‹ Matière médicale clinique de FarringtonChapitre 28 sur 59 · LEÇON XXXI · texte numérisé non relu

LEÇON XXXI

HelI,EBORUS i:r STAPHIftAC.RIA.

Helleborus niger, e&t aussi appelé rose de Noél, parce qu'il IVurit au milieu de Thiver. 11 a une racine brun foncé qui conlitMit doux principe? actifs, Thelléborine et rhelleboréine, et un acide qu*t)n supposo être Tacide aconitique. On dit que ce der nier est le poison conslilulif de la plante. C'est un poison cardiaque actif, et il cause aussi une violente diarrhée, des vomissements, des douleurs abdominales, et finalement du collapsus. Cette action j)urgative nous rappelle celle de Verairum àlhum, et le collapsus celui de Cainphor,, Carbo veg,^ China, etc.

Veratnun aJhum n'a pas Tapalhie d'Helleborus; Carbo veg. a ies pieds et l(*s genoux froids, rarement de Tinconscience ; Camphor. a, d'une façon surtout prédominante, le refroidissement, quelquefois avec une sensation intérieure de chaleur, poussant le patient à retirer ses vêtements, UHelléborine est soit inaclive, »oit, suivant certains auteurs, elle exerce une influence n.'irco tique, et produit de la parésie à la fois sensitive et motrice.

HeUebnviis agit sur le sensorium, Témoussant, produisant de ^assoupis^ement; et aussi des symptômes typhoïdes, de la paralysie des muscles, du collapsus, et finalement des hydropisies. Avant d'aller plus loin, je veux dire que par collapsus, je n'entends pas une simple faiblesse, mais un état dans lequel il y a une diminution positive de la température, de telle sorte que le thermomètre, au lieu de 98 1/4, donne 96, ou à peu près, selon l'intensité du collapsus.

Dans son action èur le sensorium, nous trouvons qu'il diminue ou déprime l'activité sensorielle. Cet état se montre par une variété de symptômes : par exemple, on note une diminution de puissance de l'esprit sur le corps ; le patient est lent à répondre aux questions, comme s'il ne comprenait pas ce qu'on lui demande : il voit imparfaitement, ou no semble pas com-

prendre oe qu'il voit ; louïe est imparfaite ; le goût eat abs^iii, ou presque : il a le désir de travailler ou de s'occuper, maia n'a pas la force musculaire pour le faire. Ain«i, on voit que tous les sens sont obnubilés par Faction d'ifeUabortx^. Il afiecte même ce qu on a appelé le sens musculaire. Les museler n obéissent pas promptement à la volonté à moins que Tasprit ne soit fortement tendu. Si, par exemple, le malade tient quelque choae dans la main et qu'on lui parle et qu^on distrait ainsi son esprit, les muscles en action se relâchent, et il lâche ce qu'il tenait. Le muscle cardiaque lui-mâme n'échappe pas à cei effets parétiques et nous avons une action lente de cet organe. Le patient ressent une lourdeur ou une pesanteur sur tout le corps. 11 y a un mal de tète pressif d'un caractère stupéfiant. Quelquefois il y a une sensation comme si le contenu de la tôte poussait vers le front et les yeux. Ainsi, vous voyez que Bellad, n*est pas le seul remède qui a cette sensation, comme si le cerveau était poussé à travers le front. La face exprime la stupeur dont est atteint le malade.

Nous pouvons trouver Hellébore indiqué dans la fièvre typhoïde, ou dans d'autres états dans lesquels cette déî)res8ion sensorielle existe avec les symptômes déjà énumérés. Dans c<»6 cas, vous noterez aussi les symptômes suivants. Il y a une suie noire sur les narines ; les narines sont sèches, la langue est jaune et sèche, avec les bords rouges : l'haleine est horriblement fétide. On entend les boissons couler jusqu'à Festoipac. I-a fièvre accompagnant ces symptômes est surtout marquée l'nprès-midi, de i à 8 heures. La face est par moment pâle et presque froide, et le pouls défaillant, faibl<», et presque imperccplible. 11 y a aussi une épluchure involontaire des lèvres et des vêtements.

Dans cette dépression sensorielle, Helleboruê est semblable à Phosphoric. acid., à V esprit doux de niire, et à Opium. Comme Acide phosphorique, il a la dépression sensorielle, l'apathie, et la parfaite indifférence. Le malade est complètement indifférent à ce qui lui arrive; il ne s'occupe pas de vivre ou de mourir. La différence entre les deux remèdes es! la suivante : a\^c Phofiphor, acW., il y a un assoupissemeM dont on tire facilement le malade, qui alors est parfaitement conscient ; ce n'est pas le cas avec Helleborus, qui a un état approchant de plus près de la stupeur d'Opium. Phosph, aeid. manque du complet relâchement musculaire, qui appartient à Helleborus. Il n'a pas non plus la poussière noire si marquée aux narines.

Lesprit doux de nitre est un remède recommandé par Hahnemânn dans ces cas de fièvre typhoïde quand la marque de tout

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le cas est une apathie sensorielle, et qu'il n'y a naturellement aucun autre symptôme pouvant indiquer un autre médicament. Le malade semble être dans une sorte de torpeur dont il peut être tiré par des excitations, mais pour retomber aussitôt après dans la même indifférence. Dans ces cas, Hahnemann dissolvait quelques gouttes de la drogue pure dans un demi-verre d'eau et l'administrait toutes les deux ou trois heures jusqu'à ce qu'une réaction se manifestât ou qu'une autre drogue fût indiquée. Vous trouverez que Yesprit doux de nllre et Phosph. acid. diffèrent d'Helleborus par le degré seulement, Yesprit doux de nitre ayant l'apathie la plus légère, Ph. acid. vient ensuite, tandis qifHellehorus a la plus marquée.

Opium, est la dernière drogue de celle liste; vous le reconnaîtrez comme semblable à Helleborus, La congestion cérébrale est plus profonde avec Opium, La respiration est bruyante et stertoreuse. Ce symptôme n'est pas marqué avec Helleborus. De plus, la face est sombre ou rouge brunâtre, ou souvent bleue, Avec Helleb-, la face est pâle et souvent froide ou plus froide que normalement, et parfois livide et couverte de sueur froide. Le pouls vous aidera à discerner entre les deux remèdes, car il est plein et lent avec Opium, et petit, faible, et presque imperceptible avec Helleborus,

On doit aussi penser à Arnica comme remède produisant cet état de stupidité et d'assoupissement.

Hydrocyanic acid. et Cina aussi ont ce symptôme : « On entend les boissons rouler jusque dans l'estomac. » Cina l'a dans la coqueluche. Mais quand il arrive qu'il y a imminence de paralysie des poumons et du cerveau, Hydrocyanic acid. est le meilleur remède.

Dans l'épuisement musculniro, vous pouvez comparer Helleborus avec Muriat. acid,. Opium, Gelsemium, Saponin., Conium, Curare et Kali corb.

Nous trouvons ensuite Helleborus indiqué dans la méningite quand l'exsudation s'est produite. Vous connaissez tous 1rs symptômes ou quelques-uns do lapatliie sensorielle déjà mentionnée, vous montrant l'état de dépression de l'économie. Vous avez, de plus, des douleurs frappantes dans la tête. Si le malade est un enfant il sera naturellement incapable de vous décrire ce dernier symptôme, mais vous verrez par les cris ou pleurs soudains, qu'il a ces douleurs aiguës lancinantes. L'enfant enfonce sa tête dans l'oreiller ; la tête est chaude et le front ridé par la contraction du releveur des sourcils. Il y a des mouvements automatiques d'un bras et d'un pied. Ce mouvement automatique peut revenir à intervalles réguliers. Je me rappelle

tin cas dans lequel, toutes les trois minutes, la tête de l'enfant était jetée d'un eôlé, le bras soulevé au-dessus de la tête ; il poussait ensuite un cri demi-plaintif, et redevenait tranquille. Chez l'enfant d^Hellehoriis, les yeux sont tournés en l'air, de sorte qu'il est difficile de voir la cornée ; la face rougit, puis pâlit graduellement. Quand on lui offre de l'eau à boire, l'enfant saisit le verre avec avidité, comme s'il avait soif; il le fait, non seulement en raison de sa soif, mais aussi à cause de sa nervosité. Il y a ordinairement de la constipation, ou, s'il y a des selles, elles sont blanches, peu abondantes, et comme de la gelée. L'urine est foncée, rare, et chargée d'albumine.

Le remède le plus proche d'Hellehorus dans la méningite

tuberculeuse est Apis, Celui-ci a les symptômes d'irritabilité

P'us marqués q^ïHelleborus, qui a, d'une façon caractéristique,

'3 dépression sensorielle. Avec Apis, nous trouvons souvent des

spasmes des fléchisseurs, de sorte que les gros orteils sont

'^^^v^és. Ceci n'a pas été noté avec Helleborus.

. ^îfyitalis est très semblable à Helleborus dans ces hydropi-

j'^s du cerveau, en ce que les deu xremèdes causent une grande

^ Impression du sensorium, tous deux sont indiqués pour l'hydro-

fi!^*^ post-scarlatip.euse, et causent de la méningite avec épan-

1 ^^'^ont. DirjiiaUs doit être choisi à cause de l'urine rare, al-

/^'ïieuse, et par son pouls d'une lenteur caractéristique, qui

j^ ^^ même être plus lent que les battements du cœur. En plus,

^^^^s symptômes, il peut y avoir une sueur froide sur la sur-

^^ "CJu corps.

"'^"Tïcum est utile dans les cas où un exanthème a été supprimé,

^î^\'tle s'est pas bien développé. I/enfant est si énervé qu'il n'a

pas assez de force pour développer une éruption. Il se réveille

de son sommeil comme dans ime fraveur : il a un constant mou-

vement de frétillement des pieds.

D'autres formes d'hydropisie dans lesquelles Helleborus est indiqué sont l'hydropisie générale ou anasarque, et spécialement l'ascite. Ici vous pouvez donner Helleborus quand le trouble est occasionné par une néphrite post-scarlatineuse. L'urine est somi>re et rare, ou nuageuse par le mélange de sang décomposé, ^ar le repos, elle laisse déposer un sédiment comme du marc de café. Les selles contiennent du mucus gélatineux, et sont expulsées avec beaucoup d'effort.

^ I^ remède le plus rapproché est Terebenthina, qui guérit 'Vdropisie dépendant de la congestion des reins, comme l'in- <liquent une douleur profonde dans la région des reins et une ^rine nuageuse.

Comme démontrant bien la dépression d' Helleborus^ je peux

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mentionner son emploi couronné de succès dans un cas de shock par un coup sur la tête. Arnica avait échoué, et le malade devint assoupi ; une pupille était plus grande que l'autre; le patient répondait lentement aux questions, comme si sa compréhension était imparfaite : en marchant, il traînait une jambe. Le pouls était à peine de 50 par minutes. I^e malade était plus mal de 4 à 8 heures de l'après-midi.

Staphisagria.

Staphisagria est indiqué en première place chez les malades qui ont une apparence pâle, et sont fatigués et épuisés, spécialement en ce qui concerne le système nerveux. Le cerveau et la moelle sont tous deux affaiblis sous son influence. La face est plutôt creusée, le nez est pincé et effilé, et les yeux sont enfoncés el cernés de cercles bleus. Mentalement, le mal de Staphisagria, si c'est un enfant, est plutôt impétueux et irritable, rappelant fortement celui de ChamomiUa, Adulte, le malade de Staphisagria est hypochondrique. Il peut y avoir une des nombreuses causes produisant ce dernier étal mental quand ce remède est indiqué.

D'abord, les excès sexuels. Nous le trouvons indiqué pour ces états hypochondriaques suivant la masturbation ou quand cet état mental survient chez des jeunes gens ou des jeunes femmes comme résultat de ce qu'ils laissent leur esprit trop porté aux choses sexuelles. En raison de cette mauvaise habitude, ils deviennent apathiques et mélancoliques, et ont cet état et cette face creuse que j'ai décrite. Ils recherchent la solitude et se gardent du sexe opposé. localement, on note une irritabilité de la portion prostatique de l'urèthre. Cet éUi\ est quelquefois le résultait d'excès de rapports sexuels.

Plalina a élé recommandé par Granvogl comme un médicament capable do guérir les spasmes et les convulsions, l'émaciatiop, et c^t (Misemble de symptômes causés par l'abus Ae^ organes sexuels avant la puberté.

Un autre remède est encore Caladium aucjuel on doit penser quand, par suite do la ninsturbation. le gland est aussi flasque qu'un chiffon. Le j)ré|)uce, quand il est retiré derrière le gland, y reste, n'ayant pas assez de contraclibilité pour se replacer :

des pollutions nocturnes se produisent avec ou sans des rêves qui sont étrangers à des sujets sexuels.

D'autres remèdes indiqués dans oet état sont Dioscorea et deUemiumy et ce groupe bien connu auquel je me suis déjà rapporté dans une précédente leçon, Nux vom., Sulphur.^ Cale, osir., et Lycopodium. Parmi les nouveaux remèdes, on a parlé de KaU brom. Je l'ai vu faire du bien quand il y avait de la dépression mentale et de la faiblesse des jambes après la mas turbation.

Chez la femme, pour laquelle la masturbation n'est pae si commune, nous trouvons des symptômes ovariens résultant de l'habitude. Siaphis. devient le remède quand ces organes sont dans un état d'irritabilité, spécialement chez les femmes nerveuses excitables. On peut l'employer aussi chez les femmes de celte classe quand ces symptômes surviennent en l'absence prolongée de leurs maris.

D'autres symptômes mentaux appartenant encore à Staphis,, symptômes d'un type tout différents de ceux qui viennent d'être mentionnés, ce sont les suivants : facile excitation à la colère, sensibilité à la moindre impression, s'offense à la moindre insulte réelle ou imaginaire.

Nous trouvons Siaphis. indiqué dans ce que j'ai déjà appelé une colique mentale ; ce sont des douleurs crampoldes dans l'abdomen suivant un accès de colère, absolument comme avec Chamomilla et Coloc. Chamom. est indiqué dans ces cas par l'association avec la colique d'une face chaude, des joues rouges, et d'une transpiration chaude ; et Coloc. par les violentes douleurs obligeant le malade k se courber en deux ï)our trouver du soulagement.

Siaph. est ici complémentaire de coloc, venant pour compléter la guérison quand Coloc. est insuffisant.

Staphia. est a^issi indiqué dans les maladies de la peau et des os. Ce médicament a longtemps été employé en lavages locaux pour détruire les poux ou la vermine. Vous pouvez l'employer à l'intérieur quand apparaît sur la peau une affection eczémateuse. Celle-<5i peut survenir sur la \èU\ la face, ou une autre partie du corps, mais spécialement sur les deux premières.

Celte éruption est ordinairement sèche, et formée de croûtes très épaisses, et démange \ ioleninienl: ce dernier symptôme étant une indication pour l'application locale de Staphis. La particularité de cette démangeaison est que quand la démangeaison s'arrête à Une place, elle vient à une autre. D'autres ^ois, ces croûtes sont humides, et sont de couleur jaunâtre et ^fès fétides, même produisant des poux. Ainsi, vous voyez

que Staphis, est indiqué dans la croûtie lactée ou leczénia cîpitis.

De nouveau, ce médicament peut être indiqué chez les enfants qui sont faibles et déprimés, comme résultant d*une hérédité syphilitique ou sycotique. Chez de tels enfants vous trouvez presque toujours les dents se gâtant rapidement. A peine les dents de lait ont-elles poussé qu'elles deviennent noires par places et s'émiettenl. Sous ce rapport, Staphis, est rival de Kréosole, dont aucun remède n'égale Tefficacité pour la carie précoce des dents de lait, quand elles deviennent d'abord jaunes, puis noires, et finalement se gâtent.

A côté de ces remèdes vous pouvez penser à Antlm. crudum et dans d'autres cas encore, à Chamom. et Coffea.

Chez le malade de Staphis,, les gencives sont malsaines, gonflées, spongieuses, et saignent facilement quand elles sont touchées par la nourriture ou le doigt, cet état étant accompagné d'un gonflement douloureux des ganglions sous-maxillaires. Il est spécialement indiqué après l'abus du mercure.

Staphis, est utile chez les enfants souffrant d'inflammation des yeux, particulièrement des paupières avec des orgelets endurcis.

Pour ces petites tumeurs cystiques qui se forment dans les paupières à mi-chemin, entre les surfaces intérieures et extérieures. Graphites est le remède approprié.

Ces enfants de Staphis. ont une éruption eczémateuse sur les oreilles. Des croûtes jaunes se forment aux oreilles. L'exsudation en est sanguinolente et semble causer de l'ulcération de la peau. Nous trouvons encore que Staphis, affecte les os. Il cause du gonflement du périoste avec suppuration consécutive.

Il produit aussi sur la peau des verrues ou condylomes. Ceuxci sont ordinairement pédicules. Ce symptôme place Staphis. parmi les remèdes sycotiques. Ainsi nous le trouvons tout à fait le compagnon de Thuya, étant préférable à ce remède* quand existent la forme d'éruption déjà mentionnée, l'émiellement des dents, et les condylomes pédicules.

Dans certains cas, nous le trouvons indiqué dans l'ulcération syphilitique après l'abus du mercure, l'écoulement étant peu consistant et acre. Un examen avec la sonde révèle la maladie de l'os sous-jacente.

Nous avons beaucoup de remèdes semblables à Staphis. dans les affections des os, qu'elles soient d'origine syphilitique ou scrofuleuse. L'un d'eux est Stillingia. Celui-ci est d'un grand usage dans les affections syphilitiques des os longs, tels que : le fémur, le tibia, Thumérus, etc., dans la périostite ou l'ostéite,

les douleurs étaul pires la nuil et par le temps humide. De plus, on trouve presque toujours un coryza excoriant, Tozène syphilitique bien connu.

Un autre remède est le Mercure, Un autre encore est Kali htjdr,, spécialement dans le cas où il y a combinaison de syphilis et de mercure.

Sirontiana carb. est plus approprié à la constitution scrofuleuse. Il est indiqué dans l'ostéite, particulièrement du fémur, avec des ulcères dont Técoulement contient plus ou moins d'os en morceaux. Avec celte maladie de l'os, il y a tendance à se produire une diarrhée profuse, épuisante, presque comme celle qui se produirait avec une fièvre hectique.

Un autre remède est le (-hlorure d'or et de platine, qui est utile pour la carie ou la nécrose.

Un autre encore est le Sel de Geltysburg, qui doit son efficacité au carbonate de lithine, qu'il contient. Il est utile dans les curies des vertètres et de la hanche.

Un autre usage de Staphis, se trouve dans son application à la goutte. Il n'est pas si utile pour les paroxysmes aigus que lorsque la goutte devient constitutionnelle, quand l'urate de soude au lieu d'être éliminé par les reins se dépose en diverses articulations et dans les organes, produisant des nodosités arthritiques.

Il est aussi indiqué dans l'ophtalmie arthritique- Les yeux brûlent et ont une sensation de grande sécheresse, bien qu'il y ait un larmoiement abondant, et démangeant. Les douleurs vont des yeux vers les dents.

Dans ces affections goutteuses des yeux, Coloc. est aussi un bon remède.

Sur Y estomac et les intestins, Siaphis. agit en semblant produire un relâchement de l'estomac, de telle sorte que l'organe apparaît pendant, flasque et faible. Vous trouverez ce même symptôme avec Ipéca, Il y a un désir d'eau-de-vie, de vin ou de quelque chose de stimulant. De tels malades sont sujets à des coliques qui ressemblent beaucoup à celles de Coloc,

Vous devez aussi vous souvenir de Siaphis. comme d'un remède dans la colique suivant les opérations abdominales.

Dans la diarrhée, il est indiqué lorsque, chez les enfants, le désordre est associé à une forme particulière de stomatite ; la langue et les gencives sont blanches et spongieuses, tandis fju'il y a des douleurs coupantes avant et après la selle, avec beaucoup de téncsme rectal pendant la selle, cl des dégagements de gaz qui sont ordinairement brûlants et ont l'odeur d'oeufs pourris (ici semblable à Chamo.), les selles se renou-

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vêlant à tout esdai de prendre dô la nourriture ou de la boisson.

Dans son action sur les organes féminins, Siaphis, cause du prolapsus utérin, e! ce prolapsus est presque toujours associé à un état flanque de Testomac. Tout l'abdomen, parois et contenu, est senti comme s'il allait couler, tellement il est relâché. Si vous rechercher, vous trouverez qu'un amour désappointé ou que l'arrêt des pensées sur des sujets sexuels a favorisé ce reluchement. l>a leucorrhée, qui acconii>agne cet état, est jaune el excoriante*

LEÇON XXXIl

I >■■ Il !■

PlLSAïlLLA.

L'espèce que je considérerai est la Puisai, de Hahnemaiin, la Puisai, pralensis^ et non la plante américaine, la Puisai, ïiulialiana. Il y a quelque petite différence d'action entre les deux drogues. La praiensis a été mieux expérimentée. Les remèdes concordants de cette drogue sont presque innombrables. La raison en est que c^est un médicament bien étudié, et souvent indiqué. Ses remèdes complémentaires sont SuHuric. cxid.y et Lycopodium.

Ses antictotes sont : Chamomilla, CoHea, Ignaiia et Nux vomica,

La relation de Puisai, et d'Acide sullurique demande une remarque spéciale. Le deuxième suit le premier dans les troubles gastriques. Puisai» a aussi un effet d'antidote sur Acide sullurique. Quand cet acide a élé employé pour la cure de l'abus des spiritueux, Puisai, a été proposé comme le remède le mieux indiqué f)our la diarrhée qui s ensuit.

Puisai, praietisis est une jolie petite fleur appartenant aux anémones. On la appelé la fîeur de veni^et son nom est en rapport avec ses symptômes, car ils sont aussi volages et inconstants que le vent La variabilité des symptômes est une caracléristique du médicament. C'est spécialement marqué pour les hémorrhagies, qui à un moment semblent arrêtées, et reviennent quelques heures après. C'est aussi vrai de la diarrhée» les selles changeant continuellement d'apparence, à un moment vertes, à un autre mêlées de jaune, et à un aulre encore, muqueuses.

Ainsi encore sont les symptômes mentaux qui ont la même nature inconstante, le malade étant tantôt irritable, tantôt pleurant, puis de nouveau doux et aimable. Ceci est pour montrer des exemples de la comparaison que j'ai faite.

Puisai, semble principalement adaptée à l'organisme féminin ,quoîqu*il affecte les hommes aussi bien que les femmes,

.'320 MATIÈriK MÉDICALE CLINIQUE

C'est un de ces remèdes qu'on peut choisir par la prédominance des symptômes menlaux. Il est spécialement indiqué. chez les malades d'un caractère doux, larmoyant, ayant un tempérament pluUM lent, tranquille. Ils ne sont jamais irascibles, quoi-, que parfois de ma m aise humeur. Ainsi, dans le cas d'un enfant atteint de troubles gasiriques. Puisât, peut être employé quand il esl grognon, j)àle, frissonnant, et n'est satisfait de rien. Ce n'est pas Tétat de Aux lom., ce n'est pas non plus comme Chamo., ces deux remèdes ayant beaucoup plus de violence avec leur colère.

La fenmie, avec Puisât., est larmovante, facilement découragée. Quelquefois elle esl pleine d'anxiété, avec des présages d'un désastre menaçant.

Cette anxiété vient de l'épigastre et est très communément associée à de l'indigestion. Elle est souvent accompagnée do claquement des dents, de palpitations de cu'ur et de flux de chaleur. Tels sont les principaux symptômes mentaux de Puisât. Ils sont présents, plus ou moins, dans toute maladie dans laquelle c'est le remède.

Pour ces symptômes mentaux vous pourriez comparer Sepia^ qui, vous vous le rappellerez, a un état mental similaire ; mais, il diffère de Puisât, par la présence de l'irritabilité et de la colère. Il y a aussi de l'indifférence pour ses affaires domestiques, auxquelles elle était autrefois attentive.

Natrum mur. a aussi cete disposition à pleurer semblable à celle de Puisât., mais avec cette différence : la consolation, avec Nairum mur., aggrave, tandis qu'avec Puisai., le malade cherche à être consolé.

Stannum a aussi cette disposition. Le malade est très découragé, ou bien pleure sur ses symptômes de la poitrine. Il craint d'aller plus mal.

La malade d'ignatia est triste, mais elle cache son chagrin aux autres.

Puisât, est spécialement indiqué chez les femmes chloroliques ou anémiques, quand elles se plaignent toujours d'une sensation de froid, et, en dépit de cette frilosité, elles trouvent du soulagement pour beaucoup de leurs symptômes à l'air libre. Elles ne peuvent tolérer les chambres fermées, l.es douleurs dont elles souffrent semblent ôlre accompagnées de frissonnements. Plus les douleurs sont marquées, plus cette frilosité est accentuée. On trouve les symptômes mentaux déjà mentionnés. Pulsatilla est particulièrement le remède quand la chlorose a été compliquée par l'abus du fer ou de la quinine. La chlorose, vous venant de mains allopalhiques après l'échec du fer et du

quinquina, vous montrant que ces remèdes ne s'appliquent pas au cas présent, on trouvera son premier, si ce n'est son seul remède, dans Pulsaiilla, Ce signe vous sera souvent utile dans la pratique, non seulement dans la chlorose, mais dans d'autres affections, aussi bien quand elles viennent, non pas tant d'une maladie locale que d'un état général de nutrition défectueuse. Toute réconomie est épuisée," tous les tissus relâchés. Elle souffre du changement de i)osition de l'utérus. Les règles sont tardives et rares, foncées, coagulées, et de caractère variable. Puisai, ne guérit pas toujours après l'abus du fer. Mais il a avec cette substance la même relation que \iix vom., jx)ur l'abus des purgatifs drastiques, et Camphor. pour la cantharide.

Pour comprendre comment sont causés ces phénomènes de Puisai,^ soit chez les femmes, où ou les rencontre le plus fréquemment, soit exceptionnelknienl chez les hommes, il faut \ous rappeler que \v médicament agil sur le système vasculairc, spécialement sur le cirur droit, et sur les veines et capillaires. Ainsi, nous trouvons que tout ce qui nffaiblit la partie veineuse (le la circulation, tout ce qui retarde le retour du sang au cœur, (loil, en conséquence, provoquer jusle h\ classe de symptômes |)our laquelle Puhat, peut 6tre indiqué. Nous savons, par exemple, qu'une chambre chaude, fermée, provoquera ces symptômes. Si Ton se met dans une pièce fermée ou dont la température est troj) élevée, les veines deviennent tortueuses et il y a de l'oppression de la poitrine et du retard de l'action du cœur. f>es mêmes symj)tômes survenant dans une maladie suggèrent Pulsaiilla. Il agit sur le cu'ur <lroit plus que sur le gauche ; en conséquence, en dé})it de la frilosité qui vient de Tanémie, l'air libre agit comme un stimulant sur la circulation veineuse et soulage les sym{)tômes (\\i'\ dépendent de la paresse circulaloire du sang.

Vous trouverez par lout le eorf)s beaucoup de symptômes demandant Puisai, ((u.uid il y a un Ironble dans la circulation veineus<^. Vous trouverez dans la poitrine une sensation de douleur rapportée à une région sous-<îlaviculaire, au sommet de l'un ou l'autre poumon, douleur qui est ressentie quand le malade est couché sur ce côté ou presse contre le côté gauche de la poitrine. Cette s^?nsibilité semble envahir les tissus musculaires vers l'épaule et même le bras du côté affecté. Ce symptôme indique de la congestion veineuse, ou au moins une circulation paresseuse à travers la partie supérieure du poumon gauche. Cela a été pour moi et pour beaucoup d'autres médecins, un symptôme précieux au début de la tuberculose particulièrement chez les femmes du tempérament de Puisai. Avec

MAT. Uto. CL. 21

;]-J2 MATIÈRK MÉDICALE CLINIQLE

oclle sensibilité dans le poumon il peut y avoir de la toux avec expectoration. Bien qu'il puiss^e n'y avoir pas de symptômes indiquant l'existence positive d'une infiltration tuberculeuse. Nous aurons d'autres symptômes indiquant l'assaut de la maladie. Puisât, a maintes fois guéri ces cas.

Puisai, est indiqué i)Our les varices des membres ou du testicule (varicocèle). Les régions atteintes sont bleuâtres, et gênent le malade par la sensibilité et les douleurs élançantes qu'il y ressent.

L'épistaxis, quand Puisai, est indiquée, est d'un caractère passif. L'écoulement vient d'une façon régulière, mais il n'est pas rouge vif et ne vient j>as par jeté comme dans les épistaxis d'origine artérielle. C'est souvent une épistaxis vicariante, prenant la place des règles. La môme chose est vraie du crachement de sang ou hémoptysie qui, ou bien est accompagnée de cette sensibilité ou de cette congestion passive de la poitrine, ou bien rlépeiKl d'une menslruation supprimée.

Dans ces symptômes veineux. Puisai, a un important analogue, Hamamélis. qui rivalise ici avec lui. Avant qu' Hamamétis ait été expérimenté, Puisai, était le seul remède dont ik)us pouvions nous servir dans cette classe de symptômes que notis avons énumérés. Hamamélis est le médicament préférable pour* les varices, à moins que des symptômes constitutionnels n'indiquent Puisai., si)éi*ialemenl dans le cas de varicocèle. Le varicocèle a été guéri par Hamamélis appliqué extérieurement et pris à l'intérieur. La grande caractéristique du médicament, et qui rend son choix certain, est la sensibilité de la région affectée. C'est une sensibilité qui n'est pas exactement la sensation de brisure d'Arnica ; ce n'est pas la sensibilité hypereslhésique de Lachesis; ni la douleur piquante d'Apis ; mais il a cette sensation douloureuse qui appartient à la congestion veineuse. On peut donner Hamamélis avec succès dans ious les états où elle est présente. J'ai souvent fait usage du médicament dans la grossesse, quand des varices apparaissaient sur l'abdomen, et cpiaad la malade ne pouvait faire aucun mouvement sans éprouver une sensation douloureuse de brisement. Haji^amélis n'est pas la jwinacée que les droguistes voudraient ivous faire croire, il ne guérit pas tout, les entorses, les brûlures, etc., mais il guérit les symptômes cjue j'ai mentionnés.

In autre rcnn'-^lo (jui c(>nc«>rdp iivec Puisai, est Lilium liffHn. qui, comme lo prtk-t^dciil, alïecU», le CM^ur droit, produisant 1 engorgement des \ ci nés, le soulagement à l'air libre, les règles pauvres, et un goût de sang dans la bouche. Mais il diffère de Puisa/, par sa tendance marquée au prolapsus de l'utérus, avec

àlATIÈRE MÉDICALE CLINIQUE 323

pesanteur soulagée par le maintien de labdomen, ou en croisant les jambes. El aussi, quand Lilium est indiqué, il y a une douleur aiguë allant du mamelon gauche a travers la poitrine dans le dos.

Un autre analogue est Sepia, qui a beaucoup des symptômes de Puisai. Lui aussi est indiqué dans l'anémie et la. chlorose, et a aussi ce tempérament doux et larmoyant, mais il y a une différence dans les symptômes de l'esprit. Avec Sepia il peut y avoir de Tirrilabilité ou de la véhémence parfois. La malade de Sepia a une aversion complète pour ses devoirs domestiques usuels.

Voyons maintenant Taclion de Puisât, sur les muqueuses. On peut sen souvenir facilement. Il produit une inflammation catarrhale des muqueuses, et cela se termine par la production d'un mucus doux, jaune ou gris-jaunàtre. Vous avez là une indication que vous pouvez appliquer à toutes les muqueuses.

La conjonctivite demande Puisai, quand l'écoulement est épais, jaune ou vert-jaunâtre, et doux; aussi il n*est pas indiqué au début, mais pendant le cours ou à la maturité de la maladie. C'est un remède inestimable dans l'ophtalmie après la rougeole et dans rophtalniie purulente et dans l'ophtalmie des nouveau-nés, que ces maladies soient ou non d'origine gonococcique, quand l'écoulement est du caractère que je viens de <lécrire. Son analogue ici <*sl Arc/, niL, qui a précisément les mêmes symptômes, seulement plus marqués. 11 faut l'employer après l'échec de Puisai,

Merc, corros. est indiqué dans les cas qui, malgré Arg, nitr., tendent à ulcérer et perforer 1'» cornée.

Ce ne sont pas les seuls symplômes oculaires de Puisai, Le D' George S. Norton de Xew-York a publié, il y a quelques années dans le Hahnemannian MontMy, un article sur l'emploi de ce remède dans les maladies de l'œil. En plus de l'inflai» mation de la conjonctive dont nous venons de parler, Puisai. cause : l'obscurcissement de la \ue, avec vertige et nausée, diplopie, apparitions éloilées, cercles de feu, etc. (ceux-ci étant généralement des symptômes réflexes); des pustules sur la cornée, avec très peu de pholoplK)bic, mais avec larmoiement, pire en plein air ; des douleurs pressantes, piquantes, dans fceil, du gonflement des paupières, des orgelets, soulagés en plein air ; de l'inflammation et du gonflement du bord des paupières, sans excoriation.

Puisât, est aussi un excellent remède dans les petits ulcères centraux de la cornée, sans développemnt vésiculaire, spécialement quand ils se développent cIm»/ des sujets scrofuleux. On

peut encore remployer dans le larmoiement par une maladie du canal lacrymal, quand existent les symptômes ci-dessus énumérés.

Puisât, affecte aussi la muqueuse nasale, et produit des symptômes qui Tindiquent à un stade avancé d*un rhume. Il ne faydrail pas le donner au commencement d'un rhume, à moins que le lempc* rainent et les a.ulres symptômes ne le décident car Téternuement et Técoulement séreux excoriant, ne sont pas des symptômes caractéristiques de Pulscdilla.

Mais, quand vous trouvez un catarrhe nasal mûr, c'est-à-dire quand l'écoulement nasal est épais, muco-jmrulent, jaunâtre ou verl-jaunûtre, ot aucunement excoriant, vous avez un tableau parfait de Puisai,

Dans le catarrhe nasal chronique, vous pouvez donner Pulsat. si l'écoulement a ce caratère. Il faut donner le médicament fréquemment et d'une façon persistante pour guérir. En plus des symptômes déjà énumérés. il y en a encore un autre, la perte du goût et de l'odorat. Il y a un remède connu sous le nom de Cyclamen, qui est très semblable à Puisai, par sa symplomatologie. Il semble correspondre au catarrhe nasal quand il y a perte du goût et de l'odorat, et cet écoulement épais tout semblable à celui de Puisât.; mais il y a en plus Téternuement spasmodique.

Penthavum sedoides est utile au débul du coryza quand il y a de la crudité dans le nez et la gorge. Le malade se plaint d'une sen.siition constante d'humidité dans le nez, mais sans écoulement. Plus tard, il y a formation d'un écoulement purulent épais, tout comme avec Puisai,

Spigelia est un de nos meilleurs remèdes pour le catarrhe des fosses nasales postérieures ; les symptômes qui l'indiquent sont un écoulement profus de mucus par la partie postérieure du nez ; le mucus nasal passe seulement en arrière. Ce médicament a accompli quelques bonnes cures dans les mains du D' Aug. Korndœrfer.

Hydratis est aussi indiqué pour le catarrhe nasal postérieur. L'écoulement est d'un caractère aqueux, et accompagné de beaucoup de brûlure ol de crudité, en même temps que d'une sensation comme d'un cheveu dans les narines.

Puisât, est un remède de grande valeur dans les affections des oreilles. Dans l'olite externe, on peut l'employer quand l'oreille externe est chaude, rouge, et gonflée, et qu'il y a des douleurs dardantes, tirantes, pulsaliles. pires la nuit.

Dans l'otite moyenne, il est aussi utile quand il y a un écoulement d'oreille profus. épais, jaunâtre ou vert- jaunâtre.

Puisai, est un de nos remèdes principaux dans Totite calarrhale. Il y a de la surdité, avec une sensation comme si les oreilles étaient bouchées, avec des bruits de battements dans les oreilles, isochrones au pouls. Dans Totorrhée catarrhale, Silicea est le remède le plus rapproché de Puisai.

Bellad. et Mercurius ont une action plus profonde que Puisai., agissant sur le tissu cellulaire.

Chamom. est seinblable à Puisai, pour les symptômes de Toreille. mais les douleurs sont plus violentes, et sont accompagnées de rougeur des joues; le malade ne peut supporter la douleur.

On doit penser à Planlago malor, quand la douleur d'oreille est accompagnée de mal de dents.

Tellurium cause la catarrhe de Toreille moyenne, qui- peut même envahir Toreille interne ou le cerveau, ou même pénétrer dans les cellules mastoïdiennes et y faire un abcès. Du pus se forme dans l'oreille moyenne et finalement, perforant la membrane du tympan, s'échappe extérieurement. L'écoulement qui en résulte est peu épais, acre, produisant des vésicules à tous les endroits qu'il atteint, et sentant la saumure de poisson.

Dans le catarrhe de la gorge, Puisai, est quelquefois, quoique peu souvent, le remède. Il serait indiqué par l'apparence des parties. Il y a une rougeur marquée des amygdales et un état variqueux des vaisseaux de ces parties, et les piliers ont une couleur rouge foncé ou pourpre. Il y a aussi des douleurs piquantes dans la gorge (rappelant ici Apis), pires ordinairement en avalant la salive ou après avoir mangé de la nourriture.

Quittant le pharynx, nous en arrivons maintenant à. Veslomac, organe dont Puisai, produit le catarrhe. Puisai, est indiqué dans cette maladie quand la langue est couverte d'un épais enduit blanc râpeux. I^ bouche a une sensation de sécheresse, et cependant il n'y a pas beaucoup de soif, le manque de soif étant une caractéristique de ce remède. Il y a aussi du mal de cœur, et quelquefois des vomissements, les matières vomies consistant, soit en nourriture ou en mucus, soit aussi en bile. La nourriture vomie peut avoir été ingérée depuis longtemps, montrant ainsi la faiblesse de digestion du remède. Un sentiment de plénitude et de pesanteur dans l'estomac après avoir mangé, quelquefois associé à une sensation d'état à vif de l'estomac comme par une ulcération ; ce dernier est un symptôme purement subjectif et est une sensation commune avec Puisai. Ordinairement, il y a de la diarrhée, avec selles muqueuses ou aqueuses, pire après minuit. Avec ces symptômes gastriques, il y a du pyrosis, et, peu souvent, de la pituite. Quand la pî-

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tuite demande Puisai., il y a un goût putride dans la bouche le matin, avec amélioration après avoir bu.

Le malade a le désir de limonade. Il peut se plaindre d'avoir la bouche sèche, et cependant il semble qu'elle contient une abondance de mucus. Les autres symptômes expérimentés sont une sensation de poids à l'épîgastre une heure après le repas, soulagée en mangeant de nouveau ; une sensation dans Tœsophage comme si la nourriture y restait (aussi China, Ahies)\ des battements à Tépigastre; beaucoup de flatulence qui va et vient, donnant des douleurs de pincement et des grondements, avec aggravation en se réveillant et tout de suite après le repas. Ce sont les symptômes indiquant ce remède dans le catarrhe gastrique. Quelles en sont les causes déterminantes ? Avant toutes et la plus importante, c'est que le remède est indiqué quand la maladie est venue après avoir pris une nourriture grasse ou de la pâtisserie. Il est aussi indiqué dans le catarrhe gastrique venant d'une alimentation lourde, comme du dindon, des légumes, du café, etc.; aussi après un refroidissement de l'estomac avec de la crème glacée ou de la glace, spécialement si l'estomac est chaud. En d'autres cas encore, il peut être indiqué quand on a été atteint par l'humidité, spécialement quand on a eu les pieds mouillés et qu'il en est résulté une suppression des règles.

Il sera bon pour vous que je différencie maintenant ce remède des autres, qui sont communément employés pour ces symplômes dyspeptiques. Je vous dirai d'abord que les autres remèdes, à côté de Puisai., qui ont l'aggravation en mangeant des aliments gras, sont Ipeca^ Thuia, et Carbo veg. Ars, et Carbo veg, ont l'aggravation en mangeant de la glace et Nux l'om, et Ipéca en mangeant une nourriture lourde, ou l'aggravation en mangeant la nuit ; vous pouvez penser aussi à Cinchona ; pour le désir de limonade, à Cyclamen^ Sabina et Bellad.; pour la nausée à la pensée ou au goût de la nourriture, particulièrement si elle est riche ou grasse, à Sepia et Colchicum ; pour le vomissement de nourriture longtemps après avoir mangé, à Kréosote,

Nous savons que Bryonia produit un catarrhe de l'estomac avec langue blanche chargée, goût putride dans la bouche et sensation comme d'un poids lourd dans l'estomac. Il peut être aussi indiqué dans le catarrhe gastrique provoqué par un froid à l'estomac, quoiqu'il soit plus indiqué quand le trouble a été produit par la chaleur du temps de l'été. Bryonia, cependant, a ordinairement la constipation comme un symptôme accompagnant^ ou, s'il a de la diarrhée, il n'a pas les selles gris jaunâ-

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tre ou aqueuses. Au lieu de cela les selles sont pulpeuses ou ont une odeur putride de vieux fromage.

Nux vom, ressemble à PuUal, Les deux sont utiles dans le catarrhe de l'estomac l'enant d'un excès de nourriture ou d'une nourriture lourde. Sux est spécial-ement indiqué après l'abus de boisîM)ns alcooliques. La sécheresse de la bouche avec peu ou pas de soif et une sensation pénible à l'estomac se trouvent aussi avec Nux. Il y a de la constipation. Tandis que le pyrosis est caractéristique de Puisai,^ la pituite est caractéristique de Nux vom,, naturellement ceci dit pour parler comparativement.

Anlim. crudum ressemble à Puisât., mais la langue avec ce remède est chargée en blanc comme si on Tavait badigeonnée de blanc. Le vomissement prédomine sur tous les autres symptômes. Une petite quantité de nourriture excite la nausée et le vomissement. C'est un excellent remède chez les enfants.

Ipéca est un remède de première classe dans ces catarrhes gastriques causés par un refroidissement de l'estomac par l'ingestion de glace, ou par l'absorption de pâtisseries, de conserves, ou d'autres aliments indigestes. Ordinairement, la langue est nette. Il a rarement l'enduit épais qui appartient à Puisai. ou à Antim. crud. La nausée prédomine sur tous les autres symptômes.

Arsenicum est complémentaire de Puisât, quand le catarrhe gastrique provient d'un refroidissement de l'estomac par une crème glacée ou de la glace.

J'ai mentionné pour Puisât, la sensation comme d'une pierre h Tépigastre. Vous trouverez un symptôme semblable avec Abies nigra, qui a été employé avec succès dans les troubles gastriques quand le malade éprouve après avoir mangé une sensation comme d'un œuf dur dans l'estomac.

Pour les symptômes des intestins, on peut employer Puisât, dans la constipation survenant chez les femmes enceintes ou succédant à l'abus du quinquina ou de ses préparations. Les celles sont volumineuses. On peut aussi l'employer pour la diarrhée quand les selles sont d'une couleur jaun« verdâtre ou changeante- Elle vient ordinairement d'avoir mangé la nuit précédente, une alimentation lourde. La malade est pire après minuit.

Ici, vous pourriez comparer Iris vcrsic, qui est un des meilleurs remèdes que nous ayons pour le choléra morbus, venant préférablement à 2 ou 3 heures du matin, avec vomissement de nourriture et de matières sûres et bilieuses, et diarhée en môme temps. Il diffère de Veratrum album, par l'absence de refroidissèment et de symptôme de collapsus.

Dans la cystite ou le catarrhe de la vessie^ nous trouvons PuUcU. indiquée quand il y a un fréquent besoin d*uriner pai une pression dans la vessie, comme si elle était trop pleine. II y a de la douleur dans Turèthre. L*urine elle-même est souvent trouble par le mélange de mucus. Cliniquement, nous n'avons pas trouvé Puisai, un remède de première classe dans la cystite, mais nous l'avons presque toujours trouvé le remède dans les symptômes vésicaux accompagnant la grossesse. II cède à Cantharis, Equisetum et Dulcamara dans la cystite.

La gonorrhée demande Puisai, quand Técoulemenl est épais, et Jaune ou vert jaunâtre. Il y a ordinairement des douleurs dans les aines quand ce médicament est indiqué, et, je Tai noté, allant dans Thypogastrc d'un côté à l'autre. Ce symptôme a quelquefois été produit, par Puisai. Après l'avoir donné quelquefois dans ces cas, le malade revient, se plaignant de douleurs à l'estomac. Ce symptôme survenant ainsi demande l'accroissement des intervalles entre les doses, ou même l'arrêt du médicament.

Dans la suppression de la gonorrhée, Puisai, est indiqué dans l'orchite, ou plutôt l'épididymite, qui en est la conséquence. Le testicule est rétracté. Il est augmenté de volume, très sensible au loucher et rouge foncé. Il y a des douleurs aiguës, tiraillantes, le long du trajet du cordon. A moins que d'autres symptômes ne le contre-indiquent, Puisât, rétablira l'écoulement et soulagera la douleur angoissante, mais le malade doit rester tranquille et le scrotum doit être maintenu dans un suspensoir. Dans quelques cas, j'ai employé l'eau chaude localement, comme adjuvant. Tandis qu'elle semble augmenter le gonflement, elle soulage la douleur.

Dans certains cas, il semble n'y avoir pas de symptômes d'un caractère subjectif. Tout ce qu'on peut observer est ceci ; le testicule est gonflé et d'une sensibilité exquise au toucher. L'écoulement blennorrhagique a complètement ou presque entièrement cessé. Dans ces cas, flamamélis est votre remède.

Clématis, est un excellent remède pour l'orchite blennorrhagique, quand le testicule est induré et aussi dur qu'une pierre.

JRhodod. est aussi un remède utile quand l'orchite devient chronique et que le testicule est induré exactement comme avec Clematis. Avec Rhodod., cepondanl, le testicule tend à Talrophie. Il y a aussi une sensation dans la glande comme si elle était froissée.

Dans l'induration du testicule, vous pouvez comparer, à votre loisir, Conium, Arnica, Sfaphisagria, Spongia, Arum, h côté des remèdes déjà mentionnés. Vous pouvez donner Oxalic acîd.

quand il y a des douleurs névralgiques terribles dans les cordons, pires par le plus léger mouvement.

Mercurius est indiqué quand les glandes sont gonflées et quand le peu qui reste d*écoulement est verdâtre, et quand il y a du phimosis.

Puisai, est employé dans l'hypertrophie de la prostate. Il est indiqué par le symptôme mécanique : les selles, quand elles sortent, sont petites et plates.

Vhydrocèle, spécialement la forme congénitale, peut céder à Puisai.

Etudions maintenant Puisât, dans ses relations avec les synoviales. Puisât, n'a p^is craffinllé pour les vraies séreuses, comme nous le trouvions avec Aconit, et Bryon., mais agil sur les sacs synoviaux, qui sont légèrement différents des pures séreuses. On trouve Puisât, indiqué dans le rhumatisme des articulations, et dans la synovite goutteuse, gonococcique, ou traumatique. La jointure est, naturellement, gonflée, et les douleurs ont un caractère aigu d'élancements, et sont accompagnées d'une sensation de sensibilité ou d'ulcération sous-cutanée au niveau de la jointure affectée. Les douleurs dans ces inflammations articulaires sont ordinairement erratiques, tantôt ici et tantôt là. Les douleurs tiraillantes dans la jointure forcent le patient à remuer la partie malade. La pression soulage. Ces (fouleurs tiraillantes s'étendent souvent en descendant dans le membre, et sont accompagnées de secousses, probablement par l'irritation des nerfs musculaires, et sont soulagées par les mouvements lents. J'insiste sur c>es douleurs i)arcc qu'elles demandent fréquemment Puisât. Elles sont ordinairement pires par la chaleur, et soulagées par le froid. Elles sont pires le soir.

Puisât, rivalise avec Apis dans la synovite, mais ce dernier médicament a plus d'épanohemont que le premier, il est indiqué quand il y a beaucoup d'œdème autour de la jointure. •

Dans le rhumatisme avec douleurs erratiques, vous pouvez comparer Kali bichr., Sulphur., et Bryonia.

Kali hichr., est indiqué pour le rhumatisme gonococcique. Les douleurs sont améliorées d^ins une pièce chaude.

En raison de son action sur les organes digestifs, Pulsaf. est utile dans la goutte ou dans la diathèse goutteuse, spécialement quand le trouble a été amené par une indigestion. Si la maladie persiste malgré son emploi, Colchicum lui succède bien.

Considérons maintenant l'action de Puisai, sur les différents organes. Nous avons déjà étudié les symptômes mentaux du médicament. Nous avons maintenant à parler de ses maux de

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tête. Nous pouvons les résumer comme étant surtout frontaux et supra-orbitaires. Ils sont généralement d'une origine utérine, névralgique, rhumatismale ou gastrique. Ils sont aggravés par le travail mental et par la chaleur. Ils sont ordinairement pires le soir, quoique k»s symptômes gastriques soient pires le matin. Quand elles sont d'origine rhumatismale, les douleurs sont aiguës et semblent aller de la tête à la face, et rendent le patient presque fou tellement elles sont intenses. Dans d'autres cas, elles peuvent êlre erratiques, allant d'une partie de la tête à l'autre.

Dans certains cas le mal de tête accompagne la suppression des règles. La tête est chaude. La douleur dans la tête est améliorée à l'air libre et souvent accompagnée de saignement de nez.

Dans ces céphalées, il faut comparer Pulsatilla avec les remèdes suivants :

Ranunculus bulb., céphalée sur le verlex comme s'il était pressé en deux, pire le soir, et en allant de l'air froid au ctiaud ou vice versa.

Banunculus sceleratus, sensation rongeante sur le vertex en un point limité.

Cocculus indicu^, douleur dans l'occiput, comme s'il s'ouvrait et se fermait.

Spigelia, sensation comme si la tête s'ouvrait au verlex.

Carbo anim. sensation au vertex comme s'il était comprimé des deux côtés ; est obligé de le maintenir.

Vcralrurn album pression au verlex, avec douleur d'estomac, tète soulagée en pressant le verlex, et aggravation par le mouvement.

Memjanthes mal de tête conipressif au vertex et sensation en montant des étages, comme si un poids pressait sur le cerveau, avec mains et pieds froids.

Phellandrium, douleur comme par un poids au sommet de la tête, avec douleur et brûlure dans les tempes et sur les yeux, qui sont congestionnés ; les yeux pleurent ; ne peut supporter ni lumière ni bruit.

Les symptômes des yeux et quelques uns de ceux des oreilles ont déjà été envisagés. Nous allons maintenant voir ceux qui restent de ee dernier organe. Puh. est connu depuis longtemps comme un remède pour l'otite externe ou inflammation du méat externe. Les douleurs sont très intenses, comme eÏÏes doivent l'être en raison de la nature resserrée du canal, entouré dos comme il l'est. L'oreille exlerne est gonflée et rouge. I^s dou-

l«ur8 »ont ordinairement pires la nuit. L'affection peut se terminer par de Totorrhée, qui a le caractère déjà décrft.

Nous en arrivons maintenant à l'action de Puisai, sur Yorganisme féminin. Cest ici que Puhnt, a conquis ses lauriers. Nous le trouvons indiqué chez les jeunes filles à Tâge de la puberté, quand le flux menstruel n*est pas établi normalement ou ne Test pas du tout.

C'est spécialement à ce moment que l'on peut trouver cette douleur des sommets des poumons indiquant Puisât,, et vous savez bien que si vous n'enlevez pas ce symptôme et établissez le flux menstruel votre malade deviendra phtisique. Quand les règles sont établies, elles ont tendance à être en retard et peu abondantes. Le flux est capricieux venant et s'arrêtant, tantôt composé de sang foncé coagulé, et tantôt aqueux et presque incolore. Il est précédé de colique menstruelle. Les douleurs sont d'un caractère crampoïde, par tranchées et si intenses que la malade a peine à les supporter. Elle étouffe presque si la chambre est fermée. Elle a le tempérament de Puisât, bien marqué. L'aménorrhée peut demander Puisât, quand elle se montre pendant la période ordinaire de la menstruation, quand elle survient quand on a eu les pieds humides, et quand le saignement de nez agit d'une façon vicarianle pour les règles. Dans certains de ces cas, une seule dose ramènera le flux menstruel, pendant que dans d'autres, vous devrez donner le médicament d'une façon répétée.

Pendant la grossesse, vous pouvez trouver l'emploi de Puisai. La sensibilité de l'utérus et des parois de l'abdomen peut l'indiquer, aussi bien qu' H amamélis.

Il peut encore corriger les vices de position du fœtus dans l'utérus, si la cause n'est pas mécanique. Je sais qu'en disant ceci, je m'aventure sur un terrain contesté. Je ne veux pas dire que Puisât, fera retourner le fœtus. Mais je veux dire que Puisât, agira sur les parois musculaires de l'utérus et stimulera leur développement. Quelquefois l'utérus pendant la grossesse se développe plus d'un côté que de l'autre. Ainsi, il a de l'irrégularité dans son développement et le fœtus doit prendre une position irrégulière. Puisai., en modifiant la croissance de l'utérus, permet au fœtus de prendre sa position convenable.

Pendant le travail, Puisai, est indiqué quand les douleurs sont lentes, faibles, et inefficaces. On peut encore trouver des douleurs spasmodiques et irrégulières, et elles f>euvent môme produire des défaillances, comme avec Nux vom. La malade ressent comme si elle étou7fail, et demande qu'on ouvre les fenêtres.

332 M/VTIÈRE MÉDICALE CLINIQUE

On peut encore le trouver indiqué lorsque après le travail, le placenta reste adhérent. Dans ces cas non seulement il amènera le détachement du placenta, mais il tonifiera l'utérus de façon à éviter Thémorrhagie de la délivrance. Canlharis est aussi utile dans cet état.

Puisai, peut aussi être employé dans les suites de couches, lorsque le tempérament concorde. Cependant ces douleurs demandent plus fréquemment Cliamom. et Xanthoxylum, ce dernier remède est particulièrement hon.

Cuprum est un bon médicament po\ir les douleurs cram|>oïdes intenses des suites de couches chez les femmes qui ont eu plusieurs enfants.

Puisât. j)eut être employé aussi pour la rareté ou la suppression des lochies.

Il peut aussi être indiqué aussi souvent qniinmamélis dans la phlegmatia alba dolens.

Les glandes mammaires sont affectées par Puisai, avant, pendant, et après la grossesse. Il est indiqué quand une irritation mécanique, comme par le transport de livres de classe, excite le flux de lait. Après le travail, vous pouvez encore donner oe remède quand les seins sont gonflés et douloureux et que la montée de lait est peu intense ou absente, la maKnde étant triste ou larmoyante.

Dans ce cas, je peux mentionner plusieurs remèdes qui sont plus importiints. Je pense qu' Urtica urens est le meilleur remède pour la non-apparition du lait sans autres symptômes, sans qu'il y ait de raison apparente pour Tagalactie.

Un autre remède encore est Ricinus communis ou l'huile de ricin. Ce médicament, employé extérieurement, a développé le lait. Il peut aussi être utile donné intérieurement à basse dilution.

Un autre remède encore est Agnus castus^ qui est utile quand l'esprit est très déprimé.

Causlicum est indiqué chez les femmes de diathèse rhumatismale. La face est ordinairement maladive et la malade triste et déprimée.

Puisât., dans ses relations avec les maladies des femmes, a beaucoup d'analogues. Avant tous les autres, nous pouvons mentionner Ad, racemosa ou Cimiciluga. Ce remède re-ssemble à Puisai, parce qu'il agit sur l'utérus. Les deux remèdes favorisent le travail normal. Ici Aciaea est probablement supérieur. Il ressemble aussi à Puisai, par son action pendant le travail, étant indiqué pour les doueurs des suites de couches, quand elles donnent une sensation de détresse, I^s symptômes

Mai 1ÈRE MÉDICALE CLINIQUE 333

cepeiidanl, ne sont pas inlerinillents, mais plutôt continus.

Pour c€ qui est du tempérament, nous trouvons qu*Actaea roc, diffère de Puisai, Par exemple, il est indiqué dans un haut degré de nervosité, pendant le travail et hors du travail, quand la femme est dans un état d'horrible appréhension. Elle a une «'jainle, une frayeur qu'il lui arrive quelque chose, et cela la hante de jour en jour. D'autres fois, elle a peur d'entreprendre quelque chose, même son ouvrage ordinaire. Actaea rac, est aussi indiqué dans une déviation de la position normale de Tutérus quand il y a des douleurs aiguës coupantes à travers Thypogastre d'un côté à l'autre. Il est aussi à employer pour la névralgie réflexe venant d'une irritation utérine, et cela, que ce soient les nerfs de la tête, de la poitrine, ou des membres (jui soient atteints.

Un autre remède à comparer à Puls\ est Caulophyllum, Ceci est un remède que nous avons depuis peu d'années, et déjà il est si utile que nous ne serions pas capables de nous en passer. Sa principale caractéristique est l'intermittence des douleurs. Si elles sont névralgiques et réflexes venant d'un désordre utérin, elles sont de caractère intermittent. Elles sont ordinairemeîil aiguës et crampoïdes, et apparaissent dans la vessie, les aines et les extrémtiés inférieures. Pendant le travail, Cauloph. est indiqué quand il y a une extrême atonie utérine. Les douleurs peuvent être aussi intenses que jamais, et cependant il n'y a apparemment pas d'effort expulsif. Il est souvent indiqué chez les femmes nerveuses, chez lesquelles la douleur semble être intolérable. Ijcs douleurs sont spasmodiques et voltigent de place en place, tantôt dans les aines, tantôt dans l'abdomen, puis dans la poitrine, mais n'ayant pas la direction des douleurs normales. La patiente semble épuisée. Il y a un grand épuisement de toute Téconomie. Elle peut à peine parler par moment, tellement sa voix est faible. Ce sont les symptômes qui demandent Cauloph. Il a été employé ici par beaucoup de médecins dans les basses puissances, quoique toutes les dilutions puissent être employées. Il peut aussi être indiqué pendant les dernières semaines de la grossesse, quand la malade a des fausses dou-* leurs, consistant en sensation de pesanteur douloureuse dans l'hypogastre. J'ai vu une seule dose les arrêter quand elles avaient duré des heures.

J'ai maintenant à parler d'Helonias dioica, de Tordre des Liliacées. C'est un remède nouveau, et qui s*est montré digne d'être placé à- côté du médicament bien connu qu'est Puisât. Il rend des services chez les femmes dont le svstème nerveux est déprimé; qui sont facilement fatiguées par tout travail et qui se

plaigtieiU d'un mal de reins, cette sensation de fatigue semblant s'étendre dans les membres. Elles paraissent se sentir mieux quand elles sont ^n train de travailler qu'au commencement. Ceci n'est pas l'élat de Rhas iox. Ce n'est pas dû à Tassouplissenient des articulations raidies comme avec ce dernier remède. La raison de ce symptôme est qu'une partie de la langueur disparaît si la malade continue à travailler. Le mal de dos est ordinairement situé dans la région lombaire juste audessus de la place des reins, ou peut apparaître plus bas et atteindre la région sacrée. La douleur, dans l'une ou l'autre de ces situations, peut accompagner des troubles utérins. Vous trouverez aussi quHelonias est utile pour la suppression des règles (ici il est tout à fait comme Puisât.) quand les reins sont congestionnés. Il semble que si la congestion mensuelle, au lieu de s'exhaler comme elle devrait par les vaisseaux utérins, s'est étendue aux reins, donnant lieu à de l'albuminurie. L'urine est rare et trouble. Nous trouvons encore Ilelonias indiqué quand, après les couches, il y a une tendance au prolapsus ou à d'autres déplacements de l'utérus. La malade se plaint do pesanteur et de tiraillements dans la région pelvienne.

Il y a une sensibilité qui a élé exprimée comme une conscience de l'existence d'un utérus. Vous savez que nous n'avons pas conscience de nos organes internes. Ils se meuvent et accomplissent leurs fonctions respectives sans aucune sensation. Quand vos sensations vous disent que vous avez un estomac ou un foie, c'est qu'ils commencent à être malades. Avec ces syniplônies de prolapsus et d'hypersensibilité de l'utérus, vous noierez une trop longue <lurée des lochies. Pour être plus exact, je devrais dire qu'il y a un écoulement sanguin qui continue des semaines après les couches. Je peux rapporter un cas que j'ai trailo l'hiver dernier. C'est celui d'une dame qui donna naissance n un très gros enfant, et souffrit ensuite d'un prolapsus utérin. Je lui donnai plusieurs rmeèdes sans la soulager, de sorle <iu'au bout de trois mois, elle n'était pas guérie. A ce moment, elle coinnienca à se plaindre de constriction de la poi- Ifine, tixec de In toux et quelques crachats sanguinolents. Sa mère éfait morte de f>htisie après avoir donné naissance à deux jumeaux ; de sorte que je craignais une grave affection pulmonaire. Phosphonis ne fit aucun bien ; \nx non plus. J'étudiai plus soigneusement le cas. Klle nie di( (fu'^^He ressentait comnie s'il y avait un poids pesant sur la poitrine au ni\eau du ster num et une sensation comme si la poitrine avait été saisie dans un étau avec la sensation de douleur consécutive. Cela la gênait guand elle se réveillait la nuit. Ces symptômes de la poi-

Irine avaient été notés chez des expérimentateurs hommes d'Helonias. Cependant je donnai ce médicament, qui guérit complètement ce symptôme et le prolapsus. Enfin, avec Helonias, vous trouvez souvent une tendance à rinfianimation de la vulve et du vagin avec formation de pus.

Vous pouvez aussi l'employer dans l'ulcération du col de Tuténis ; avec cela il y a une leucorrhée de mauvaise odeur, et chaque petit exercice produit facilement un flux de sang. Avec ces symptômes, il y a presque toujours un prurit persistant vers les organes génitaux avec ou sans formations de vésicules ou d'ulcérations. Pendant le travail même, nous savons peu ou rien sur la valeur â^Helonias,

Un médicament à placer à coté à'Helonias est Senecio aurcua. Cette drogue cause l'inflammation des muqueuses, de toile sorlr que vous le trouvez utile quand y a tendance au catarrhe du nez, de la gorge, ou des poumons, particulièrement chez les femmes. Il s'applique spécialement aux femmes nerveuses, ex citables, qui souffrent beaucoup d'insomnie attribuablo à Tirrilation utérine, comme par un prolapsus ou une floxioïi de Tutérus. La malade souffre d'une menstruation peu abondante, et a tendarbce à pleurer. Il y a une toux sèche agacjarilo rnec des douleurs piquantes dans \s poitrine el des crachats striés de sang. La vessie sympa thi&e avec les troubles utérins. Il y a L>paucoup de douleur au col de la vessie, <'aU'Sant de la bnllure et du ténesme. Après la \enue du flux menstruel les symjjtômes de la |>oilrine el de la vessie sont modifiés ou cessent, montrant ainsi combien ils sont intimement liés à l'irrégularité de l'etïort menstruel.

Un autre médicament est Aleiris (arinosa. C'est un des plus a mères substances connues. Il est étroitement allié à Senecio el Helonias, Dans ;e langage allopathique, c'est un tonique. Il est spécialement utile chez les femmes qui, avec le trouble otérin el la leucorrhée, ont une extrême constipation, un grand effort étant nécessaire pour amener une évacuation. Il y a une grande a-ceumulation de salive écumante. On doit aussi mentionner pour l'indication VAlelris, la faiblesse de la digestion ; là nourriture fait mal à la malade el rosie d'une faron pesante sur l'estomac.

Cyclamen est très semblable à Pulsnt. Les doux répondent aux femmes chloroti((u<»s ol anonilquos, <M los deux oir) dos troubles avec la digestion, el Tintulérance di»s nourrituros crasses. La colique menstruelle et les irrégularités sont presque identiques avec les deux médicaments. La même espèce de mélancolie est commune aux deux. Cyclamen peut être distingué de Pui-

sat. par ces symptômes. Généralomenl, mais non toujours, il y a plus de soif avec les malades de Cyclamen. Le malade de Puisai, se sent mieux à l'air libre ; il n'en est pas de même pour Cyclamen. I^s malades de Cyclamen souffrent d'une espèce particulière de débilité ou de torpeur, physique et morale, avec langueur. Ils ne peuvent penser. Ils sont améliorés quand ils sont secoués et forcés à prendre de rexercice. Quand ils se lèvent le matin, ils se sentent si lourds et languissants, qu'ils sentent comme s'ils pouvaient à peine accomplir leurs occupations journalières, mais quand ils se sont mis au travail, ils vont d'une fa(;on supportable jusqu'à la nuit. Ceci est Cyclamen et c'est très analogue à Helonias. Ils souffrent aussi de lenteur des sens, avec mouches devant les yeux. Vous trouvez souvent ceci chez les femmes anémiques. Elles voient des couleurs variées devant les yeux, comme avec Santonine. Quelquefois elles ont de l'hémiopie. L'indigestion dont elles sont atteintes a ceci pour la caractériser ; formation de gaz qui causent des coliques la nuit, forçant la malade à se lever et à se promener jusqu'à ce que le gaz s'échappe, donnant ainsi du soulagement-

Il me reste maintenant à parler <VHydrastis canadensis. C'est un remède qui agit encore plus puissamment sur les muqueuses que ne le fuit Puisât. Il cause le catarrhe des muqueuses du nez, de l'estomac, des intestins, de la vessie, de l'utérus et du vagin, l'écoulement cependant, étant plus acre qu'avec Puisai, et d'une apparence jaune épais ou sanglante ; dans les affections utérines, Hydrastls. est indiqué pour le prolapsus utérin avec ulcération du col. La leucorrhée est parfois aqueuse, et d'autres fois épaisse, jaune, et excoriante ; cet étal étant associé à une sensation de faiblesse, de défaillance au creux de l'estomac, et de palpitations de cœur bien marquées. La langue est humide, et couverte d'un enduit jaune sale, et prend l'empreinte des dents. La face est mialadive, et les yeux sont creusés et entourés de cercles sombres. Il y a tendance à la constipation, les selles étant couvertes ou mélangées de mucus.

Enfin, Lilium tigrinum, qui est utile dans les maladies utérines quand il y a des douleurs aiguës dans l'abdomen d'un ilion à l'autre, mais en plus il y a des douleurs de pesanteur marquées, faisant que la malde croise les jambes. Elle place la main sur la vulve pour supporter les viscères.

Puisais guérit une fièvre avec ces symjptômes : La tête est brûlante et les lèvres sèches. I^ malade lèche constamment ses lèvres pour les mouiller, et cependant il n'a pas envie de boire. On peut aussi l'employer dans la fièvre intermittente après l'abus de la quinine, quand la soif apparaît à 2 ou 3 heures de l'après-

midi ; alors vient le frisson sans soif, et de lanxiété et de loppression par la congestion veineuse de la poitrine. La malade est somnolente, et cependant elle ne peut dormir. Quelquefois une main est brûlante et l'autre froide.

Puisât, est indiqué dans la rougeole. Je pense qu'on le donne' souvent à tort. Il est indiqué quand les symptômes catarrhaux sont prédominants et qu'il y a du coryza et une lacrymation profuse. La toux est ordinairement sèche la nuit et grasse le jour. L'enfant s'assied sur son lit pour tousser. On peut l'employer aussi quand il y a de la douleur d'oreille. Ne donnez pas Puisai, au début, quand la fièvre est élevée. Il faut commencer par Aconit, et Gelsemium. L'éruption peut sortir avec son plein développement, ou elle peut avoir un aspect foncé.

Kali bichroni, est à employer quand, au lieu d'un simple cat.'irrhe des yeux, des pustules se forment sur la cornée. La gorge est gonflée et des douleurs vont de la gorge dans les oreilles, les glandes salivaires sont gonflées, et il y a de la surdité cala rrha le.

Dans la névralgie. Puisai, est indiquée quand les douleurs sont secouantes, erratiques et paroxysmales, et que, lorsqu'elles continuent, elles deviennent de plus en plus insupportables.

Virriialion spinale est aussi une indication pour le médicament. Le cou ,et en fait tout le corps, est senti aussi raidc qu'une planche. Le bas du dos est senti comme s'il élait étroitement bandé. Il y a des douleurs dans la région sacrée, pires en s'asseyant et en se penchant en arrière. Les jointures semblent faibles, comme si elles étaient sur le point de se disloquer. Le repos soulage ces symptômes, aussi le malade est mieux après !♦» sommeil.

Dans le mal de dos, pire en s'assoyant, vous pouvez penser à Zincum, Kobali, Sepia, et Cannabis indica.

Les symptômes du sommeil de Puisai, sont très caractéristiques. Le sommeil est agité avec réveil fréquent et rêves troublés ; en se "réveillant lo malade est engourdi et indifférent.

Pour les symptômes du s<juimeil. Puisât, et !\'ux vom, diffèrent beaucoup. Tandis (|ue Puisai, est bien réveillé et plein d'idées le soir, Nux vom. est endormi le soir. Le malade de \uj' se réveille à 3 ou 4 heures du matin se sentant fatigue. Alor^^ il se remet à dormir et se réveille à l'heure habituelle, se sentant bien plus mal.

Coccalus a l'insomnie \)i\r pui-e activité intellectuelle. Le mal de cœur (nausée), succède h la plus lécrère privation de sommeil.

Sulfthnr. a: le phi»? léger bruit la nuit réveille le malade.

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