‹ Matière médicale clinique de FarringtonChapitre 31 sur 59 · LEÇON XXXV · texte numérisé non relu

LEÇON XXXV

Scrophulariacées

DiGITALIS PURPUR&A.

Digitalis contient parmi d'autres ingrédients, deux substances : l'une, connue comme digitaline ; lautre, comme digitoxine. Cette dernière se trouve en plus grande quantité que la première. La digitaline a été expérimentée séparément de la digitale. Sa symptomatologie, cependant, est, c^mme pour tous les autres alcaloïdes, très rapprochée de celle de la drogue originelle.

Digiialis produit parmi d'autres symptômes très rapidement dans les expériences ou dans les cas d'empoisonnement, les nausées les plus accablantes et des vomissements. Cette action émétisante est souvent accompagnée d'une faiblesse comme mortelle, et d'une sensation de défaillance au creux de l'estomac. La surface du corps est souvent froide, et quelquefois plus ou moins couverte d'une sueur froide. Le pouls est irrégulier. Ces symptômes rapides de. Digitalis vous rappellent beaucoup d'autres drogues, et notablement Antim. tart., Tabacum, et Lobelia. C'est d'une façon tout à fait semblable que les deux derniers médicaments et Digitalis causent celle nausée et ce vomissement en affectant la base du cerveau, agissant là sur les nerfs pneumogastriques à leur origine. De tels symptômes que cette nausée mortelle et ces vomissements peuvent suggérer Digitalis dans le vomissement dépendant d'une maladie cérébrale, avec la méningite, par exemple, que les méninges encéphaliques seu^ les, ou avec celles de la moelle, soient envahies par l'inflammation.

On peut môme l'employer dans les nausées et les vomissements de la s:rossesse, et au commencement de l'avortement.

Un des expérimentateurs, une femme enceinte, prit ime trop forte dose de Digitalis, et en conséquence, fut prisé de cette même nausée mortelle et d*un flux de sang par le vagin.

Nous pouvons aussi étudier Digiialis dans son action sur le cœur. Par l'irritation des nerfs pneumogastriques, nous avons rinhibition de l'action du cœur. En conséquence, de cet effet du médicament, le pouls devient lent. La tension artérielle est très accrue, ce qui est probablement dû à Faction de la drogue sur le centre vaso-moteur, qu'on suppose être à la base du cerveau ; le pouls est donc, primitivement lent et fort. En plus de l'effet de la drogue sur le tissu nerveux, nous devons nous rappeler qu'elle agit aussi sur le tissu musculaire, à la fois sur les fibres lisses et striées. Ainsi elle cause de la faiblesse des tissus cardiaques. Cette faiblesse varie en intensité sur toute la gamme, depuis la simple faiblesse jusqu'à une paralysie complète de la fibre musculaire. En conséquence, nous pouvons voir ajoutée à ces symptômes la faiblesse du pouls. Tous les petits exercices supplémentaires, tels que ceux qui se produisent en se levant quand on était assis ou couché, accroissent la rapidité du pouls, mais la force des battements est diminuée. Le pouls rapide peut devenir irrégulier et môme intermittent. Avec celte vue de l'action physiologique du médicament, vous pouvez comprendre les symptômes suivants du cœur et de la respiration, qui vont ensemble.

Mais d'abord laissez-moi vous donner ici quelques mots d'avertissement sur l'usage de Digiialis dans les affections du cœur.

La tendance de ce médicament, comme celle {VArsenic, ot de ÏMchesis, est déprimante. Vous ne devez donc pas l'employer, indistinctement et sans soin, mais seulement quand vous êtes guidés vers son choix par les symptômes du cas, ou \^us rendrez certainement votre patient plus malade. Dans les maladies organiques du cœur, Digiialis doit être employé avec une extrême précaution, parce qu'il peut hâter la période où la nature n'est plus capable de compenser le trouble de la circulation par l'hypertrophie du muscle cardiaque. La nature peut être ainsi • poussée à défaillir. Alors le cœur cède à la pression du sang dans ses cavités et commence à se dilater ; et alors nous aurons l'ensemble de symptômes que je vous donnerai comme appartenant à Digiialis\ Cet avis est particulièrement applicable à l'usage du médicament à fortes doses. Donné ainsi, il peut soulager pour un temps, mais il hâte seulement la terminaison fatale. Avec ces mots d'avertissement, je procède maintenant à vous donner en détail les symptômes cardiaques de Digiialif^.

Le cœur sent comme s'il s'arrêtait, et cette sensation est ac-

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compagnée d*uii« grande anxiété. Il y a une sorte de malaise indescriptible dans la région cardiaque, qu'on peut exprimer comme une sensation d'oppression ou oomme un serrement du cœur, ou seulement comme une sensation de malaise avec faiblesse et engourdissement dans )e bras gauche. Il y a une î!;en sation de vide ou de défaillancf» à répigastre.

Elle est quelquefois soulagée en mangeant, mais souvent devient pire après le repas, particulièrement après le déjeûner. Il y a des douleurs aigués, piquantes, dans la région du coeur. Quelquefois il y a un étranglement en essayant d'avaler, par uh spasme réflexe de la glotte. Le pouls est lent, souvent plus lent que les battements du cœur. Dans ces cas, le cœur bat si imparfaitement, que certaines des ondes sanguines ne sont pas transmises d'une façon appréciable à l'artère radiale. Tout mouvement, comme de se lever d'une chaise, sortir du lit, ou allonger le pas en marchant, accroît la rapidité du pouls mais ne donne aucune augmentation de la force de ses battements. Im distribution irrégulière du sang due à ces altérations des fonctions du cœur se montre dans toute une variété de symptômes. Dans les cas extrêmes, par exemple, nous trouvons môme de la cyanose, qui suggère Digit, comme un remède possible pour la cyanose des nouveau-nés. L'enfant devient bleu et tombe en syncope au moindre mouvement, ou bien il devient mortellement nauséeux, comme on le voit par l'expression de la face et par le bâillement involontaire. Si vous pouvez sentir le pouls, vous le trouverez irrégulier à la fois dans son rythme et son volume ; la surface du corps est froide. I^es bords des lèvres sont bleud ou pourpres. L'enfant a le tour des yeux bleu. Les veines, partout où elles se montrent à travers la peau sont foncées.

D'autres et plus communes démonstrations de l'irrégularité de distribution du sang peuvent se montrer dans le sommeil. Le sommeil du patient est inconfortable et agité. Il rêve beaucoup ; il se lève de son sommeil rêvant qu'il est en train de tomber d'une grande hauteur. Quelquefois il se réveille avec une sensation d'anxiété ou de détresse qu'il peut être incapable de localiser, mais qui provient de l'affection cardiaque. Mentalement, le patient de Digitcdis, au lieu d'être anxieux, a des pressentiments mélancoliques se rapportant à la maladie de cœur. Il a une sensation d'appréhension, mal définie, dans sa réalité, mais qui n'en est pas moins terrible. Il a tendance à être triste et déprimé, aussi bien qu'anxieux. La respiration est naturellement changée, par cette action du cœur. Nous trouvons fréquemment la respiration profonde, suspirieuse, et plus lente que normalement: le symptôme est presque pathognomonique d'une

ailecUon du coeur. Il y a souvent un désir de prendre une respiration profonde, mais un essai de le faire semble arriver seulement à remplir à moitié les poumons, qui ne s'étendent pas jusqu'à leur complète capacité. Souvent ceci est accompagné d'une toux sèche, qui semble excitée par l'inspiration profonde. IMus ils essayent de respirer profondément, et plus ils toussent. Ceci, est tout à fait un symptôme bronchique et vient de ce que les vaisseaux sanguins y sont trop pleins. Des accès de suffocation avec constriction douloureuse de la poitrine, comme si les parties intérieures de la poitrine étaient accolées ensemble, ne sont pas rares. Quelquefois ils forcent le patient à s'a&seoii* pour pouvoir respirer. Avec ces symptômes cardiaques, vous trouverez Digitalis indiqué dans beaucoup de variétés de maladies partant d'un endroit éloigné du cœur, et dépendant ce^ pendant directement ou indirectement de la maladie de cet organe.

Dans presque toutes les affections dans lesquelles Digitalis peut être employé il y a quelques-unes de ces formes do pouls, soit un pouls lent ou un pouls faible devenant irrégulier ou rapide.

Par exemple : une hydropisie peut être développée et peut demander Digitalis, Cette hydropisie n'est pas d'origine rénale. Vous penseriez difficilement à Digit. dans l'hydropisie résultant primitivement d'une maladie du foie ou du rein, mais dans cette forme survenant primitivement par la débilité cardiaque, i! est parfois un remède inestimable.

Digitalis peut être employé avec profit dans nombre de formes d'hydropisie. On peut le donner dans l'anasarque quand la surface du corps est bleuâtre plutôt que lorsqu'elle a une apparence d'albâtre caractéristique des hydropisies rénales. Des hydropisies locales sont aussi présentes. Ainsi vous trouvez Digitalis indiqué dans Thydropéricarde, et même dans l'hydrothorax et l'ascite, s'ils existent avec une maladie de cœur. Dans les hydropisies de la poitrine, il y a un remède souvent oublié, et c'est le sulfate de mercure ou Mercurius sulfuricus. Ce remède est spécialement utile quand l'hydrothorax survient dans une maladie du foie ou du cœur. Quand il agit bien, il produit une profuse diarrhée aqueuse, avec grand soulagement pour le patient. Une forme très commune d"hydropisie demandant Digitalis est l'infiltration des tissus du scrotum et du pénis. Nous pouvons même employer Digitalis dans l'hydrocèle quand existent les symptômes cardiaques indiquant ce remède. L'urine ^st souvent supprimée ou très rare. Cette insuffisance de la sécrétion rénale dépend du trouble de la circulation, et non d'un?f

maladie primitive des reins. Cette urine peut être rouge foncé, ou peut être albumineuse.

Nous trouvons encore que Digiicàis cause des symptômes du loiCj qui sont dignes d'être notés. Mais ici encore je pense que Digiialis a une action directe sur les cellules hépatiques, affectant la sécrétion de la bile ; mais dans la jaunisse, dans laquelle le trouble primitif est une maladie cardiaque de type déjà mentionné, avec selles blanc cendré, Digit, agit certainement admirablement.

Le foie est augmenté de volume et douloureux, comme s'il avait été foulé. A l'examen objectif, on le trouve quelque peu induré. Avec ce symptôme il y a de la jaunisse. Le goût est amer, ou, d'autres fois douceâtre. La langue peut être parfaitement nette, ou d'autres fois blanc- jaunâtre. Le pouls est lent, même plus lent que les battements du cœur. De l'assoupissement peut se produire et même s'accroître jusqu'à la stupeur. Les selles sont du caractère ci-dessus mentionné. L'urine est fortement colorée par le mélange de pigment biliaire. Cette jaunisse indiquant Digilalis n'est pas telle que celle qui suit la rétention de bile ou celle causée par le catarrhe du duodénum ou par une obstruction des canaux biliaires, mais elle n'est pas due à un défaut du fonctionnement actuel du foie, cet organe ne prenant pas au sang les éléments qui vont former la bile.

Un remède qui se compare favorablement ici à Digilalis est Myrica cerifera, qui a les symptômes suivants : D'abord le découragement, cet état de l'esprit dépendant de l'état de désordre du foie. Les symptômes de Myrica sont semblables à ceux de Digilalis, parce que l'origine de la jaunisse a quelque chose de semblable ; parce que dans chaque cas la jaunisse est due à la formation imparfaite de la bile dans le foie et non à une obstruction de son écoulement. Mais les deux remèdes sont très différents dans leurs effets absolus sur l'économie. Avec Digilalis, la jaunisse existe en raison de l'état du cœur. Avec Myrica, le cas semble être fonctionnel plutôt qu'organique. Pour une raison ou une autre, la bile ne se forme pas convenablement, et pour cela ses éléments restent dans le sang, T^ cœur est affecté secondairement, la lenteur du pouls étant ainsi produite. I^s symptômes demandant Myrica sont les suivants : Découragement, mal de tête profond, lourd, pire le matin; les yeux et la sclérotique ont une couleur sale, brunâtre, jaunâtre, les paupières elles-mêmes étant anormalement rouges ; la langue est couverte d'un enduit jaune sale. Ije patient est faible et as^ soupi, et se plaint de sensibilité musculaire et de douleurs dans les membres. Le pouls est lent. L'urine est foncée et trouble.

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tous reconnaissez la ressemblance avec Digiialis : mais son action est plus superficielle que celle de ce dernier médicament, et ne s'appliquerait pas à un cas si violent.

Dans les affections du cœur, vous pouvez comparer Digiialis avec toute une quantité de remèdes, notamment avec Kalmia, Arsenic, Helleborus et Conium. ,

Kalmia laUf. est une drogue qui appartient à Tordre des Ericacées, comme Rhodod,, Ledum palustre, et d'autres remèdes. C*est un médicament de valeur pour le rhumatisme quand il affecte la poitrine. Les douleurs pour l'affection cardiaque de Kalmia sont aiguës, coupant la respiration; le malade suffoque presque, tellement les douleurs sont intenses. Les douleurs frappent vers le bas jusque dans l'abdomen ou Testomac ; le pouls est lent, presque aussi lent que celui qui demande Digiialis. Kalmia est spécialement utile quand la goutte ou le rhumatisme quitte les articulations pour le cœur, en particulier après des applications extérieures sur les jointures. Je parle ici spécialement des applications sur les jointures de substances qui ne sont pas homœopathiques au cas. Si vous donniez Arnica à Tintérieur et l'appliquiez localement, et que ce fût le remède indiqué, il n*y aurait aucun danger de métastase. Mais si on appliquait de la teinture à' Aconit, sur Tarticulation atteinte, il y aurait danger de voir l'inflammation aller à une partie plus vitale. Le rhumatisme de K<dmia, contrairement à celui de Ledum, va ordinairement en descendant, suivant ainsi la direction des douleurs.

Helleborus est semblable à Digiialis par la lenteur du pouls. La respiration est aussi lente et la température du corps est très diminuée, souvent à 95 ou 96 F. Il y a généralement une maladie cérébrale.

Spigelia aussi peut être comparé à Digiialis. Il a les symptômes suivants : douleurs aiguës frappant à travers le cœur vers k dos, ou irradiant du cœur vers le bras, ou la poitrine ou descendant le long de la colonne ; grande oppression ou anxiété vers le cœur; palpitation de cœur pire à* tout mouvement du bras ou du corps; une sensation de frémissement ou de rouet est perçue dans la région cardiaque (c'est juste comme le frémissement qu'on perçoit en caressant le dos d'un chat qui fait la roue); son soufflant au ccrur. Vous trouverez Spigelia indiqué quand ces symptômes du cu^ir accompagnent d'autres affections, par exemple, la névralgie, particulièrement si elle affecte le côté gauche de la face, commençant à l'occiput et venant sur l'œil gauche. C'est le mal de tète de Spigelia. Son aggravation suit le cours du soleil. Il commence le matin, at-

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leini son acmé à midi, et diminue jusqu à la nuil. Vous pouvez aussi l'employer dans la névralgie ciliaire avec ces symptômes sympathiques du cœur, qui raccompagnent. Une douleur aiguë frape à travers l'œil et irradie dans toutes les directions, rendant le malade presque fou.

D'autres fois, il y a une sensation comme si Tœil avait été serré dans un étau ou comme s'il était agrandi et était poussé hors de la tôle. C'est un des principaux remèdes auxquels il faut songer dans l'iritis avec douleur excessive. Je désire aussi mentionner un symptôme de Spigelia, que le D' Jacob Jeanes a confirmé bien souvent, et qui est le pouls intermittent. Il prescrivait ce remède comme un intercurrent, dans beaucoup de variétés de maladies, quand le pouls revêtait ce caractère.

Il ne sera pas- sans profit pour nous d'étudier l'action de Digitcdis sur le cerveau. Il cause des symptômes qui resseni blent beaucoup à ceux de la méningite, même de la méningite avec épanchement ou hydrocéphalie, et aussi à la méningifc cérébro-spinale. Les symptômes par lesquels vous aurez à vous décider sont ceux-ci : Il y a un mal de tête battant, qui est reporté à la partie antérieure de la tête : délire qui peut être assez violent pour simuler la manie ; erreurs de vision marquées; des boules de feu brillantes apparaissent dans le champ de la \u sion, ou, comme avec Santonine, les objets apparaissent de couleurs variées, bleus ou verts. Plus encore, quand le trouble progresse, la confusion mentale augmente et la congestion amaurotique de la rétine se produit ; les pupilles se dilatent et ne réagissent plus à la lumière, et finalement le coma apparaît. Il y a beaucoup de prostration générale avec refroidissement du corps, qui est couvert d'une sueur froide. Même dans ces formes de maladie cérébrale, quand Digitalis doit être votre remède, le pouls doit être votre principal guide. Si le symptôme bourdonnement dans les oreilles, suggérait Cinchona, je vous engage à ne pas le donner après Digitalis, car Hahnemann nous dit que, quoiqu'il y ait une ressemblance par les symptômes cérébraux et la faiblesse, cependant les médicaments sont antagonistes.

Enfin nous parlerons de l'action de Digilalis sur Yurèthre et les organes génita-ux. Digitalis produit une irritation de la vessie, particulièrement vers son col, et qui est d'origine catarrbale. Les symptômes sont : la strangurie et le besoin fréquent d'uri ner, spécialement quand le malade est debout ou assis ; la près sion sur la vessie n'est pas soulagée en urinant. Le malade peut aussi avoir un fréquent besoin d'uriner la nuit. L'urèthre est enflammé de telle sorte que nous avons de la brûlure dans V\x-

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rètlire avec écoulement purulent, d'un caractère épais et d tnic couleur jaune brillant. Maintenant, si vous combinez ces symp tomes avec un autre, qui est que le gland est enflammé avec une abondante sécrétion de pus épais à sa surface, vous avez dans la gonorrhée un tableau parfait de Digitalis. Cette forme de maladie, Digit. la guérira, que le pouls soit lent ou rapide, mou, faible ou non. Souvent aussi, quand Digitalis est indiqué dans cette affection, vous trouverez le prépuce gonflé et infiltré dé sérosité ; que je vous dise en passant que si le prépuce devient induré, Digitalis ne fera pas de bien, mais Sulphur,

Le remède le plus rapproché de Digitalis dans la gonorrlié<5 est Mercurius, ('ehii-ci est im bon remède pour la gonorrhée associée à l'inflammation du prépuce, mais a\ec moins d'oedème ou plus de gonflement pourpre foncé des parties avec phimosis ou paraphimosis.

Mercurius corrosivus est bon dans ces cas quand le gland a Une apparence rouge sombre ou gangreneuse.

Dans le commencemuent de ces cas de paraphimosis, nous pouvons donner Coloc, qui soulagera quelquefois le ài)asnH' et rendra le prépuce capable d'être ramené on avant sur 1<î gland.

On doit penser à Petroselinum comme remède intercurroiil dans ces affections gonorrliéiques quand le col de la vessie esl pris, et qu'il y a un soudain désir urgent d'uriner. Il semble comme si le patient [wuvait difficilement retenir son urine, jusqu'à ce qu'il trouve une position convenable.

Digitalis produit aussi de violentes érections, même de 1m cordite. C'est un de nos meilleurs remèdes pour les émissions béminales involontaires f>endant le sommeil, même sans rêvos. Les émissions sont suivies d'une grande faiblesse.

LiNARIA VULGARIS.

Cette drogue produit de la défaillance. File i)Out èlro ulil^' dans la défaillance d'origine cardiaque. Le malade s'évanonit comme mort sans cause apparente. lAnaria a produit ce symp tome d'une façon répétée. Il est vrai qu'il y a quelque difficulté h confirmer un symptôme tel que celui-ci. parro que, dans la plupart des cas-, lo patient revient vite à la conscience sans avoir recours à aucun remède. Mais si un malade, qui est sujet à des

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attaques d'évanouissement de cette espèce est non seulement soulagé, mais guéri en prenant ce médicament, on sait que c'est le résultat du remède.

Verbascum,

On doit penser à V erboinsuni comme remède pour les catarrhes ou les rhumes, quand ils sont associés à une névralgie de la face, qui apparaît d'une façon toute périodique, généra lement deux fois par jour, à la même heure, le matin cl l'aprèsmidi de chaque jour. Il y a beaucoup de coryza cl d'écoulemoiil de larmes.

Verbascum a une toux particulière, qui est tout à fait une toux du larynx et de la trachée ; une toux qui ne se produirait pas autrement que par une maladie dans un tube dur inflexible, comme le larynx et la trachée. La toux est dure, rude et aboyante, et est accompagnée d'enrouement, la voix elle-même étant profonde et dure, ime sorte de basse profonde. Il offre quelque ressemblance avec Drosera, Spongia et Sulphur.

Gratolia.

Gralolia est utile dans la diarrhée. Il produit et guérit une diarrhée profusc, jaunâtre, aqueuse, partant en coup de canon, ou comme si ollc sortait d'une pompe. Celte diarrhée est très commune en été, et semble avoir comme cause une excessive boisson d'eau, froide ou non. Vous voyez qu'il concorde avec Croion tiglium, EkUerium, Podoph. et quelques autres drogues.

Leptandra virginïca.

Is€platidra virgitiica <*st un médicament qui aj^it surtout sur 1o foie. Localement, nous tiouvons une douleur profonde dans Vhy pochondre droit dans la région de la vésicule, et aussi en arrière dans la portion postérieure du foie. Cette douleur est souvent accompagnée de sensibilité. D'autres fois la congestion est

assez grande pour produire un malaise brûlant dans et vers le foie. Elle s'étend souvent à l'estomac et l'abdomen. Comme symptômes l'accompagnant, nous trouvons de l'assoupissement et de la mélancolie, qui appartiennent aux affections du foie de ce caractère, et aussi de la diarrhée, dans laquelle les selles sont noires, presque aussi noires que de la poix. Ces selles sont accompagnées de douleurs de coliques brûlantes, rendant misérable, à l'ombilic. Dans d'autres cas, nous avons le vomissement de bile avec cette détresse brûlante, et à l'occasion des selles argileuses. La langue est chargée, jaune ou plus souvent noire, ou brun foncé et noire vers le milieu. Quand ces symptômes sont présents, il peut être indiqué dans les fièvres bilieuses ou typhoïdes.

La principale distinction entre Lepiandra et Mercurius est celle-ci : Mercurius a presque toujours, d'une façon caractéristique, le ténesme continuant après la selle. Leptandra n'a pas ce symptôme, quoiqu'il puisse avoir des douleurs de coliques crispantes après la selle.

ElJl»HRASlA omClNALIS.

Euphrasia est pour nous particulièrement en usage comme un médicament agissant sur les muqueuses, spécialement la conjonctive et la muqueuse nasale.

On le connaît depuis longtemps comme un remède dans les affections des yeux. D'abord, il produit uncî inflammation des paupières, une blépharite. I>os })aupièr^s devieiment rougies et injectées, particulièrement sur leur surface interne. Elles de- \iennenl bouffies, rouge sombre, ou au moins rouges. Une ulcération se produit, produisant un écoulement épais et excoriant. Les larmes elles-mêmes sont profuses et excorient les joues. Il y a une photophobie marquée; le malade ne peut supporter la lumière du soleil, mais la lumière artificielle lui est encore plus mauvaise. Certains médecins disent que ce sont des idées <|ue cette distinction entre la lumière du jour et la lumière artificielle. Je ne peux voir que cette objection ait de la force, car ces deux lumières sont de composition très différente.

Bellad, a l'aggravation par la lumière artificielle, et Aconit, par la lumière du soleil.

Dans la conjonctivite, Euphrasia est quelquefois indiqué dans les cas scrofuleux, par ces symptômes de petites vésicules ou

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"JTO MATIKUE MKDICALK CLÎNlÇ^lE

plilyctéiiules se formant sur ou près de la cornée: les écouloluents des yeux sont acres ^t purulents, et une pellicule de mucus paraît se colleclor sur la cornée, causant une difficulté dans la vision. Cette taclin d<* la vue est soulagée en essuyant l'œil ou en clignotant.

Nous trouvons Euphrasia aussi indiqué dans la conjonctivite d'origine traumatique ot quand les symptômes ci-dessus sont présents, Arnica, qui est plus un remède |X)ur les coups, n*a pas d'application pour cet écoulement acre ou pour la formation do ces petites \ésicules : aussi, lorsque celles-ci se forment ;iprès un coup, Euphrasia est le médicament préférable.

Quoique Euphrasia affecte les tissus superficiels de l'œil pri)!cipalement, nous le trouvons indiqué dans Tiritis rhumatismale. Si vous examinez l'œil, vous trouvez que Tiris réagit très tardivement à la lumière, et que Thumeur aqueuse est nuageuse par le mélange des produits de rinflammation. Les douleurs sont brûlantes, piquantes, lancinantes, et pires la nuit, et accom[>agnées de ce larmoiement Acre.

Maintenant, le coi-yza d'Euphrasia. Cette drogue est indiquée; dans le coryza, qui est parfaitement doux avec un larmoiement excoriant.

Comparons Euphrasia avec les remèdes concordants.

En premier lieu, commençant par les symptômes de iœil, nous trouvons qu'il va tout à fait avec Aferc. solub. I^es deux remèdes ont cette blépharile bien marquée et la conjonctivite venant d'un froid. Les symptômes de Mercurius, qui le différencient de l'autre remède, sont ceux-ci : L'écoulement avec Mcrcurius est moins épais qu'avec Euphrasia ; Mercurius a, de plus, une aggra\ution marquée par la chaleur du feu.

Ensuite nous trouxons Euphrasia semblable à Arsen. Les deux ont récoulement Akrc et la i'ormation de phlycténulee sur la cornée, et les deux sont indiqués dans les cas 9€rofuleux« Mais Ars. a une brûlure plus marquée, brûlant comme du feu, spécialement après minuit. Ce symptôme n'est pas toujours soulagé par l'application d'eau chaude, mais souvent. Nous n'avons pas non plus a\oc Euphrasia l'agitation intense d'Are,

Une autre drogue semblable est Rhus iox,, qui a les larmes profuses, jaillissantes, excoriant la j'oue; écoulement purulent, nrofus par les yeux.

Mais le pus est moins épais avec Rhus qu'avec Euphrasia. Rhus attaque |>lus l'œil droit, Euphrasia l'un ou l'autre. Rhus a des douleurs dans l'iritis rhumatismale, dardant de l'œil à traders VoccipuI, avec beaucoup d'aaritation et d'agonfe, et des mouvements pendant In nuit.

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Maintenant, le coryza. Nous avons coutume d'associer Euphrasia avec Cepu. Nous faisons cette différenciation entre les remèdes. Cepa a le coryza excoriant et le larmoiement doux, Euphrasia l'inverse.

Il y a encore une application que nous pouvons faire d'Euphrasia, et c'est dans la paralysie de la troisième paire, causant du plosis, spécialement quand elle est causée par un froid, chez des rhumatisants.

Les analogues ici sont Rhus ei ('austicum, tous les deux ayant exactement le même symptôme. <3elui-ci nous donne de très près la position précise A'Euphras'ut, dans le traitement des i'atarrhes des yeux et du nez.

Le dernier usage que nous pouvons faire de la drogue eël sou application au traitement des coudylomes. Il est utile, dans les condylomes plais, étalés de l'anus, naturellement d'origine sycotique. OnliuaiivnuMil il y autour d'eux un suintement humide.

LEÇON XXXVl

BaI^TISIA TINCTORIA.

Baptisia lincioria, ou l'indigo sauvage, de la famille des légumineuses, a une histoire courte, mais extrêmement intéressante. Nos journaux sont remplis de brillants comptes rendus de guérisons d*élats typhoïdes faites par ce médicament. Baptisia produit, en général, les modifications du sang, aussi bien quantitatives que qualificatives, qui se montrent dans la fièvre ty])hoïde. Les exhalaisons fétides, les phénomènes mentaux et nerveux qu'il développe sont caractéristiques de cette maladie.

Baptisia s'applique à tous les stades de la fièvre typhoïde, tôt ou tard. Je diviserai ses symptômes en deux classes : ceux qui indiqueraient le remède tôt dans les affections typhoïdes, el ceux qui l'indiquent tard. Naturellement, il n'est pas nécessaire que tous les symptômes qui suivent soient présents dans un cas pour que ce médicament soit le remède. Je veux vous donnci les symptômes caractéristiques du remède ; si plusieurs d'entre eux n'étaient présents, il ne serait pas approprié de donner Baptisia,

Ces symptômes sont les suivants : Excitation cérébrale, presque du délire ; sensation de variabilité, le malade ne peut arrêter son esprit sur un sujet ; agitation, désir constant de remuer d'une place à l'autre, et trouble du sommeiL Le malade se réveille à 2. ou 3 heures du matin, et alors est si agité, qu'il se remue, incapable de dormir plus longtemps. Pendant son somnïoil, ses rêves sont du caractère le plus extravagant. Il rêve qu'il est enchaîné à son lit, ou qu'il nage dans une rivière. 11 peut souffrir de cauchemars, dant il se réveille avec une sensation comme si la pièce était d'une chaleur insupportable, rendant In res[)iration presque impossible. S'il a encore de la force, il va jusqu'à la fenôtre ouverte pour prendre l'air. Ceci n'est pas un véritable asthme; ce n'est pas dû à une contraction spasnwdique des bronchioles ou des alvéoles. C'est une plénitude de la poitrine, donnant la sensation d'oppression. Un expérimentateur décrivait le symptôme, non comme une vraie difficulté de respiration, mais comme une sensation comme s'il n'avait pas de force pour élever la poitrine. Le malade fait de fré-

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quentes erreurs sur sa propre personne, supposant parfois qu'il est double ou que son corps est dispersé et qu'il est obligé do remuer dans son lit pour réunir les morceaux. Ces symptômes évidents d'excitation nerveuse sont accompagnés d'une prostralion excessive ; le dos et les membres fv)nt douloureux ; le dos semble raide ; le malade se sent fatigué et brisé partout ; il se plaint de sentir son lit trop dur ; ceci le rend agité et il remue dans son lit pour trouver un endroit plus doux ; la faiblesse progresse tant qu'il devient incapable de marcher ; il souffre (l'une faiblesse ou d'une sensation d'anéantissement indescriptible, avec ou sans vertige ; la face est brûlante et congestionnée et a un aspect lourd, abruti, comme de quelqu'un empoi sonnf''. r>es yeux aussi ont une apparence lourde et stupide. La langue est d'abord blanche ou légèrement jaunâtre; souvent, aussi, les papilles sont drossées et percent à travers cet enduit blanchAtre ou jaune. Les bords de la langue sont d'une couleur rouse foncé : il v a un lourd mal de tOte avec la sensation coinine si la tête était comprimée : quelquefois la pression sur Vi front semble descendre à la racine du nez. Le mal'ule se plain». • ncore d'une sensation qu'il décrit « comme si la peau du fronl *^lait tirée en arrière vers l'occiput ». Ceci est (hideunnont du à la contraction tonique du muscle occipito-frontil.

D autres fois, le malade décrit simplement la sensation comm? si la peau du front était tendue, ou étroite, ou tirée. Ces symptômes de la tête sont souvent accompagnés d'une sensation d'en qourdissement dans le front ou le cuir chevelu.

D'autres fois, la tête semble énormément grande. ' La fièvre typhoïde est très caractéristique de Bnptisia, car

c'est l'un des rares remèdes qui produisent ce type de fièvre. Il y a toujours une augmentation de la température. Le pouls est ordinairement accéléré en proportion directe avec Tintensilé de la fièvre. Même dans les stades du début de la fièvre typhoïdes, vous pouvez trouver Baptisia indiqué par les symptômes abdominaux, une légère sensibilité dans là réofion iléo-ca»cale, et des selles jaunes putrides. Ce sont les symi)tômes qui indiquent Baplma au début de la fièvre typhoïde. Je vous dirai avec confiance que si vous choisissez le médicament d'après son indica- ( tionhomœopathique, comme je viens de le dire, vous aurez

î le succès de faire avorter un grand pourcentage d'états typhoï-

des. Je le dis en dépit des assertions de beaucoiij) d'autres médecins, qui ont prétendu le contraire. Le médicament proprement choisi fera avorter la fièvre typhoïde. La maladie n'a pas besoin de continuer son cours comme proclament qu'elle doit nécessairement le faire, d'éminentes autorités de la vieille école.

Vous reconnaissiez que Baptisia répond à la vraie fièvre ty-

ptiolde, partiouliènement quand elle esl associée à des phénomèiies nerveux.

Plus tard, dans le cours de la maladie, pendant la deuxième ou troisième semaine, vous trouverez Baptisia indiqué quand la prostration est profonde. Le malade est dans un état de stupeur. Il tombe endormi en répondant à vos questions. Sa figure est maintenant rouge foncé et a, plus marqué que jamais, cet aspect alourdi, sombre, abruti. La langue a changé son enduit jaune ou blanc pour un autre, qui a une bande brune vers le centre, les bords de Torgane restant encore rouges. Toutes les exhalaisons et les évacuations du patient sont excessivement fétides. Les dents sont couvertes d'enduit fétide. L'haleine est fétide. Les selles sont jaunâtres ou foncées et sont horriblement putrides. Les urines et la sueur ont une mauvaise odeur. Ainsi, vous le voyez, Baptisia s'applique aux cas dans lesquels il y a une décomposition évidente des fluides vitaux et une rapide désintégration des tissus.

Pour donner à Baptisia sa place légitime parmi les autres remèdes typhoïdes, il sera nécessaire de le comparer avec ceux qui sont le plus rapprochés par leur symptomatologie. Le premier de ces remèdes sur lequel j'appellerai votre attention est Gelsemium. Celui-ci précède Baptisia quand il y a du malaise et de la sensibilité musculaire, et que le patient souffre de fris sons et de fourmillements qui descendent le long du dos. C'est le premier jour, rappelez- vous-le. Dans l'après-midi, vient la fièvre avec pouls accéléré, celui-ci étant plein et coulant, non tendu et non résistant comme avec Aconit. La fièvre esl ordinairement accompagnée d'assoupissement; la face a une rougeur diffuse uniforme, et il peut y avoir dès ce moment de la prostration. Gelsem. cause la paralysie des nerfs moteurs, aussi il doit y avoir de la faiblesse des muscles. L'après-midi d'après vous pouvez changer pour Baptisia, si la fièvre monte dans la journée malgré Gc/.semmm, et quand les symptômes sus-meii tionnés de Baptisia se développent. La raison pour laquelle j'insiste sur les rapports entre les deux médicaments est la grande ressemblance entre leurs symptômes. Les deux ont cette intense sensibilité musculaire et cette prostration; les deux ont l'assoupissement et l'excitation nerveuse, avec prostration; les deux ont cette sensation d'expansion, comme si la tête ou quelque partie du corps était énormément agrandie, et les deux ont l'exacerbation de la fièvre l'après-midi. Le rapport entre les deux est un rapport de degré et d'intensité. Gels, est celui des deux qui agit le plus doucement.

Un autre remède qui ressemble n Baptisia est Rhus toxir. Comme Bnpiisia, Rhus a l'agitation, la langue brune et la dou-

M.VnÈHi: MKIMGALi: CLIMOU: .>7.";

leur des muscler. Je dois avouer que 1h distinction entre les deusx n'^st pas toujours facile.

Autrefois Rhus avait une domination sans conteste sur prèsque toutes les maladies qui tendent à prendre un type typhoïde, que la maladie fût la diphtérie, la scarlatine, la pr^ritopite ou U [►nennionie. Maintenant cet honneur est partagé avec Baplis^ia. fjfis principales différences entre les doux médicaments, 4lonnées brièvement, sont celleH-<*i : Rhus a l'agitation, causée plus par les douleurs rhumatoïdes que par la douleur musculaire seule. La langue, avec Rhus, a une pointe rouge, triangulaire, qui n'est pas notée avec Bapiisia. luC délire a un caractère marmottant avec Rhus, et non accompagné, que je sache, de ces erreurs sur son identité personnelle. Et les évacuations putrides de Rhus tox. ne sont pas si fétides que celles de Baptisia. Si la diarrhée arrive à un état grave avec Rhus, les selles sont aqueuses, quelquefois sanglantes et involontaires. Les symptômes pneumoniques qui souvent compliquent la fièvre typhoïde, sont plus dominants avec Rhus,

Arnica offre beaucoup de rapports a\ ec Baplisia, Il est semblable à ce dernier pour la stupeur, rintolérancc du lit (le malade se plaignant qu'il le trouve troj) dur), et dans ce qu'il tombe endormi en répondant aux questions. Arniai, je jhmïs^'. convient mieux quand il y a tendance à la congestion apoplectique, quand la stupeur est si profonde que les selles et les urines passent involontairement. L'intensité de renvahissenicnl du cerveau se montre par la respiration bruyante, ronflante. Nous trouvons encore avec Arnica des sugillations, quelquefois appelées ecchymoses.

Ldchesis se montre aussi comme semblable à Baptisia, Vous reconnaîtrez les ressemblances entixî! les remèdes dans la fétidité des évacuations, la i)utridilé des exhalaisons et la prostration excessive. Je pense avoir vu des cas apparemment désespérés réagir sous rinfluer.ce do ce remède. En tant que poison iinimal, je pense qu'il est un riMuède plus profondément pénétrant que Baptisift, et en conséquence, devrait (^\ve indiqué dans des cas pires. On peut le distinguer par les symptômes suivants: tremblement de la langue (juand on essaye de la tirer, ou on la j^rond dans les dents en la tirant. Quand il arrive à la tirer, ollp pend en tremblant, et il i)eut ne pas mémo avoir assez de sens pour la rentrer. Des hémorrhagies sont fréquentes chez le malade de Lachesi^, Le sans? peut s'échapper de presque tous les orifices du corps. Les Icvres craquent et laissent suinter un «sang foncé ou noirâtre. In sang foncé sVchappe des intestins. Aprèîi un certain rejws.ce sang dépose un sédiment, qui ressemble à de la paille carbonisée. Dans les cas grave», il y n une

intolérance marquée ù une légère pression. Même quand le sensorium semble être absolument obscurci, le malade résiste au plus léger loucher au niveau du cou. Dans les cas encore pires, il faut le séparer de Baptisia quand il y a une approche de paralysie cérébrale, de l'écoulement de la mâchoire inférieure et dos évacuations involontaires..

Xfuriat. acid. offre des ressemblances avec Baptisia pour la grande prostration, la décomposition des fluides, dans la forme de délire déprimé. Mais il me semble que le caractère général de ses symptômes n'est pas suffisamment semblable à ceux de l'autre remède, pour rendre la distinction difficile. I.a faiblesse d'Actd. muriat, est si grande que le malade est incapable de faire le plus léger effort nécessaire pour maintenir la tête sur l'oreiller; aussi il glisse vers les pieds du lit.

Maintenant, un mot sur Baptisia dans les maladies autres que les fièvres typhoïdes. Dans ces affections, il est indiqué par les symptômes déjà décrits. Dans la dysenterie, vous le donnerez quand les évacuations sont fétides et contiennent du sang, et sont accompagnées de lénesme, mais avec une absence de douleur significative, montrant une dépression alarmante de vita lité.

kBqpiisia entre en jeu dans le traitement de la phtisie. Il est spécialement utile dans les stades tardifs de la maladie en soulageant la fièvre, particulièrement quaiKl elle augmente l'aprèsmidi, avec un léger assoupissement, un empâtement de la pa rôle et de l'obscurcissement intellectuel.

Baptisia s'est montré comme l'un de nos meilleurs remèdes dans la diphtérie, quand elle a pris un type typhoïde. Certains des symptômes déjà mentionnés seront présents. La bouche est excessivement putride. La membrane est foncée et montre une tendance gangreneuse. Quelquefois,tôt dans la maladie, vous observerez cette caractéristique. Le malade ne peut avaler que les liquides. Donnez-lui du lait et il le boira. Donnez-lui un aliment solide et il le vomira.

Ailanthus est à comparer à Baptisia dans les étals typhoïdes, la scarlatine et la diphtérie. Il produit une stupeur encore plus j)rofonde. Il y a un écoulement nasal accentué, excoriant, aqueux, qui enflamme la lèvre supérieure. L'éruption, s'il en existe, est d'une couleur pourpre livide, dénotant ainsi l'état d'empoisonnement du sang.

J'espère maintenant que vous pourrez situer à leur véritable place dans votre esprit Geh\, Baptisia, Rhus tox,, et LachesisL comme autant de tableaux distincts qu'il faut prendre au moment nécessaire pour en faire usage selon leurs symptômes ei îeurs applications.

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