‹ Matière médicale clinique de FarringtonChapitre 30 sur 59 · I.EgOINi XXXI V · texte numérisé non relu

I.EgOINi XXXI V

IpECACUA\HA et COFFtiA.

Ipecacuanha cephaelis est un petit arbrisseau qui croîl au Brésil. 11 est amer, acre et nauséeux, et possède une odeur particulière qui excite réternuement et même Tasthme. Dans beaut-oup de cas les conjonctives sont injectées, avec de la bouffis- >Hro sous les yeux, un coryza prof us et de la tension sur les

/pt'ca contient connue principe actif une substance appeler Eméliru\ qui donne au médicament sa propriété de produire 'les \oniissenienls. II contient aussi un acide nommé acide ipecanianhique, et une |>etite quantité d'une huile \olatile fétide. < c dernier constiluant a probablement quelque chose à faire •uec l'action de la drogue sur le pneumogastrique et l'usage qui eu découle dans le traitement de Tasthme. Ipéca est facile a étudier. Il agit sur les nerfs (spécialement le pneumogastrique) '•l les muqueuses. 11 a été employé par les allopathes, comme anti-spasmodique dans l'asthme et les catarrhes pulmonaires. Hans celte dernière classe de maladies, il est employé poui' produire le vomis&ement, et, par suite, donne un soulagement f«'mporaire.

Parmi les muqueuses, il semble avoir une affinité spéciale pour celles qui revêtent les tubes bronchiques et le canal di- Lrestif. In des eiïets les plus marqués de cette drogue est de produire la nausée et le vomissement consécutif..

<> symptôme est si prédominant que vous le trouverez pré >*'al dans j^resque tous les cas pour lesquels Ipéca est indiqué.

Si on l'étudié plus particulièrement, on trouve qn' Ipéca s'ap i'iiqiie aux malade^s qui sont facilement irrités, pleins de désirs, ^aiis savoir lesquels. Si c'est im enfant, le malade crie et s<' plaint pres<:iue continuellement. Si c'est un adulte, il est irrigable et morose, méprisant tout.

Ainsi vous trouverez Ipéca indiqué dans le mal de tête, qui t'sl d'origine rhumatismale. I.a sensation caractéristiiiue est une 'loueur comme si la tête ou les os de la tête étaient brisés ou

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écrasés, cette sensation semblant descendre dans la lacino de la langue. Ce mal de tête est accompagné de nausée et de yo missement.

Ipéca peut aussi être employé dans les migraines unilatérale> avec nausée mortelle. Dans ces cas, la faee ♦•st ordinairemonl pâle, des cercles bleus entourant les yeux, et l'expression de la bouche trahit Tinlensilé de la nausée. Ces symptômes ne soni cependant pas si nécessairement présents chez l'adulte qiu- (îhez l'enfant. On voit les angles de la bouche de l'enfant tirés, et une ligne qui s'étend des ailes du nez aux coins de la bouche, donnant à l'enfant une expression de nausée et suggérant innnédiatement à l'esprit des remèdes tels que Ipéca, Anlini. tait,, et Aethusa cynapium.

Pour <îe mal de tête éclatant d'Ipéca, il faut eonij)arer Vera- Irum album, qui a cette sensation de brisement çà et là dans 1<* cerveau. Il y a encore une autre drogue qui a ce symptoiue fl c est Ptelea.

Les symptômes gastriques à' Ipéca, en plus d^ ceux déjà mentionnés, sont tels qu'ils demanderaient ce médicament pour l'excès de nourriture riche, comme les pâtisseries, le porc, les fruits, les confiseries, la glace, etc. La nausée est constante avec tous les malaises : vomissements de bile : vomissements aussitôt apès avoir mangé (tout comme Arsenic): vomissements après avoir mangé une nourriture riche et in<Jige8te: vomissements de mucus ; mal au cœur du matin. ï-a langue est or<l"nairement propre, nette, et ce symptôme le différencie de Nux, Aiitim,, etc. Détresse dans lestomac; il semble relâché et comme î)endant (comme Staphisagria, Théine, Lobelia, Tabacum).

Tes symptômes gastriques pourraient être comparés à ceux de trois autres remèdes, dont le plus important est Pulsalilla, \(>us allez rvîconnaître les similitudes entre les deux drogut's. Ils sont tous deux utiles pour les troubles gastriques causés par l'abus des aliments lourds : pâtisseries, crème, porc, nourriture grasse, etc. Puisai, peut être considéré comme le meilleur remède des deux, quand l'estomac contient encore la nourri lure qui ne convient pas, tandis qu'/peca est meilleur quand l'estomac est vide et que les effets de l'excès persistent seuls. La meilleure distinction entre les deux remèdes, cependant, est dans l'état de la langue. Avec Ipéca la langue, comme nous l'avons dit, est nette ou seulement légèrement chargée, tandis qu'avec Puisât, Ja langue est presque toujours sale, blanche ou jaune, avec un goût très désagréable dans la bouche.

Arsen, doit suivre ou suppléer Ipéca quand un catarrhe actuel de Testomac a été produit par la nourriture indigeste, spé-

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(iaJemeiil après un refroidissement soudain de Teslomac par ♦k la crème ou d^ leau glacée. Il y a des vomisesments, des liuuleurs brûlantes dans lestomac, de la diarrhée, de 1 agitation, ^tc.. etc.

Antim, crudiun, <x)nun€ Ipéca est bon pour le catarrhe gastrique suivant une nourriture lourde mêlée de pàlisserie, etc. l.a langue a un enduit épais blanc, comme si elle avait été pas- MU' au blanc.

Ipéca peut être indiqué quand, <laiis le c^s dejiiants, Tabus •l'une nourriture* riche a [)ro<luil <b^s convulsions. 11 peut aussi iMiv utile pour les convulsions d'entants en dentition, ou les «onvulsiims qui suivent la suppression des éruptions, un i-efroi- 'lisst'inent, etc. KUes sont de la foriue tétanique rigide. Quelquelois la rigidité alterne avec la flexion des bras ou les secousses des bras l'un vers l'autre.

nps coliques |)euvent se produire, et d'un caractère crispant. La douleur [>eut être située autour de l'ombilic, comme si un<' main serrait violemment les intestins; ou bien la colique consiste en douleurs coupantes, qui frappent à travers Tabdomen de gauche à droite. Les selles sont, soit vertes, comme dans la diarrhée des enfants, ou bien jaunes et liquides, et couvertes de mucus et de sang. Quelquefois elles ont une apparence fermentée et onl l'apparence d« mélasse. O'est la meilleure comparaison que je puisse vous donner : les selles ont tout à fait l'apparence de mélasse quand elles sont écumantes. D'autres 'ois, les seller sont noires par le mélange de bile. Certaines d-e «es diarrhées sont accompagnées de ténesme, indiquant le caliU'rlw» de la mucjueuse intestinale.

Ijteca se trouve souvent indiqué au commencement du choira infantile*. On trouve de la pâleur de la face, avec les cer- '•l*^s bleus autour des yeux, les fontanelles sont ouvertes, monliant une nutrition défectueuse : l'enfant peut avoir du saignement de nez avec la pâleur de la face, il est assoupi, avec des secousses et des soubresauts des muscles pendant le sommeil, l/enfant est sujet, à de fréquentes attaques de saignement de nez. L'état simule déjà celui 4le riiydrocéphalie. Il ne faut pas penser parce quVp^ca est si intimement uni aux symptômes gastriques qu'il ne peut pas être indiqué dans cet état cérébral réflexe. Vous trouverez ordinairement présents de la nausée et même des vomissements.

L'enfant mange ou boit et vomit presque aussitôt ce qu'il a pris. Ipéca est particulièrement indiqué dans ces cas comme un remède précédant l'indication d'Arsenicum, Ars, est complémantaire dlpeca dans (^es affections abdominales.

Dans certains de ces cas de troubles gastriques intenses chez les enfants, vous aurez la malchance de voir échouer Ipéca et les autres remèdes que je viens de mentionner. Ausf?i il sera bon pour vous, d'avoir à Tesprit les médicaments suivants, qui, bien que peu fréquemment indiqués, peuvent so montrer d'une valeur nestimable.

Oenothera bieniUs, la primerose du soir, commune dans le.s champs et dans les endroits déserts, est un remède excellent dans la diarrhée aqueuse déprimante. Il n'agit pas, comme on Ta prétendu, comme un astringent, par son acide tanique, mais est un pur remède homœopathique, produisant et guérissant la diarrhée. Les évacuations sont sans efforts, et sont accompagnées de dépression nerveuse, et même de commenceinenl d'hydrocéphalie.

Gnaphalium cause une diarrhée du matin aqueuse, fétide; qui se répète souvent pendant le jour. Les expérimentateurs furent des enfants et ils eurent bien le tableau < l'une groupe frès commun de symptômes du choléra infantile. Ils avaient des grondements dans les intestins, d(îs douleurs de coliques, et étaient en même temps revêches et irritables. L'urine était rare, Tappétit et le goût perdus. Il a été employé avec succès pendant l'été, et le D^ Haie le cite dans ses Thérapeutics.

Géranium maculatum est aussi un remède qui réussit chez les enfants. Le D** Haie consacre huit paj^os au Géranium et aux autres astringents, divisant leur action suivant la règle des effets primitifs et secondaires, et en déduisant deux^propositions pour son usage dans la pratique. Les pathogénésies, quelque brèves qu'elles soient, nous aident dans le choix du incdicanicnt.

Constant besoin d'aller à la selle, avec impossibilité pendant quelque temps de rendre aucune matière, puis les intestins ont une évacuation sans douleur ni effort. La bouche est sèche, la pointe de la langue brûlante. Les allopathes l'emploient comme astringent.

Paullina sorbilis a été cité pour la diarrhée, verte et profuse, mais sans odeur.

Opuntia nous est recommandé par un auteur si soigneux, !c D' Burdick. que, bien que je ne Taie pas employé, je n'hésite pas à vous le présenter. Nausée venant de l'estomac aux intestins ; sensation comme si les intestins étaient tombés dans la partie inférieure de l'abdomen (confirmé chez l'adulte). Chez les enfants nous pouvons j.>eut-être penser à ce médicament quand la partie inférieure de l'abdomen est le siège du malaise, comme seirîbh^ être le siège <'îirncléristicpie de l'attaque.

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Nuphar luteum cause une diarrhée jaime, pire le matin, sans douleur ou avec des coliques. On Ta employé pour la diarrhée pendant la typhoïde, et il semble, en effet, causer de la faiblesse nerveuse. Il reste à voir s'il sera utile chez les enfants. Xous y penserons quand Gamboge, Chelidonium, etc., ont échoué, et quand la dépression est un symptôme prédominant.

Kali brom. a été souvent donné avec succès dans le choléra infantile quand il y avait une grande prostration, du refroidissement de la surface et des symptômes d'hydrocéphalie. Compar<^r Cinchona (début d'hydrocéphalie, suivant une diarrhée prolongée ou fréquente), Cale, phosph., C<xrbo veg,, Veratr, alb., (amphor., etc.

Un autre effet dlpeca, et qui est tout aussi caractéristique que son action sur les intestins, ost son action sur la muqueuse (le Vappareil respiratoire. Ainsi on peut remployer dans le coryza. Le nez est senti comme bouché; souvent il y a de Tépistaxis, perte de Todoràt, nausée, et du catarrhe de la muqueuse bronchique.

On peut comparer ici Allitun cepa, qui est un remède excellent pour le simple catarrhe nasal, quand la sécrétion nasale est aqueuse et acre. Les larmes sont douces. Il y a une sensation d'ulcération rude dans la gorge et de la toux provoquée par un chatouillement dans le larynx. Je peux dire pour qualifier ces symptômes d'Allium, que, bien qu'il arrête rapidement le catarrhe nasal, il semble dériver la maladie vers la poitrine. Phosph. semble arrêter cette action de Cepa.

Eaphrasia est très semblable à Cepa pour le catarrhe nasal. Ici cependant nous avons des larmes excoriantes et un écoulement nasal doux.

Anenicum suit Ipéca dans les catarrhes des enfants gras, joufflus.

Affectant surtout, comme le fait Ylpeca, les nerfs pneumogastriques, nous devons nous attendre à le trouver utile d^^ns les affections qui atteignent ces nerfs, comme l'asthme, maladie dans laquelle il est indiqué quand il y a une sensation comme d'une constriction de la poitrine pire par le moindre mouvement.

Le malade tousse et on entend le râle des mucosités dans la poitrine, mais rien n'est expectoré. Vous trouverez spécialement cette sorte d'asthme indiquant Ipéca chez des personnes fortes de tissu lâche, adultes ou enfants, qui sont particulièrement sensibles à une atmosphère chaude humide.

Très semblable à Ipéca dans l'asthme est Arsenic, qui lui succède bien souvent dans l'asthme soit catarrlial, soit nor\eux.

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Cufjrum est aussi ulik dans rasthme quand rélémeiil spasniodique prédomine. La face devient bleue, il y a do la cous Iriclion de la gorge; le patient a presque des convulsions.

Un autre médicament qui est très près dlpeca est Lobelia inllata. Il y a ici, avec Tasthme, une sensation de faiblesse à l'épigastre, s*étendant en haut à la poitrine, des nausées, une sailivalion profuse et une sensation comme d'une masse dan? lestomac.

Ipéca est un des meilleurs remèdes que nous ayons pour l;i bronchite capillaire des enfants, particulièrement si elle est causée par la sorte de temps que j'ai décrite. Il y a une grande accumulation de mucus dans la poitrine. A l'examon, l'oreille entend des râles dans toute la poitrine, en avant et en arrière. I^ toux est spasmodique et s'accompagne ordinairement de vomissements de phlegme. Il peut y avoir de la fièvre el Ipéca être encore indiqué.

L'enfant peut avoir une grande difficulté pour respirer en raison de la grande accunmlation de mucus dans la poitrine. Dans de tels cas, j'ai employé le médicament à toutes les dilutions, c'est-à-dire de la 3* h la 20.000*, et j'ai été très satisfait de son action. Quand Ipéca est indiqué, le stade pour doniier Aconit, est passé, parce que l'exsudation a commencé. Si vous adhérez aux principes de Thomcpopathie, vous ne donnerez pas Ipéca et Aconit, alternativement. Après avoir donné Ipéca. vous noterez que le mucus n'adhère pas aussi fermement aux parois des tubes bronchiques, mais qu'il devient moins tenao*^ et est expulsé plus facilemenl.

Je veux vous avertir qu'il y a 2 ou 3 changements qui demanderont des remèdes concoi'dants. Un <le ces changements demande Ant. farl. et c'est quand la toux devient de moins en moins fréquente, la quantité de mucus de la poitrine ne diminuant pas pour cela. La rareté de la toux n'est pas un bon symptôme, quoique la mère le croie. La poitrine est tellemeiil remplie de mucus que l'enlant ne peut pas tousser. Il devient de plus en plus assoupi. Kn doiinnnt tnf. tart, dans ces cas. donnez-le à doses fréquentes jusqu'à ce que la toux augmente.

Un autre changement demande Phosph. et c'est quand les symptômes inflanunaloires augnuMilenl el que In substance des poumons est attaquée et que la pneuin^jnie survient. Alors Ipéca cesse d'être le remède. Ceux qui exercent dans les régions froides rencontreront souvent ces catarrhes, et avec Aconit., Ipéca, Ant. tari., et Phosph., ils pourront guérir la grande majorité de leurs patients.

D'autres remèdes encore jveuvent être nécessaires. Dans c<*r-

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laiiib cab, Afit. tarL, quoique apparemment bi«n indiqué^ no peut enlever les symptômes. Alors noue pouvons avoir recours à Sulphur, qui produit chez Thomme sain un catarrhe de la nmqueuse bronchique, avec des râles bruyants dans toute la poitrine, spécialement dans le poumon gauche. Il est particulièrement indiqué quand il y a de Tatélectasie. Dans des cas toul semblables, j'ai employé Sulphur. avec succès.

Un autre remède est Terebenthina, que j ai employé quand IVofant était assoupi et que les poumons semblaient êlre embarrassés. L'urine peut être rare et presque sombre par le mélange de sang. Terebinihina doit être donné d'une façon rf^pétée.

Un autre médicament est encore Lycopod,, qui affecte plutôt le poumon droit. On entend des râles bruyants dans toute la partie affectée. L'expectoration est jaunâtre et épaisse.

Nous pouvons souvent ètrt» appelés à donner Ipeca dans \x\ (oquelache, ceci en raison du caractère 8pasmodi<{u<^ de la toux *'l de l'action du médicament sur le pneuniogaslriqu*». Vous Irouverez en plus des symptômes déjà mentioniiés,qii'il «'xisU* «l^s symptômes convulsils spasmodiques. Pendant la toux. Wni fant se raidit et devient rigide (par le spasme tonique des nuis des extenseurs), perd sa respiration et devient pàk ou bleu (face). Finalement, il se relâche et vomit du phlegme, ce qui k soulage. Cependant qu'/paca est ici d'un usage excellent, rai)pelez-vous qu'il y a deux autres remèdes seniblables.

L'un d'eux est Cina, que je vous demande de vous rappeler comme quelque chose de plus qu'un remède pour les vers. Ce remède est utile dans la coqueluche avec la môone sorte de rigidité que j'ai décrite pour /peca, mais il y a en plus un son de gloussement dans l'œsophage quand l'enfant sort du. paroxysme. Si en plus de ce symptôme il y a aussi du grincement des dents, Cina est certainement un meilleur remècle qu7peca.

Cupruiii est le complément d*Ipeca dans les affections spasmodiques et dans la coqueluche. Il est spécialement indiqué dans les convulsions venant des vers et pendant le cours de la coqueluche. Les spasmes des fléchisseurs prédominent.

Dans les lièvres, nous pouvons employer Ipéca, spécialement dans celles d'un type intermittent. Comme je l'ai <Iit dans m«i leçon sur Cinchona, c'est un des meilleurs niédicaiiieiils à donner quand le cas est complètement mélangé. Il est parli<'ulièremenl indiqué quand il y a un frisson court, suivi d'une longue fièvre avec nausée et vomissements, spécialemeul après Tabus de quinine.

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Ipéca est un excellent remède pour rhématurie, pour les hémorrhagies \enant des reins quand le trouble est accompagnf^ de nausée, d'oppression de la poitrine, de respiration dure, <»l de douleurs coupantes dans l'abdomen.

Dans certains cas, ceux qui travaillent dans Y Ipéca sont atteints d'une violente inflammation de la conjonctive. Ce fait a conduit le D' Jousset à employer le médicament dans le traitement de l'ophtalmie, et il proclame beaucoup de succès par ce moyen dans la conjonctivite intense des enfanls scrofuleux. Il y a des douleurs tirantes dans les yeux et autour des yeux et une abondante lachrimation. Les larmes sautent au dehors chaque fois que Ton sépare les paupières. Quand, cependant, il y à une kératite marquée, il préfère Apis,

En terminant, que je vous donne le tempérament d'Ipéca. Kludié en tant que remède homceopathique, vous le trouvère/, indiqué chez les malades qui sont remplis de désirs pour ils ne savent pas quoi. Ils crient et se plaignent comme des enfants. Les enfants crient et se plaignent continuellement. I^js adullos sont irritables et moroses, prenant tout en dédain.

Le Bismuth, semble troubler l'action de Y Ipéca,

UOpium accroît son action sur la muqueuse bronchique.

COFFEA ArABICUM.

Le café est très répandu comme boisson. Son principe aclit est la caféine, qui est chimiquement identique à plusieurs autres, tels que la théine, le principe actif du thé, et la guaranine, le principe du Paullinia sorbilis. On a trouvé que la caféine retarde, la destruction des tissus, comme le montre la diminution de-.J'excrétion de l'urée. Il est donc plus que probable, que" la caféine est utile qunnd il y a une perte de l'organisme, particulièrement quand ou a fortement travaillé par une grosse chaleur, moment auquel on a deux causes de dépense de vitalité : la chaleur, et la fatigue du travail. Alors une tasse de café est une très bonne chose. De même, aussi, on peut remployer après un manque de sommeil, quand la déperdition est plus grande qu'après un travail. Toutes choses égales d'ailleurs, le café nesl pus si utile pour les jeunes que pour les vieux. Prenez un homme dans une vie d'affaires active ou un homme qui travaille dur toute la journée, ou un homme assez âgé chez qui la déperdition est hors de proportion avec les re-

celtes, le café est un remède pour retarder la perle. Ceci est la raison, je n'en doute pas, pour laquelle il est presque instinctif de la part des ouvriers de prendre du café comme boisson, parce qu'il donne ce que la nourriture ne ferait pas, une certaine somme de force et un antidote pour le poids et la fatigue du travail.

Quels sont les effets du café sur l'économie ? Ils offrent une certaine ressemblance avec la strychnine, car il semble exciter l'action réflexe, et, s'il est donné d'une façon persistante, du tétanos aussi bien. Il produit un soubresaut soudain au plus léger attouchement de la surface du corps (comme la strychnine) et une augmentation de la susceptibilité à toutes les impressions extérieures. Cet accroissement de Faction excito-molrice explique beaucoup de ses symptômes. Les violentes émotions, agréables ou pénibles, produisent ces symptômes. Les malades éprouvent une joie soudaine, et ils sont malades de leur excitation. Ils se réveillent la nuit sans aucun désir que de recommencer à dormir.

Coffea produit aussi un état extatique de Tesprit. Ici il trouve un remède concordant dans Cypripedium, Co <lernier remède est spécialement indiqué, chez les enfants qui se réveillent la nuit de leur sommeil, et sont anormalement éveillés et disposés à jouer, ne montrant aucun désir de recommencer à dormir. De tels symptômes sont souvent les préliminaires de quelque affection du cerveau, que l'emploi à temps de Cypripedium peut écarter.

La congestion apoplectique peut être guérie par Col[ea, particulièrement si un état excité de l'esprit a été la cause de la plénitude excessive des vaisseaux sanguins. De môme aussi une conversation animée dans laquelle la partie intéressée devient très échauffée et a une congestion cérébrale demande Coffea, Ce remède a cependant de la valeur seulement au commencement de ces cas, où il est tout à fait suffisant. Mais si le trouble arrive à l'épanchement (non pas inflammatoire, mais l'effusion de sérosité par suintement à travers les capillaires distendus) alors vous devez avoir recours à Bellad., Bryone, ou quelque remède plus appliqué à l'épanchement que Colfea.

Nous avons encore en Coffea \m remède dans les maladies érupiives quand l'éruption lient le malade éveillé en raison d'une démangeaison ou d'une brûlure excessive de la peau ; le patient se gratte à s'en faire saigner. Ce symptôme est dû, dans le cas de Co(fea, à l'hypersensibilité de la peau.

Nous pouvons aussi noter ime peur de la mort rapprochant Coffea d^Aconit., cette. peur de la mort étant ordinairement pré-

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sente avec les douleurs violentes. Toute douleur est intolérable chez le malade de Coflea. Il ne peut pas supporter môme une légère douleur, qui produit beaucoup de plaintes, des cris, et des gémissements.

Coffea est souvent indiqué dans le mal de dents des enfants et des pei^sonnes nerveuses. Quelquefois vous serez amené à donner Chamomilla dans ces cas. On trouve les symptômes mentaux indiquant ce médicament, cependant il ne fait pas de bien ou n'apporte qu'un soulagement partiel. Vous pouvez donner Chamo, quand la face est rouge, quand l'enfant ne peut pas supporter la moindre douleur et est grognon et irritable, et quand l'eau froide dans la bouche soulage pour un instant. Mais si l'eau froide soulage d'une façon permanente, Col(ea est le remède.

I>es sens sont tous trop aigus avec Coffea^non seulement celui du toucher, mais aussi celui de la vue. Sous l'influence stimulante de ce médicament, le malade peut voir de petits caractères avec un degré de perception absolument anormal. Ix»s bruits éloignés lui paraissent amplifiés.

Mais il y a un opposé à cet état produit par Co({ea, et cet opposé embrasse ces symptômes, qui viennent de son action secondaire ou de dépression. Nous trouvons qu'il agit sur hx circulation de cette manière : D'abord, il semble accroître la •fréquence du pouls, montrant qu'il y a augmentation de l'action du cœur. Cependant on doit se rappeler que cette augmentation de la fréquence du pouls nVst pas acconii)agnée d'un accroissement de force, comme avec Aconit,, Bryonia, et Baptisia. Ainsi vous voyez que la stimulation n'est pas pure. Au contraire, il affaiblit le muscle cardiaque. De telle sorte qu'après quelque temps, si le médicament a été donné assez longtemps, ou si on prend du café en boisson en excès, le cœur montre une tendance à se dilater.

Nous trouvons Coffea indiqué aussi dans les diarrhées, particulièrement celle qui survient chez les femmes de charge : celles-ci qui ont beaucoup de tracas et de soucis dans l'aménagement de la maison.

Enfin, rappelez-vous aussi l'usage de Col{ea pour la fatigue résultant de longs voyages, spécialement pendant une saison chaude.

Comme analogues à Coffea, je veux mentionner deux ou trois autres drogues, qui ont été récemment expérimentées. Piper methysticum, aussi appelé kava-kava et awa-samoa est très employé comme breuvage en Polynésie. Il i\ éié aussi employa* comme médicament. Ses effets paraissent quelqtie i>eu seni-

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blables à ceux du café, car il produit d'abord une sensation de légèreté ou de tension, comme si tous ^es nerfs étaient tendus au plus haut point. L'expérimentateur sent qu'il peut travailler dur sans fatigue. Si ces effets atteignent leur extrême, il y a une sensation de tension mentale comme si la tête était uraiide, presque pleine à éclater. 11 y a aussi du vertige; vertige en fermant les yeux ou en dirigeant Tattenlion vers un objet. T^s vaisseaux du cerveau, et particulièrement ceux de la base, semblent pleins, comme s'ils étaient liés (c'est le symptôme donné dans le langage de l'expérimentateur). Jusque-là vous trouvez que c'est quelque chose de semblable à Coffea. Mais les effets inverses suivent vite l'usage de Piper, et cet inverse est ce que nous pouvons appeler fatigue cérébrale. On a une sensation de fatigue du cerveau en se réveillant comme si on était sorti la nuit avec une perte considérable de sommeil, ou comme on se sent après une nuit d'études profondes. C'est une douleur profonde, pesante dans la tête, qui est pire en lisant, en pensant, ou par tout autre travail de l'esprit. Les symptômes mentaux, que ce soient ceux d'excitation ou de dépression, sont soulagés par la diversion de l'esprit. Plus loin encore, Piper semble produire des convoil&ions, et il les a guéries. Les spasmes simulent ceux de la catalepsie. L'esprit est fatigué et abandonné à la moindre pression. Il y a de l'hypersensibilité à toutes les impressions extérieures.

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