‹ Matière médicale clinique de FarringtonChapitre 25 sur 59 · LEÇON XXVIII · texte numérisé non relu

LEÇON XXVIII

Coniféros et Euphorbiacées

Je ne peux pas m'abslenir d« mentionner un symptôme de c-eX Ahies tilfjrn^ symptôme qui a été fréquemment confirmé. Jo veux parler de l'appliration de la drogue dans la dyspepsie (inand le malade se plaint d'une sensation comme s'il avait avalé quelque substance impossible à digérer, qui se serait col- Ifîo à l'extrémité cardiaque de l'estomac. C'est le principal symptôme et la clef de ce médicament. On trouve aussi la dépression d'esprit, rhypochondrie et la constipation, qui accompagnent la dyspepsie.

Je suis aussi obligé de gliss-er sur Sabina à cause du manque de temps. Vous savez que c'est un remède dans le traitemont des maladies ulérines, et un remède pour prévenir les menaces d'avorlement, spécialement au troisième mois. Je dirai brièvement quels sont les symptômes qui l'indiquent : douleur qui commence dans le dos et va autour et au travers des os iliaques, douleurs tirantes et douloureuses, qui sont si communes dans l'avorlement: et douleurs qui passent, perforantes, du sacrum au pubis. Ce dernier symptôme est très caractéristique de Snbina. En plus de ces douleurs, il y a un écoulement de sang rouge brillant coagulé, augmentant à chaque mouvement. On peut aussi employer Sabina dans l'hémorrhagie poslpartum, quand le placenta est retenu et qu'existent les symptômes que je viens de mentionner.

Terebinthina est un médicament dont ont beaucoup abusé les médecins de l'ancienne école: aussi il a été très négligé par les homopopathes. Par répulsion pour les mauvaises conceptions des médecins de la vieille école, nous nous privons souvent d'un médicament. Tout ce que j'ai le temps de dire sur Terebinthina, c'est que sa principale action est sur les reins et sur la vessie. Quand vous trouvez une métrite, péritonite, fièvre ty

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phofde ou scarlatine, ou, en fait, une maladie sérieuse d'un caractère déprimant, avec les symptômes rénaux suivants, Terebinihina se présente comme votre remède : profondes douleurs dans la région des reins, brûlures dans les reins, douleurs s'étendant des reins en bas, le long des uretères, brûlure pendant la miction, strangurie, urine albumineuse, et d'une façon très caractéristique, urine foncée, nuageuse, d'apparence fumeuse, comme si elle contenait du sang décomposé, ce qui existe réellement. L'état pathologique réel des reins dans ce cas, n'est pas celui de la néphrite aiguë, ni celui d'une formation fibrineuse dans les reins, mais un état de congestion rénale, avec suintement de sang dans le bassinet. Quand les symptômes uri- .naires ci-dessus sont présents, vous pouvez donner Terebinthina avec confiance, quelle que soit la maladie du patient.

Terebinthinn agit souvent puissamment sur les muqueuses. Il produit de la brûlure dans les c^inaux aériens avec une exjKîctoration petite, très difficile à détacher.

Pix liquida n'a (pK» doux symptômes dignes d'être notés. L'un procède de son action sur l<'s poimions. X'ous pouvez le donner avec confiance dans les processus suppurât ifs affeclaul, le poumon gauche, avec douleur au .T cartilage costal îçauclie.

Anisum stellalum a la même douleur, mais f<-i elle se rapporte au 3* cartilage costal droit, (es symptômes de Pi,r et Anisum ont maintes el maintes fois démontré leur action.

Les remèdes ayant des douleurs dans le côté gauche de la poitrine, et qui sont dignes de mention, sont : Mijrtus cnmmiinis (partie supérieure), Sumbul (beaucoup de douleurs), Fluoric acid., Oxalic acid,, Acinca rnr, (sous le mamelon), Lilium (à travers le cœur ou à travers le sein jusqu'au dos), Kali carh., Sulphur (à travers le dos), Sarsaparilla (du dos h travers le côté gauche de la poitrine), Pulmiilla nuftal (côté gauche, sous le bras près du dos). (Uiaificum (points vers les trois premières côtes, crachats purulents), Theridinn, Phosphovus^ et Silicea.

Pix liquida cause aussi une éruption spécialement sur le dos (les mains : craque, démange, la nuit d'une façon inlolérable, et saigne par le grattage.

TniMA on inKNTAiJs.

Lhistoire de l'introduction de ce médicament est un j^etil roman. Hahnomann reçut un jour un malade, qui se plaignait de certains symptômes vers les organes géliitaux, qui étaient jHmr dire le moins, sus^iects. Il y avait un écoulement purulent

épais par Turèthrô, avec douleur en urinant. Il y avait aussi de petits boutons, accompagnés de démangeaisons, sur le gland, et du gonflement de ces parties. Hahnemann dit au malade qu'il avait contracté une blennorrhagie. Ceci fut énergiquement nie par le malade qui était, d'ailleurs, un séminariste. Cependant, sur le principe admis dans toutes les cours, de considérer un homme innocent jusqu'à ce qu'il soit démontré coupable, Hahnemann décida de ne donner aucun médicament au jeune homme, et lui dit de revenir dans trois jours. A la fin de ce temps, il revint guéri. Hahnemann fut ébahi, Il questionna étroitement le patient, mais ne trouva aucune cause. Le jeune homme se souvint cependant que, se promenant dans un jardin quelques jours auparavant, il cueillait quelques feuilles de l'arbre de vie^ (thula) et les mâcha. Cela amena Hahnemann à rechercher les propriétés de Thuia, quand il découvrit que le séminariste avait dit la vérité.

Cependant Thula ne doit pas être immolé au sycosis, parce qu'il a d'autres actions intéressantes sur l'économie, spécialement sur le système nerveux.

Cependant que vous devez vous rappeler que ces phénomènes nerveux peuvent avoir une base sycotique, il faut aussi savoir qu'ils peuvent exister sans la présence d'une tache semblable. Grauvogl nous parle de la constitution hydrogénoïde dans laquelle le poison gonococcique agit avec le plus de virulence. Si quelqu'un ayant cette constitution contracte la maladie, il est plus apte à garder l'infection constitutionnelle. Cette constitution peut même exister indépendamment de l'infection sycotique. Parmi ses victimes, la vaccination est surtout dangereuse. Quand vous trouvez un malade souffrant de la vaccination, le virus étant pur, vous pouvez compter que le malade appartient à la constitution hydrogénoïde. Nous avons deux antidotes pour ces mauvais effets de la vaccination, Silicea, qui répond à presque tous les symptômes, même les convulsions, et Thuia^ spécialement si la diarrhée en résulte, et si les pustules vaccinales sont très grandes. C'était en raison de ce dernier symptôme que Bœnninghausen recommandait Thula dans la variole. U le donnait dès que les vésicules commençaient à devenir pustules, et il disait avoir ainsi empêché les cicatrices.

Mais revenons à l'étude de l'action de Thula sur le système nerveux. Le malade montre un état de hâte et d'impatience. Il parle avec rapidité. Ses mouvement sont actifs et hâtifs, d'une façon qui n'est pas naturelle. Il a un tempérament facilement excitable: des riens l'excitent et le mettent en colère. Des émotions plus douces sont réveillées. Par exemple, la musique

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cause des pleurs et du Iremblement des pieds. Il y a une forme de folie ou de manie dans laquelle vous trouverez Thuia le seul remède et c'est celle dans laquelle il y a une idée fixe dans l'esprit du patient, qu'il est fait d'une substance cassante, et il ne permet pas qtfon l'approche de peur d'être brisé. Ce n'est pas l'état d'^nfim. crudum. Ce n'est pas une irritabilité de l'esprit qui fait repousser tout et tout le monde, qui ne permet même pas qu'on le regarde, mais c'est un symptôme qui vient d'une idée fixe, quant à la composition de son corps.

Une autre caractéristique singulière de Thuia en est une qu'on rencontra pour la première fois chez une vieille fille. Elle éprouvait une sensation comme si elle avait dans le ventre un enfant vivant. Ce symptôme a suggéré Thuia dans la fausse gros-

Avec ces symptômes du système nerveux indiquant le médicament dans la mélancolie et d'autres formes de folie, nous trouvons qu'il y a beaucoup de troubles dans la circulation, ébullition du sang, pulsations par tout le corps, anxiété précordiale. Nous trouvons aussi des formes variées de névralgies. Ainsi, il est indiqué dans la forme de céphalée connue comme clou, dans laquelle le malade a une sensation comme si un clou était enfoncé dans le vertex, ou dans l'une ou l'autre des éminences frontales. Thu/a peut aussi être employé dans la névralgie affectant soit la tête, soit la face, ou les deux. Les douleurs sont d'un caractère poignardant intense, et sont presque insupportables. Si le patient se relève et s'assoit, ces douleurs l'amènent presque à la distraction, elles peuvent même produire l'inconscience. Aussi il reste dans la position horizontale. I-es doueurs paraissent commencer vers la face, vers les os malaires et les yeux et aller en arrière de la tète. C'est une névralgie qui nous fait penser à celle de Spigelia, mais que nous distinguons de celle de ce dernier remède par la direction des symptômes avec Spigelia, les douleurs commencent derrière la tête et vont en avant.

Après avoir détaillé ces symptômes nerveux uniques, j'en viens à établir l'application de la drogue au sycosis. Rappelezvous que ces phénomènes nerveux peuvent ou non avoir une base sycotique. Thuja est un remède qui tend à altérer la constitution sycotique, à changer le sol sur lequel le poison se développe. Il y a deux éléments qui développent la maladie: ce sont les éléments de la maladie elle-même, et ceux de la constitution sur laquelle elle évolue. La constitution sycotique dont j'ai parlé modifie toute maladie subséquente, et cela, qu'il y ait ou non d'écoulement uréthral.

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Dans la gonorrhée, vous pouvez employer 7Vm/a quand Téoouleinent est peu aboudanl et verdàlre et qu'il y a une (loueur (le brûlure pendiuit* la miction; Après la miction, il y a une sensation comme s'il y avait une goutte d'urine restant en arrière. Des verrues ou des condylomes apparaissent sur les parties gé nitales, à Tanus, vers le [)érinée, et sur les surfaces muqueuses. J'ai traité un cas dans lequel une verrue s'était formée sur le c<»ntre de la langue. Klle fut rapidement guérie })ar T/iu/a. Ces verrues jxnivenl avoir un aspect grenu, ou elles peuvent a\oir une forme de chou-fleur. Des excioissiuices en chou-fleur {leuvont spécialement se développer sur le col de l'ulérias. Dans d'autres cas, ces verrues sont humides et laissent suiutor un liquide gélatineux. Quelquefois nous trouvons des ulcérations sur les parties génitales, et elles ont beaucoup l'apparence ikî petits chancres. Klles ont une base jaune, dure, avec des bords durs. De tels ulcères sonl très oarctéristiques s'ils paraissent s'être développés sur des verrues. (Juelquefois nous notons de profondes fissures, ou des sillons près de l'anus, sur le périnée, le scrotum, ou le gland. Klles sont très profon^les et eouvertets de pus. Il y a une sueur d'odeur douce sur les organes génitaux. I^i'S faoes internes des cuisses sont rouges et excoriées. IjCs testicules sont souvent pris, l'un ou l'autre de ces argqnes élanl tiré en l'air par suite de la contraction du créiaaster. Le testicule est gonflé et douloureux comme s'il était écrasé. Il peut y avoir de la balanorrhée, c'est-à-dire de l'inflammation purulente de la surface interne du prépuce et de la couronne du gland.

Dans les organes féminins nous trouvons les excroissances en chou-fleur, que j'ai mentionnées, des productions fongueuses d'origine vénérienne sur les parties génitales, des condylomes avec une leucorrhée verte épaisse, correspondant au petit suintement visqueux jaune verdAtre de l'homme.

Une fois encore, si une gonorrhée est c>oupée par une injoc*tion, par le froid ou par toute autre influence, des symptômes constitutionnels peuvent se montrer, qui demandent' Thii|a. Ce remède est spécialement indiqué si la complication est du rhumatisme articulaire, ou de la prostate. La chevelure devient sèche et se fend aux bouts, le cuir chevelu écaiUeux et couvert de croûtes sèches.

Thuia est même le remède quand l'iritis apparaît, spécialement quand elle est iicconipagnée de condylomes sur Tiris, Les paupières sont enflanunées et ont aussi un aspect verruqueux.

L'ozène peut être une complication additionnelle. Quand Thuia est indiqué, l'écoulement est épais et vert.

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Lu symptôme très <x)uuuun indicatif d'un fond sycotlque, pour lequel vous pouvez employer Thuia, est la <:<irie des racin<\s des dents, leurs couronnes ayant une appareiw^e normale. D'autres symptômes dignes de mention sont des pustules, qui ont une ressemblance considérable avec celles de Tarlar uniiic,, et un frissonnement pendant la miction, de la nervosité et <Ie l'agitation aussi bien jour que la nuit. Il y a encore une propriété singulière de Thuia, qui est de ramollir les tissus durs, naturellement durs, connue les ongles. Ainsi s'oxplique la i)ossi bilité pour le Thuia de guérir les verrues ; il les ramollit el cause leur absorption.

Thuia a une action spécifique sur la sclérile.

Thuia est aussi un remède dans la scrofule et le marasiu^,. De tels cas ne sont pas nécessairement sycotiques, mais ils iml précisément des constitutions favorisant le développement de cette infection. Ijbs selles sont aqueuses, gargouillantes, expulsées avec force, et sont pires le jour a[>rès le déjeuner, et ac compagnées de beaucoup de gaz bruyants : teigne ciliaire, écail les sèchyes, comme du son : cils irréguliers et imparfaits; los ou fants sont ventrus; ils crient en se réveillant, et si)nt longs à être complètement réveillés.

Nous allons maintenant considérer les remèdes semblables à Thuia dans les conditions ci-dessus mentionnées, lu des alli(*s les plus proches de Thuia est Puisât., en ce (juil a l'ozène avec 6oou]en>6n<t verdâtre, épais. Dans la blonnorrhéc aussi, les remèdes ont le même écoulement, plus épais a\ec Pulsaiilla. Et le rhumatisme, lorchite, la prostatite d'origine rhumatismale sont tout aussi caractéristiques de Puis, et de Thuja.

Kali hich. est utile dans lozène sur\enant sur des constitutions sycotiques, récouloment étant j^umatre ou plus sou\ent verdâtre. On sent son nez sec d'une fa<;on anormale. Des masses épaisses verdâtres sont expulsées des parties rétro-nasales.

Nitric, acid. ressemble à Thuia pour les condylomes ou les verrues. 11 est aussi utile pour les ulcérations, cpiand elles ont un contour tout déchiqueté, et riiy|)ertrophie <Ips auiyplales. que ces affections soient d'une origine sypliilitique ou gonococ cique, Nitric acid. a aussi la fissure humide de l'anus (qui existe comme vous le savez avec Thuia) la balauorrhée. et la leucor rhée peu épaisse, verdâtre. \itric acid. a cx?peudanl, i)oup le distinguer de Thuia, plus de douleurs dans les os, s[)écialement dans les endroits dé[>our\us de revêtement musculaire comme le long du tibia, et sur le sternum et le crâne.

Siaphisagria s'applique aux condylomes longs et filiformes. L'éconoiyiie est généralement corrompue, comme le montre Tas-

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pect sal« ot maladif de la face, l-es cercles sombres autour des yeux, les gencives spongieuses, la peau blanc -jaunâtre, et la grande débilité. Il est spécialement indiqué quand il y a eu une mercurialisation antérieure. Il y a généralement de Tinduration de l'un ou de l'autre testicule.

Je veux mentionner Jacaranda. C'est une plante sud-américaine, qui a été expérimentée en premier par Muir. C'est un excellent remède pour la balanorrhée ou pour les petits chancres rouges, ou pour les maux ressemblant à des chancres venant sur la verge. Les conclusions expérimentales en font un bon remède.

Corcdlium rubrum, est un excellent remède pour les ulcéra tions chancriformes qui sont très rouges.

Mercurius ressemble à Thuia dans l'iritis, dans la balanorrhée, et pour l'écoulement uréthral vert et dans le rhumatisme. La différence est celle-ci: avec Mercurius, la sueur aggrave les symptômes, comme le fait aussi la chaleur du lit. Thuia a ce symptôme qu'on rencontre rarement, mais qui pour Boenninghausen a sauvé une vie, seules les parties découvertes du corps suent.

Sabina est utile pour les condylomes qui démangent et brûlent, spécialement chez les femmes.

Euphrasia est indiqué j>our les condylomes grands et ayant l'aspect d'une crête de coq.

Cinnabaris est un excellent remède quand il y a une combinaison de syphilis et de sycosis. Les excroissances ont la forme d'éventail. Il y a beaucoup de démangeaisons , spécialement vers les jointures.

Le complément de T/m/a dans ces troubles sycotiques est Natrum sulph, Salsaparilla est indiqué pour une éruption sycotiquo consitant en petits i>oinls à jKMne élevés audessus de la peau, souvent s'écaillant un peu, mais ayant l'as- I>ect de la roséole syphilitique, démangeant d'une façon intolérable, et pire au printemps; aussi quand une éruption humide apparaît sur le cuir chevelu, dont le pus cause l'inflammation de toutes les parties qu'il touche. Avec Sarsap, on trouve un mal de tête sycotique. I-^ douleur commence derrière la tête, vient en avant et s'établit à la racine du nez avec gonflement du nez; éruption humide autour des organes génitaux, ou entre le scrotum et les cuisses.

Petroleum aussi a ce dernier symptôme, et un autre en plus, des petits morceaux membraneux autour de l'anus.

I>es Euphorbiacées, comme ordre, contiennent un principe acre, qui, dans certains cas, est d'un caractère huileux, dans

d autres résineux; dans ce dernier «as, il s*échappe de la plante <îomme un jus laiteux, séchant en gomme. Ces huiles ou ces gommes ont deux propriétés. Appliquées sur la peau, elles produisent la rougeur et la vésicalion. Les vésicules se remplissent ^'une sérosité blanc-jaunàtre, et peuvent même suppurer et '^^r/ner des croûtes d une couleur de miel. Elles agissent toutes ^^ne façon plus ou moins intense comme purgatifs," produi- ^^nt une diarrhée aqueuse, associée à des coliques, du ténesme, ^ Ja flatulence, des brûlures, nausées et vomissements. Les ^^i-caments que nous relirons de cet ordre sont : Croion li- ^Jurri ^ Jairopha curcas, Yucca {ilamenlosa, Euphorbium ofli '^^^ium, Euphorbia corollaia, Mercurialis parermis, Hippoma ^^^^<xncinella et Ricinus comniunis, j^ ^oton iiglium produit une diarrhée avec selles aqueuse» ^Q^j^^^tres expulsées vivement comme de l'eau d'une pompe, sôe '^^îil associée à des nausées et des vomissements. C«tte nau

bn*

^ i d'un caractère très intense ei est accompagnée de défail- « ^ ^t de perte de la vue. I^ colique apparaît et est amélio- ^ "^^r les boissons chaudes. I^s selles reviennent à tout effort •AV^WV manger ou boire.

L'analogue le plus proche de Croion iiglium est Jairopha curcas, qui produit un tableau parfait du choléra asiatique avec une grande prostration, et des vomissements et de la diarrhée simultanés. Les matières vomies ont l'aspect d'eau de riz ou de blanc d'oeuf. Il y a aussi des crampes dans les mollets et du refroidissement du corps.

La drogue semblable suivante est Euphorbia corollata. Elle produit des vomissements et de la diarrhéç, tout comme le remède précédent, avec une sueur froide sur tout le corps. Elle a un état mental plus marqué que les autres membres du groupe, le patient désire mourir.

Cascarilla a ses symptômes abdominaux soulagés par les boissons chaudes. Mais il semble être utile dans une classe différente de cas que les remèdes précédents. Nous l'employons quand il y a des selles noueuses, couvertes de mucus, et accompagnées de coliques et de brûlures, tout comme les autres. Ce remède a aussi de fréquentes hémorrhagies intestinales rouge pâle. Ces hémorrhagies ne consistent pas en un simple suintement de sang, comme ce qui suit souvent uno selle quand il y a des hémorrhoïdes, ce n'est pas non plus une hémorrhagie intestinale par maladie du foie, mais elle vient d'une maladie des vaisseaux sanguins.

Yucca (ilameniosa a une prédominance des symptômes bilieux sur les symptômes gastriques et intestinaux. Il a des

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maux de tête frontaux ou temporatix, àe fréquents flux à la face, une figure jaune ou d*aspe<ît malsain et la langue couverte en jaune ou en blanc-jaunûlre, prenant l'empreinte des dents. II y a aussi une douleur profonde vers le centre du foie, un appétit pauvre, un abdomen distendu qui est sensible au loucher, des coliques ou des douleurs de coliques, du ténesme avec un fréquent passage de gaz, des selles fréquentes, aqueuses ou brun-jaunâtre.

Etudions mainlenant Taction de ces remèdes sur la peau. Quand Crolon Ugliurn est appliqué sur la peau, il produit un érythème, bientôt suivi d'un groupe de vésicules presque confluentes, et qui brûlent et démangent d'une façon tout à fait intolérable. Si on laisse l'action du médicament se continuer, ces vésicules forment une croûte jaunâtre ressemblant à celle de la croûte de lait, maladie dans laquelle il peut être indiqué, spécialement quand les symptômes intestinaux y correspondent.

Hlppomane mancinella a d'abord été expérimenté par le D' Muir. Son pouvoir de produire des vésicules a été utilisé dans la scarlatine. Ses symptômes sont ceux-ci : délire, mal de gorge avec difficullé d'avaler eh raison de la constriction dans la gorge et l'œsophage ; brûlure des yeux, pire en fermant les paupières-.

Yucca produit une rougeur érylhémateuse de la peau. Chez deux expérimentateurs, il produisit une brûlure et un gonflement du prépuce avec rougeur du méat urinaire. L'examen des livres allopathiques vous montrera que Yucca a été recommandé pour la gonorrhée.

Eufthorhium n[(ti'inarum diffère un peu dos autres. Comme eux il produit une éruption érythémateuse et vésiculaire. Sa principale valeur, cependant, vient de son action sur les os. Il est employé dans les maladies de ces tissus avec douleur brûlante, spécialement après l'abus du mercure.

Ricinus commuais a Teffet d'accroître la quantité du lait chez les nourrices.

Il est ici semblable à Urlica urens, qui est un excellent remède pour l'absence de lait après les couches.

L'huile de ricin, quand on en a abusé, est antidotée par deux remèdes, selon les caractéristiques respectives: Bryonia et Nux ,

vomica; Bryonia par une relation spécifique avec les symptômes de Ricinus, et Nux par sa relation avec les drastiques en général.

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