l'écoulement de la mâchoire inférieure et la respiration stertoreuse. Souvent, quand YOpium est indiqué dans celte maladie, le corps est baigné d'une sueur chaude.. Celte sueur n'est pas critique ; elle est d'un mauvais pronostic. C'est un symptôme de l'approche de la mort en ce que c'est le résultat de la paralysie des glandes sudorifiques. Ce symptôme se trouve aussi avec Stramonium,
Dans la fièvre typhoïde avec menace de paralysie du cerveau, il faut vous rappeler Lachesis, dont je vous ai décrit les symptômes à propos de ce médicament, et aussi Hyosc.^ qui a la respiration stertoreuse ; mais il y a des différences, comme vous l'apprendrez.
Dans un cas où un p.N)fond coma ne fut pas soulagé par Opium, Apis rétablit le malade.
Opium doit être envisagé dans le traitement de l'apoplexie. Il est tout à fait naturel de supposer qu'un remède produisant une telle plénitude des vaisseaux sanguins du cerveau pourrait, chez des personnes prédisposées, causer facilement leur rupture et les symptômes copsécutifs d'une extravasation sanguine dans la substance cérébrale. On doit être amené à penser à Opium par la couleur de la face, par la respiration stertoreuse, et par la rigidité tétanique du corps. Il est spécialement indiqué dans l'apoplexie des buveurs. Opium succède à Bellad. dans l'apoplexie.
Dans l'apoplexie survenant chez les buveurs, il faut aussi penser à Baryta carb. et Lachesis.
Arnica est indiqué dans l'apoplexie quand le pouls est plein et fort, la paralysie est du côté gauche et il y a une respiration stertoreuse.
Apis est nécessaire quand le coma n'a pas été soulagé par Opium.
Pour l'apoplexie avec convulsions, penser à Bellad., Hyosc, ÏMchesis et Opium,
Pour l'apoplexie suivie de paralysie. Arnica^ Bellad.^ Lochesw, Nux vom.y et Rhus,
Quand elle est suivie de perte de l'intelligence, Helleborus,
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Opium est utile dans la mani« a potu ou delirium tremens. Il est spécialement indiqué chez les vieux viveurs, chez ceux dont une longue vie d'excès a entièrement détruit la constitution ; chez ceux qui ont eu la maladie à plusieurs repri&es. Il leur suffit de prendre une petite quantité de liqueur pour retomber dans le délire. La face offre une expression constante de crainte ou de terreur. Ils ont des visions d'animaux surerissant des différentes parties de la pièce. Ils s'imaginent voir des fantômes, des démons, etc., avec lesquels ils conversent, quoiqu'ils soient terrifiés par le sujet de leurs visions. S'ils arrivent à dormir, le sommeil a le caractère stertoreux que nous avons noté.
Il y a plusieurs remèdes qui, s'ils sont donnés assez tôt, peuvent tirer vos malades atteints de delirium tremens sains et saufs de l'attaquo. J'ai déjà mentionné Opium ; un autre est Lachesif^; celui-ci est parliculièroment indiqué quand les malades ont des visions de serpents et d'autres objets hideux, une sensation dans la gorge comme d'étranglemoni, cl des réveils en sursaut^ c^mme par un rêve.
Un autre remède est Stramonium, vers le(juel \ous î*erez guidés par la violence des symptômes. I^e patient se lève de son sommeil avec une horreur absolue, des visions d'animaux venant vers lui de tous les pointas de la pièce ; il fait des efforts pour s'échapper ; sa face est rouge brillant.
Un autre encore est Cannabis indica, ou le Hashisch. C'est un des meilleurs. Il n'a été donné qu'A basse dilution. Les symptômes qui semblent le caractériser .sont les erreurs de perception de temps et dVspace.
Dans d*aiitres cas, nous a\'ons à employer Arsenic quand il y a de la peur de la morl et quand le malade ne veut pas permettre d'être laissé seul.
Un remède souvent oublié, mais utile cependant est Calcarea ostr. Dès que le patient ferme les yeux, il a des visions qui le forcent à les rouvrir de fraveur.
On peut employer Opium dans le choléra infantile quand la face est rouge ou pâle, et que ce symptôme est accompagné d'une stupeur, qui avance vers la terminaison fatale ; les pupilles ne réagissent plus ou j)ou à la lumière. La maladie semble commencer par atteindre le cerveau ; il n'y a encore ni diarrhée, ni vomissement: l'enfant semble avoir été empoisonné. Opium administré « un malade, dans cet état le ramènera h la conscience.
La diarrhée s'établit, et la maladie marche naturellement vers la guérison. Ce remède peut aussi être donné quand il y a wu
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manque de vitalité et quand le médicament bien choisi refuse d'agir. Le malade est soit engourdi, soit assoupi. Il est tout aussi utile dans ces cas que Carbo veg,, Sulphur, Valerian^ Ambra grisea^ Psorinum, ou tout autre des remèdes indiqués pour le manque de réaction. Dans d'autres cas encore de choléra infantile, Opium est indiqué lorsque, après la cessation de la diarrhée, la stupeur s'installe.
11 y a un remède que je veux vous donner ici, mais avec quelque réserve, parce que c'est une présentation à rebours, je ^'eux dire qu'on l'a employé cliniquemenl avant d'avoir fait des pathogénésies, c'est le Ferrum phosph. Il est indiqué dans le choléra infantile quand les évacuations intestinales sont fréquentes ; en vingt-quatre heures l'enfant est fortement diminué et tombe dans la stupeur, avec une face rouge, des pupilles dilatées, du roulement de la tête, el un pouls mou, plein. Nous savons que le fer a cette sorte de pouls ; nous savons que la congestion appartient à toutes les préparations de fer. Dans une de mes observations avec les symptômes ci-dessus, Bellcui. et Sulphur^ donnés à leur tour, n'avaient pas réussi. Je donnai alors Ferrum phosph,, et en douze heures l'enfant revint à In conscience et est actuellement vivant.
Vous pouvez aussi employer Opium dans la suppuration des poumons survenant chez les gens fortement adonnés à l'usage des liqueurs toxiques : la respiration est lafoorieuse, et accompagnée d'accès d'étouffenients ; la face devient bleue pendant la tciux.
Une autre affection dos i)oumons survenant chez les buveurs, XUémoptysie^ demande Opium quand la poitrine est chaude el les membres froids ; la toux est violente, et accompagnée d'une expectoration de mucus écuniani et de siuig ; avC/C cette toux le malade est assoupi.
Ant, tari, aussi a la toux avec assoupissement et bâillement.
Nous trouvons Opium quelquefois indiqué dans les spasmes, spécialement quand ils surviennent comme le résultat immédiat de la frayeur ou de la colère ; ou quand un bébé a des convulsions après une frayeur de sa nourrice ; le corps est dans un état de rigidité tétanique ; le spasme débute par un cri à haute voix; il y a de l'écume à la bouche; la face devient rouge sombre, ou même pourpre, et le corps est souvent baigné d'une sueur chaude, un sommeil profond, ronflant, suit le spasme.
Opium cause et guérit la constipaiion ; une constipation dans laquelle il y a de l'inertie du rectum el de tout le tractus intestinal ; les intestins n'ont aucune tendance à fonctionner ; aussi ils s'encombrent de matières : les gaz s'accumulent dans la por-
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tion supérieure des intestins et compriment en haut la poitrine. Ce symptôme est très commun après les maladies débilitantes ou de longue durée. Dans ces cas j'ai l'habitude de donner Opium à doses répétées jusqu'à ce que se produisent des douleurs de coliques ; ceci indique la reprise de l'action péristaltique intestinale. J'ordonne alors une injection d'huile de noix de cacao ou de savon et d'eau pour ramollir les masses fécales, et une facile évacuation des intestins en est la conséquence.
La selle d'Opium dans son tableau complet consiste en petites boules dures, sèches, noires. Cette forme de constipation nous rappelle celles d'/l/umma, Plumbum, et Bryonia.
Bryonia a la constipation avec inertie du rectum i les selles sont grosses et sèches.
Plumbum ressemble tout à fait à Opium, mais il y a de la constriction spasmodique de l'anus ; les selles consistent en boules noires dures.
Alumina a l'inertie du rectum avec selles dures, sèches, noueuses, mais souvent accompagnées de matières molles.
Dans la tympanite^ ou accumulation de gaz, comparer Opium avec Terebinthina, Lycopodium, Carbo veg., Colchicum, et Raphanus.
Le symptôme caractéristique appelant ce dernier remède dans la tympanite est que le patient ne rend de gaz ni par en haut ni par en bas pendant des jours.
• Opium peut être employé dans les troubles de la vessie , spécialement dans la rétention d'urine. Il est indiqué quand cette rétention est le résultat d'une frayeur, et à la suite de Taccouchemenl. J'ai confirmé à deux reprises ce dernier symptôme
Dans la rétention d'urine après raccouchement, comparer avec Opium, Hyosc, Causticum, et Arsenicum, Dans la sup pression d'urine, vous pouvez penser à Stramonium, Zingiber. Lycopodium, et Pulsatilla.
Le pouvoir de YOpium de causer des rides de tous les tissus du corps suggère son emploi dans le marasme des enfants. Le malade est ridé et ressemble à* un petit vieillard desséché ; la stupeur caractéristique de YOpium est présente.
Quand l'état ci-dessus décrit a été produit par Opium, on peut employer comme antidote Sulphur, Arg. nitr., ou Sarsaparilla. Muriatic. acid. est le remède pour la débilité musculaire permanente qui suit l'usage de YOpium.
Nous pouvons trouver Opium indiqué dans cet état très dangereux, Yocclusion intestinale. Il y a de violentes douleurs de coliques et des vomissements de matières fécaloldes.
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Dans la colique, on peut le donner quand il y a un fort tympanisme ; il y a beaucoup de renvois sans soulagement.
Quelquefois nous trouvons Opium utile dans la métrorrhagie, après l'accouchement ou non. La malade est agitée ; les draps lui semblent chauds ; elle a sommeil, mais ne peut dormir.
Dans les fièvres autres que la typhoïde, on peut le donner quand le frisson est accompagné de chaleur de la tête, et de grand assoupissement ; le corps est d'une chaleur brûlante, même couvert d'une sueur abondante ; désir de se découvrir ; uicoiiscience ; sensation comme si ses jambes appartenaient à quelqu'un d'autre (comp. Bapiisia et Sîranwnium).
La fièvre puerpérale demande quelquefois Opium, spécialement quand elle est causée par la frayeur. Il y a une hyperexcilation de tous les sens ; les sons même éloignés fatiguent le malade ; l'écoulement utérin est très fétide ; le cas offre un élat voisin de la stupeur.
Dans l'hémorrhagie utérine, comparer Bellad., qui a un flux de sang brillant, semblant chaud au médecin et à la malade.
Hyosc, a aussi ce symptôme, mais avec ce remède, il y a beaucoup de secousses spasmodiques du corps.
Vous verrez par ce que j'ai dit qu'Opium est un médicament de valeur pour les mauvais effets de la frayeur, que cette émotion produise des convulsions ou de la diarrhée.
Vous vous rappellerez Gels,, Pulsatilla et Verairum comme utiles dans la diarrhée après la frayeur.
Pour les effets chroniques de la frayeur, rappelez-vous Nuit uni mur,, Siliceaj et Phosph. acid.
Opium, comme Bovista et Arnica, est utile pour le mauvais effet de l'inhalation des vapeurs de charbon de bois.
Dans les spasmes des poumons, comparer Moschus et Ipéca.
Drosera est pareillement indiqué dans la toux spasmodique de la phtisie, survenant le soir, pouvant revenir après minuit. Chaque effort pour expulser un peu de phlegme se termine par des renvois et des vomissements.