‹ Matière médicale clinique de FarringtonChapitre 45 sur 59 · LEÇON LU · texte numérisé non relu

LEÇON LU

Phosphorus

J^ veux, dans celte loçon, vous dire quelques mois sur Phosphorus. Il a deux compléments : Arsenicum et Allium cepa. Je place Nux vom. et Tcrcbinthina comme ses «nntidoles. L'usage de Tereb, nous vient de la vieille école. Il semble antidoler Phosph. par une action chimique en le rendant inerte. Il a aussi des effets d'antidote quand il est employé en dilution. Nux vom, est bon quand Phosph., donné comme remède, a produit des effets trop marqués, ou quand il a été donné d'une manière incorrecte.

Dans l'élude de Phosph, nous avons à nous rappeler, avant tout, comme la plus importante, et comme une qualité qui transpire dans toutes les expériences de P/josp/î., son action sur le système nerveux. Ses symptômes, en aucune manière ne tendent à une augmentation de la puissance de vitalité, ou à une stimulation fonctionnelle, mais plutôt h cet état que nou-. avons trouvé avec Arsenic, la faiblesse irritable. Le malade est excessivement susceptible aux impressions extérieures. Il ne peut supporter la lumière, los bruits ou les odeurs. Il o^\ très sensible au toucher. Les variations électriques, comme il en survient dans les brusques changements de temps, mais particulièrement dans les orages, le rendent anxieux et craintif, et aggravent tous les symptômes existants. Son esprit aussi est excitable et impressionnable. II ost facilement en colère et devient véhément. Ceci nVst pas unc^ simple humeur maussade. Il est en colère contre lui-mrMno, et tout comme le malade de Nux^ il souffre physiquement en consfV|uence. D'autres fois, il est anxieux et agité, spv-îcialement dans le sombre ou au crépuscule. Il a toutes sortes d'idées fantastiques ou imaginaires. Il voit des figures qui grimacent vers lui <le tous les côtés de la pièce. Ses pensées peuvent s'accroître tellement qu'elles se ruent véritablement à travers son esprit ; mais cet effet est seu-

lement passager, et esl suivi, soit d'une impossibilité de penser et de se souvenir, soit d'une aggravation de tous ses symptômes par l'exercice de l'esprit. Il ne peut rester dans un jusle milieu mental. Ici encore il se rapproche de Nux vom. Comme exemple plus avancé de la faiblesse irritable de Phosph., nous avons le délire de ce remède. Ce délire peut être associé à- une fièvre typhoïde, une jaunisse, ou de Téréthisme sexuel. Il peut être tout à fait violent. Il est caractérisé par un état d'extase. I^ malade a une idée que son corps est en morceaux, et il se demande avec étonnement comment il va les rassembler. Il s'imagine qu'il est un grand personnage orné d'accoutrements grandioses, ce qu'on appelle quelquefois la manie dés grandeurs. D'autres fois, la manie prend la forme d'excitation sexuelle. Il se découvre sans la moindre pu-deur et cherche à satisfaire son appétit sexuel sans faire attention à qui peut en être victime. Ces attaques délirantes aboutissent à un étal de coma où à un état de stupeur ou d'apathie, durant lequel il ne répond pas du tout aux questions, ou très à contre-cœur, Phosph, est ici très analogue à Uijosc, et succède souvent à ce remède dans la manie erotique. Il offre aussi des points de ressemblance avec Stram,, Baptisia, Rhus tox», et Muriatic, acid.

La môme qualité du médicament se montre dans les symptômes qu'il présente de par le corps. Le mal de tête, par exemple, est accompagné d'une augmentation de la sensibilité aux odeurs ; le sens de l'odorat est très aigu, de telle sorte que le malade tombe en défaillance à l'odeur des fleurs. Il peut y avoir une céphalée pulsalilc, battante, pire par la musique. L'audition de la voix humaine est défectueuse ; en même temps il y a des bourdonnements dans les oreilles, comme par un flux de sang. Les bruits se répercutent d'une façon désagréable dans les oreilles. Il y aussi de l'excitation sexuelle avec érections fréquentes, pensées lascives entièrement en dehors du contrôle volontaire du malade, et des émissions séminales fréquentes pendant le sommeil.

Les symptômes d'irritation spinale sont très caractéristiques de Phnsphorus, Ils sont associés à des palpitations de cœur, pires ti chaque émotion, que ce soit un chagrin, une colère, ou un plaisir. La colonne, comme dans tous ces cas d'irritation spinale, est excessivement sensible au toucher. Avec tout cela, il y a de la faiblesse du rnchis. Le dos semble faible, comme s'il était sur le point de se rolAcher. Il y a de la faiblesse des membres, avec tremblement, en commençant à marcher. Le malade trébuche beaucoup, attrapant le bout du pied dans

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toutes les inégalités du parquet ou du pavago. Il chancelle, et il seinbk y avoir une coordination imparfaito. Il manque do sommeil -en raison d'une cxcossivc chaleur. Quand il dort, ses rôves ont un hurril)le caracièrc excitant. Tout cela montre réréthisme de Phosphorus cl aussi la diminution de la résislanec aux excitations extérieures. Dans cet élal, les malades jxîuvcnt tomber dans des maladies variées. La perte des fluides animaux, comme le sang, le sperme, ou le lait, ou les grossesses tro[) répétées, ou la croissance trop rapide dans la jeunesse, sufliscnl à précipiter les maladies iiervcnscs, telles que la paralysie, la chorée, les maladies de la moelle, ou la tuberculose.

Vous trouverez Phofiph. indiqué dans l'alaxie locomotrice, quand il y a beaucoup de brûlure le long de la colonne. Il y a aussi beaucoup de démange^iiscm et de fourmillement le long du rachis et dams les exlrémilés aflectées. Au déJjut, les mala- ;de8 ont une extrême excitation sexuelle, ("est une sorte de aine qnâ non, soit qu'ils soient excessivement excitables, ou qu'ils raient été.

Rarement vous trouvez PhoRpJi, indiqué dans rim])ui^sance, à moins quelle n'ait été précédée d'une surexcitation des organes sexuels, ou n'en soit le résultat. Ceci est un signe de valeur. Je le trouve spécialement indiqué chez les jeunes gens qui essayent de restreindre leur passion naturelle, et chez lesquels cet éréthisme local existe cependant. Phosph, aide merveilleusement à combattre cet étal. Si, par raison de conlipence ou d'excès do plaisirs vénériens, les organes sexuels perdent leur pouvoir et que le sujet devient impuissant, P/iosphnrus est le remède si cet étal a été précédé d'excitation exagérée. C'est différent de Conium, dans lequel le malade peut avoir été excitable d'une manière ordinaire, et est ensuite devenu impuissant.

Phosph. est aussi indiqué dans lataxie locomotrice quand elle peut être rapportée h urte perte excessive de fluides animaux, comme du sperme, par exem])le.

luO ramollissem'^nt du cerveau est une autre forme d'atrophie du tissu nerveux, dans laquelle Phosph, a conquis Beaucoup de lauriers. Le malade a une profonde douleur dans la tète, une sensation d'usure, de fatigue continuelle, et une légère difficulté h marcher. ïl ^^st particulièrement indiqué après l'emploi de Nux vom. On pose quelquefois, et très justement, cette question : comment pouvez-vous indicfuer Nux vom. comme l'antidote de Phosph. et parler de ce remède comme devant • te précéder ou le suivre ? D'abord l'antidote peut succéder au

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inédicamenl et être nécessaire, non pour Tanlidoler, mais parceque les symptômes qui surviennent ont une polarité opiM>sé6, el, par conséquent, 'demandent un remède opposé; et ensuite un remède peut être aniipathique par certains de ses symptômes et concordant par les autres.

Phosph, peut être employé avec beaucoup de succès dans kl chorée quand elle survient chez des enfants qui croissent trop vite. Le malade est très faible et marche comme s'il était paralysé.

En continuant à étudier plus loin les symptômes de Phosplu, aous le trouvons indiqué dans les bas degrés de fièvre nerveuse et dans les types typhoïdes de fièvre. Je suis ^imené n employer cette expression, types typhoïdes de fièvre, pour montrer que vous pouvez envisager Phosph., non pas seulement dans la fièvre typhoïde ou le typhus, mais dans toute forme de fièvre qui revôt une forme typhoïde quand les symptômes suivants apparaissent. Il est indiqué quand il y a un grand épuisement cérébro-spinal. Ce sont particulièrement lecerveau et la moelle, qui paraissent avoir souffert du poison typhoïde. La face a tendance à présenter une couleur ou une apparence terreuse ou cireuse. La langue est couverte d'une sorte de glaire visqueuse, filante, qui est expectorée avec grande difficulté. Elle semble se ramasser sur les dents, les gencives, et la langue. Elle est tenace et le malade est faible; et ces deux éléments incompatibles, lui rendent difficile' d'en purger sa bouche. Le corps est brûlant, et par le corps j'entends le tronc, la tôte étant plutôt froide el les membres tout à fait froids. Il y a congestion à la fois de la poitrine et. de fabdomen. L'haleine est brûlante et il y a presque toujours du catarrhe bronchique ou de la pneumonie. Je me rapporte actueltement plus particulièrement à l'infiltration pneumoni- (f«e, qui appartient à la fièvre typhoïde, cas dans lequel Phosphorus est souvent indiqué. Le malade a une soif brûlanle, qui est soulagée en buvant de l'eau froide. La soif est pire de 3 h 6 heures de l'après-mirli. I.o malade est amélioré par l'eau froide jusqu'à ce qu'elle s'éeliauffe dans l'estomac, et alors elle est violememnt rcjelée. P/ïo.s/j/j. ne fait pas souvent du bien dans le vomissement, excoplé dans le vomissement chronique des dyspeptiques, à moins qu'il n'existe avec cet état.

Ceci est différent d'Arsenic. C'est aussi très différent de Bismuth; ce dernier a le vomissement immédiatement après avoir pris de la nourritiïre, avec douleurs cardialgiques brûlantes. ■ ' - ' ' . •

C'est différent de Kréosotc, qui a le vomisscraenl d'aliments non digérés plusieurs heures après le repas.

Revenons à Phosph. dans les types typhoïdes de fièvre. Lès intestins sont toujours affectés. Vous trouverez que le foie est sensible, douloureux au toucher, et ordinairement augmenté de volume. Ceci est vrai aussi de la rate. Le malade a de la diarrhée dès qu'il mange. Ici il est identique à Arsenic. Maintenant, dans le cas de Phosph., les selles sont floconneuses, foncées, et souvent sanguinolentes, et il y a une faiblesse exlé rieiire après la selle, ee qui est certainement un symptôme cérébro-spinal. On le trouve avee les médicaments cérébro-spinaux, Conium, Nux vom., et spécialement Phosphorus. Quand il y a de la constipation, vous pouvez avoir ce qui a été appelé d'une façon caractéristique selle de chien, c est-à-dire seJle longue, et mince, qui est évacuée avec un effort considérable. Pendant cette fièvre qui, je le répète, est surtout congeslive et affecte la poitrine et l'abdomen, le malade rejette continuellement ses couvertures. Il sort les bras du lit pour se rafraîchir. Il y a une sueur profuse qui ne soulage pas. Je voudrais maintenant vous mettre en garde en vous disant que Mercurius n'est pas indiqué dans la fièvre typhoïde à moins qu'il n'y ait des symptômes ictériques nettement définis, et, en conséquence, vous n'aurez pas souvent l'occasion de le don ner dans celte fièvre, et jamais vous ne devriez le donner pour ce symptôme, sueur profuse sans soulagement, s'il n'y avait pas les symptômes ictériques et intestinaux vous marquant absolument que c est le remède bien indiqué. D'autres remèdes que Mercurius ont ce symptôme, notamment Phosph., et aussi Rhus iox., et Chamo., le dernier particulièrement chez les enfants. Phosph, est indiqué môme dans les cas extrêmes de fièvre typhoïde, quand il y a une menace de paralysie des poumons. Le malade gît dans une sorte de coma, avec une haleine brûlante et une respiration bruyante. Il semble qu'il y ait beaucoup de mucosités râlant bruyamment dans les poumons. Les membres sont froids et couverts d'une sueur froide. Le pouls est h peine perceptible.

Je voudrais ici vous rappeler Carho veg. comme répondant aussi au collapsus. Il succède très bien à Phosph. Il se distingue, au moins théoriquement, de ce dernier, ainsi qu'il suit: Phosph. agit plus sur le système nerveux cérébro-spinal et Carho veg. plus sur les nerfs sympathiques, particulièrement sur le plexus solaire.

Je désire maintenant vous parler d'une propriété de Phosph. qui ne dépend pas de l'action de la drogue sur le système ner-

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veux, et qui est le pouvoir de cette drogue de produire la dégénérescence graisseuse. Phosph. semble affecter le sang, on ne sait pas exactement de quelle manière. Il décompose le sang, le rendant plus fluide, et difficile à coaguler. En même temps, il produit Thypérémie d'une partie ou d'une autre. Ainsi vous trouverez une tendance à la congestion de la tête ou de la poitrine, ou de quelqu'un des viscères du corps. Cette hypérémie n'est pas une congestion artérielle active, mais plutôt une stase sanguine. La partie atteinte devient engorgée de sang, et comme ce sang est d'une qualité appauvrie, il ne nourrit pas bien, et il y a production d'une dégénérescence graisseuse de cette partie. Cela peut être dans le cerveau ou dans la moelle (de cela j'en ai déjà i>arlé), cela peut être dans le cœur ou les poumons, mais cela a particulièrement tendance à se produire dans le foie et les reins. Les muscles mêmes, I)euvent être envahis par la dégénérescence graisseuse.

Phosph. agit d'une façon prédominante sur le foie.Les symptômes, ici, sont directement liés à la dégénérescence graissoi.se. Quand Phosph, est pris pendant longtemps, vous trouvez d'abord cette hypérémie du foie. Cet organe est, en conséquence augmenté de volume avec les symptômes qui en découlent, douleur et sensibilité marquée, et jaunisse. Les selles tendent à être d'un blanc grisâtre, montrant l'absence de sécrétion de la bile. L'abdomen devient fortement tympanique. Peu à peu, lia jaunisse augmente et prend une extension alarmante, le pouls devient faible et filiforme. Ces symptômes sont attrîbuables à deux causes : d'abord aux altérations inévitables du sang que produit Phosphorus, et en second lieu à l'empoisonnement du sang par la rétention en lui des éléments qui doivent faire la bile- Ils ont un effet déprimant sur le cœur, rendant le pouls lent ou bien faible et filiforme. Si l'on examine le foie à cette période, on trouve un début d'atrophie, cette atrophie dépendant de la destruction des cellules nobles du foie et de l'accroissement du stroma. Le tissu conjonctif de la charpente du foie a pris un développement inflammatoire. La pression qu'il exerce sur les cellules hépatiques cause leur destruction. Ainsi, nous avons ce qui a été appelé la cirrhose du foie. Alors survient l'ascite, et l'on trouve des veines variqueuses courant sur l'abdomen. Les symptômes ictériques augmentent, et finalement la mort s'ensuit. Le sang devient si toxique que le patient tombe dans le délire que j'ai déjà décrit. L'urine peut être hautement albumineuse dans ces cas.

Phosphorus est utile dans l'atrophie jaune aiguë du foie, état qu'il produit aussi.

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Il peut on-core être utile dans ià dégénén^samne du foie survenant comme suite d'une maladie de ceeur. Il peut aussi ôtrc indiqué dans le foie ainyloïde venant d'une maladie osseuse de longue durée, comme la carie des vertèbres ou de la hanche.

Phosph. est aussi indiqué dans l'hépalile quand la suppuration s'ensuit avec fièvre hectique, sueurs nocturnes, tuméfaction de riiypochondre droit, et sensibilité douloureuse marquée au niveau du foie.

L'iclère de Phosph. n'a pas une origine fonctionnelle, mais est l'indice d'une maladie organicfue ; il acconjpagne l'anémie, une maladie cérébrale, la grossesse ou des aiïeélions malignes du foie.

Phosph, a une action marquée sur le tulic digestif. I-a langue est chargée, blanche, et cela, comme avec Bri/o/ie, est plus marqué vers le. milieu de J'organe. Dans les affections bilieuses la langue est chargée et jaune ; dans les affections typhoïdes, elle est brunâtre ou noirâtre et très sèche. Ici, il ressemble beaucoup à Rhus. La gorge peut être enflammée, particulièrement la luetle. Du mucus blanc, lrans])arenl se collecte dans la gorge. I>c malade a très faim, particulièrement la nuit. Ce symptôme peut presque arriver à la boulimie (c'est un symptôme qui indique Phosph. dans les frissons et dans ia fièvre). Il se réveille ayant faim et reste réveillé jusqu'à ce qu'il ait quekjue chose à manger. Il y a du désir de choses froides, des glaces, de la glace, etc. Les aJimenls froids som- Menl le soulager jusqu'à ce qu'ils deviennent chaud* dans Tedlomac, et alors apparaît le vomissement caractéristique du remède.

Phosphorus peut guérir- le vomissement dans la dysjx^psie chronique quand il semble y avoir un simple épuisement de l'estomac. Pcut-ôlre la surface interne du viscère est-elle couverte de mucus, empêchant ainsi l'action An suc gastrique sur les aliments.

Nous trouvons encore Phosph, utile dans la constriction spasmodique de l'œsophage, spécialement à son extrémité cardiaque. Les aliments semblent descendre jusqu'à un cerfain point, et sont alors violemment rejetés.

. En venant à lestomac lui-même, nous trouvons Phosph, indiqué dans celle maladie 1res dangereuse, l'ulcère perforant de l'estomac. Ici, nous le trouvons indiqué par la douleur, par le vomissement de i>ourritiire dès qu'elle est avalée, et par le contenu . foncé, grumeleux, semi-solide, ayant l'apparence -de .grains dé café, des vomissements.

Phosph, est encore indiqué par ces. mêmes symptômes dans

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le cancer de reslomac, particulièrement qiwnd il est en train de passer au stade d'ulcération.

Phosph, est Tuu des quelques remèdes qui agissent sur le pancréas. Il a^i spécialomeiil utile s'il y a de la dégénérescence graisseuse de cel org.'iiie. Ixs symptômes l'iniliquant ici sont les sym])lômv's gasli icfiius (juo je viens d'énumérer, el les selles huileuses. OuelqiH^l'ois los selles ont Taspect de frai de grenouille, ou, j)our mieux parler, de tapioca cuit. On peut aussi s'en souvenir dans le diabète sucré et le mal de Bright, quand ils ont été procédés ou soiU accompagnés d'une maladie du pancréas.

Le tube digoslil* est attaqué par Phosph. presque aussi violemment que i).ir .irs. Il produit une constipation, dont je vous ai déjà expliqué le caractère.

Il produit aussi lii diarrhée. Los selles peuvent être profuses et aqueuses, el })ir^s h malin. Ici il agit à rencontre de Sulph. et de Podoph. 11 produit aussi des selles )îui([ueu?es vertes, pires le matin. Les selles ont toudancc à contenir des aliments non digérés et sont très déhilitanh^s pour le ma-lade. Xous trou- \ons PhospJi, iH(li{[ué dans la cholérine, ou la diarrhée survenant à l'éjxjque des épidémi<'s de choléi*a. La |)aralysie des intestins (^st aussi {)roduile et guérie par Pliosph. particulièrement quaiul los parties iniVrieures des intestins, colon el rectum, sont affeiilées. L'anus semble rester griind ouvert et laisse échapper de l'humidité.

Dans l-os H»a>;idies des organes urinaires Phosph. est un remède de première chisse. Il faut y penser dans les maladies classées sous le titre général de maladie de Bright. Il est utile dans la dég/^iéi :^M'(Mice graisseuse ou amyloïde des reins, spécialement si elle est accompagnée d'un semblable état pathologique (lu foie el du cœur droit ou veineux, avec les- symptômes consiTutiis Ai' stase \(Miieus(^ cl d'hypérémie veineuse dims différents organes, avec de l'œdème du poumon et tous les symi)tômes d'engorgomenl pulmonaire qui indiquent la pneumonie. L'urine contient des cylindres épithéliaux, graisseux ou cireux.

Phosph. |)eul ouérir les héuioirhagies de toutes les parties du corps, particulièrement des jxuimons et de l'estomac, quaiid elles sont associées à une mnladie de Bright.

Phosph. est un irritant mnnpié ponr les organes sexuels. dans les deux sexes, produisant la nymphamanie chez la femme et le satyriasis ou désir sexuel irrésistihle chez l'homme.

Il n'affecte pas d'une façon i)rédominante les organes féminins. Les écoulements menstruels semblent altérés. Ils sont

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souvent profus et de longue durée. Il y a toujours â ce mottiént un état d'esprit triste avec tendance aux larmes. Le sang des règles est pâle. C'est cependant plus quand les régies sont arrêtées que nous trouvons Phosph. indiqué ; aménorrhée quand il y a menstruation vicariante ; c'est-à-dire quand des crache menls de sang, des épistaxis ou des hématuries en sont la conséquence.

Dans les maladies de la glande mammaire, Phosph. est spécialement utile quand des abcès se sont formés. La glande enflammée a une apparence érysipélatcuse. Des raies rouges s'étendent de l'ouverture dans l'ahcès. Le pus qui s'écouJe n'e^l pas louable, mais d'un caractère fluide, aqueux, ichoreux. Ici il est complémentaire de Silicea.

Nous entreprenons maintenant l'action de Phosph, sur l'appareil respiratoire. Dans le catarrhe nasal nous ne le trouvons pas souvent indiqué, sauf si c'est le catarrhe chronique ou ozène. Alors il est indiqué par Ja couleur de l'écoulement, qui est du mucus vert ou strié de sang. I^e mucus vert non strié de sang ne demande pas souvent Phosph.

Le polype nasal, quand il saigne beaucoup, demande Phosphorus. On peut l'employer aussi pour le polype des oreilles ou de l'utérus. D'autres remèdes auxquels il faut penser ici sont Teucrium, Cale- et Sanguinaria.

Sur le larynx il agit d'une façon prédominante plus qu'aucun remède que nous ayons. Il produit l'inflammation du larynx. Les symptômes qui l'indiquent ici sont l'enrouement, qui est l'aphonie, et une extrême sensibilité du larynx. Le malade ebi ordinairement pire le soir, moment auquel il peut arriver à plus mal en parlant ou en toussant. Cela lui blesse le larynx de tousser ou de parler, tant il est sensible aux vibrations ainsi produites.

Il produit aussi le croup calarrhal ou membraneux. Ici, il n'est ordinairement pas indiqué au commencement. Mais il agit comme une sorte de prophylactique pour empêcher le retour de la maladie. Il est aussi utile dans les cas avancés de croup quand le système cérébro-spinal défaille, tout comme nous le trouvons dans les étals typhoïdes. Ainsi, il y a de l'aphonie, une baisse rapide de force, une sueur froide visqueuse, une respiration bruyante, une face pûle, creusée et de l'écoulement de la mâchoire inférieure. Le pouls, dans ces cas, est faible, filant, et intermittent. Dans ce groupe de symptômes, Phosph. est très semblable à Lycopod.

Nous trouvons Phosph. indiqué dans la trachéite et la bronchite, spécialement chez les personnes grandes, minces, d'un

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aspect ou d'une tendance plutôt tuberculeux, ayant tendance à se pencher ou à avoir la poitrine creuse. La toux est particulièrement empirée en allant d'une pièce chaude à Tair froid, ou dans les changements du chaud au froid. Il a une toux sèche, grattante, causéo par une irritation dans le larynx et derrière le sternum. Dans les cas extrêmes elle est accompagnée d'un tremblement de tout le corps, tellement le patient est faible nerveusement. Elle est fréquemment accompagnée d'une douleur presque intolérable dans le larynx par le catarrhe laryngé, et d'une douleur de cheville dans la tête tout comme on en trouve avec Bnjonia, et par une sensation vivement brûlante descendant dans le larynx et la trachée. Il y a de la constriction dans le tiers supérieur des poumons. Maintenant, un mot de précaution pour cette conslriction. Ce n'est pas une sensation comme par un lien autour de la poitrine, mais comme si les poumons eux-mêmes étaient serrés.

La relation entre le voile du palais, le larynx, et la trachée, comme une pointe élançante pour la toux, a été bien décrite par le D' Dunham, et soigneusement distribuée entre trois remèdes. Par exemple, Belladone agit sur le voile du palais. Elle cause une toux sèche, chalouillanlo, agaçante. La gorge est rouge vif et les amygdales grossies.

Descendant plus bas, vous trouvez du chatouillement dans la fosse sus-sternale. Chaque changement dans la respiration cause la toux. Cet état demande Rumex.

Quand l'irritation descend encore plus bas, daas les bronches, alors Phosph. devient le remède.

Nous trouvons Phosph, indiqué dans une grande variété de toux. Ainsi, il e&t utile pour la toux stomacale ou hépatique survenant après que le malade mange, et venant d'un chatouillement au creux de l'estomac. Il est aussi indiqué dans la toux qui est aggravée par l'entrée d'un étranger dans la pièce ; ceci étant purement un symptôme nerveux réflexe. Il est aussi demandé dans la toux provoquée par les odeurs fortes. En fait, les parfums ou tout ce qui troublera la baJance du système nerveux amènera la toux qui demande Phosph.

Phosph. est indiqué dans la bronchite ou le catarrhe bronchique, que la maladie envahisse les tubes bronchiques en remontant ou qu'elle s'étende en descendant dans les bronchioles. Les symptômes sont les suivants : Toux avec douleur déchirantc sous le sternum, comme si quoique chose avait été arraché; pression suffocante dans la partie supérieure de la poitrine, avec constriction du larynx. Vous trouverez aussi que les poumons sont engorgés de sang, il y a des râles muqueux

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dans les poumons, une respiration haletante et laborieuse el même de Temphysèroe. Les crachats sont de diverses sortes. Ainsi nous pouvons avoir des crachats sanglants ou muqueux. Les crachats sont très caractéristiques, consistant en mucus jaunâtre, avec des stries de sang circulant à travers. Ils peu* vent avoir une couleur rouiUée, comme dans la pneumonie, ou peuvent être purulents et avoir un goût doucereux ou salé.

Dans la pneumonie, Phosph. est indiqué quand les symptômes bronchiques sont prédominants.

Alors il est presque certain que c'est le remède. Il ne cause pas riiépatisaiion des poumons, de telle sorte quil ne serait pas indique lorsque le poumon ou «ies poumons sont dans un état complet d'hépalisation. Mais il peut être indiqué pour le^symptômes typhoïdes dans le cours de la pneumonie (ces symptômes, je vous les ai déjà donnés) spécialement dans la dernière partie du stade de dépôt el dans la première j>arlie de la résorption, cest-à-dire précisément (fuand Thépalisation se fait et quand elle s'en va. Il y a une grande sécheresse des passages de Tair, avec sensation brûlante, excoriante, d'avivement dans la partie supérieure de la poitrine.

Dans la tuberculose, on trouve Plwsph. particulièrement indiqué chez les jeunes gens, et par celte expression j entends les jeunes hommes et les jeunes filles ou femmes qui ont grandi trop rapidement, qui ont une peau délicate, de longs sourcils soyeux, et qui ont des manières aisées et gracieuses. Le développement mental est excellent, et cependant ils n'ont pas un physique à supporter celle vivacité de Tespril. Il est particulièrement indiqué s'ils ont une lendanoe héréditaire à la consomption ou s'ils onl eu des maladies osseuses dans leur première enfance. Vous noierez comme symptômes de délnit ceux-ci: l^e malade prend très facilement des rhumes; il souffre de flux de sang à la poitrine, il a la constrîclion sus-mentioimée de la poitrine au moindre rhume ; douleurs à travers le sommet du poumon gauche ; aphonie, toux sèche: flux hccliquo aux joues, particulièromcnl vers le soir ; oppression de la poi- Irine la nuit, le forçant à s'asseoir ; sensation de vide au creux :\fi l'cçlomac, parliculièrcmcnt le malin vers 10. ou 11 heures; il se réveille la nuit ayanl faim, sentant qu'il lui faut manger et qu'il défaillerait s'if ne le faisait pas. Finalement, la fièvre hecliquc devient plus intense. Il y a une rapide formation de cavernes dans les poumons. Je dois y ajouter un avertisst*meni. Si vous n^ donnez pas le môdic-amenl avec prudence, vous précipitez ce que vous vouliez éviter. Soyez certains que c'est le remède et ne le donnez pas trop souvent, ou vous hâte-

rez le processus que vous êtes anxieux d'empôcher. Je ne voudrais pas vous conseiller de donner Phosph, chez les tuberculeux bien marqués. Si des tubercules se sont déposés dans les poumons, il vous faudrait hésiter avant de le doimer, à moins que le tableau le demandant ne soit assez accentué pour voue éviter de faire une erreur.

Je peux dire que la même chose est encore vraie de Salfur, Sullur est adapté au début de la maladie. Alors une ou deux doses permettront de faire disparaître ces symptômes. Mais après que les tubercules se sont formés, il faut être très prudent dans l'emploi du médicament.

Je voudrais maintenant dire quelques mots de l'action do Phosph. sur le cœur. Il est particulièrement indiqué dana les affections de cet organe quand le côté droit du cœur e^t envahi plus que le gauche. Ses symptômes s'appliquent plus aux mauvais effets de la maladie du cœur droit que du cœ.ur gauche, en un mol, à la stase veineuse. Il répond à toutes les formes de palpitations ; pal})italion par émotion, comme par l'entrée soudaine dans la pièce, d'un visiteur inattendu, reçu ou non avec plaisir ; {)ar le mouvement; et aussi par l'afflux de sang à 1&, poitrine. Cette dernière cause agit j>articulièrement sur les jeunes gens, à croissance rapide.

On doit aussi se souvenir de Phosph. dans l'endocardite, maladie dans laquelle on l'oublie souvent. Il est particulièrement indiqué quand l'endocardite ou la myocardite survient dans le cours d'un rhumatisme inflammatoire aigu ou pendant une pneumonie.

Phosph. est aussi utile pour la dégénérescence graisseuse (lu cœur. On le distingue d'/lr-s. par Tenvahissement du cœur droit, >ar la stagnation veineuse et la bouffissure de la face, l)articulièremcnt »ous les paupières. Ars. a plus de symptômes du cœur gauche, plus d'oppression de la poitrine en resl>irant, plus dorthopnée, et plus d'anasarquc ou d'hydropisie générale.

Phosph. agit sur les os. Nous trouvons cela bien démontré par la nécrose de la mâchoire inférieure, jadis si commune chez les ouvriers en allumettes. Les vapeurs du Phosphore causent la nécrose de Ja mâclioire inférieure et quelquefois de la supérieure. Vous pouvez demander si ce n'est pas un effet local produit par Tinhalation de ces vapeurs? Si c'est un effet local, pourquoi affecte-t-il de préférence la mâchoire inférieure ? Pourquoi pas la supérieure ? Et encore, quand des personnes -se sont empoisonnées en mangeant du Phosphore^ sî une nécrose en résulte, c'est la mâchoire inférieure qui est ai-

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leinte, monlrant ainsi que le poison a une affinilé spéciale pour cet os. Il faut s en souvenir dans les caries ou les nécroses de la mâcHoire inférieure. Vous en rencontrerez parfois qui seront d origine dentaire ou, par suite, de Tinflammation ou de la suppuration d'une glande. Phosph. affecte cependaot d autres os aussi bien que la mâchoire inférieure. Nous le trouvons assez fréquemment indiqué dans les caries vertébrales des enfants scrofuleux. Les symptômes concomitants auront à vous faire choisir le remède. Par exemple, l'enfant a la structure caractéristique de Phosphorus, Il y a de la diarrhée, pire le matin, ressemblant beaucoup à celle de Sulphur, les selles contenant des aliments non digérés. Il y a tendance à l'envahissement des poumons. Par exemple, l'enfant prend facilement des rhumes, avec tendance marquée à la bronchite. Plus tard encore nous pouvons être amenés à employer Phosph, dans les caries des vertèbres quand l'inflammation s'est étendue à l'intérieur et a envahi la moelle elle-même. Ceci s'exprimera d'abord par une brûlure en certaines portions de la colonne. Le malade ne peut tolérer aucune chaleur près du dos. Une éponge chaude sur Je dos le fait tressauter. Il y a une sensation comme d'un lien autour du corps. La difficulté de la marche s'accroît jusqu'au moment où finalement, l'enfant ne peut pas marcher du tout. Il y a souvent une perte partielle de contrôle des sphincters.

Phosph, affecte aussi les arliculations, en particulier les hanches et les genoux. Aussi il peut être employé dans la coxalgie ou dans la tumeur blanche, qui sont, comme vous le savez, communes chez les enfants scrofuleux. Ici encore vous avez à le séparer des autres antipsoriques par les symptômes généraux. Je voudrais vous dire, pour votre gouverne, que Phosph. agit parallèlement à Silicea et semble le compléter. Il est ulilc quand Silicea a partiellement réussi dans ces affections articulaires.

Des fislulcs dans les glandes et autour des arliculations ont tendance à se former avec Phosfjhorus. Ces ulcères fistuJeux ont des bords élevés par dos granulations exubérantes, l'écoulement i)urulenl étant plutôt fluide ol ichoreux. Autour de l'ulcération Phosph, a, i)robablomonl plus que Silicea, une leinte (Tysipélalouse. rayonnant souvent comme dans Bellad. Il y aura souvent des douleurs brûlantes, piquantes, une fièvre hectique très marquée avec sueur nocturne, diarrhée, et anxiété vers le soir.

Ces mêmes symptômes s'appliquent ù l'inflammation des glandes mammaires quand il y a des ulcères fistuleux, comme

dans Silicea, mais se distinguant de ce dornicr par la teinte érysîpélateu&e.

Les douleurs brûlantes et piquantes suggèrent aussi Apis, mais Apis ne cause pas une suppuration profondément située' telle qu« dans le parenchyme d'un org«ine.

Je veux maintenant dire un mot de rnction de Phosphonis ' sur les yeux. Tandis qu'il peut n'être pas le meilleur remède ' pour les affections des parties externes de l'œil, il lient certainement la tête de la liste pour les maladies atteignant les lis-' sus profonds de cet organe, comme la rétine, la choroïde, et l'humeur vitrée. C'est particulièrement dans les affections nerveuses de l'œil que nous trouvons Phosph. indiqué, et par nerveuses j'entends celles qui appartiennent aux nerfs de l'œil.

Ainsi, il répond à l'hyperémie de la choroïde et de la rétine, qui peut même aboutir à la rétinite et à la choroïdite, et quand ce résultat se produit, arriver à produire un trouble grave. La vision est fortement diminuée. Le malade voit toutes sortes de couleurs anormales, des points noirs dans l'air et des voiles gris sur les objets ; il semble qu'il regarde continuellement à travers un brouillard ou un nuage. Les objets semblent rouges. En lisant, les lettres semblent rouges. Je crois que ce * symptôme ne se trouve avec aucun autre remède que P/108-' phorus. D'autres remèdes ont la vision rouge, mais avec Phosphorus seul, il y a qu'en lisant les lettres paraissent rouges.

Ce remède est aussi indiqué dans la rétinite accompagnant les affections des reins, la rétinite albuminurique.

Il peut aussi être indiqué dans la rétinite avec suppression des règles ou tout autre trouble utérin ou ovarique. Quand vous avez une affection oculaire à soigner n'oubliez pas que ' les yeux ne sont pas tout le corps. Rappoloz-vous que la lésion de l'œil peut avoir comme point de départ une maladie dans quelque autre partie du corps. Aussi, en faisant votre prescription, n'oubliez pas de considérer les symptômes constilutionnels qui peuvent être présents.

Nous trouvons encore Phosph. indiqué dans l'amblyopie ou flans l'asthénopie, particulièrement quand elles sont associées h un mal de Bright ou quand elles résultent d'une perte de fluides. Quand le malade essaye de lire, les lellres se brouillent et se confondent entre elles, et les yeux démangent et brûlent. Il est utile dans l'amblyopie survenant après la fièvre typhoïde, les excès sexuels ou les pertes humorales. Il répond aussi à la cécité venant d'un éclair. Dans ces cas, le malade voit presque toujours un halo vert autour de la lumière d'une bougie .

SSO MATlLim MÛDICALK CLINIQUE

J« voudrais vous dire que Phosph. retardera la croîssanccde la cataracte. D'autres remèdes qui peuvent venir à Tespiit dans oel état sont : Silicea^ Conium, Secale corn, et Nalvum mur.

En plus de ce qu'il produit l'exagération de la sensibilité aux bruits comme je lai déjà mentionné, Phosph. a l'effet opposé, la surdilê ou la dureté de Touïe, particulièrement à la voix humaine. \ous avons exaclcMncnl le symptôme opposé avec Ignaiia, Cctt'e surdité ï)eul être purement nerveuse, comme après la fiôvivo typhoïde. Elle j^eut aussi indiquer le médicament dans les étals congeslifs quand la dureté de l'ouïe est associée à des bourdonnements et des ronflements dans les oreilles.

Phosph. agit sur le sang, détruisant sa coagulabilité. Ainsi les petites blessures saignent beaucoup. Je pense que c'est l'explication du symptôme qu'Hahnemann nous a donnée. Lu manière dont il trouve que c'était la caractéristique de Phosph. est la suivante : Un expérimentateur nota que lorsqu'il se piquait les doigts il ne s'arrôlait pas facilement de saigner. Hahttemann l'inscrivit comme un symptôme possible de Phosph. Plu« tard, une malade vint le voir et lui décrivit la totalité de ses symptômes : elle avait ce saignement. Il lui donna Phosph,, qui la guérit. Depuis lors, ce médicament a été souvent employé pour cette diathèse hémorrhagiquo. Lachesîs a un symptôme semblable, mais il n'a pas été si bien confirmé que pour Phosph.

Phoaph, est aussi indiqué dans l'hématémèse. Elle peut être vicariante par la suppression d'un flux menstruel, ou elle peut résulter d'une simple congestion de l'estomac, ou môme d'une maladie organique de l'estomac, particulièrement un cancer ulcéré ou un ulcère rond de l'estomac. Les matières vomies contiennent des substances grumeleuses sombres, ayant l'aspect de grains de café.

Phosph, peut aussi être employé dans l'hémoptysie, quand il est indiqué par les symptômes déjà donnés.

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LEÇON un

Le8 préparations d'Antimoine

Nous allons étudier deux do« préparations de Tanlimoine, Ant. crudum et Anl, lartaricum, Ijc terme Anl, crudiim n'implique pas que eVst ranlimoinc métallique, mais que c'est le minerai, forme sous laquelle on le trouve le plus souvent dans la nature. Antim. iart. est un sel composé, le tartrate double d'an-timoine et de potasse. Il y a d'autres préparations d'antimoine employées en médecine, mais nous considérerons seulement celles ci-dessus nommées parce qu'elles sont les plus importantes.

L'antimoine exerce une influence déprimante sur le cœur et la circulation. La respiration aussi est troublée, et, dans la majorité des cas, la perspiration est augmentée. Le siège le plus important de laclion de l'antimoine est les muqueuses, particulièrement celles du canal alimentaire. Il cause la nau sée, le vomissement et la purgation, avec défaillance et relâchement. V'ous trouverez d abord que les matières vomies consistent en mucus et en aliments. Plus tard, elles contiennent de la bile, et finalement du sang. Ce n'est pas parce que Tantimoine a un effet spécial sur le foie qu'il y a ces vomissements bilieux, mais parce qu'il cause la- régurgitation de bile. Des crampes surviennent dans les membres. Elles sont accompagnées de diarrhée et l'on a ainsi une parfaite peinture du collapsus tel qu'on le trouve dans le choléra ou choléra morbus. Maintenant, les propriétés émétiques de l'antimoine ne sont pas locales. Des expériences ont été faites, dan» lesquelleB' l'estomac a été enlevé, une vessie étant mise A su place, et de Tantimoine ÎHJeclé flans le sang Des renvois en furent l«

résultat, -et c^^pendant il n'y avait pas d*estomac. Il agit par les nerfs pneumogastriques.

L'antimoine produira des convulsions. Cette action convulsive est altribuaWe au trouble do la circulation à la base du cen'eau.

Les poumons s'engorgent de sang par les préparations d'antimoine. On dit que Thépatisation d'une partie de cet organe peut être la conséquence de l'empoisonnement, spécialement par le tarlratc. On a mis celle faculté en doute. On a dit que cette prétendue hépatisation était on réalité de l'atélectasie.

On trouve aussi que l'antimoine pro<:luit de l'emphysème, particulièrement des bords des poumons.

os animaux nourris d'acide antimonîque auront une dégénérescence graisseuse du foie, du cœur, etc.

La peau est attaquée par les antimoniaux. L'irritation qu'ils produisent ici est i)lutôt lente et tardive, mais le résultat est très caractéristique. Il y aura d'abord une légère rougeur suivie de développement de papules, qui deviennent des pustules. Les éruptions pustuleuses sont très caractéristiques de. l'antimoine, particulièrement du tartrate. C^s pustules ressemblent à l'éruption de la variole, du small pox, tellement qu'on a suggéré l'antimoine comme remède dans cette maladie.

L'antimoine est particulièrement utile quand des pustules apparaissent sur les organes génitaux qu'elles soient syphilitiques ou non.

Tandis que la prépondérance est en faveur dWniim. tari, pour les pustules, Antim. crudum a la palme pour les excroissances cornées et les callosités des pieds et des mains.

Antim. rni'ntTM.

Je ne signale à Antim. crwhim . nwcun remède complémentaire. On n signalé Scilla, mais cola ne m'a pas paru tel.

Quand Antim, crudum est indiqué, nous trouvons des symptômes mentaux tout h fait prédominants. On l'emploie fréquemment chez des enfants qui sont irritables et grognons. Ils ne veulent môme pas qu'on les regarde Si le malade osl un adulte, il est boudeur ou triste, presque comme le malade de Puisât. Dans certains cas, il y a un état légèrement erotique de l'esprit, combiné à de l'éréthisme sexuel. Le malade

devient extatique et s'imagine que quelque belle femme est l'objet de son amour sentimental.

Chez Jes enfants, cet état d'esprit grognon est associé à des nausées, de la chaleur et de la rougeur de la face, et de Tirrégularité du pouls. L'enfant est particulièrement de mauvaise humeur quand il est lavé h l'eau froide, mais non pas tant à l'eau chaude. Maintenant, les symptômes surviennent souvent chez les enfants en association aA^ec des symptômes gastriques.

Les symptômes gastriques de Tanlimoine sont très bien marqués. Il répond au catarrhe gastrique, qu'il soit la conséquence d'un refroidissement ou d'une nourriture impropre. D'abord la langue est chargée et blanehe et cet enduit s'étend ordinairement uniformément sur tout le dos de la langue. Il a été bien comparé à un enduit de blanchiment. I^ langue peut être sèche, et souvent elle est telle, comme avec Bryonia,

Quelquefois, vous trouvez cet enduit blanc prenant une teinte légèrement jaune, spécialement sur la partie postérieure de la langue. D'autres fois, on trouve les bords de la langue avivés et rouges; souvent il y a dans le pharynx une accumulation de mucus jaunâtre. Il y a des nausées et des vomissements; ce dernier symptôme est très prédominant, il survient dès que l'enfant mange ou boit. Antim, crudum est spécialement utile pour le vomissement dû à la surcharge de l'estomac; pour avoir mangé des substances Indigestes; après l'abus de nourriture grasse, d'acides, de vins sûrs, de vinaigre, etc., ou par il'excessive chaleur de l'été- Les matières vomies contiennent de la nourriture; ou, dans le cas de très jeunes enfants, elles consistent en lait caillé. L'appétit est diminué. Il peut y avoir des coliques, cas dans lequel il y a presque toujours un dépôt d'acide urique dans l'urine. Les intestins sont aussi affectés ; il y a souvent de la diarrhée ; les selles sont aqueuses et contiennent de petites masses de matière fécale. Cette diarrhée est empirée par le vinaigre et les autres acides, par les bains froids, et par l'excès de chaleur. S'il y a de la constipa-tion, comme cela peut arriver et arrive souvent quand les vomissements prédominent, tes selles consisteront en masses blanches, dures et sèches, ayant l'aspect de lait caillé non digéré. Chez les personnes plus Agées, particulièrement chez les vieillards (car Antim, crudum s'applique aux deux extrémités de la vie), nous avons une alternative de constipation et de diarrhée; les selles de la constipation consistent en masses dures et sèches; celles de la diarrhée en eau mêlée de masses fécales.

K^^fi

O^ï MATIÈRE MÉDICALE CLINIQUE

Il nous faut mainlenanl faire quelques distinctions entre Antim. crudum et les remèdes concordants.

Aethusa cijnajniim osl notre principal remède pour le vomissejnont de lait caille chez les bébés pendant la dentition, ou ù d'autres moments. La matière vomie vient par jet, et le vomissement épuise le petit malade. Il tombe alors dans un sommeil dont il se réveille ayant faim. Avec Anilm, crud,, l'enfant a faim dès qu'il s'est débarrassé du lait. Aelhusa s'applique aux cas graves qui ont été prostrés par une longue prolongation de mauvaise hygiène alimentaire, par les malaises d'été ou par l'irritation de la dentition. J'ai vu qu'Acrf/iusa soulage la douleur et la sensibilité dans les gencives des enfants en dentition quand le vomissement est un symptôme dominant.

Comme Antim. crudum, Ipéca a le. vomissement après un repas, après la toux, et après les acides ; aussi il s'applique h des c^s analogues. Mais Ipéca a ordinairement plus de nausée que l'autre. Le vomissement et le renvoi prédominent avec Antim. crudum, et la nausée avec Ipéca, Et aussi ce dernier a ordinairement une langue propre ou légèrement chargée ; tandis que le premier demande une langue recouAcrte d'un épais enduit blanc.

Bryonia ressemble à Antim. crud. Il a la langue blanche, la bouche sèche et la conslipiition. Il s'applique au catarrhe gastrique par excès de nourriture chez les personnes de tempérament irritable. I^ langue de Brijonia est un peu différente on ce qu'elle est blanche vers le milieu, les bords n'étant pas couverts. Enfin, la selle de Bryonia est grande, dure, sèche et brune. S'il v a de lu diarrhée, les selles sont fétides et aqueuses, et ont une odeur de vieux fromage.

Un autre remède encore est Pulsnlilla. Ici nous trouvons de^ ressemblnnees dans l'état de l'esprit. Nous trouvons que ces deux n^mèdes sont demandés par les troubles gastriques venant de l'usage du porc. Mais Puisai, n'a pas le vomissement caractérisllque de l'antimoine, et la selle de Puisai, est ordinairement verdfitre, ou wrt jaunûtrc, et glaireuse. Il répond spécialement aux cas venant d'un régime lourd, glac«5*, gAteaux, pAtisseries, etc.

Aniim. crud. agit sur la peau, produisant sur ce tissu de» callosités épaisses, cornées. Il est souvent indiqué dans les éruptions eczémateuses, quand la peau a ce caractère.

Il a aussi une action marquée sur les ongles, causant leur manqu/^ de croissance. Si, après un accident qui a fendu Tongle, celui ci ne se guérit i)as facilement .mais se développe ôra-

matière: MÉDicvLi: clinique 555

quelé et épais, Anlim, crudum le fera se développer normalement. J*ai aussi employé le médicament avec succès dans le trailement de la fente du sabot, sur mon propre cheval.

Les enfants, avec Anliin, crudum, ont souvent une sorte d'éruption croûtcuso, dans laqucUo les croûtes ont ime couleur jaune de miel. Elles sont épaisses, tout comme nous Tavons vu pour les callosités. Les portions atteintes de la peau se craquent facilement. Ceci est particulièrement bien marqué vers les narines et les angles de la bouche. Je connais encore un cas de diphtérie guéri par AiUim, crudum, dans lecpiel les symptômes étaient los suivants :

L'enfant était très grognon ; gémissant et criant simplement parce qu'on le regardait ; c'était particulièrement ainsi lorsqu'il se réveillait ; il y avait aussi ces croûtes autour des narines et aux angles de la bouche. Anlim, crudum non seulement enleva ces dejuiièrcs, mais guérit ki diphtérie.

Les yeux sont enflammés. Ils sont pires par toute lumière brillante, comme la lumière du soleil, ou l'éclat d'un feu vif, nous rappelant ici Mercurius, 11 se distingue de Graphites par le fait que Tavivement est limité aux cartilages, tandis qu'avec Graphites l'inflammation envahit tout le bord dés paupières. Sur les organes gcnilctux de la femme, Anlim. crudum a une certaine action. Il est utile dans le prolapsus utérin quand il y a une constante sensation de pesanteur, comme si quelque chose poussait hors du vagin, et do la sonsibilité sur la région des ovaires, particulièrement quand les règles ont été supprimées par un bain froid. La lcucorrh(kî est aciueuse et contient de petites masses.

Il y a un autre usage d'Ant- crudum à mentionner, et c'est chez les adultes qui sont tourmentés par la goutte. Il est spécialement utile quand la goutte est dcwnue constitutionnelle , Il y a des nodosités gouieusos dans beaucoup de jointures. Ici, il est utile, pourvu qu'il y ait les symptômes gastriques caractéristiques du remède, mais non autrement.

Antim. tartar.

Antim. tartaricum ou tartar. émétic, comme on l'appelle aussi, est un sel composé d'antimoine el de potasse, substances qui toutes deux dépriment la circulation. Aussi vous vous attendrez h voir les symptômes dus i\ cette cause augmentés par

Antim. tort. Il cause plus de faiblesse du cœur ol des poumons que ne le fait rantimoine même.

Avec Aniim, iarl. nous trouvons la tète confuse, avec chaleur du front et sensation confuse comme si le malade devait dormir. Cet assoupissement est pire le matin. Souvent il y a un mal de tèle, avec sensation comme si un lien était serré autour du front. C'est un mal de tête, commun dans la congestion passive du cerveau. On le trouve avec Gels,, Mercurius, Carbolic. acid,, Sulphur, et beaucoup d'autres remèdes. L*air froid et le mouvement semblent égayer le malade. Il a du soulagement en baignant la tête; c'est plutôt le contraire d'Ani, cradum. Il y a quelquefois du battement, particulièrement dans le côté droit de la tête. Une autre forme encore de mal de tête est le tiraillement dans la tempe droite, s'étenclant en bas et dans l'os de la mâchoire. C'est une sorte de douleur rhumatismale déchirante dans le périoste. Si le malade est un enfant, nous notons une mauvaise volonté à être regardé ou touché. Si vous persistez dans votre attention qu'il n'aime pas, il aura des convulsions. En se réveillant de son sommeil, l'enfant semble stupid,e et est si excessivement irritable, qu'il hurle si on le regarde simplement. Le vertige est souvent un accompagnement des troubles d'Ant, iarl.; ce vertige semble alterner avec l'assoupissement.

Nous trouvons souvent Antim, tari, indiqué dans les cas do suppression des éruptions quand en résultent ces symptômes de la tête. Il est particulièrement indiqué quand l'éruption de la scarlatine, de la rougeole, ou de la variole ne sort pas convenablement, ou a été rentrée; alors nous avons, en plus des symptômes que j'ai déjà mentionnés, une grande difficulté à respirer. La face est bleuâtre ou pourpre, l'enfant devient de plus en plus assoupi et a de la carphologie. Il y a une respiration bruyante. Tous ces symptômes indiquent un cas désespéré. Ant. tari, fera souvent revenir l'éruption et sauvera l'enfant. Maintenant, ces symptômes que j'ai mentionnés accompagnent deux grandes séries de phénomènes pour lesquels Anlim. Inrt. peut être utile, et qui sont les affections pulmonaires et gastro-intestinales.

Pour les enfants, c'est un remède inestimable dans les maladies de la poitrine. Vous le trouvez, par exemple, indiqué dans la coqueluche, et, en fait, dans toutes les toux, qu'elles viennent de la dentition ou d'une autre cause, quand la toux est provoquée chaque fois que l'enfant se met en colère, ce qui est très fréquent. Manger amène la toux, qui, à son acmé, produit un vomissement de mucus et de nourriture.

MAxiÈHE MÉDICALE CLlNlQUlâ &bi

Il y a encore une autre forme de maladie de la poitrine dans laquelle il e«t indiqué. Un enfant à la mamelle lâche brusque^ ment le sein, et crie hors de souffle, et semble être mieux quand il est redressé et promené. Ceei est le début de la bronchite capillaire. Il y a de fins râles sous-crépitants par toute la poitrine. Ici Antim. lart. arrête toute la maladie dans Toeuf et épargne à Tenfant beaucoup de souffrances. Il y a encore une autre forme de toux dans laquelle on peut l'employer. Il y a un sifflement marqué quand Tenfant respire. La toux a un son gras, et cependant l'enfant ne crache aucun phlegme. Le symptôme augmente jusqu'à ce que l'enfant tombe dans l'assoupissement. Sa tête est brûlante et baignée de sueur. La toux devient alors de moins en moins fré<|ueiite. Le pouls est faible ; des symptômes de cyanose apparaissent. Dans ces cas, plus vile vous donnerez Ant. iarl,, meilleur ce sera pour votre malade.

Voyons maintenant quelques-uns des remèdes concordants dans ces cas. Je dirai d'abord, en plus de ce que j'ai dit, quAnlirn, tari, est aussi indi-qué dans les affections des vieillards, e.t particulièrement dans rorthopnée, ou menace de paralysie des poumons chez les vieux. Vous oiitcndcz un bruyant son de phlegme dans la poitrine, et cependant le malade ne peut en rejeter. Ici Baryta carb. est complémentaire d*Ant. iarl. et réussit souvent quand le dernier ne soulage que partiellement.

Ipéca précède souvent Anl. iarl, dans le catarrhe de la poihine chez lefl enfants. Des râles bruyants sont entendus dans la poitrine. Quand ils toussent, ils bâillent, mais ne crachent pas.

Dans cette menace de paralysie des poumons, vous devez comparer AnL tari, avec plusieurs autres médicaments : avec Lachesis, qui a l'aggravation en se réveillant de son sommeil; avec Kali hijdr. spécialement quand il y a de l'œdème pulmonaire et beaucoup de bruit de mucus dans la poitrine. Le peu d'expectoration qui est rendue est écumante et verdâtre, ayant l'aspect d'eau de savon.

Carbo veg. s'applique aussi à ces cas, mais ici le râle est accompagné d'une haleine froide et de refroidissement des extrémilés inférieures des pieds aux genoux.

Moschus s'appli(iiie à la paralysie des poumons, quand il y a un râle bruyant de mucus et que le malade est agité. Il est spécialement indiqué après la fièvre typhoïde. Le pouls devient de moins en moins fort, et finalement le malade tombe en syncope.

. N oubliez pas non. plus Antim. carb. dans cet état.

Anlim. iart, est indiqué dans l'asphyxie au début de la vie, lasphyxie des nouvoau-nés, quand il y a un ronflement de mucus dans la gorge. Laurocerasus est utile dans l'asphyxie des nouveau-nés quand la face est très bleue avec tressaillements des muscles de la face, mais efforts sans véritable respiralion.

Anl, tari, produit un tableau parfait de la pleuro-pncumonie. Certaines portions des poumons sont paralysées. On entend de fins râles, même sur les i)orlions hé])atisée&. Il y a une grande oppi-ession de la resj)iralion» particulièrement vers le matin. Le malade est obligé de s'aSvSeoir [)our respirer. Il peut aussi ôlre indiqué dans la pneumonie bilieuse, c'est-à-dire dans la pneumonie avec congestion héi)atiqne et ictère bien marqué. ' Le creux de restomac est 1res sensible au toucher ou à la pression. Il y a du méléorisme, des nausées et des vomissements. On peut l'employer dans la pneumonie des buveurs avec ces com{)licn lions.

Antim. tari, produit des pustules presque identiques à celles de la variole; aussi ce peut Ôtre un remède utile dans celle maladie. Il est très utile au <lébut, avant que l'éruption apparaisse, et dès que le malade a une toux sèche, tracassanio qui, dans d'autres circonstances, suggérerait Brifonia. Ici cependant il vous faudrait donner \nlim. larL, parce qu'il couvre tous les sym])tomes. Il s'ap})lique à In Icmx et aussi à la cause de la toux. 11 répond aussi aux symi)ir)mcs oculaires qui surviennent pendant les maladies éru])tives, comme la variole, la scarlatine, la rougeole, e^tc.

Dans les maladies du luhc <li(/cslif, nous le trouvons indiqué par les symplonles suivants : Nausées, avec grande anxiété, éructations ayant le goût d\rufs ])ourris, bûillemcnls et assoupissement. Les matières \omies sont vertes et aqueuses, et quelquefois écumanles et contiennent de la nourrilure. Ix vomissement lui-même est accomi)agné' de tremblement des mains, et est suivi d'assoupissement. Les vomissements et la diarrhée peuvent arriver, avec tous les symptômes de colla]>sus, refroidissement de la surface, les mains et les pieds sont comme de la glace, et les selles sont profuses et aqueuses. Absence de soif, ou besoin de boire peu et souvent. Désir d'acides, de fruits, elc, colique coupante. Ici vous avez un tableau presque parfait de Vcralrum. I-a distinction entre, les deux remèdes est que Veralrum a plus de sueur froide sur le front, ei Ant. Uirl. plus d'assoupissement.

Quand Anlim. taii. a produit des pustules, rantidolc est Conium.

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