‹ Matière médicale clinique de FarringtonChapitre 43 sur 59 · LEÇON XLVIII · texte numérisé non relu

LEÇON XLVIII

Acide phospuorique.

U Acide phosphorique osl une cuinbiiiaison de 1 oxygène avec lo IMiuspliore. LWcide phosphorique produit la faiblosS'C ou la dclMlité. (Juchiuoloi^ il causi^ uno excitation passagère, mais la principale caraclérisliquo du niédicanicnt est collic débilité, qui s(î nionli\3 par rindilTérencc; ou l'apalbio, par la lorpidilé aussi bion de rcs])rit cl du corjis, par la complète dépression sensorielle. Le malade n'a ])as <»n\ie de répondre à vos ques lions. Ses réjxjnses sont brè\es, consistant généndemenl en oui ou non, el sont faites d'une manière qui monti^e qu'il ei>l ennuyé de parler. Le délire est tranquille, non violent, mais accompagné de celle dépression earaelérislique du sensorium. el de paroles marmottées inintelligibles. Il gîl dans une sluj)eur ou dans un sommeil sluj)ide, iiu-onscienl de tout ce qui «<e passe autour de lui ; mais (luaiul il est réveillé, il est f)leinement eonscient. C'est earaelérislique de V Acide phospltoriquc Vous voyez qu'il déprime le sensorium el le corps en général, et eepcndanl que ees cliangements sont en un certain sens su- |)ernciels. Il ne semble pas s'engager ])r()fondémenl dans lob tissus, ponr ainsi dire, el elïecluer en eux ces changemeuls sérieux qui demandent un médicament tel que Lachesis, Vous trouvère/, la qualité ci-dessus menlionnée pénétrant tous les symplônn^s d'Acide phosphorique que je citerai.

Ainsi, il ne faudrait pas vous attendre h donner le médicament dans les stades avancés quand la stupeur est complète.

Maintenant, les symptômes qui indiquent Acide phosph. dans la fièvre tyi)hoïde sont ceux-ci : nez effilé; cercles bleu foncé autour des \eux. Iviî malade peut souffrir d'un saignement <ie nez. mais ee saignement de n<v., cependant, ne <lonne aucuji soulagement aux symptômes dans les prejuiers stades d«^ h fiè\re typhoïde, ("est un symptôme très différent de Rhus /or., qui est scnd)lable à Acide phosphorique. Rhus a l'éj^istaxis an

MATIÈRE MÉDICALE CLINIQUE iOO

début de lu fièvre lyplio^e, le malade étanl boiiUgé par Vhémorrhagie. Le malade enfoaoe son dpigt dai]s &on -mi. H n'est pas toujours de mise alors de ponsqr 4 Cina, et d§ supposer (jue le malade a des vers parce qu'il touche sou lue^. I^e synip tome pçut aussi venir d'une irrilalion abdominale. Avec (-im, elle vient des vers, avec Phospli. (icid.y elle est 1^ fions^équence de rirrilation des plaques de Peyer, et en f::onséqueiicc vous trouverez des symptômes abdoiniuijux intenses. Par excjuplo, l'abdomen a tendanee à être distendu et goi)f)é. Il y a beaucoup de gargouillements et de grondements dans ralMlomen. Souvent il y a de la diarrhée avec ces sympiônies. 1 es salles sont aqueuses, quelquefois involontaires, et conticnnciii <les aliments non digérés. Par exemple, Le lait que vous a\ez donijé à votre malade est évacué plus ou moins npu digéré, et il y a une copieuse émission de gaz a\oc Jes fèces. La langue est sèche, et peut avoir uiue raie rouge foncé vert le ceuli-e ; mais elle a tendance à être pale et pâteuse, cl quelqu(»fois couverte d'un mucus visqueux. Quelquefois le malade nioj'd invoU)n tairement sa langue en dormant; c'est un nionveniciit spasino dique: pc^ndant (pie les niàciioires se rai>l)ro(lHMil, I.m l:uign(^ esl tirée.

Vous lrou\erez que l'urine est très albuniineuse ; elle a une apparence laiteuse, et se déconqjose très rapidejiienl ; vous la trouverez aussi chargée de phosphates terreux. Tels sont 1«6 principaux symptômes cjui vous suggéreraient le choix de Y Acide phosphoriqiu* dans la lièvre lyj)hoïde.

Les remèdes les plus rapprochés ici sont : Uhun et Pfwsphoru». Acide phosphorique suit souvent Ithus après (jue ce dernier a soulagé l'agitation et que la diarrhée j)ersiste, et que le malade tombe dans celte sorte de slui)eur tranquille.

Phosphorus a plus de sécheres^se de la langue, plus d'excitation sensorielle; tous les sens sont irrités; le nudade ne peut supporter aucuns bruits ou odeurs. S'il y a de la diarrhée, les «elles sont striées de sang et ont l'aspeet de lavure de viande.

Dans œlte a|>atliie sensorielle vous devriez aussi penser à V Esprit dour de nilre : \jù malade gîi dans son lit, parfaitement indifférent à tout le monde. Il répond assez facilemenl aux questions, mais il est apaliiique. C'est l'état dans lequel Ilahnemann donnait l'esprit doux de nilrc. J'ai trouvé qu'il réussissait quand VAeide phosphorique échouait.

Arnica doit aussi être placé à côté de l'acide phosphorique. Comme l'acide, il a l'apathie ou l'indifférence. IjC patient ne semble p^as s.^voir qu'il est aussi malade qu'il Ve&i ei} réalité.

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Mais l'élat d'Arnica est un état plus développé. La dépression et la stupeur sont plus profondes. 11 se met à dormir en répondant ù vos questions, ce qui vous montre combien la stupeur est ocrasanle. Enfin, vous avez aussi les péléchies ou les ecchymoses communes à oe remède ot, plus tard encoi^, les selles et les urines involontaires.

Opium est, plus qu'Acide phospliorique, un remède pour la stupeur, quand cette stupeur est progressive. Cest seulement au commencement de l'état d'Opium que le malade peut être tiré de son sommeil. La stupeur progresse jusqu'au point qu'aucune secousse nje puisse ramener le malade à la conscience. La respiration devient de plus en plus laborieuse et stertoreuse ; la face, au lieu d'être pâle, creusée, et hippocratique, comme avec l'acide, est d'un rouge très foncé, presque brunâtre. Plus le rouge est brun, plus V Opium est indiqué.

Une autre s('îrie de symptômes dans V Acide phosphorique sont ses symptômes émolifs. Acide phosphorique est un des meilleurs remèdes (jue nous ayons pour les effets mauvais du chagrin et des émotions déprimantes, particulièrement pour les effets chroniques de l'amour désappointé. Ici, il est particulièrement indiqué après Ignatia, Ignatia répond aux symptômes aigus et Acide phosphorique aux symptômes chroniques.

Acide phosphorique est aussi indiqué pour le mal du pays. Par l'effet du chagrin le malade est triste ; souvent il a de la fièvre hectique et un flux à la face, spécialement Taprès-midi; le soir, ou vers la nuit. Il a des sueurs le soir, et se plaint d'un poids écrasant au vertex. Ce dernier symptôme est très carac téristique de VAcide phosphorique. Maintenant, nous pouvons mener ces indications plus loin. Nous savons tous combien les émotions atteignent le corps, combien les mauvaises nouvelles affectent la digestion, combien le lait d'une mère devient un véritable poison à la suite d'une émotion terrible. \ous pouvons trouver dans YAçide phosphorique un remède pour les maladies utérines et ovariennes, qui viennent comme suites éloignées de causes émotives.

Ainsi, vous pouvez l'employer dans le prolapsus utérin, qui semble avoir été i>récipité par des émotions déprimantes. Si vous avez d'autres symptômes pour vous aider dans votre choix, alors, plus vite vous les trouverez, plus tous les symp tomes à la fois locaux et constitutionnels seront vite enlevés par son administration.

Dans le mal du pays, vous pouvez aussi penser i'i Capsicum.

Xatrum mur, pveut être placé à côté d'Acide phosph. pour

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les effets chroniques du chagrin avec mal de tête au verlex, tristesse, pleurs, émaciation, etc.

Je voudrais maintenant vous dire quelques mots sur la diar rhée causée par Acide Phospli. II est particulièrement indiqué dans la diarrhée qui est précédée de bruits grondants dans les intestins. Les selles sont fr(»quentes et persistantes. Il c»t particulièrement indiqué chez les jeunes gens qui grandissent rapidement. Mais la diarrhée, en dépit de sa fréquence, n'affai 61it pas proportionnellement le malade. La mère vous dira que son enfant a de la diarhée depuis six semaines, avec beaucoup de grondements de gaz, et cependant il ne semble pas en être très fatigué. Les selles peuvent contenir des aliments non di gérés, et la diarrhée peut suivre un repas.

La distinction enlr«* lui et i^inchona est dans ce fait que la diarrhée de Cinchonn épuise excessivement le malade.

Un autre symptôme (V Acide phosph. est f^ncoi-e que le ma lade, quoique très faible est reposé par un somme très court. Je présume que cette action de Tacide est (\ue à l'effet stimu lant du Phosphore qu'il contient.

Acide phosphorique s'applique plus aux effets éloignés de la perle des fluides animaux qu'aux symi)lùmes aigus. Ainsi nous le trouvons indiqué ]K)ur les effets <le longue durée des émissions séminales, qu'elles surviennent pendant le somme ii ou à l'état de veille, à chaque effort de défécation ou de mie tion, ou par abus de coït. L'économie entière semble fatiguée. Le malade est vertigineux, il sent comme s'il allait toml)er. Il y a une autre forme particulière de vertige. En se couchant il sent que les pieds vont plus haut que la tête. Les parties génitales sont relâchées. Le scrotum et les testicules pendent flasques et relâchés. Le pénis n'a aucune puissance d'érection, ou bien les érections sont insuffisantes. Le sperme s'échappe trop tôt pendant le coït. Le malade se plaint de démangeaisons au scrotum. Le dos et les jambes sont faibles, de sorte qu'il vacille en marchant. Il a des douleurs légères, ou pas absolues. Il y a de la brûlure dans la colonne \erté brale, pire la nuit.

Acide phosphorique est très semblable à CAnchona; en fait, il est supérieur pour les effets chroniques de la perte de liquide séminal. Cinchonn est utile pour les effets aigus. Par exemple,, un homme a des émissions pendant 3 ou 4 nuils consécutives, et est ainsi très affaibli : alors Cinchonn le son lagera promptement.

Quand vous donnez Acide phosph. pour cet état de relâchement des organes orénitaux, donnez-le à basse puissance.

Dans le mal d^ tête, Acide phosph. entre en jeu à l'occasion, spécialement quand le trouble sUf vient chez des jeunes filles à Técolê ; la céphalée Vient quand elles étudient, et dure aussi longtemps qu^élles étudient. VAcide phosphorique, doit encore être rappelé comme remède polir raffàiblissement venant d'excès d'études.

VAcide phosphorique affecle aussi les muqueuses. Nous devons nous le rappeler particulièi-emcnt dans les affections cle la poitrine. La toux vient d'un chatouillement dans la poitrine, juste vers le cartilage xiphoîde. Elle est pire le soir après que le malade s'est coUché. Le matin, nous trouvons de l'expectoration, qui est jaunâtre ou mUco-purulente, et ordinairement d'un goût salé. Nous devons y penser, quoique moins fréquemment qu'à Phosphoras, dans les cas de tuberculose, quand il y a une grande faiblesse de la poitrine, de sorte que le malade ne peut parler que difficilement. Cette faiblesse semble être une cause de dyspnée. Tout courant d'air lui donne un refroidissement. Il enveloppe chaudement sa poilrine ; il ne peut supi)orlor qu'un souffle d'air touche sa poitrine. Quand ces symptômes existent, racidc est supérieur à Phosphorus.

Passons maintenant ?i l'action de VAcide phosph. sur les os. Vous pouvez le donner dans les affections scrofuleuses des enfants ; j)ar exemple, dans les maladies de la hanche, et dans les incurvations du fachis par carie vertébrale, quand existe ce symptôme : si l'enfant est assez -àgè., il se plaint d'une sensation comme si les os étaient raclés avec un couteau. Cela vient de l'inflammation du périoste : ce symptôme est pire la nuit ; il peut survenir après l'abus du mercure.

]^* Acide phosphorique, comme tous lc!=i acides minéraux, affecte les reins. Il produit d'abord ce que nous ivouvons appeler la polyiirie ou mictions îropiouses. (V symptôme, tel qu'il a été produit chez iVxpérimentaleur, était le suivant: L'urine s'écoulait si rapidement et si fréquemment qu'elle sortait comme si TurcMbre nvait deux fois son volume normal. \'ous pouvez voir dans VAcide phof^ph. un ivmède possible pour le diabète sucré. I.es symi^lômos qui vous amènent à lui sont, en premier lieu, ces miclions fréquentes et copieuses, obligeant le malade i\ se Ipver souvent la n\iîi. L'urine est souvent d'nppnrencn laiteuse. Quelquefois oVi^ laisse un dépôt de masses ayant luie apparence de gelée, particulièrerflent dans le catarrhe de la vessie.

Je voudrais aussi appeler votre attention sur VAcide hciiqiie. Je Tai employé avec grand bénéfice comme ïsemède dans le diabèle.

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VAcidc phosphorique n éié rocomrnanclé pour ks douI^tïrs de croissance. On Hit qii^ Onaiaciim est aussi utile dnns co cas.

Acide sulfurique

VAcide sul[unque est indiqué quand le malade est hâtif, rapide, et agité dans ses actions, quelquefois aussi quand il est dans Télat oppos(^, c'est-à-dire do grande dépression, comme dans les états typhoïdes. Il répond aux questions lentement et avec grande difficulté, tout comme le malade d'.4cic/c phosphorique. Vous trouvez qu'il y a une sensation générale de tremblement chez le malade cVAcide sidlurique. Il sçnt conmie s'il tremblait de la tele aux i)iods. La fiice dans ces états est plutôt effilée et est souvent p^Ie avec (|.'\s cordes hkMis autour <los yeux. Quelquefois il y a une sensation connue si du l)lanc d'œuf était desséclié sur la peau, l.c mil id(^ est particulière ment faible du côté des orgiines digestifs ; ainsi, il y a une sensation do froid, de rolAclienient à l'c^sloniae, faisant (]ue le inalad-r» désiro (tes lK)i>s(>ns foiles el sliuudantes.l-r^lles qu<* leaude-vie, et coLn, clioz dos personnes qui ne sont })as adoniuM^s à la boisson. L'estomac est si faible que les malades vomissent tout aliment : les matières rojoléos sont frès sûres.

Vous trouverez Avide fndjurif/ue spécîal'omont indiqué chez les ivrognes cà une période avancée. Ils sont c()in})lètement déchus, et ont <lepuis longtemps passé l'olat de Xu.r vomiea. Vous les trouvez pàl-^s. ridés, et froids: leur estomac est si dégradé, qu'il ne penl plus iolorer aucune nourriture. Ils ne i>euvent même plus Ivoire <lo l'eau si "olle ne contient pas de l'eau-dcvie. I^ foie est augmenté de volume.

Ils ont une toux sèche do l'estomac, souvent suivie do rapports, l'action de lousser fr<ipj)ant le foie. La <liarrh<'e est aqueuse et fétide, et est accompagnée d'une iritabilité excessive de l'esprit. Ils ont une manière rapide, hâtive, do faire toule chose. Ils sont gênés pur des hémorrhoï(t<'s. Il y a toujours do l'humidité ou un suintement liquide par le rectum. Ces hémorrhoïdes brûlent, et sont si grandes, qu'elles remplissent le rectum. Ces cas sont soulagés par VAcide stdfurique.

Il y a un autre usage que nous pouvons faire de VAcide sidfurique, et qui vient de son pouvoir de modifier la soi{ pour les spiritueux. Prenez deux ou trois gouttes de Tacide pur, et

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clissolvez-les dans un d«ini-verrc d'eau. Donnez-le à l'ivrogne par cuillerées â café toutes les deux ou trois heures, et il surmontera le besoin physique. Donnez-lui jusqu'à ce qu'il aille bien, même si cela irrite la bouche. S'il produisait de la diarrhée, Pulsaiilla sera l'antidote approprié.

Un autre effet de V Acide sulfurique est son action sur la stomatite aphteuse survenant dans l'étal de débilité consécutif à une maladie qui a traîné eu longueur, ou chez les enfants atteints de troubles de l'été ou de marasme. La bouche est remplie de points aphteux jaunâtres. Il y a un flux profus de salive. Il V a aussi une tendance au vomissement de lait sûr ou de mucus sûr. L'enfant sent le sûr, en dépit des lavages les plus soigneux. Les selles sont jaunâtres ou muqueuses. Elles ont l'aspect d'œufs brouillés. L'enfant a tendance à avoir une toux qui ressemble tout A fait à une toux (\c l'estomac, avec renvoi de gaz après la toux.

Vous pouvez aussi penser à V Acide sullurique dans la diphtérie. ÏjCS amygdales ont l'aspect rouge vif et sont très gonflées. Elles sont si gonflées que les liquides sortent par le nez. L'enfant est d'une pâleur mortelle, si pâle qu'il a l'aspect d'un cadavre. Il est enclin à l'assoupissement ou à la somnolence. Il a de la difficulté â respirer ou à parler, ou à produire au cun son en raison de l'abondance des membranes.

VAcide sulfurique est aussi utile comme remède traumatique. Il peut être employé pour les contusions des parties molles après Arnica, dans les contusions des glandes après Conium ; dans les coups des os après Ruta. On peut l'employer particulièrement quand il y a des points noirs ou bleus durant longtemps avec sensibilité el raideur.

VAcide sullurique est encore, plus que tout autre acide, utile dans les hémorrhagios. Il cause des hémorrhagics par tous les orifices du corps, le sang étant floncé et liquide.

Vous différenciez VAcide sulfurique de Carbo veg, dans la dyspepsie des buveurs par le fait que VAcide sulfurique esî plus un remède « sûr » ci (^nrhn reg. un remède « putride >>.

f.EÇON XIJX^

Acide nitrique.

Vous <50iiaai.ssez trop bien VAcide nilrique en tant que substance chimique pour que je vous en parle. Je vais donc considérer son emploi comme médicament. Vous connaissez ses effets sur les tissus, et qu'il tient la peau en brun jaunâtre foncé. C'est un acide hautement corrosif, qui ronge les chairs. Aussi il a été employé pour enlever les verrues, les tumeurs, les ulcères, et les granulations exubérantes.

Il agit très puissamment sur les muqueuses, et a une affinité particulière pour les orifices des muqueuses^ là où peau et muqueuse se rejoignent. Aussi vous trouverez ses symptômes à la bouche, aux lèvres, aux narines, au méat urinaire, et à lanus; en fait, partout où la i)enu et la muqueuse se rejoignent, VAcide nitrique a une action prédominante,

Comnie exemple, nous trouvons qu'il est utile dans la stomatite ou ulcération de la lK)uchc. Maintenant, en rapport avec le carclère du médicament, cette stomatite présentera ses symptômes les plus violents aux lèvres. Il y aura des vésicules sur les lèvres et à Tentour en rapport avec cette stomatite. Il y aura du ptyalismo, }>articnlièremenl dans les cas qui auront abusé du mercure. Ainsi, aussi, vous trouverez que la diarrhée est accompagnée de sensibilité et d'excoriation à l'anus. (Anus excorié, voir Merc, Sul[ur., Chnm.. Arsenic. Puisât., Graph.y China-) Même il peut y avoir des fissures, comme jo l'ai déjà dit.

I^s écoulements carcléristiques produits par Acide nitrique sont fétides, aqueux et excoriants, et, s'ils sont purulents, ont une couleur gris-j^iunAtre sale, et pas du tout louable.

Les ulcères demandant Acide nitrique sont ft^tides et d'une façon caractéristique irréguliers dans leur configuration, tendent à s'étendre à la périi)hérie, mais plus profondément que ceux qui viennent de la préparation ordinaire de Mercurius,

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qui produit un ukère plat superficiel, C«s ulcères (ïAcide nitrique sont souvent remplis de granulali<ins profuses exubérantes. Ils saignent facilement au plus léger contact. Même le pansement quon applique les fait saigner: Ijes douleurs ont un caractère perforant, comme si des éclats de bois étaient fichés dans les parties affectées. Elles sont souvent accompagnées de douleurs brûlantes. Les ulcères sont empires par Tapplication d*eau froide. UAcide nilrique est particulièrement indiqué dans les ulcères syphilitiques après Tabus du mercure, et aussi dans ceux qui ont un caractère scrofuleux après que Ccdcarea a échoué.

Une autne preuve de la fétidité dos exhalaisons et sécrétions avec V Acide nitrique se trouve dans l'urine, qui a une odeur forte, très semblable à celle du cheval. Elle contient probablement un excès d'acide hippurique. C3e sym[)tôme est surtout marqué avec. Acide benzoîque, II est si caractéristique avec ce médicament que vous trouverez qu'il guérit une grande variété de maladies où ce symptôme existe.

La leucorrhée est Acre, fétide, fluide, brune, aqueuse ou fibreuse.

Les selles, aussi, montrent la putridité de V Acide nitrique. Pelles sont très fétides, de couleur verte, et chez les enfants contiennent des grumeaux de caséine. Elles sont aussi glaireuses par excès dos sécrétions muqueuses et sont accompagnées de beaucoup d'efforts : le ténesme ici se rapproche beaucoup de Mercurius. D'autres fois, parliculièrenient chez les enfants scrofuleux, les selles sont pâles par insuffisance de bile, et pâteuses et sûres aussi bien quo fétides.

ÙAcidc nilrique attaque les muqtieusoi, produisant des catarrhes. Nous le trouvons indiqué dans le coryza, p^articulièreinent quand il est arrivé sur une nial-idie maligne, comme la scarlatine ou la dij)htérie. Coryza jnui;e fétide av*oo ulcfîrations; obstruction des trompes d'Eustache. Dans la di])htério nasale, VAcide nitrique est Tun des principaux remèdes. L'é coulemenl par le nez est aqueux et très fétide, excoriant toutes les parties qu'il touche; épislaxis fréquentes. Pi vous examinez le nez, vous trouverez qu'il y a là un dépôt blanc très développé. Un autre symptôme qui est très caraclérisliquo comme accompagnant ces états est l'intormitlonce du pouls. Si la membrane existe aussi dans la gorge, vous aurez aussi une odeur fétide de la gorge. L*enfant se plaindra d'une sensation comme d'une cheville enfoncée dans la trorue. Ceci est une caractéristique générale d'Acide nitrique, une sensation comme d'une arête, d'une cheville, ou d*un morceau de verre fiché

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dans la partie malade. Céci se montre dans toute la symptomâtologie du remède. On le trouve dans les ulcères, et on le trouve dané 1* reetum avec les fistules et les hèmorrhoïdes, et ici <lans la gorgé.

V Acide nitrique ressemble beaucoup à son complément, Aturti iriph.y qui, comme Acide nitrique, cause cet écoulement excoriant par le nez, excoriant les lèvres ; les angles de la bouche sont craqués ; Tenfant ne peut ouvrir la bouche à cau&e de la douleur.

Un autre remède est Acide muriatique, qui a Técoulement fluide excoriant par le nez, le pouls intermittent et la perte d'appétit.

Un autre effet de VAcide nitrique, et dans lequel il n*a pas de supérieur, est son emploi pour enlever les mauvcns eflets du Mercure. I.os symptômes particuliers qui le demandent dans cet état sont les suivants : Irritabilité, agitation, et anxiété mentale* Cette irritabilité va jusqu'à jurer et blasphémer. Il y a aussi des douleurs périosliques ; ophtalmie, inflammation ou ulcération de la cornée avec tendance dos ulcères à la perforation ; dureté de Touïe par catarrhe de Toixîillo moyenne et de la trompe d'Eustache; ptyalismc; ulcérations dans la gorge,' carie des os, particulièrement de lu mastoïdo; <iysenterie, etc.

Il est particulièrement adapté h la syphilis Bccondaire plutôt que primaire, et plus spécialemonl à la secondaire après l'abus du mercure. Ijcs chancres sont même revenus et sont phagédéniques. Il y a beaucoup de douleur dans les os la nuit, particulièrement dans les os de la tête et le long des oè de la jambe, et ces douleurs sont j)ires h chaque changement de temps. Un jour humide le malade aura une douleur forahte dans les os. Des ulcères apparaissent dans la gorge ou à la surface du corps, et ils sont d'une façon caractéristique irréguhers dans leur dessin. Des condylomes se développent, toujours plus ou moins pédicules. Il y a des points brun-jaunfttre ou cuivrés sur tout le corps. Il y a une grande faiblesse, avec sueurs et épuisement. Quand on a fait abus du Mercut'e, Hepar est probablement le meilleur antidote que nous ayons. Quand la mercurialisation est jointe à la syphilis, Y Acide nitrique est le remède préférable.

VAcide nitrique peut être employé dans le traitement de la phtisie. Il y a un flux de sang soudain à In poitrine, et une fièvre hectique marquée, qui indique l'ulcération des poumona par la rupture des tubercules. La poitrine est extrêmement douloureuse au toucher. I^ malade souffre de fréquentes- hé» moptysies, le saiig étant rouge brillant et profus. Il y a une

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grande dyspnée , de sorte qu« le malade ne peut parler sans être hors d'haleine. Il y a aussi de Tenrouement du matin, une diarrhée épuisante, pire le matin et des points aigus à travers le côté droit de la poitrine vers l'épaule. Le pouls est intermittent. Le moindre essai de mouvement cause des palpitations de cœur et de la dyspnée. La sueur vient particulière ment la nuit et vers le malin, et épuise beaucoup le malad»*. La peau a tendance à être froide vers le matin. Le malad ^ est frissonnant en se mettant au lit. La chaleur vient par flu-\, ou se trouve seulement aux pieds et aux mains. La toux Chl d'un caractère chatouillant, et semble le déranger toute la nui'. On entend, à l'examen, des râles bruyants à travers toute la poitrine; et l'expectoration est fétide, sanglante, absolument purulente, et d'une couleur vert sale, non vert jaunâtre et louable comme on la trouve avec Lycopod, et P.ûsai. Quelquefois la toux est grasse et d'un caractère bruyanl. Jje malade e<l ordinairement mince, avec une chevelure et des yeux foncés.

V Acide nitrique est très souvent indiqué dans la phtisie après Cale. osir. ou Kali carb*

Calcarea s'applique spécialement aux malades leuoophleg •matiques. La face est pâle et d'aspect maladif. Il y a de la sensibilité de la poitrine, très aggravée par le toucher ou la pression. La toux est grasse et bruyante. La diarrhée, s'il y en a, est pire le soir. L'enrouement, quoique persistant, est sans douleur. Quand, cependant, l'état de Calcarea est arrivé à la débilité des acides, Acide nitrique est un des meilleurs remèdes à suivre. Il ne guérit pas souvent, mais il soulage et prolonge la vie pendant des années.

Une autre application que nous pouvons encore faire de VAcide nitrique se trouve dans la fièvre typhoïde, particulièrement dans le stade d'ulcération, c'est-à-dire quand les pla ques de Peyer ont commencé îi s'ulcérer. Vous trouverez le malade très épuisé. Les indications caractéristiques de VAcide nitrique sont les suivantes. Les selles sont vertes, glaireuses et fétides, et quelquefois purulentes, le pus venant de ces ulcérations, et il y a une hémorrhagie profuse rouge vif par les intestins, avec défaillance au plus léger mouvement. La langue est soit blanche et bosselée de vésicules ou de petits poinls à vif, ou elle est brunâtre et sèche. Nous avons des complications pneumoniques bien marquées. Il semble y avoir une menace de paralysie des poumons, ce qui, vous le savez, n'est pas une chose rare dans la fièvre typhoïde. Ce début de paralysie des poumons se montre par un râle bruyanl de mucus

dans la poitrine. Le pouls, dans ces cas, est trouvé intermittenl tous les trois battements.

Maintenant, n'oubliez pas Moschus, Phosph., Anlim. tari., et Cuprum, et les autres remèdes que j'ai mentionnés à cet égard.

Dans les hémorrhagies intestinales pendant la typhoïde,yous pouvez vous rappeler aussi Alumen, qui est utile quand il y a évacuation de gros caillots.

.4rsen. est indiqué pour cette hémorrhagie intestinale, quand le flux consiste en sang aqueux foncé, et est accompagné d'anxiété et d'agitation.

Nous trouvons Hamamélis indiqué quand il y a un flux veineux foncé, sans anxiété. Quelquefois le sang est foncé et comme de la poix.

Un autre remède encore est Leptandra, qui est utile dans la fièvre typhoïde, avec des symptômes d'un caractère bilieux, quand les selles consistent en sang noir, ayant l'aspect de poix.

Acide hydrocyanique.

\J Acide hydrocyanique agit sur le système nerveux cérébrospinal, et particulièrement sur la moelle et sa partie supérieure. Il produit des convulsions qui sont très semblables à celles de l'attaque épileptique complètement développée. I-e D' Hughes, de Brighton, le recommande comme un spécifique de Fépilepsie. En réalité, ce n'en est pas un. Pour guérir cette maladie, il vous faudra prendre en considération les symptômes, et prescrire en conséquence.

VAcidc hydrocyanique produit aussi un tétanos qui rcssem ble beaucoup à celui que produit Nux vomica. Le corps est raidi et courbé en arrière, il y a une crampe dans la nuque comme avec Cicufa ; la respiration se fait par paroxysmes, les mâchoires sont serrées, immobiles, il y a de l'écume à la bouche, mais la face est rouge.

Il est aussi utile dans les convulsions pendant les maladies

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graves, quand la face est bl-ouo, et la proslration très grande. Il y a une respiration pénible, de la constriclion cardiaque, et une coukur livjdç de la surface du corps.

Vous Douvez aussi donner VAcide hydroc. pour les cas très graves de prostration, avec approche de paralysie du cerveau et des poumons, et quand il y a, eu avalant, un gargouillement deoyjs la bouche jusqu'à restpmae.

Dans le choléra, VAcide hydrocyanique doit être placé à côté de Cumphor,, étant indiqué dans le coUapsus marqué avec cessation soudaine de toutes les évacuations, comme le vomissement et la diarrhée.

Dans la scarlatine, il est indiqué dans les cas presque désespérés d'un type malin, dan* k^squels l'éruption est livide dès le tout conunencenieul. Les pieds sont presque toujours froids.

VAcide hydroc., peut ôtre donné jxiur la toux des maladies du cœur quand elle est réflexe de changements organiques du cœur. On peut aussi l'employer i)our In loux sèche, chatouillante des tuberculeux.

Vous pouvez préférer Laurocerasus pour la toux sèche, uourmentanle, des tuberculeux, pire la nuit. Vous pouvez aussi le donner pour la loux avec expectoration, qui contient de petites taches de sang parsemées.

Acim: i'icni(}UE.

IJ/lcida picrique cause d'abord des congestions. Elles sont bioniôt suivies de lassitude et d'inactivité mentale, qui montrant avec quelle intensité le remède attaque les forces vitales. Cette lassitude progresse depuis une légère sensation de fatigue au mouvement, jusqu'à la paralysie complète. Elle est accompagnée d'indilTérenoe et de i)erle du pouvoir de la volonté, et de désir de se coucher et de se reposer. Les animaux empoisonnés avec cet acide étaient atteints de paralysie des patles de derrièr-e, avec, respiration lente et grande faiblesse musculaire. A Tautopsie, l'éeorcc cérébrale, le cervelet, la nujëlle allongée t^i la niu*?lh.' fureiit trouvés réduits à une masse molle, pulpeuse. Le sang était de couleur brun foncé et chargé de petites particules graisseuses brillantôs. L'urine était riche e# phosphates et en ^cide urique et pauvre en sulfates el en

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urales. On trouva aussi dans l'urine de l'albumine et du sucre. Le foie élail plein de granules graisseux et ses bords foncés avec sang stagnant.

Ces symptômes et les observations palhologiijuos coinmandciit remploi de V Acide pivriquc dans les maladk^s du cerveau et de k moelle. Pour le donner nous n'avons pas besoin d'attendre que la paralysie se soit installée. i\ous pouvons le trouver utile dans les étals typhoïdes et aussi dans les él.its de fatigue cérébrale, quand lesprit a été surmené. Dans ccïW dernière affection, la fatigue cérébrale. Acide picriquc est un de nos meilleurs remèdes.

Il est aussi utile dans la neurasthénie. Vous trouverez un profond mal de tête avec aggravation au plus léger essai d'apjdiquer son esprit. Il jKiut être situé dans le front, on à une place encore pire, diins l'occipul, et de là descendre dans h colonne vertébrale. I^ malade se plaint de se sentir constant nient fatigué et lourd. Tout essai d'étude amène do nouve;/ . ces svnii)lônu's cérébraux et développe aussi une brûlure le long de la colonne et une très grande fiiiblesse des jambes et du dos, avec sensibilité douloureuse des musclée et des arliculations. Ouekpjefois le sommeil est agité et troublé par des érections priapiqu«»s : avec elles, il y aura naturellement d(* frcqueutes émissions s^Muinales. Qui'lquefois vous trouverez <le violentes douleuri> dans li nuque ci l'occiput remontant jus qu'au trou sus-orbilaire. et de là s'éteiidant dans les yeux 11 y a une sensation d<' dialeur dans le bas de la région <lorsale, de la douleur et du tiraillement dans la région loini)aire. pire par le mouvement, lui se réveillant, b» malade a un<^ sensation de fatigue douloureuse dans la région lombaire. L'^s jamljes sont pesantes, et faibles en même temps. Avec cette lourdeur des pieds il se plaint quelquefois <run j)rofond mal de lêle front^il. Quelquefois il se plaint <l'engourdissenu'nl et de fourmillement dans les jambes, avec trend>l'emenl et M\ee picotements, connue par des aiguilles. Il a de la démangeaison des lèvres, une sensalion de formication sur la tète, et du fourmillement eomme par des fourmis sur la surface <lu corps. U moindre exercice produit de la prostration. 11 a nissi 4iu \erlige, pire quand il s^' baisse, marche, ou moiiN» <lt'H esca liers. Il a de la céphalée, avec douleurs aiguës i)n)fondes, battantes, lourdes, i)ires par l'étude ou le mouvement <les >eux, et améliorées ])ar le repos, l'air libre, ou ra])plic:Hion d nu

serre- lélic ^avy^'*»

Les pupilles* sont dilatée^.. Ik- '-^liLcrll- Mpi-u-Missent d»' vant les yeuic, qui peuvent même cuire et brûler. 1 ne épaisse

knatière se forme dans les paupières. Les symptômes des yeux sont pires à la lumière artificielle. Du saignement de nez accompagne la congestion de la tète. Le nez est plein de mucus. Le malade ne peut respirer que la bouche ouverte. La salive est écumeuse ou fibreuse. Le goût dans la bouche est comme celui de l'acide lui-môme, sûr et amer. La gorge seml)le à vif et comme raclée, avec amélioration en mangeant et aggravation en avalant à vide, ou après le sommeil. Il y a un mucus épais, blanc, sur les amygdales. En avalant, la gorge est sentie si douloureuse qu'il semble presque quelle va se briser. Des éructations sûres peuvent accompagner la céphalée frontale. Maintenant, ces symptômes gastriques peuvent accompagner la fatigue cérébrale. Nausées, pires vers 5 heures du matin et en essayant de se lever. Il se plaint aussi de pression et de pesanteur vers Testomac. Il éprouve le besoin d'avoir des renvois, mais ne paraît pas pouvoir le faire. L'effet irritant de la drogue se montre encore par la diarrhée avec selles peu épaisses, jaunes, et quelquefois huileuses, avec beaucoup de brûlure et de cuisson à l'anus, avec prostration, et besoin inefficace d'aller à la selle. Les reins sont congestionnés. L'urine a un poids spécifique anormalement élevé, et contient du sucre. Elle est aussi albumineuse. Les conjonctives sont jaunes, tout comme dans la jaunisse. Des papules apparaissent sur la face et deviennent de petits clous. Les pieds ont tendance à être froids. Tels sont donc les principaux symptômes de YAcide picrique. Maintenant étudions ceux de quelques médicaments comparables.

Phosphorus, comme YAcide picrique, cause des changements graisseux dans le sang, les reins, le cerveau et la moelle. Les deux remèdes sont indiqués dans les excès sexuels et le priapi sme, et aussi dans la fatigue cérébrale ; les deux ont le vertige congestif et des sensations de fourmillement et de démangeaison çà et là sur le corps. La distinction se trouve principalement en ceci : Phosphorus cause plus d'irritabilité avec la faiblesse, comme le montre l'hypersensibilité à toutes les impressions extérieures. Aussi, les sens sont trop aigus; forts bruits dans les oreilles, sensibilité aux odeurs, aux changement électriques, de l'atmosphère; faiblesse de la tête ; ne peut penser, avec aggravation par les bruits forts. Phosphorus a aussi le mal de dos, avec sensation comme si le dos devait se rompre à chaque mouvement, et points brûlants dans le dos, améliorés par la friction. L'excitation sexuelle est très forte, mais les érections ne sont pas si intenses qu'avec YAcide picrique, quoique la lascivité soit plus marquée. Même quand,

dans les cas exlrémes, louk irritabilité a cossé, l'iiisl^oriquc monlre que cela caractérisait le cas.

Nux uomica ressemble à Acide picrigue, par la fatigue cérébrale, les symptômes gastriques, les éructations sûres, l'aggravalion vers le matin, l'impossibilité d'étudier. Nux se distingue par la prédominance de ses symptômes gastriques.

L'Acide oxalique^ plus que Phosphorus, ressemble à YAcide picrique, par son extrême peinture du ramollissement de la moelle.

Il y a de la faiblesse dans les reins et les hanches, s'étendant naturellement dans les jambes, et de l'engourdissement du dos. UAcide picrique a plus de pesanteur et YAcide oxalique plus d'engourdissement. . Les jambes ont tendance à être bleuâtres et froides. Le malade se plaint de paroxysmes, de dyspnée. Un autre symplômo, et qui indique la méningite spinale, est une intense douleur inflammatoire dans tout le dos. Un symptôme général de YAcide oxulique est formé par les douleurs venant par petits points, et très aggravées en y pensanl.

Un autre remède ayant d'étroites relations avec Acide picrique est Sulphur. Celui-ci cause de la congestion de la colonne lombaire. Cette congestion est si intense qu'il en résulte de la paraplégie avec engourdissement et démangeaisons. Chaleur dans la colonne vertébrale. 11 y a de la rétention d'urine.

\J Acide phosphorique répond à l'épuisement cérébro-spinal par excès de travail. Le moindre essai d'étude cause de la lourdeur, non seulement dans la tète, mais dans les membres ; en gourdissemenl ; vertige ; confusion des pensées ; démangeaison, fourmillement, spécialement à la chute du dos : dos et jambes faibles, cependant pas de douleurs, sauf une sensation subjective de brûlure ; émissions même pendant la selle ; relâchement des organes génitaux.

Argentum niiricum a le mal de dos, pire quand on commence à se lever d'un siège et amélioré par le mouvement, avec faiblesse tremblante des membres ; vertige, avec peur des angles saillants, etc., les os vers le sacrum se relâchent; les membres tremblent; impuissance; les organes sont ridés.

Alumina est indiqué dans des cas ressemblant à ceux qui demandent YAcide picrique, mais se distingue par les douleurs dans la colonne vertébrale comme si on avait enfoncé un fer chaud. Le malade chancelle en marchant dans l'obscurité. Il a aussi une sensation douloureuse à la plante des pieds.

Silicen est tout à fait semblable à Acide picrique. 11 est utile dans l'épuisement nerveux, quand le malade craint tout exer-

MAT. irfD. CL. ^

cicc du «orps ou de l'esprit. Quand il est échauffé à son ou vrage, il peut aller 1res bien. Il a aussi l'engourdissement dans les orteils, les doigts, et le dos, et la constipation particulière à Silicea,

Zinc cause répuisemenl nerveux. Son mal de dos est pire à la dernière vertèbre dorsale, ot \nre étant assis ; brûlure le long de la colonno : fourmillement dans les mollets ; faiblesse des jambes : faiblesse du dos et des membres avec défaillance fjuand on a faim. si)éoialemenl vers 11 heures du malin. Tous les syjn[)tômes uervoux sont aggravés par le vni.

Parmi les remèdes qui causent de violentes érection», vous pouvez comjxarer les suivants : Tanl/iam, Phosph., (Vz/w/ci/m, A(j(irlcuSy Pulsaiilla, Plalinum. Opium, Ambra grisca, Zincum, Physostigma, Pctroselimim et \fij(jale.

LBigON L

SlI.ICEA.

Silicea à 1 elat naturel est inerte. Il est insoluble ot, en conséquence, a très peu creiTel stir Técononiie. Quand il est dilué suivant la méthode de lïahnemann, il devient Tun des plus puissants remèdes de notre matière médiciile. C'est un grand exemple de Tefficacité de la potentialisation.

Le grand et importTant effet do Silicea existe dans les changements nutritifs qu'il produit. Comme les ch<ingements nutritifs sont plus évidents chez l'enfant en état de croissance que chez Tadulte, vous trouverez que les symptômes de Silicea apparaissent surtout chez les enfants depuis le plus jeune ago, non qu*il soit contro-indiipio chez l'adulte, mais ses effets sont plus évidents dans la jeunesse. L'enfant, donc, est imparfaitement nouri, non p«r la mauvaise (jualité de la nourriture, mais par le défaut d'assimilation. I^ tôle a une grosseur disproportionnée ; les fontanelles, spécialement la fontanelle antérieure, sont ouvertes ; le cori)s est petit et émacié, à l'excoplion de l'abdomen, qui est arrondi cl développé, comme c'est souvent le cas chez les enfants scrofuleux. La tête, y compris le cuir chevelu, le cou, la nucpre cl la face, est com^rte d'une sueur fétide. La face est i)àle, cireuse, terreuse, ou jaunâtre. Les os sont mal développes, de même que les muscles, aussi Tenfant est long à apprendre à marcher. Les parties fibreuses des articulations sont enflammées, gonflées, ou ulcérées. Cela donne aux jointures, particulièrement aux genoux, une apparence noueuse.

Silicea est complémentaire de Thuia, spécialenr^ent dans les affections nerveu&es ou pour les mauvais effets de In vaccination. Quoique nous puissions dire en faveur de la nécessité de la vaccination, nous savons que cette opération peut être suivie de symptômes malheureux, et cela même quand le virus le plus pur a été employé. Aussi, parfois, vous avez à agir

ÔJC MATIKHi: MKDRAl.i: CLINIQUE

conlre les mauvais olTels qui peuvent suivre cette opération. \ous savons qu'à Paris 30 ou 40.(HX> enfants furent vaccinés, après quoi on donna à chacun une dose de Sulphur, qui empêcha la j)roduction d'aucune autre maladie que la vaccine ellemême. Si de mauvais effcls lels que : Térysipèle, les convulsions ou la diarrhée s'ensuivaient, alors vous donnerez Silicea, qui guérira le cas. 77iu/V/, lui-même, est ici complémentaire, et s'applique très bien à la diarrhée suivant la vaccinatin, et aussi quand la fièvre de la vaccination est élevée. Des pustules, comme celles du small-pox, en môme temps qu'une éruption, apparaissent sur tout le corps.

J'ai placé Mercurius à côté et à droite de Silicea, précédé du signe « crescendo ». Cela veut dire que Mercurius ne succède pas bien à Silicea. I^urs symptomatologies sont semblables en apparence, et coi)endant elles ne semblent pas s'accorder, quoique Silicea antidote certains des effels du mercure, mais, comme médicaments potenlialisés, ils ne se suivent pas l)ion. aussi il faut être attentif en décidant entre les deux médicaments.

U Acide (luorhydrique antidote l'abus de Silicea dans les affections des os.

Hepar antidote aussi certains des eil'ets de Silicea*

Nous sommes maintenant prêts à entreprendre les effets de Silicea, l)'abord sur le tissu cellulaire. Silicea est depuis longtemps connu comme un médic^iment de valeur, en raison de son affinité pour le tissu cellulaire. Il produit l'inflammation de cet important tissu du corps, une inflammation qui progresse jusqu'à la suppuration, suppuration d'un type plutôt indolent ou torpide, non néeessairement malin, mais tendant, cependant, à se perpétuer et à devenir chronique. Le cas tend plutôt vers la chronicité que vers la résolution. La terminaison de la cellulite de Silicea, donc, est dans la suppuration, qui est persistante, dans l'ulcération, qui est aussi persistante, ou dans l'induration. Vous pouvez le trouver indiqué dans l'une ou l'autre de ces formes. Je l'ai déjà montré dans l'application de Silicea aux amygdales, quand ces glandes suppurent et refusent de guérir. Vous le verrez aussi dans le traitement des clous ou furoncles, furoncles qui viennent en groupes et qui ne guérissent pas facilement, mais continuent à laisser écouler un pus peu consistant, aqueux, et même ichoreux, ayant ordinairement une odeur désagréable, ou ipême un pus épais. Silicea peut souvent être employé comme un remède pour prévenir les clous, en raison de sa tendance à produire l'inflammation, du tissu conjonctif.

MATIÈRE MÉDICALE CLINIQUi: 517

De même encore, on devrait y penser dans cette terrible maladie, le charbon, particulièrement quand il est situé entre Tépaule et \i\ nuque, place assez commune pour le charbon.

Silicea peut aussi être employé pour Tinduration. Par exemple, à la suite du traitement des clous ou des abcès, ou d'autres inflammations envahissant le parenchyme d'un organe, vous pouvez avoir une exsudation plastique, donnant de Tin flammation avec induration. Celte induration tend à s^ résorber avec Silicea,

Cet effet place Silicea à côté de Graphiicfi, Graphites étant un médicament que vous devez vous rappeler, qui tend h absorber les surfaces indurées, allant même jusqu'à la disparition des cicatrices.

La même chose a été dite de Phosphorus, mais je pense que cela manque de confirmation : cela n'a pas la certitude de Gra phiies.

Quelquefois vous trouverez que Silicea échoue dans ces indurations. Alors une dose de Sulphur, intercalée, fait que Sili cea agit mieux.

Nous trouvons que Silicea est utile dans Vulcération, En fait, on peut le donner avec de bons résultats dans toutes les formes d'ulcérations, bénignes et malignes. Ses traits distinc tifs sont les ulcérations venant des maladies des os, comme la carie ou la nécrose, les ulcérations scrofuleuses qui apparaissent autour des jointures, les ulcères qui apparaissent dans le dos par suite de carie vertébrale, et les ulcérations qui apparaissent autour de la hanche dans la coxalgie, particulièrement si elles s'accompagnent do fistules.

Le pus est peu consistant et fétide, et souvent mêlé de sang et quelquefois avec de petites particules ayant l'aspect de fro mage. Il y a très peu de tendance à une guéri<K)n spontanée. Ces ulcères sont améliorés par les applications chaudes, aggravés par les apjdications froides.

Silicea agit sur les os. Nous le trouvons indiqué chez les enfants scrofuleux dont les os sont incurvés; quand il y a une courbure du rachis. Non seulement il est indiqué pour l'incurvation latérale, mais lA on il y a une carie de la colonne voj*tébrale elle-même.

Il peut aussi être indiqué dans la coxalgie ou la tumeur blanche du genou, quand les écoulements sont i)eu consistants et fétides, et quarwl il y a des trajets fistuleux s'ouvrant dans l'articulation. ï^ malade a une dialhèse scrofuleuse, et présen te les caractéristiques constitutionnelles que j'ai déjà citées comme appartenant au malade de Silicea. En plus des symp-

lômes ici énumérés, le malade de Silicea peut avoir une sueur léficle des pieds, qui a tendance à rendre les orteils douloureux et même excoriés. Quelquefois il peut y avoir une sueur fétide des aisselles. (Je pense que le meilleur remède pour la sueur axillaire fétide est Petroleum.) L'enfant a aussi une tendance au gonflement des glandes qui suppurent. Avec ces symptômes, il y a une aggravation marquée par le loucher, en fait, une susceptibilité particulière au toucher. Je voudrais ici le comparer à Lachesis. Le malade ne veut pas qu'on le touche.

J'insiste sur ce symptôme pour deux raisons : l'une est que cela vous aide à le différencier des sols de potasse qui lui sont intimement unis, et l'autre, qu'il est un exemple d'une propriété do Silicea que vous \errez quand nous parlerons de son action sur les nerfs.

Arrêtons-nous pour comparer Silicea avec les remèdes, qui ont avec lui des relations. Asa frriidn a les écoulements fétides venant des os. Il se dislingue, cependant, par l'endolorissement intoléral)le autour de rnlcéralion. Par exemple, dans les caries du tibia, avec un orifice extérieur et un écoulement de pus, les parties environnant l'ulcération sont si doulonrouses et sensibles au toucher, que lo malade ne peut supporter le pansement.

Phosphorus est très semblable à Siliccn dans les maladies des os. Il lui ressemble dans les abcès, particulièrement les abcè«: mammaires, avec ouvertures fistuleuses. Il lui est semblable, aussi, dans la carie des os, particulièrement dans la nécrose. Phosphorus, comme Silicea, a cette surexcitabilité du système nerveux.

Plaiinum mur. est aussi un remède de valeur dans la carie osseuse.

Un autre est ArKjusiura. qui est particulièrement utile dans la carie des os loniïs comme l'humérus, le tibia, le fémur, etc.

Stroniiana carhonica est spécialement utile dans la carie du fémur avec coexistence de <liarrhée aqueuse.

Ix; Sel de Geilushourg est riche en carbonate dr lithine. et est très utile |)our les symptômes précisément semblables h ceux de Silicea, c'est-fVdire des ulcères de cane, ou les ulcérations autour des articulations, comme il en survient dans la coxalgie ou dans la carie des vertèbres. L'écoulement est Acre et

^xcorianl.

Sulphur. Calcarea, et Lxjcopoilium sont analogues rt" Silicea dans les maladies scrofubnises <les enfants. La distinction entre Calcarea et Silicea est la «uivnnte : La sueur de la tête

MATIÈHE MÉDICALE ClI.MOl'l!: 519

de Calcarea est confinée au cuir chevelu, et est sûre plutôt que fétide. Les pieds aussi sont mouillés dé sueur, mais la sueur ne les rend pas, comme avec Silicea, douloureux ou excoriés. Calcarea manque de la sensibilité au toucher de Silicea.

Dans cette transpiration de la tête, le corps étant sec, Silicea est exactement opposée à Rhus tox., qui a la sueur du corps, la tête étant sèche.

Les muqueuses n'échappent pas à l'action de SUicea. Nous avons de lotorrhée, l'écoulement de l'oreille étant fétide, aqueux, et coagulé ; ce qui signifie qu'on y trouve des caillots comme du petit-lait. Souvent on trouve le tympan perforé avec un écoulement de pus en provenant, contenant de petits morceaux d'os, résultat de l'envahissement de la mastoîdc par la maladie.

Il y a de la kératite, spécialement avec tendance à la formation d'ulcères. Les ulcères sescarrifient cl perforent la cor née comme ceux d'Acide nitrique. Ils ne sont pas vasciilnires chez l'enfant do Silicea, de telle sorte qu'il n'y a pas beaucoup d'infiltration des tissus à l'entour. 11 y a de rhy|x>pyon. I^es paupières sont gonflées et couvertes d'orgelets suppurants.

Le nez est atteint. Silicea est spéciîilenient utile dans le catarrhe nasal quand des ulcérations existent sur les muqueuses, laissant échapper une malièr:^ excoriante fluide, sanguinolente; ou ils peuvent être secs, et alors il y a une sécheresse gênante du nez, Il est aussi utile quand le processus catarrhal s'étend en bas et envahit l'ouverture des trompes d'Kustache, y produisant un chatouillement, une démangeaison intolérables.

Nous trouvons aussi Silicea indiqué dans cerlainos formes d'asthme des foins, spécialement celui qui commenco par une démange;nson et un chatouillement dans le nez et do violents éternuements et un écoulement excoriant par le nez.

Silicea a aussi une action sur les poumons. Il produit l'enrouement, la crudité et la sécheresse, avec une toux chatouil- Imle qui semble venir de la fosse sus-sternale. (Rnmex crinpus a aussi cette toux.) Il y a aussi une sensation comme s'il y avait un cheveu dans la gorge, le larynx ou la trachée. I^a toux est excitée par les boissons froides, comme avec Rhus lox,, par toute parole, comme avec Phnsph,, Rumex, Ambra grisea, etc., et pire la nuit en étant couché, tout comme Rumex, Phosph., et lAfcopodium. Ouelquofois. .^lle sp termine par vm vomissement de mucus.

Silicea est utile au stade d^ suppuration de la tuberculose, quand la toux, d'abord sèche, devient grasse, avec expectora-

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lion de muco-pus fétide. Vous le trouverez très utile dans la phtisie muqueuse des vieillards. Après un exercice intense, ie malade expectore un pus sale horriblement fétide. Silicea ne guérira pas ces cas. Il peut seulement pallier.

Phellandrium aquaticum est un excellent remède dans Tes derniers stades de la phtisie, quand roxjiectoration est terriblement fétide.

Je vous recommande de vous rappeler Capsicum pour le catarrhe bronchique, quand Thaloine n'est fétide que pendant la toux. Vous savez que le malade de Capsicum a les tissus lâches et ne peut pas évacuer Toxpectoration : aussi une partie iTste ot se décompose. L'air de la respiration ordinaire n'est pas fétide, mais dès (|ue le patient la fait \onir des profondeurs des poumons, l'odeur fétide devient très marquée.

Dans l'nmyijdnlito. Silicea est indiqué quand les amygdales ont suppuré et évacué leur contenu et refusent de guérir. Il est spécialement indiqué quand cet étal survient chez des enfants r<ichiliques.

ï)i\]\9> la diarrhée de Silicea, les selles sont fétides et ordinairement sans douleur ot lientériques. L*enfant vomit sa nourriture. Ces symptômes sont associés aux lésions caractéristiques de la peau et les particularités constitutionnelles de Tenfant de Silicea.

La constipation de Silicea a le Caractère suivant : Les seller sortent partiellement et semblent rentrer. Je pense que ce symptôme s'explique facilement. Il y a manque de pouvoir oxpulsif de la part du rectum. Avec beaucoup d'efforts, la selle est en partie poussée en dehors. Ouand l'effort cesse, elle rentre.

Il faut maintenant vous rappeler l'action de Silicea sur le système nerveux. Il a ici un effet très particulier, qui a d'abord été noté j)ar le I)' Dusham. Il eause une tendance h la paralysie et il la faiblesse paralytique. Ici aussi le trouble sembir dû à une nutrition défectueuse des nerfs eux-mêmes, à la fois dans le cerveau et dans la moelle. Il faudra donc \ous en souvenir comme d'un remède pour la faiblesse paralytique accompagnant les maladies de la colonne spinale. Souvent, avec cet état, il y a une constipation particulière que je viens de décrire. Avec tous ces troubles paralytiques, il y a une hypersusceptibilité aux stimulants nerveux. Tes sens sont maladivement aigus. Le cerveau et la moelle ne |)euvent pas supporter même un choc ou une vibration orrlinaires. La surface du corps est susceptible et sensible au toucher. Le froid aggrave les symptômes et la chaleur les soulaare.

Silicea peut être donné dans les convulsions de caractère épileptique, avec aura bien marquée, quand elle part du plexus solaire, comme avec Bu{o et Nux vomica. On dit aussi que les attaques surviennent à certaines phases de la lune. Les malades sont pires par tout excès de travail du cerveau ou par les émotions.

La céphalée de Silicea a un caractère nerveux. Elle est provoquée par un travail mental excessif. Elle est ordinairement supra-orbitaire et généralement pire sur Tœil droit. Elle est empirée par tous les bruits, mouvements ou chocs, et améliorée en enveloppant chaudement la lête. Ce n'est pas la pression, mais la chaleur, qui soulage. Des douleurs aiguës, tiraillantes, vont de la colonne vertébrale dans la lête. A Tacmé du paroxysme, il i>eut y avoir des nausées c\ d-os vomissements par atteinte sympathique de l'estomac.

Vous devriez ici comparer Menyanihes, Paris quadrilolia ol Sirontiana carb, Menyanthes a été tout d'abord confirmé par le D' Dunham. Il a un mal de tête particulier venant de la nuque par dessus la lête. Il y a une douleur d'éclatemeiiU comme si les membranes du cerveau étaient tendues, et poussaient le crâne ouvert. Elle est soulagée par la pression plutôt que par la chaleur.

Paris quadrilolia a le mal de tête d'origine spinale, qui vient de la nuque et produit une sensation comme si la tête était immensément grande.

Sirontiana carb. produit la céphalée venant de la nuque cl s'élendanl de là au-dessus de la tête. C'est exactement comme k mal de tête de Silicea, Il vous faudra faire la distinction par les symptômes collatéraux.

Il y a d'autres symptômes nerveux produits par Silicea. Le malade a du vertige qui, comme les douleurs, semble venir de la moftlle dans la tête. Il cause aussi de la difficulté h so hnlancer. Il a peur de tomber, et toujours à gaucho. La parole est un peu confuse. Le malade a de la difficulté à saisir IVxpression exacte qu'il désire, et celi même dans la conversation ordinaire. L'indolence est une contre-indication de Silicea dans les états nerveux. Vous ne pouvez pas l'employer chez les prr sonnes lorpides, flasques, sans nerfs. Rappelez-vous que c'^^sl exactement le contraire (\c ce qui existe pour les maladies dos tissus inférieurs,

Silicea agit tout aussi puissamment sur la moelle que sur le cerveau, causant une faiblesse motrice générale. Ici aussi elle est accompagnée de la même irritabilité. Le cou est raide, produisant du mal de tête. Cete raideur du cou ne vient pas

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d'un refroidissement, ni du rhumatisme de muscles variés, mais de Tiritalion spinale. La région lombaire est douloureuse comme si elle avoil été halue ou pilée. Le malnde se plaint de douleurs vers le coccyx, et de crampes comme on en ressent après être resté longtemps assis ou après une longue chevauchée sur une roule dure. Les jambes irembleul. Elles se fatiguent quand on se remue, particulièrement le matin. La perle de fluides animaux aggrave particulièrement les symptômes. Par exemple, l'émission séminale du coît produit, ou est suivie d'une douleur de brisure sur tout le corps. Il peut aussi y avoir des symptômes médullaires qui indiquent Tataxie locomotrice. Les doigts sont ressentis comme engourdis, avec perte de force. La partie du corps sur laquelle on est couché s*engourdit.

Silicea est utile dans le rhumatisme chronique. C'est un des remèdes sur lesquels il faut s*appuyer en traitant le rhumatisme héréditaire. Ces <louleurs existent particulièrement dans les .éi)aules et les jointures, et toutes f^ont pires la nuit et pires en se découvrant.

Un remède qui est ici en rapport est I.cdum, qui a exactement rnprgrnv^ition opposée à Silivca. Ijc malade est pire on se couvnuil. r.os symptômes s'élcMulent ordinairement en remontant à partir des pieds.

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