LEÇON XXIX
Renonculacéos
Aconit.
Aconiium napellus se développe sur des rochers arides, avec
^P^inc assez de terre pour pouvoir prendre racine; cela mon-
Ifc la dureté de la plante. On l'appelle le capuchon de moine
àcaxise de la forme de ses fleurs, qui se tournent en haut et
donn^jit l'apparence d'un capuchon jeté sur la tête. ,4con. nap.
{Joatii^Bt un principe actif appelé Aconitine, cristallisé dans
certains oas et amorphe dans d'autres. Dans la racine de YAco-
"''- rxcipeL, est un autre principe appelé napelline. L'aconitine
«8l sivissi contenue dans une variété de Staphysagria, le pied
daloii^tte. On dit aussi que VHellébore contient de l'acide aconi-
tiqu^. j»ai entendu dire, mais je ne peux dire à quel point c'est
y*ï> que les habitants de la Perse mangent les sommets de
lAcoyiifi^ni {erox. On dit aussi, cela je ne peux pas le garantir,
• <ïue dans certaines parties de la Suisse, Aconit, croît dans les
rues, ^t qu'on en cueille les lêtes pour les employer comme
^^^Urti^s. Ceci prouve le fait que la domestication change les
P'^^riété des plantes.
"^i« à dose toxique, Aconit, iv/ii comme un dépresseur du
^yHèrrie nerveux cérébro-spinal. Il produit une sensation d'en-
O^^^f^flissement accompagnée de picotements et de démangeai-
^^k^ <ians les extrémités et même une anesthésie complète. Au
^^^^l, le système émotif n'est pas du tout touché. Il affecte aussi
K %>(^tème circulatoire. Après la première sensation de chaleur
Vi^\^U9C, vient une intense chaleur interne avec sueur brûlante
j-ofuse. D'autres fois, la peau se couvre d'un rash miliaire
qui démange d'une façon intense. Le pouls et la respiration
gonl accélérés. Secondairement, la surface du corps devient
froide, avec sueur froide visqueuse, le pouls devient faible, et
la mort termine la scène.
Aconit, dans son actioîi sur les nerfs, diffère de Cocculus indicus, qui trouble rapidement la conscience. Ce médicament,
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en effet, produit une paralysie motrice complète, et non sensitive. Il diffère aussi de Gelsem., Conium et Nux vomica, qui détruisent de bonne heure Taelivité motrice plutôt que sensitive. Pour ce qui est de ses sympômes de collapsus, ils ressemblent à ceux de Camphor., et encore plus à ceux de Veralrum album. Mais Verairum seul a la diarrhée et les vomissements caractéristiques, avec sueur froide sur le front. Aconit, et Nux causent tous deux des convulsions tétaniques, mais elles ne sont que partielles avec Aconit, et sont accompagnées d'une grande faiblesse musculaire.
Aconit, produit deux séries diUérentes de symptômes, entiè rement distincts par leurs caractères, et aussi séparés que si le médicament était composé de deux substances, développant chacune ses propres symptômes. La seconde série de symptômes, qui est la plus généralement connue, est la tendance d'Aconit. à développer la fièvre et l'infiammalion. Il le fait par son action sur le système nerveux sympathique. Nous le trouvons indiqué dans la pure fièvre inflammatoire, dans ce qui est appelé la fièvre synoque, ou autrement la fièvre sthénique.
Tous ces termes s'appliquent à une fièvre qui n'a aucune qualité de faiblesse ou d'asthénie. Les symptômes des fièvres demandant Aconit, sont les suivants : il y a ordinairement chaleur sèche de la peau, et pouls plein, dur, bondissant. Cette fièvre est toujours accompagnée d'anxiété. Les symptômes mentaux et ceux qui sont locaux, Hahnemann nous Ta dit, sont les vrais symptômes guides pour le choix A' Aconit. Il ne peut être le remède s'il n'y a p^s d'anxiété, d'agitation, et de peur de la mort. La sueur qui suit cette fièvre est ordinairement critique, et donne le soulageauent i\ tous les symptômes. Elle est profuse, chaude ou même brûlante. Il a été expérimenté qu'Aconii. ne produit aucun changement dans la qualité du sang; aussi vous pouvez vous attendre à ce qu'il ne soil indiqué d^ns aucune forme de fièvre dans laquelle il y a dans le sang un poison détruisant ce liquide ou abîmant les globules, altérant le plasma, ou en changeant la qualité de quelque manière. Le type de la fièvre A^ Aconit, est sthénique et continu, et non intermittent ou rémittent. Il n'a dans sa pathogénésie aucun symptôme qui se rapporte à l'intermiltenoc. Commençant avec le ou les frissons du début, la chaleur sèche suit et se prolonge jusqu'à ce que la sueur amène du soulagement. Alors la fièvre est terminée. pour autniit qu'elle corresponde à YAconit. Il n'y a aucun retour typique de ces attaques fébriles. Ainsi, vous ne pouvi^ donner Aconit, dans la fièvre intermittente.
Il faut encore avoir dans l'esprit que (juelquefois la fiè\Te
n'est pas la maladie elle-même, mais un symptôme qui est nécessaire au développement complet de la maladie. Vous ne pouvez vous attendre à enlever cette fièvre par Tadminislralion d* Aconit, pas plus que vous n'essaieriez d'enlever un symptôme àans une autre maladie. Quand donc la fièvre n'est qu'un symptôme, Aconit, ne doit pas être donné pour l'enlever. Prenez, Pstr exemple, la scarlatine. La fièvre peut ici être très él^ée, '3 peau être chaude et sèche, et le pouls dur. Superficiellement, aconit, semble indiqué, cejxîndant vous savez par les autres symptômes, mal de dos, vomissements, mal de gorge, et l'exis- 'en-ce d'autres cas de la maladie dans le voisinage, que la scar- 'atin« se développe. Vous savez qu'en enlevant îa fièvre vous supprimez un symptôme qui est nécessaire pour le développement légitime de l'éruption propre à la maladie. Aussi, il y a '■^ferrient à penser à i4coni7, pour la scarlatine. Il peut y avoir ^*s <;as exceptionnels où la fièvre est d'une gravité disproporworin^Q et où les symptômes mentaux caractéristiques sont fré ^^^ots, auxquels cas vous pouvez l'administrer, mais neuf fois ^^^ dix, l'administration d'Aconit serait nuisible. , ^ïve autre faute encore est faite quand on donne Aconit, K - ^^^ types typhoïdes de fièvre pou^ diminuer le pouls et
er la température. Aconit, n'a aucune espèce de relation ' ^5\ l^T fièvpe typhoïde. Il est ici donné par l'habitude de cette L ^^xie dans la fièvre, et non par une connaissance de patholol "^Va de symplomatologie. Je vous demande de ne pas vous ^ v^X' à cette pratique ; cela no vous conduira qu'à Talternanee. '^i^ns les fièvres traumatiques ou inflammatoires. Aconit, doit \aiser le pas à d'autres remèdes h moins que n'existent son agitation et son anxiété. Un de ces remèdes est Bryone, qui a un ï)ouls plein, dur, une augmentation de l'action du cœur, une peau sèche et l'aggravation de tous les symptômes par le mouvement. Le patient est couché dans une parfaite tranquillité. Il n'est aucunement agité.
Il est important que vous distinguiez entre Aconit., Gelseïïiium et Apis dans les états fébriles. Je vous donnerai donc en flfttail les symptômes et les conditions qui rendent certain le ^hoix de l'un ou l'autre He ces remèdes. Si je répète ce qui a fléjà été dit, la répétition servira seulement à imprimer plus fortement dans votre esprit la distinction entre ces remèdes.
Aconit, typifie la fièvre synoque; Gelsem. la fièvre rémittente ou intermittente: Apis la fièvre intermittente ou typhoïde. >lco- HfV. produit un frisson m/irqué, suivi de chaleur sèche de la peau, avec pouls plein, dur, bondissant; plus tard survient une W^ur chaude, profuse, critique, avec goulagenrient, Ge/seni,
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cause un frie&on partiel, commençant dans les mains, ou courant en descendant le long de la colonne vertébrale, suivi par une chaleur générale, surtout accentuée à la tête et à la face. La sueur est graduelle et modérée, mais donne toujours an soulagement. Apis cause un frisson, qui est suivi par une chaleur brûlante partout, ou bien certaines régions sont froides et les autres chaudes. La chaleur est particulièrement sentie dans Tabdomen. La peau est chaude et sèche, ou alternativement sèche et humide. La sueur est absente ou survient par accès, séchant rapidement. Avec Aconit, le pouls est, avonsnous dit, plein, dur, bondissant. Avec Gels, il est plein, mais non dur. Avec Apis il est accéléré, plein et fort, ou inégal, filiforme et fréquent. Aconit, présuppose que le sang n'est pas altéré dans sa qualité. Gels, admet un changement qui peut favoriser la dépression. Apis tend vers la toxémie, avec un type typhoïde.
Aconit, est le remède seulement quand la fièvre est sthénique, ainsi qu'il arrive par l'exposition à des vents secs, froids; par un refroidissement après avoir eu trop chaud ; par un froid soudain quand on a chaud et qu'on <*st en sueur, etc. Dans la fièvre bilieuse, il est indiqué dans les stades du début quand elle est d'un type ethénique, spécialement parce qu'il agit sur le foie. C'est aussi le remède dans la fièvre inflammatoire, traumatique ou non, répondant à son type ; particulièrement chez les individus robustes, sanguins, qui souffrent facilement de soudaines congestions actives. Il n'a aucun rapport avec le type intermittent de fièvre, et, quand il est donné dans une fièvre semblable, il agit seulement en diminuant l'action du cœur, et jamais d'une façon curative, donc jamais homoeopathiquement. Il n'a jamais aucun rapport avec la fièvre typhoïde.
Gêlsemium est le remède quand la jfîèvre se développe dans des circonstances qui favorisent une parésie des nerfs moteurs ou des muscles aussi bien volontaires qu'involontaires. Il correspond à ce stade dans lequel les vaisseaux sanguins sont dilatés et pleins, mais manquent de la fermeté et de la résistance d'une inflammation sthénique pleinement développée. Une telle forme de fièvre s'accompagne de langueur, de faiblesse musculaire, de désir d'un repos absolu, et d'assoupissement. Dans de telles conditions, les congestions peuvent encore être artérielles, comme avec Aconit., mais montrent une passivité qui est suffisamment caractéristique. Le pouls est plein, mais non dur. Ainsi Gels, peut être indiqué dans les fièvres bilieuses, le foie étant congestionné passivement. Il s'applique encore aux formes typhoïdes, mais jamais après que la langueur et l'assou-
IIATlèHE MÉOIOALE OLXmQUB 205
pissement propres au relâchement et la congestion passive du cerveau qui en résultent, arrivent à une grande prostration avec stupeur.
Apis a une ressemblance apparente avec la fièvre sthénique i' Aconit, pour sa peau brûlante, son pouls fort, etc., et c'est spécialement ainsi au début des affections érysipélateuses, ou, encore plus, dans Tinflammalion des membranes séreuses ou synoviales. Mais la tendance d'Apis est pour le type typhoïde ou pour les épanchoments, et jamais il n*en est ainsi pour Aconit. Ainsi Aconit, pent s'nppliquer à la fièvre accompagnant le début d'une méningite, d'une pleurésie ou d'une synovite ; mais son pouvoir cesde (fuand le cri encéphalique, ou la dyspnée et ^a jnatité à la percussion, ou le gonflement bouffi, empâté, au- ^ur d'une jointure, .annoncent Tépanchement.
Dans sa forme int(»rmitlen!e de fièvre. Apis n'offre aucune res- ^ftiblance avec Acnnil. ou Gelsem. Même dans un type rhumatismal dans lequel Aconit, et Apis apparaissent tous deux, ^^ ^'-essemblance est seulement superficielle ; pour Apis, ou bien /^ ^o montre une inflammation érysipélateuse, ou bien se déve- ^^I>«nt des douleurs brûlante» et piquantes et une sensibilité »v^^vtise, tout cela pouvant se rapporter aux vaisseaux sanguins. ^^^^ ses types plus déprimés. Apis abandonne Aconit, et dé- ^^^^ complètement Gels. Il est indiqué dans la scarlatine pure, ^^^^ la diphtérie et dans la fièvre typhoïde. Il y a une ten- >L,/^'^'« à la défibrination du sang, et enfin à la décomposition des ^^^^des. Dans de tels cas, l'acritation anxieuse d'.4conz7. et Tir- \>N.^Dililé, Tassoupisfioment de Gelsemium sont remplacés par une agitation remuante et de la stupéfaction. L'excitation et le délire d'Aconit, et le marmottement demi-conscient de Gels. sont changés en un délire marmottant faible avec inconscience. En rangeant les symplômos respectifs, selon les enseignements <ie rOrganon nous avons chacjue remè-de caractérisé ainsi qu'il suit:/lconr7.angois6e,désespoir, agitation avec remuement pendant la fièvre; crainte de mourir; rejette ses vêtements; pouls plein, dur, bondissant; peau chaude, s^che. Tout finit par de copieuses sueurs. Gels, irritable, sensible; enfants quelquefois éveillés, nerveux, môme menaçant d'avoir des con\ailsions, ou ass<îupis, les paupières lourdes, l'aspect intoxiqué, le désir de rester parfaitement tranquilles. P>isson montant et descendant lô long du dos, suivi de fièvre, iwec augmentation de l'assoupissement, pouls plein. Sueur modérée, graduelle, mais soulageant.
Apis mellif., agitation avec mouvement : désire dormir, mais ^st si nerveux qu'il ne le peut pas : un délire faible, marmottant,
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état soporeux. Le frisson commence dans les genoux ou Tabdo men, à 3 heures de l'après-midi ; chaleur avec peau sèche, ou, à l'occasion, accès passagers de transpiration : désir de se découvrir ; grande oppression de la poitrine: peau chaude par ^ places et froido à d'autres. Pouls accéléré et fort ; ou, quand
la faihlesse se montre, vibrant et fréquent, intermittent, imperceptible.
Bellad. est un autre remède concordant avec Aconit, Bellad, comme nous le verrons, n'agit pas primitivement sur les nerfs vaso-moteurs ou les ganglions sympathiques, aussi il ne contrôle pas le calibre des vaisseaux sanguins. Il agit primitivement sur le système nerveux cérébro-spinal, aussi nous le trouvons indiqué dans les fièvres qui commencent par des symptômes du cerveau et de la moelle. Nous le trouvons indiqué dans la fièvre qui commence avec le type d'Aconit, mais qui, par extension, a envahi le cerveau. Ainsi nous trouvons souvent Bellad, suivant bien Aconit. Bellad. demande les symptômes cérébraux tels que : réveil en sursaut du sommeil, mal de tête battant, tête chaude et corps et extrémités froides.
Verairum viride prend la place à' Aconit, dans la fièvre marquant le début de la pneumonie, quand il y a grande excitation artérielle. La respiration est erênée et difficile.
Ouf^n<l ïa fièvre synoque n'est pas améliorée par Aconit., le meilleur remède est alors Sulphur. Les symptômes qui nous amèneront au choix de ce médicament sont les suivants : En dépit de l'administration d^Aconit, la chaleur sèche persiste. Il n'y a pas de transpiration, ou bien elle n'est que transitoire. Le malade, d'abord sans sommeil et agité, devient assoupi et répond aux questions lentement ou met im intervalle avant de répondre à vos questions. La langue devient sèche et la parole un peu épaisse. Le malade semble tomber dans un état typhoïde dû h l'épuisement continu produit par cette chaleur.
Ferrum phosphor. dont j'ai déjà parlé plus d'une fois, doit être distingué d* Aconit. Il agit sur les vaisseaux sanguins, produisant une sorte d'état semi-parétique, dans lequel ils deviennent dilatés comme dans le second stade de l'inflammation. L^ pouls est plein et plutôt mou, et non dur et tendu comme avec Aconit. Il -est indiqué dans les congestions d'une partie auelconque du corps quand les écoulements de cette partie sont striés de sang. Cela peut s'appliquer à la dysenterie, à l'hémoptysie à. la pneumonie secondaire.
Ars. alb. comme .4con/7., rause une fièvre intense, avec anxiété, peur de la mort, et asritntion ; mais la fièvre et l'inflammation fr.4r.s, ^ont telle, qn'i] npp.nrtient h iinr m,nln^1i(^ locale intense,
à une inflammation progressant jusqu'à la destruction de la parlie, à la fièvre d'un type typhoïde avec évacuations putrides, etc., ^tc.
Aconit, peut être employé dans les affections inflammatoires du cerveau. Vous devez cependant distinguer entre une inflammation cérébrale idiopathique, et celle qui survient à la suite d'une maladie profonde. Aconit, ne peut avoir que peu d'influence sur une méningite tuberculeuse.^ Mais dans la méningite ou la congestion cérébrale venant d'avoir été couché, la lèle exposée aux rayons directs du soleil, spécialement en dormant, c'est le remède, l'étant ici supérieur à Glonoïn. et Bellad. Il peut aussi être emj)l()yé quand la congestion cérébrale résulte d'un accès de colère.
Aconit, peut encore être indiqué dans le coup de soleil quand la grande chaleur a eu un effet paralysant sur la circulation. D'abord !e cœur travaille avec plus de violence. Il commence ensuite à perdre sa force et bat à 120-130 p. par minute.
Vous pouvez employer Aconit, dans les affections des yeux, dans la conjonctivite, suivant les opérations chirurgicales ou résultant d'un corps étranger dans l'œil. Il est aussi indiqué dans les affections inflammatoires des yeux, survenant par l'exposition à des vents froids, secs. Il y a beaucoup de chaleur et de brûlure dans l'œil. L'œil est senti comme s'il était plein de sable et est excessivement sensible. Les douleurs sont si intenses que le patient désire la mort ; il déclare qu'il ne peut leur résister. Le globe de l'œil est senti comme s'il était tiré hors de l'orbite, et fait mal ; cette douleur est pire quand la partie atteinte est remuée ou touchée. La photo phobie est intense. Les pupilles sont contractées, et il y a un cercle bleu autour de la cornée, et une violente douleur dans les globes, comme dans l'épisclérite. Même le glaucome peut demander Aconit, quand en plus des symptômes ci-dessus mentionnés il y a des douleurs s'étendant en bas dans la face, comme dans le tic douloureux, spécialement après l'exposition à un froid intense ou à des vents froids ou chez des malades rhumatisants. Si cependant Aconit, ne soulage pas promplement, vous devez prendre d'autres mesures immédiatement, car cette maladie peut faire perdre la vue en un temps incroyablement court.
Sulphur, est indiqué dans la conjonctivite par l'irritation de corps étrangers quand Aconit, a échoué.
Spigelia a beaucoup de douleurs semblables à celles d*Aconit., spécialement dans l'œil gauche; mais l'inflammation est moins générale que dans le cas d'Aconit,
î/gutr** actipn d'Aconit, fst \vè^ clifférente de celle que nous
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avons déjà considérée. C«s symptômes appartiennent plus au système nerveux cérébro-spinal. D'abord nous parlerons des symptômes de l'esprit même. Nous trouvons qu'Aconit, est utile pour la maladie mentale ou hystérie quand il y a une aversion particulière pour IVxcitation spécialement pour les rues affairées.
Les malades n osent pas traverser ces rues de peur qu'il ne leur arrive quelque cliose. Ce symptôme est parfaitement normal dans certaines circonstances, mais, poussé à l'extrême , dénote une surexcitation cérébrale assez commune chez les hystériques. Ils sont anxieux. Ils ont de Tintolérance pour la musique. Ils ne peuvent supporter aucun son, tant leurs oreilles sont sensibles. Ils imaginent qu'une partie de leur corps est déformée, par exemple un membre déplacé, les lèvres trop épaisses, les traits tordus, ils s'imaginent que toutes leurs pensées viennent de leur estomac. Quelquefois de tels malades, pendant leurs attaques de maladie, ont des « crises » pendant lesquelles ils prédisent l'heure de leur mort. Vous pouvez quelquefois noter ce symptôme dans la fièvre puerpérale. Coffea a aussi ce symptôme; prédit l'heure de sa mort.
Si nous poussons plus loin. Aconit, cause de la paralysie; une paralysie qui peut facilement être rappelée par deux ou trois symptôtmes subjectifs : paralysie accompagnée de refroidissement, d'engourdissement, et de fourmillements. S'il n'y a pas de fourmillements dans la partie affectée, il est rare qu'ylconit. soit indiqué. Même In paralysie des deux jambes, la paraplégie, peut céder à Aconit, avec ce froid caractéristique avec fourmillement. Nous pouvons aussi employer Aconit, dans des formes variées de paralysies locales, comme la paralysie faciale, quand elles sont associées aux symptômes ci-dessus mentionnés ; et quand elles sont dues à l'exposition ô des vents froids secs.
On doit penser à Cannabis indica et Staphysagria dans la paralysie avec fourmillements dans les parties atteintes, et à Rhus tox,, Sulphur, et Causti>cum dans la paralysie par refroidissement.
La névralgie pour laquelle Aconit, est le remède, est causée par l'exposition à des vents froids secs. Il est spécialement indiqué quand il y a une violente congestion de la partie affectée, qui est ordinairement la face. Ln face «era rouge et gonflée. Les douleurs amènent presque le malade au déaespoir. Il y a ordinairement du fourmillement dans la région atteinte. Ici l'on peut comparer Spigelia, qui est utile dans la prosopalgie gauche, avec brûlure intense, douleurs élançantes. Le malade pré-
sente une excitation intense et trouve ses douleurs intolérables.
Colchicum est de même indiqué dans la prosopalgîe gauche. Les douleurs sont associées à une faiblesse paralytique des musclés, mais n'ont pas l'intensité de celles de Spigelia.
Amyl nitrate peut être utilisé plutôt qu* Aconit, dans la pro> sopalgie avec beaucoup de congestion locale.
Aconit, est un remède très important dans le traitement des (Cédions du cœur. Les symptômes qui l'indiquent dans ces cas sont nombreux et importants, et nécessairement ainsi, puisqu'Acom/, trouble tant le cours du sang, et exerce aussi une action spéciale sur le cœur et ses nerfs. Il y a de la congestion à la fois au coeur et aux poumons, palpitations avec anxiété, oppression cardiaque, et même syncope. Les palpitations sont pires en se promenant. Des piqûres lancinantes surviennent et empêchent le malade de prendre une pyosition droite ou de faire une inspiration profonde. Des attaques de douleur intense s'étendent du cœur dans le bras gauche, et sont accompagnées d'engourdissement et de fourmillement dans les doigts.
Dans l'hypertrophie du cœur, Aconit, est indiqué par cet enirourdissement et ce fourmillement dans les doigts. C'est seulement pour une hy{)ertrophie du cœur sans complication qu'il vous faudrait donner ce remède. Dans l'hypertrophie par maladie valvulaire, il peut faire beaucoup de mal. Il faudrait ici comparer Aconit, avec Arnica, Aurum, Rhus tox,, et Cactus grand. Kalmia et Rhus ont aussi l'engourdissement avec fourmillement dans le bras gauche avec maladie de cœur.
Aconit, peut être employé dans les premiers stades de la pneumonie, quand la fièvre est élevée et a été précédée par un frisson. Des symptômes d'engorgement des poumons sont présents. La toux est ordinairement dure et sèche et assez douloureuse. L'expectoration est séreuse ou aqueuse, et un peu striée de sang, mais non épaisse et striée de sang. Le malade est nécessairement rempli d'anxiété.
Veratrum viride marche en compétition avec Aconit, au début de la pneumonie. Il agit admirablement quand l'engorgement pneumonique est intense, avec violente excitation du cœur, indiquée par un pouls plein et rapide; il y a des nausées: défaillances en se redressant; langue rouge vers le centre. ^ Bryonia vient prendre la place d'Aconit, spécialement quand rhépatisation a commencé. Sa toux est encore dure et douloureuse et est accompagnée d'une expectoration plus épaisse. L'angoisse est maintenant due à l'oppression de la respiration et
non à la fièvre ; le patient préfère rester tranquillement couché plutôt que d'être remué.
Aconit, peut aussi être indiqué dans la pleurésie: Dans le tout commencement, avant qu'il y ait exsudation ; quand il y a des élancements aigus dans un côté de la poitrine; quand il y a des frissons suivis d'une action fébrile : quand tout le désordre est venu d'une transpiration arrêlw ou <\\me exposition à l'air frais.
Dans lo croup, qu'il soit oatnrrlial ou membraneux, il faut donner Aconit, quand la maladie a été causée par l'expositfon aux vents froids et secs du \ord-Oucst (en Europe ce serait Nord-Est). Le malade est réveillé de son sommeil par de longues attaques de suffocation. La toux a un caractère dur,sec, aboyant, et s'entend dans toute la maison. Il y a une grande difficulté de respirer, de l'anxiété, ot une fièvre élevée.
Spongia est ài employer quand la respiration devient serratique. La toux est encore aboyante, rude, et râpeuse. Il est spécialement indiqué chez les enfants d'un teint clair aux yeux bleus, quand le mal est pire avant minuit.
Hepar devrait être donné quand la toux est pire vers le matin, et est accompagnée d'un bruit de mucus.
Sambucus est indiqué quand il y a du spasme de la glotte. La respiration est d'un caractère bruyant, ressemblant au chant du coq, et est pire après minuit et en se couchant la tête ba«se
Dans l'hémoptysie demandant Aconit., le sang est rouge brillant. Le trouble est toujours associé à de l'anxiété et de la fièvre. Dans l'hémoptysie, vous pouvez comparer à Aconit.:
Millefolium qui a l'hémoptysie, avec flux profus de sang rouge brillant, mais sans fièvre.
Ledum pour l'hémoptysie des buveurs ou des personnes d'une constitution rhumatismale. Le sang est rouge brillant et écumeux.
Cactus grande pour l'hémoptysie avec forts battements du cœur. Il a cependant moins d'anxiété et moins de fièvre qu Aconit.
Aconit, est fréquemment en usage pour les maladies abdominales, spécialement dans les affections inflammatoires de ces régions. Vous pouvez l'employer dans la gastrite ou le catarrhe gastrique avec les symptômes concomitants habituels, quand la maladie a été causée par un refroidissement, et aussi par l'arrêt d'éruptions aiguës, ou par un frisson soudain en buvant de l'eau glacée. Vous pouvez aussi le donner dans la colique inflammatoire, dont les douleurs forcent le malade à se plier en deux, et cependant ne sont pas soulagées par aucune posî»
lion (compar. Coloc), le symplôrae a une grande valeur dans le commencement des processus inflammatoires de Tintérieur d€ l'abdomen, et aussi dans certains cas de dysménorrhée ovarienne.
Aconil. peut être employé dans la dysenterie spécialement ([uand la maladie survient à Taulomne alors que des jours chauds sont suivis par des nuits froides ; les selles sont peu abondantes, muqueuses et sanglantes, avec beaucoup de téiiesme. Dans cette maladie, Aconit, est suivi heureusement de Mercurius-
La diarrhée d'Aconit, est d'origine inflammatoire. Les selles sont aqueuses, muqueuses et sanguinolentes. Elle apparaît ordinairement en été comme résultat de Tabus des boissons froides ou de l'arrêt d'une transpiration.
Le choléra infantile demande Aconil. quand les selles ont l'apparence d'épinards hachés, et qu'il y a les symptômes inflammatoires déjà mentionnés.
Il faut aussi vous rappeler Aconil. dans la hernie incarcérée quand l'inflammation s'est développée dans l'intestin étranglé, avec douleur brûlante dans la partie atteinte. Il y a aussi des vomissements de bile, une grande anxiété et de la sueur froide.
Au début de la néphrite, que ce soit ou non un mal de Bright^ Aconit, a soulagé quand le patient se plaint de douleurs aiguës tranchantes, allant en cercle de la région rénale autour de l'abdomen au-dessus des os iliaques.
Si nous en venons maintenant aux organes génitaux, nous trouvons quelquefois Aconit, indiqué dans la dysménorrhée, qui a semblé résulter de l'épaississement du péritoine au-dessus des ovaires. La colique caractéristique que j'ai décrite il y a quelques minutes, est présente.
Pendant la grossesse, Aconit- peut être administré pour certains symptômes mentaux, tels que la peur de la mort, un tempérament excitable, etc. On peut aussi l'employer pour une me nace d'avortement causée par la colère.
Pendant le travail, on peut le donner quand les douleurs sont anormalement violentes et fréquentes. La malade se plaint de ne pouvoir respirer, de ne pouvoir supporter ses douleurs. Elle est agitée et anxieuse et le corps est couvert d'une sueur chaude.
Dans la fièvre de lait, on doit donner Aconit, quand les seins sont chauds et gonflés et que la peau est chaude et sèche. Ces symptômes sont accompagné*, d'agitation et d'anxiété.
La suppression des lochies est une indication pour Aconit., quand elle est causée par une émotion violente, et qu'elle est
accompagnée d'une fièvre élevée, de &oif , et d'anxiété. Les seins sont Iftches et l'abdomen distendu et sensible au toucher.
Aconit, n'est pas souvent indiqué dans les fièvres puerpérales parce qu'elles sont généralement d'une origine septique, mais pour une forme, c'est le seul remède capable de subjuguer toute l'affaire en quelques heures. La garde, peut-être a, par manque de soin, fait refroidir la malade après un travail pénible, l'a lavée avec de l'eau trop froide, ou l'a changée sans les précautions nécessaires, et il s'ensuit une chaude fièvre, de la soif, etc., les yeux sont étincelanls, et sauvages avec une expression aigué, anxieuse ; l'abdomen est distendu et sensible au toucher, les seins lâches et sans lait; alors il faut donner Acorui,
Tandis qu'i4 co/iil, n'est pas indiqué dans la scarlatine, il peut être indiqué quand, après le stade de desquamation de cette maladie, l'enfant prend froid el qu'il en résulte une néphrite aigué. L'enfant se réveille en sursaut de son sommeil absolument à l'agonie, avec une sueur froide sur le front et les membres froids. Il y a aussi de l'anasarque.
Dans le coryza aigu, on trouve Aconit, indiqué quand la muqueuse nasale est sèche et chaude, et quand il y a un violont mal de tête battant, amélioré à l'air libre. Ou le coryza peut être fluent et chaud avec éternuement fréquent. Les muscles de tout le corps sont douloureux, de sorte que Téternuement force à soutenir la poitrine ; fièvre, etc.; le tout provoqué, non par un temps humide, non par n'importe quel état de l'atmosphère capable de produire un refroidissement comme certains le disent, mais par un air froid, des vents froids secs, une transpiration arrêtée.
Ici vous pouvez comparer Nux vom,; refroidissement causé par un temps froid ; nez gonflé et sec' ; la gorge sentie comme à vif, comme raclée.
Bellad., si la tête a une chaleur intense, la gorge rouge el les amygdales gonflées.
China s'il y a mal de tête par suppression du coryza, douleurs pires à l'air libre au lieu d'être améliorées, comme avec Aconit,
Dans les maladies de la peau, Aconit, est quelquefois indiqué. Quoique ce n-o soit pas un remède pour la î^carlatine, ce Test pour un rash scarlatiniforme avor fièvre élevée.
Dans la rougeole, il est indiqué do bonne heure, quand avec la fièvre il y a des yeux rouges, de l'agitation, une loux sèclio aboyante et une démangeaison et une brûlure de la surface, qui est couverte d'une éruption miliaire rugueuse.
Sulphur. est lo remède approprié quand on a abusé de Y Aconit.