‹ Matière médicale clinique de FarringtonChapitre 46 sur 59 · LEÇON LIV · texte numérisé non relu

LEÇON LIV

Les préparations de Mercure

Lo Mercure est depuis loiiirlnnj^s connu ol cini)l()\é comme médicament dans la vieille école. Son abus, (juand il osl donné en excès ou sans être indique^ Ta rondu très ini4>()pulairc chez le public. Il y a beaucoup do médecins dans la praiifjue <lo ce que nous appelons rancienne école, qui se sont efforcés <rob tenir pour le mercure un substitut qui répondrait au nicnio but sans ks effets nocifs. Ils ont eu plus ou moins de succès, mai« jamais ils nont obtenu réellement quelque chose d'éfpiivalenl à ce remède dans toute son utilité. Alaintenant, il n'y a pas tant de médecins allopalhes qui douiiieiit les grosses doses de Mercure qu'on avait coutume d'employer. Cette {)ru(lence dan« son administration n'est pas une preuve <le Taniélioration du monde médical, scientifiquement parlant, mais seulement qu'il a été amené là i)nr ses malheureux résullals et ])ar les cris populaires. Il y a benucouj) de niMlecins qui ont ])eur que leurs malades sachent (fuMls prennent des mercuriaux. Les éclectiques lui ont substitué des i)lanlos telles que : Poilnph,, et Leplandra, spécialement dans les affections du foie.

Nous, qui faisons i)artie de l'école homœopathique, nous n'avons pas peur dVm[)loyer h^s niorcuriaux, parce que nous le faisons d'après une loi fixe, guidés par leurs effets sur Téconomie de l'homme ; aussi, nous no courons aucun danger de mauvais résultats succédant h rexagéralion des doses ou à la mauvaise application du niédicamenl. Toutes les préparations mercurielles ont des propriétés médirinalei?, mais nous n'avons pas le temps, et ce ne serait pas le cas, de nous attarder à toutes. Notre principal objet est de traiter des principales actions du Mercure en général, et aussi de vous enseigner le^s

bOO Matière médicale clinIque

principales caractéristiques qui vous permettront de préférer une des préparations plutôt que les autres. Par le caractère général du malade, vous savez qu'il a besoin d'une préparation mercurielle, et vous voulez savoir laquelle. Nous avons ici deux préparations : Merc, uivus et Merc, solubilis, que je place sur la même ligne. Je ne peux pas les séparer symptomatiquement. Les expériences ont été placées séparément dans V Encyclopédie d'Allen^ mais je ne suis pas capable de les séparer. Ces préparations sont le vif argent, ou mercure métallique, et le mercure soluble d'Hahnemann. Merc, solub. n esî pas une préparation mercurielle pure. Il contient de l'ammoniaque et de l'acide nitrique. Il y a seulement des traces d'acide nitrique, et cependant ces traces doivent modifier en quelque façon ses symptômes, mais je ne sais à quel degré. Les pathogénésies expérimentales de Solubilis sont excellentes. Elles sont complètes, beaucoup plus que celles du vif-argent. Ces dernières sont réunies plus par des cas d'empoisonnemefit et des cas cliniques que par des expériences réelles. Si donc les symptômes sont clairement placés dans Y Encyclopédie^ dans Merc. solub., je vous conseillerais d'employer cette préparation. Nous avons ensuite deux chlorures de Mercure^ puis le Merc, acéticus, qui nous donne peu de symptômes. Il y a alors deux iodures de mercure, qui sont très importants : le Biiodure est rouge, le Protoiodure jaune. Nous avons aussi le Cyanure de Mercure,

Nous avons alors le Cinabre, qui est le Sullure de Mercure, Après lui vient le Sullate de mercure, et enfin, le précipUé rouge de mercure, De ceux-là nous n'avons que peu de symptômes. Le Cinabre, les deux iodures, le Corrosivus, le Solubilis, et le Vivus, sont le plus fréquemment employés.

Il existe toute une liste d'antidotes du mercure. C'est par soi-même un signe des nombreux mauvais effets qui peuvent résulter de son abus. Ils ne sont pas tous également bien indiqués. Comme je l'ai déjà indiqué, Ilepar est le plus important antidote du mercure, et aussi de l>eaucoup d'autres métaux. Il est utile pour les symptômes mentaux, qui peuvent suivre une cure de mercure, Tanxiété, la dépression, et même l'idée de suicide ; et aussi pour les douleurs des os, les maladies de la bouche, les ulcères, et les symptômes gastriques.

Il faut particulièrement se rappeler Y Acide nitrique quand les tissus inférieurs sont attaques, comme le périoste, les os, et les tissus fibreux. Le malade a des douleurs osseuses pires la nuit, des douleurs dans les os de la jambe par le temps humide, des ulcérations dans la gorge ; particulièrement si

MATltlU-: AUiDlCALt: CLlMoLi: jOi

la syphilis secondaiiH3 esi compliquée d empoisonnement mercuriel.

On dit que Cinchona antidote le ptyalisme chronique produit par le mercure.

Dulcamara a été employé avec succès pour la salivation mercurielle, particulièrement quand elle est aggravée chaque fois que le temps se met à l'humidité.

Kali hydr.j ou Tiodure de potassium, est un antidote bien connu du mercure, et est entré dans la pratique des dernières années, donné d'une façon très étendue par les deux écoles de médecine, que le cas soit syphilitique ou non. Comme l'acide nitrique, il est particulièrement indiqué quand la syphilis ^l le mercure se combinent pour rendre malade le sujet, particulièrement quand les tissus d'ordre inférieur sont attaqués, comme les os, le périoste et les glandes, quand il y a l'ozène syphilitique bien connu, l'écoulement aqueux fluide par le nez, rendant la lèvre supérieure douloureuse et à vif. Vous trouverez que c'est le meilleur médicament que nous ayons pour les catarrhes répétés qui peuvent suivre l'abus du mercure. Toutes les plus petites expositions à une atmosphère humide, ou même à l'air froid, causent le coryza. Celui-ci, rappelez-vous-le, est un cas de rempoisonncnienl mercuriel que riodure de potassium antidote. Les yeux sont brûlants, remplis d'eau, et gonflés. Il y a dès douleurs névralgiques sur l'une ou les deux joues; le nez est senti comme bouché et est gonflé, et laisse écouler en même temps un coryza profus, aqueux et cuisant. Avec ces symptômes, il y a plus ou moins de mal de gorge. Ces symptômes reviennent à toute exposition au froid. Il est difficile de trouver un médicament qiii guérisse ces cas plus vite que VIodure de potassium.

Il y a un autre sel de potasse qui a une relation d'antidote avec le mercure, et c'est Kali chloricum. Celui-ci est un antidote tout aussi efficace quand le poison a produit une sorte de scorbut, et que les gencives sont spongieuses, molles, et saignent facilement; il y a des ulcérations d'un caractère aphteux dans la bouche et dans la gorge, et de la fétidité de l'haleine.

Aurum est à mentionner ici. Nous le trouvons particulièrement indiqué dans la manie de suicide qui peut se développer après une cure de mercure, et aussi pour les caries des os, particulièrement des os du palais, du nez, etc.

Asa (œtida vient aussi, comme un médicament auquel il faut penser dans les affections osseuses développées par le mercure. Ici vous avez, comme caractère le distinguant des autres,

MAT. If^. CL. 36

une exlrèirie sensibilité autour d« la portion mala<k d<; l'os. Par exemple, dans le cas d'un ulcère communiquant avec un tibia carié, les parties sont si sensibles que le malade peul difftcilement supporter le pansement qu'on y applique. On trouve ici que les tissus sont fortemenX adhérents à Tos à peu dr distance autour de la portion enflammée. Eniin Ton trouve aussi Asa {œiida quelquefois indiqué pour Tiritis suivant la raercurialisation. Ici, pour le distinguer des autres remèdes, vous avez \a même caractéristique, Texlrême sensibilité des os autour de l'œil.

SUifjhisayria est un arilidote du mercure, et dans les cas plulot mauvais, c'e«t-à-diro quand Téconomie est très atteinte, déhrlfléc, par remjwisonncment mercuriel. Nous trouvons le patient dévasté et d'aspect malade, des cercles foncés autour des yeux, une bouche et une gorge mercurielles très marquées, avec des gencives spongieuses, une langue molle, des ulcérations sur la langue et dans la gorge et des douleurs osseuses accentu-ées.

lAichesis est un antidote occasionnel pour certains des symptômes, mais il n'y a pas de. caractéristiques spéciales.

htdium est indiqué comme antidote quand les glandes sont atteintes.

Mezereum est un excellent anlidote quand rempoisormement mercuriel a envahi le système nerveux et que des névralgies se sont développées. Ces névralgies |)euvent apparaître à la face, dans les yeux, et dans (juelque partie du corps.

Enfin, nous avons Slillingia,

Le Mercure, c'est une chose bien connue, entre eii combinaison lâche a\ec les tissus du corps. On l'a trouvé dans tous les tissus, et il peut être excrété par presque toutes les voies. Il a (SUS trouvé dans la sueur, l'urine, la bile, les fèces et la sali\e. On l'a même trouvé dans l'enfant in uléro, et aussi cliez l'enfant au sein, quand le médicament avait été pris par la mère. J'ai dit que la combinaison du mercure avec les tissus était lAche, ce par quoi j'entends qu'elle peut être facilement déplacée. Si (juekpi'un a été empoisonné par le mercure, elle sera facilement déplacée par un des remèdes précités.

C'est seulement dans les cas chroniques que vous (tevex vous alarmer et (pie \ous pouvez désespérer de gviérir. Quand la mercurialisation est combinée avec d'autres poisons, comme avec la syphilis et la scrofule, alors vous aurez des difficultés encore i)lus grandes-

Les symptômes de Vempoisoîuiemeni par le mercure peuvent être établis comme suit : après l'absorption du poison, fe

MATlÈHi: MÉDICALE CLlNlULt riO'j

malade a une odeur assez désagréable de riialoine; cesl uinc sorte d'odeur écœurante, difficile à décrire, mais facile à se rappeler. 11 se plaint aussi d'une sorte de goût métallique. Ce sont des symptômes très vite produits- cl qui se montrent longtemps avant que les caractéristiques bien connues du médicament apparaissent. Le malade se sent languissant et a souvent mal à l'estomac. Il vomit ses aliments sans cause apparente. Sa figure devient pâle, avec des cercles foncés autour des yeux ; les lèvres sont livides et pourpres. Il se plaint de chaleur, particulièrement au front et à la racine du nez. Il ne peut supporter la chaleur du lit. Dès qu'il a chaud dans son lit, ses douleurs reviennent. Alors il commeftce à avoir mal à la bouche. La muqueuse devient bouffie, gonflée, et plus rouge qu'à l'état nonnal. Les glandes salivaires se mettent à sécréter plus rapidement et la bouche est remplie de salive, qui, cependant, a sa composition normale. Dans un cas plus avancé, la salive devient altérée. Ce n'est plus la sécrétion simple, car les glandes sont surmenées. L'haleine devient de plus en plus fétide, les gencives se gonflent et sont douloureuses au toucher et les dents deviennent lâches. Une ligne rouge foncé apparaît quelquefois sur les gencives au-dessous des dents Plufi tard, les gencives deviennent spongieuses et blanc jaunâtre, s'ulcèrent, et laissent suinter une matière fétide. IjCi langue se gonfle et prend facilement l'empreinte des dents. Les glandes sont alors envahies et l'on trouve plus ou moins de tuméfaction de la paroti<k et des glandes cervicales. Si vous aviez à regarder dans la bouche à ce stade, vous trouveriez l'ouverture du canal de Sténon rouge et enflammée et même ulcérée dans certains cas. D'autres glandes sont encore atteintes. Nous trouvons le pancréas attaqué par k Mercuie. I^ foie aussi est soumis à l'action du poison. Vous savez probablement qu'on a dit que le foie était atteint par le Mercure, et que les médecins allopathes ont pris l'habitude de donner la masse bleue ou le calomel dans presque toutes les attaques de maladie de foie. Très récemment, plusieurs éminents médecins de la vieille école ont déclaré que le Mercure n'augmente pas le flux de la bile et qu'il n'est donc pas utile pour le foie torpide ; mais, quoique cela puisse être, il est certain que le naercure agît sur le foie d'une manière ou d'une autre. Il a causé le catarrhe du duodénum, et ce catarrhe s'est étendu par les conduits biliaires jusque dan» le foie.

. C'est une forme de trouble qui cause souvent la jaunisse, el pour laquelle le mercure est utile. Il a aussi produit et guéri l'hépatite, particulièrement quand un ou plusieurs abcès se

5(^i MATIÈRE MÉDICALE CLINIQUE

sont formés dans le foie. La susceptihililé imlividudle fait coiisidérablement varier ces symptômes. Vous trouverez que les enfiiiits ont beaucou]) moins facilemeuL de salivation que les adultes. Certaines personnes salixent avec de très [jetiles quantités, pendant que d'autres ne le font que 1res difficilement. Les ïîcrofuleux sont très sérieusement atteints i)ar le mercuixî comme vous le savez.

Les symptômes plus éloignés de rempoisonnement mercuriel sont les suivants: Vous trouxerez que le sang devient appauvri. L'albumine et la fibrine de ce liquide sont atteintes. Elles sont diminuées, et vous trouverez à leur place une certaine substance grasse, dont je ne connais pas exactement la composition. En conséquence, comme symptôme dominant, le corps s'amaigrit et s'émacie. Le malade souffre d'une fièvre de caractère plutôt hectique. Le périoste est affecté et l'on a alors un groupe caractéristique de douleurs mercurielles, douleurs osseuses pires aux changements de temps, pires à la chaleur du lit, et des frissonnements fiévreux avec ou après les .selles. La peau prend une couleur brunâtre ; des ulcérations se forment, particulièrement sur les jambes ; elles sont tenaces et ne veulent pas guérir. Le malade est troublé par des insomnies et des ébullitions de sang la nuit ; il est brûlant et ne peut dormir ; il a facilement de la transpiration qui ne lui domie aucun soulagement. L'économie entière souffre ainsi, et vous avez ici deux séries de symptômes. D'abord le malade devient anxieux et agité, et ne peut rester tranquille ; il change de position, va d'une place à une autre ; il semble avoir beaucoup d'anxiété au cœur, de l'angoisse précordiale, comme on l'appelle, particulièrement la nuit. Alors, dans une autre série de symptômes, il y a des secousses des membres, faisant qu'il semble que le malade soit pris de danse de Saint-Guy. Ou vous pouvez noter, ce qui est plus commun encore, du tremble ment des mains, ce tremblement étant entièrement hors du contrôle du malade, et s'étcndant généralement au corps entier, donnant une ressemblance à la paralysie agitante. Finalement le malade^ devient paralysé, ne petit remuer les jambes, son esprit s'égare, et il présente un tableau parfait de l'imbécillité. Il fait toutes sortes de choses bizarres. Il s'assied dans un coin avec un sourire idiot sur la figure, jouant avec des riens : il est oublieux, ne peut se rappeler même les événements les plus ordinaires. Il devient dégoûtamment sale et mange ses propres excréments. En fait, c'est un parfait idiot. Soyez attentifs à la façon dont vous donnez le mercure, c'est un médicament perfide. .

Il semble souvent indiqué : vous le donnez et vous soulagez ; mais votre malade est de nouveau plus mal après quelques semaines, et alors vous le donnez de nouveau avec soulagement. Peu à peu il n'agit plus. Aussi ,quand je veux faire une cure permanente, par exemple, chez un enfant scrofuleux, je lui donnerai très rarement le mercure ; si je le faisais, ce serait au moins seulement comme remède intercurrent.

J'ai fait une liste des sels mercuriels eu rapport a\ec les parties du corps sur lesquelles ils agissent. Chaque fois que vous voyez une croix, vous save-z que la préparation agit .sur la partie du corps placée sur cette ligne sous Ten-tête de Mercuriufi virus, Olle lable est seulement une forme commode. Elle n'a rien de pratique ou de scientifique.

M. Virus Biiod. Prol. Cyan. Dulc. Ccrros Cinn. Sulph. Fub. Accl.

Œil + + + 4-

Nez -H -H 4- +. 4-

Bouche et gorge 4- -h + -h -f 4-

Reins et vessie 4-4. 4.

Cœur 4- + -h + +

Poumon& + + 4- 4. 4.

Org. génit. ,,.\+ + -h + -H +

Glandee etoe..-l- -H + + + ++ 4- +

Peau + + + 4- 4- 4-

Efitomac et foie 4-4- -f 4- 4-

•Prenant Mercurius riviifi comme un type de Tensemble, comme un remède individuel en fait, nous trouvons qu'il est injdiqué chez les personnes qui ont un aspect scrofuleux, qu elles soient ou non de constitution syi)hilitique, chez lesquelles le système glandulaire est actif. Celte activité glandulaire se montre de deux manières : D'abord, nous pouvons avoir un . état simulant la pléthore. Dans les stades plus avancés, nous pouvons trouver Afercurius indiqué pour rau^mentation de volume des glandes avec émaciation et élat défectueux du sans:. Nous trouvons encore Mercurius indiqué chez les enfants scrofuleux qui ont une tôle anormalement grosse avec des fontanelles ouvertes, particulièrement la fontanelle antérieure. Ils sont longs à apprendre à marcher, les dents se forment im parfaitement ou lentement, les membres sont facilement froids et humides, et il y a dans les membres une sensation d'humidité, de visqueux. Vous pouvez le distinguer de Calcaren, Silicea, et Sulphur, par les caractéristiques suivantes : Il y a tendance h transpirer de la tète dans le cas de Mercurius, mais h sueur est fétide et huileuse. Il n'est pas si souvent indiqué que

TiiHy MATlfelU: MÛmCMJE CLINIQUE

CalcareUy Silicca, ou Sulphur, et il ft'eBt pas aussi certain ou *iussi licrmaneiit dans ses effets. Mais il peul être indiqua eomme .remède pour soulager partiellement, et il peut être indiqué comme remède intercurrent dans le cours du traitement I^ar Sulphur, quand ce dernier semble échouer. Vous trouverez que je malade de Mercurius est Timage de la pléthore avec anxiété et agitation, remuement, remuant de place en place.

CVsl un des remèdes utiles pour la nostalgie ou le mal du pays. Ijc malade devient anxieux et irritable. Cette anxiété somble être dîins le sang, c'est-à-dire qu'elle est toujours ac- (M)mi>agn>î» d'ébullilion de sang. Cela le distinguo des autres remèdes.

Los conp^estions de Mercurius l'indiquent après Bellad. Il y a des ressemblances entre les deux remèdes, qui ont été l)i<n confirmées cliniquemoiit. Il succède souvent à Bellad, dans les iiiflammalions, même dans Tinflammalion dos méninges cérébrales quand comme avec Bellad,, il y a la même parole hâlive ol le mémo langage rapide, nerveux ; Tenfanl parle si rapitienionl qu'un mol sViUreméle dans l'aulrc. Ses manières sont Inut aussi rapides ol nerveuses que ses paroles. Vous trouver;'/ la face très alluniée connue avec Bellad., mais vous avez, -^ii |)his, pour le dislingue.r de ce remède, des gonflements glandulaires et une lenda.nce à avoir la bouche malade.

Vous trouvez ^îer('utiufi souvent indiqué dans les fièvres calarrhales ou gastriques quaml la face est bouffie, (|uand la gorge es! gonflée, -^ la fois inlérieuremenl et (extérieurement, par len- \ îdiisscment d<>s glandes et du tissu cellulaire ; quand il y a tic \iolenles douleurs dans les jointures, qui sont améliorées par la transpiration. En pkKs de cela, vous trouvez presque toujours qu'il y a une tendance au catarrhe des intestins. Il se Carictéri'se par des selles muqueuses, sanglantes, accomjiagnées de grand ténesme, ce léuesme ne cessant pas après la sMle. Ici aussi vous trouvez que Mercurius succède à Bellad, Xous trouvons Mercurius indiqué dans \es hémorrhagies. Il osl souvent demandé pour le saignement de nez ou épîstaxis, particidièrement quand le sang se coagide et pend des narines connue <los glanons. Ceci est un signe utile. Supposez que chez un ni.'ilade plein de sang, un garçon de 15 ou IC ans, Age où d'^s congestions se trou\enl si souvent, ou bien chez un enfant scrofideux, im saignement de nez apparaisâo. Vous avez donné Bellad., Ilamnmélis, et Erigeron, et vous n'<à\'e7. pas réussi h Tarrèler. Le sang est très brillant, et jaillit par flots. Les médicaments no l'arrNent pas. Alors vient cet état de Afcrcwrm.^. \'ous (humez ce remède et vous guérissez, ùoii seulement celte

attaqua, mais vous en prévoiiioz le retour. I>a môme indi<vïtion t s'applique à rhémorrhagio utérine ou à la ménorrhagie quand

, le flux <»st profus, foncé, cl coagulé. Alors, si d'autres symp-

; lômes concordeiït, gonflement glandulaire, mal de la bouche,

i e>lc., il est certain que Mercurius est le remède.

I Nous trouvons Mercurius souven-t indiqué d^ns la pneumonie.

[ Ici il demande que le poumon droit soit atteint, et qu'il y ait

I aussi des symptômes icléricjues. ï^ peau est jaune. Il y a une

douleur aiguë, piquante à travers la porlion inférieure du poumon droit. Il y aura d'autres symptômes particuliers à la pneumonie, mais qui n'ont pas à être spécifiés séparément,

Nous le trouvons indiqué dans la péritonite, et ici il suit Beîlad., quand la suppuration a commencé et qu'il y a du tympanisme de l'abdomen, des signes d'épanchement, qui sera parlie séreux et f>artie purulervt, des sueurs, des accès de fièvre, etc., etc. Ici, Mercuriuf; se présente et empêrlie le processus suppurai if de se développer davantage.

Un autre étal dans lequel nous pouvons employer Afcrrrinus est im état d'inflammation dans lequel la suppuration s'est produile. que la maladie soit un furoncle, une amycrdriiite, ou loule autre forme d'inflammation. Nous trouvons ici Mercurius en rapport avec un inté.nessant petit groupe de médicaments que nous emploierons très souvent : c'est BeUndon, Hepar, Mercurius^ et Lachesis, A ceux-ci nous pouvons encore ajouter Silicen et Sulphur, Nous préférons Bellad. au début de l'inflammation c^mme dans l'amygdalite. La gorge est rouge, brillante et gonflée, et il y a de la difficulté pour avaler les liquides, et des douleurs aiguës dans les amygdales.

Vous auriez à changer pour Hepar quand les douleurs aiguës, piquantes, et les frissons indiquent le débul de la suppuration. Il peut prévenir la suppuration, quand il est donné au début de ce processus.

Mercurius s'applique à un état encore plus avancé quand le pus s'est formé et que vous désirez qu'il s'évacue. Si vous le donnez trop tôt, vous gâterez le cas. Mercurius ne prévient pas la formation de pus, mais la favorise plulôl. Dans les panaris, s'il est donné n basse dilution, il favorisera généralement la rapide formation de pus.

S^ilicea suit Ilepar mieux q\ie ne le fait Mercurius quand du pus continue h s'écouler et que la plaie refuse de guérir. Dans certains de ces cas, le bénéfice de Silicea cessera. Alors une do^e ou deux de Sulphur excileronl la réaction et Silicea pourra effectuer une guérison.

Lachesis est indiqué lorsque le pus dégénère et prend un caractère foncé, fluide, fétide.

Nous trouvons Merc. vivus indiqué dans les inflammations intérieures et extérieures des yeux, ordinairement d'origine scpofulcuse ou syphilitique. Nous trouvons que le malade souffre do Téclat et de la chaleur du feu, aussi il évite le feu et les pièces chaudes. On le trouve quelquefois indiqué dans la blépharite des hommes qui travaillent près du feu, comme les fon dours. IjCS douleurs sont ordinairement pires la nuil. Les paupières sont épaissies parliculièremont sur leur bord tarsien, et hîs yeux laissent couler un muco-pus Pdan-t et Acre. Cela rend l<\s joues à vif, et on y trouve de i>elils boutons dispersés. Des \i\- <"éros peuvent se former sur la cornée. (.>es ulcères sont ordinrtircment superficiels, et ont un aspect opaque comme s'il y avait du pus entiMî les couches de la cornée. Dans Tiritis syphililicjue, Merc. solub. sera quelquefois indiqué lorscju'il y a de riiypopyon. Il nous faut maintenant faire la distinction entre colle préparation de mercure et les autres.

le Biiodure de mercure est indiqué dans les inflammations de l'œil. Les symptômes sont très semblables à ceux de M, vivim, mais il y a plus de gonflement glandulaire avec le Biiodure.

Le Protoiodurc est plus fréquemment indiqué dans les maladies de l'œil que le Biiodure, Il est demandé dans les ulcères de h cornée qui ont l'aspect d'avoir été taillés par un coup d'ongle. V y a ordinairement, quand c'est le remède, un épais enduit jaune à la base de la langue, la partie antérieure étant nette et rouge .

Merc, dulcis, ou calomel, se choisit plus par ses symptômes générajLix qui sont les suivants : Il est indiqué chez les enfants scrofuleux qui sont pûlos, et qui ont du» gonflement des glandes cervicales et autres. I^ peau est plutôt flasque et mal nourrie. Le gonflement flasque et la pâleur sont les indications du Calomcl,

A côté de celui-ci nous avons le Bichlorure de mercure ou Merc. corrosivus. Celui-ci est indiqué dans les symptômes inflammatoires du phis violent caractère- Il n'y a pas de mercuriel qui produise des symptômes aussi intenses que le Bichlorure. Il produit des douleurs brûlantes, agonisantes, avec la pholophobie la plus excessive et un larmoiement, prof us excoriant, avivant les joues, et si excoriant qu'il enlève presque la peau. Il y a des douleurs déchirantes dans les os autour de l'œil. Il y a ulcération de la cornée avec tendance à la perforation. Dans des cas semblables, vous aurez naturellement de rhypopyon.

Mcrc. corros, est presque un spécifique pour Tiriliâ syphilitique. Si les symptômes du cas n'indiquent pas quelque autre médicament comme étant le remède, vous le donnerez dans cette maladie. Si vous décidez d employer l'atropine localement, faites-le pour empêcher les adhérenees qui, autrement, se produiront presque inévitablement dans ces cas. Vous trouverez aussi Merc, corros. indiqué dans la rétinile albuminurique.

Cinnabaris vient ensuite. Celui-ci est un remède pour une variété d'inflammations de l'œil. Je vous donnerai seulement un symptôme pour lui, et c'est la douleur avec élancements dans l'œil d'un angle à l'autre, ou semblant aller autour de l'œil.

Voyons maintenant l'action de Affm/r/ii.'î, sur le nez. Nous trouvons Merc, viviis indiqué dans les catarrhes du nez et de la gorge, qui sont provoqués par un temps humide froid, et par l'air du soir humide et froid. Le nez démange et brûle et est senti comme bouché ; avec cela il y a un coryza filant. I^ gorge est douloureuse et comme iV vif. Il y a de la douleur d'ans les diverses artieulations. Tels sont les symptômes qui indiqueront Mercurias à la fois pour la cause déterminante et pour les signes présents. Vous pouvez avoir en même temps une sensation de chaleur. La figure a des flux et devient rouge, la transpiration se produit mais ne donne aucun soulagement. Il y a une autre forme de coryza dans laquelle vous pouvez donner Mercurius, et c'est quand le rhume est mûr, quand l'écoulement nasal est verl-jaunâtre, épais, et muco-purulent.

Ici il rivalise avec Puisât., qui est aussi utile pour ces écoulements nasaux épais et vert-jaimâlre. Puisât, indépendamment de ses autres symptômes, se distingue par le fait que l'écoulement n'est jamais irritant, mais parfaitement doux.

Vous avez aussi à distinguer Mercurius de Nux vom.y qui s'applique au coryza causé par un froid sec, et quand il y a de la douleur, de la rudesse, et une sensation de diiix»té et de râclement dans la gorge. Merc. a toujours une sensation de cuisson, d'écorchure ou de plaie.

Maintenant les symptômes de la gorge de Mercurius vivus peuvent quelquefois vous amener à y penser dans la diphtérie. Pensez-y tant que vous voudrez, mais pensez-y seulement pour le rejeter. Il n'est pas indiqué dans la diphtérie. Je ne crois pas qu'il soit indiqué même dans la diphtérite. Mais il y a des préparations qui peuvent être employées ici. Nous notons d'abord le Mercurius hiniodatus. Le biiodure et le protoiodure de mercure sont tous deux indiqués dans le mal de gorge diphtéritique, ou même dans la vraie diphtérie. I^ Biiodure est à employer quand la membrane est du côté gauche, quand l'amyg-

dale gau<»ho osl onflainméo, cl qu'il y a une membrane grîs-jaunAlre qui s y forme. I^s glandes du eou sont gonflées. Il y a aussi un certain envahissement du tissu cellulaire autour de la gorge. Le malade peut *nvoir dans la bouche et la gorge une acxî.umulation de mucus vi<;queux ou- collant. I^es symptômes sont pires en avalarvt à vide. I^ simple essai d'avaler la salive excite plus de douleur que d'avaler des aliments.

Le Protoiodure de mercure esl plus à se rappeler. Quand le dépôt commence sur le côté droit de la gorge, avec gonflement des glandes du cou et avec Tac cumul atîon* de mucus tenace dans la gorge. Il existe presque toujours cet enduit épais, jaune, sale, à la base et à la partie postérieure de la langue, la pointe et les bords de cet organe étant rouges. Ces deux remèdes sont souvent indiqués dans la diphtérie et dans le mal de gorge diphtérique

Nous noterons ensuite le Cnannre de mercure^ qui est une combinaison d'acide ryanhydrique et de mercure. \ous avons dans ce médicament., un des remMes les meilleurs dans la diphtérie, spécialement quand elle n un type véritablement aclynamique ou malin. En raison de la [)résence de l'acide prussi que vous le trouverez indiqué dans les cas où le malade est très prostré dès le début. Le pouls est rapide. Il peut atteindre 130 ou 140, et il xisï pas d'ampleur. La membrane est d'abord blanche, couvrant le voile du palais et les amygdales. I^s glandes se mettent bientôt h gonfler, cependant, et alors la membrane devient foncée, menaçant même de devenir gangréne\ise. La faiblesse est extrême. L'haleine est fétide. Il y a de la perte d'appétit. La langue est couverte en brun, ou même noire dans les cas graves. î.e saignement de nez survient, et vous savez que c'est un symptôme dangereux. On peut aussi l'employer dans la diphtérie du larynx. L'expecstoration est épaisse et membraneuse. Il y a une toux dure, aboyante, croupale, avec dyspnée. Ici aussi le Cyanure de mercure a sauvé la vie, mais il n'agira pas toujours ainsi.

Vous noterez sa ressemblance avec Kali bichr. dans le croup diphtéritiqUe. La ressemblance est dans la localisation de la maladie, cVst-i^-dire dans le larynx, et dans l'expectoration épaisse, visqueuse, tenace. La distinction est la suivante : le Ti/anure de mercure a une grande faiblesse : celte faiblesse n'est pas une simple prostration qui viendrait des efforts de l'enfant pour respirer ; elle est due ï\ Tempoisonnemeut du sang, qui se traduit par la coloration bleue des téguments, le refroidissement des extrémités, la rapidité et la faiblesse du pouls. Si vous n'avez pas ces symptômes, il faut préférer Kali bichr.

MATlèRR MÉDICALE CLINIQUE 57l'

Cinnabaris est un remède auquel on ne {leuse pas souvent dans les troubles calarrhaux. Il est indiqué dans le catarrhe nasal quand il y a une grande pression à la racine du nez, une sen&alion comme si quelque chose de pesant pressait sur le nez, par exemple une paire de lunettes lourdes. Nous trouvons fr<^quemment aussi des symplx^mes de la gorge avec celte forme de caiarrhe. I^ gorge est gonflée et les amygdales sont grossies et plus rouges qu'à Tétnt normal. Il y a une grande s(''cheresse dans la gorge, et qui est plus gêrtande la nuit, réveillant le malade de son sommeil. Rappelez-vous celte sensation à la racine du nez et les caractères des symptômes de la gorge en rapport avec elle. Ces sympt^^mes peuvent survenir chez les syphilitiques, les scrofuleux, ou chez les personnes chez lesquelles il y a une tendance au catarrhe. Nous avons trouvé Cinnabarh h employer dans le mal de gorge do la scarlatine qui est souveni d'un caractère <liphtéri tique, quand il y a toute une accumulation de mucus tenace h la i>artie postérieune des narines. Ce symptôme él.ant pn^dominant, Cinnaharis sera le remède.

J'ai employé Merc, corros/rus avec succès quand l'accumnlalion de mucus dans le nez est tout à fait épaisse, en fait, presque comme de la glace. I)ans certains cas de maladie syphilitique du nez, vous trouvez Merc. coros, indiqué fwir le fait que les ulcéralions perforent le septum du nez. Dan5 ces cas, il y a des douleurwS brûlantes, les écoulements sont Acj^es, corrodant l(*s tissus sur lesquels ils coulent.

Les symptômes de la gorge de Merc, corrosirus sont très violents. Je peux concevoir des cas dans lesquels il serait demandé dans la dii)h!érie, et ce})endant je ne l'ai jamais donné dans cette maladie. La luclte est gonflée, allongée, et rouge très foncé. Il y a une brûlure inten-se dans la- gorge, tout aussi intense en fait que celle d'i4 rs. alb., Ars, iod.^ ou Capsicum. Cette douleur brûlante est rendue intolérable par toute pression extérieure. Elle est accompagnée d'une violente conslriction do la gorge. Tout essai pour avaler, que ce soit du liquide ou du solide, cause un violent spasme de la gorge, avec rejet immédiat du liquide ou du solide.

Vous reconnaissez ici une ressemblance avec Bellad. dans le caractère spasmodique des symptômes. Merc. corros. se distingue de Bellad, par la tendance inflammatoire des symptômes c>omme l'indiquent ces extrêmes douleurs brûlantes, ^insi il a la qualité constrietivx^ de Bellad,, et, de plus, la plus inlense inflammation dcstnielive de la gorge. Vous pouvez encore distinguer les deux remèdes par le pouls. Avec Merc, corros» le

pouls est rapide, faible, et irrégulier, el non plein et fort comme avec Bellad. ,

Maintenant, un mot ou deux sur le mercure dans son action sur les organes génitaux et les glandes. Le mercure est employé depuis longtemps dans le traitement de la syphilis. Merc, solùb. ou vivus est indiqué dans la syphilis primaire pour le chancre (mou ou cancroïde). L'ulcération est s-uperficielle plutôt que profonde, et la base a une apparence sale, lardacéc. Afcrc. sol. a produit une telle ulcération et, par conséquent, devrait la guérir. Le mal de gorge qui survient souvent dans la fièvre syphilitique six ou sept semaines après l'apparition de la lésion primitive, se trouve aussi avec Merc, solub.

Les lodures de mercure sont préférables p>our le chancre huntérien ou dur. C'est une forme d'ulcération que le Protoiodurc et le Biiodure ont tous deux produite, c'est pourquoi ils la guériront. Il n'y a pas de nécessité de les appliquer extérieurement comme caustiques, car le remède interne approprié, s'il n'empêche pas entièrement la production des symptômes secondaires, diminuera au moins leur intensité.

Merc, corros. est à préférer à tous les médicaments mentionnés pour les symptômes syphilitiques quand l'ulcération est très destructive. L'ulcère est serpigineux ; il a un bord déchiré, mangeant et détruisant en quelques jours presque la moitié de la verge.

La syphilis secondaire peut être traitée avec l'une ou l'autre de ces préparations, si on n'a pas abusé du rnédicament dans les premiers stades. Mercur, solub, guérit très rapidement les syphilides cutanées sur les paumes des mains. Elles sont rouges, démangent légèrement, et desquament.

Revenant à Merc. vivus, je veux dire quelques mots sur son emploi dans les malaiîies du foie. La langue est recouverte d'un enduit sale, blanc-jaunâtre, et prend rompreinte des dents. Il y a souvent des symptômes scorbutiques. Les gencives s'ulcèrent et deviennent spongieuses. Il y a une odeur fétide ou désagréable de la bouche. La peau et la conjonctive ont une couleur jaune ou ictérique bien marquée. Il y a une tendance aux flux de sang à la tète. La région du foie est douloureuse au toucher. L'abdomen est plutôt lympanique et gonflé, particulièrement à l'épigastre et dans l'un ou l'autre hypochondre. Le malade ne peut être couché sur le côté droit. Vous trouverez le foie augmenté de volume el souvent induré. I^s selles sont, soit d'une couleur claire, par absence de bile, ou bien ce sont des selles bilieuses verl-jaunAtre, émises avec beaucoup de ténesme et suivies d'une sensation de n'être jamais débarrassé.

Mercurius est indiqué dans la dysenterie, spécialement quand elle survient dans une saieon où des jours chauds sont suivis de nuits froides.

Niix i'oni, offre beaucoup de ressemblances avec Mercurius, mais diffère en ce que les douleurs et le lénesme cessent ordinairement après la selle, tandis que, avec Mercurius, ils comlinuent après la selle.

.4coru'/ précède souvent Tindication de Mercure dans Tétat du temps dont j'ai parlé, jours chauds suivis de nuits froides. Dans les stades du début, de tels troubles peuvent être arrêtés par Aconit; si Aconit échoue, Mercurius sera indiqué. Souvent, après que le ténesme et le sang ont cessé, et que le mucus persiste encore, Sulphur sera le remède.

Il y a un autre remède à se rappeler en rapport avec Mercurius dans les troubles bilieux, et c'est Leptandra, Tous deux ont ces selles vert-jaunAtre, et des selles noires comme de la poix, et des selles horriblement fétides. La distinction est celleci : Leptandra a un besoin urgent d'aller à la selle, des crispations continuant après la selle, mais non Je ténesme. Leptandra a fréquemment les douleurs profondes, violentes, brûlantes dans la portion j>ostérieure du foie.

Page 1