LEÇON LVII
Platïna.
I/aclion <Io Plafina osl A étudier sous trois chapitres, qui sonl : les symptômes de Tespril, son action sur le système nerveux en général, et ses effets sur les organes sexuels, ce médicanienl agissant sur les organes masculins et féminins. La malade de Ptatina est plutôt fière et orgueilleuse, égoïste. Elle semble regarder de haut tout et tout le monde comme au-dessous d'elle {Lycopodhim a li hauteur). Souvent il y a une parlicularilé cje la Aision accompagnant cet (*tat mental : les objels lui paraissent plus j>etils qirils ne sont. Plaiina produit aussi une excitation sombiable do IVsprit et de tout le système nerveux. Tout semble étrange h la malade». Les choses lui paraissent horribles, n.ins ?f)n iiiingiiialioii elle voit des fantômes, dçs d(^ijions. Ici il ressemble à Knii brom. et Ilyosc, qui ont tous deux ce symptôme. Ouand elle entre dans sa propre maison les objets lui pa^ raissent étrangers ; elle no sait pas où elle est^ l)*auWes fois la malade <>st toul à f^nt mélancolique. Elle pense que la mort est toute proche el oljo la craint. Ici c'est très semblable à Arsenic et /lcon;7. Aconit prédit riicure ou Tépoque de sa mort, unis autreimMit les d<Mix mécUcaments diffèrent totalement. Elle i^eut avoir une humeur tout à fait hystérique, avec alte-rnativps ^ratlaques de rires et de cris, spécialement quand ils ne sonl pas du tout appropriés. Maintenant ces symptômes mentaux semblent dépendre d'une excitation dans la sphère sexuelle. Les organes génitaux, particulièrement ceux de la femme, ont une sensibilité aiguë. Il y a une titillation, un chatouillement constant dans les organes sexuels, intérieurement et extérieurement.
Cela excite Tinfortunée victime à un dçgré tel, que se produit l'horrible maladie nommée la nymphomanie (quand, comme cela arrive quelquefois, la nymphomanie survient comm^ le résultat de vers s'échappant dans le vagin et y produisant Tirritation, Caladinm est \o remède). La malade semble avoir la
force d'un géant. Elk désire embrasser tout le mondo. Ces symptômes nymphomaniaques sont accompagnés de prolapsus avec induration de Tutérus, tout comme Aurum. Les ovaires sont très sensibles, et sont le siège de douleurs brûlantes. Plalina a même réussi à guérir Tovarite quand du pus s'est formé et qu« Hepar et Lachesis ont été insuffisants pour en effectuer l'évacuation. Les règles sont trop précoces et trop profuses, et consistent en sang foncé, fibreux, caillé. Elles sont accompagnées de spasmes, ou de pesanteur douloureuse dans la région utérine. Ces spasmes de Platina se rencontrent fréquemment chez les sujets hystériques. Ils consistent en une sorte de rigidilé tétanique avec trismus, et alternent avec de la dyspnée.
Ce flux menstruel de Plaiina fait venir à l'esprit deux ou trois autres remèdes, qui méritent ici une mention. Crocus a un écoulement caillé foncé ou noir, avec ou sans fausse-couche, et associé à une sensation comme s'il y avait quelque chose qui remuait dans l'abdomen.
Chamomillay a le flux menstruel profus foncé, coagulé, mais ses symptômes mentaux sont différents de ceux de Plaiina.
Mille[olium et Sabina ont le sang rouge brillant partiellement coagulé. Bellad, comme Platina, a une sensation dans le front comme si tout allait sortir ; la face est rouge, brûlante, il y a de la pesanteur dans l'utérus, etc.; mais avec Bellad., les douleurs viennent et s'en vont soudainement, et l'écoulement est rouge, ou, s'il est foncé, il a une odeur fétide.
Le malade de Plaiina souffre souvent de névralgies en diverses parties du corps. Ces névralgies sont très facilement étudies en raison de leurs symptômes caractéristiques bien marqués. Les douleurs ont un caractère crampoïde, et causent de l'engourdissement et de la démangeaison dans les parties al- ' teintes. Vous les trouvez souvent dans la tê4e. Il y aura de la douleur à la racine du nez, comme si cette partie était serrée dans un élau, et cela est suivi de chatouillement et d'engourdissement, qui vous indiqueront que c'est sur le trajet des nerfs que se produit ce symptôme. Les douleurs augmentent graduellement, et décroissent tout aussi graduellement qu'elles sont venues, comme vous le trouverez avec Stannum,
Pour ces symptômes névralgiques, le remède le plus proche de Plaiina que nous ayons est Belladonna. Dans les deux remèdes, il y a une congestion marquée de la tête avec face rouge vif et délire, mais l'accroissement graduel, et la décroissance tout aussi graduelle des douleurs, distinguent Platina de Belladonna,
Capsicum s'applique aux malades de fibre lAcho, qui souffrent
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de douleurs pongitives brûlaintes dans la face, pires par k plus léger courant d'air, chaud ou froid.
Verbascum est indiqué dans la prosopalgie, quand il y a des douleurs comme d'écrasement par des pinces dans les parties atteintes, avec aggravation en parlant, en éternuant, par le changement de température, et journellement de 9 heures du matin à 4 heures de ra;près-midi.
Ars. a la prosopalgie avec douleurs brûlantes, élançantes, comme par des aiguilles.
J'ai aintenant quelques mots à dire de l'action de Platina sur le système mâle en général. Nous le trouvons indiqué pour les fâcheux effets de la masturbation prépubère. Il est indiqué par la mélancolie et l'aspect abêti qu'ont les enfants, et aussi quand, par suite de ce vice contre-nature, des spasmes de caractère épileptiforme apparaissent. L'enfant a les yeux creux et la peau jaune. Pendant l'attaque la face est pâle et creuse; en fait, elle peut être ainsi tout le temps. La conscience n'est pas souvent perdue. Les membres sont ordinairement étirés et étendus séparément.
Il peut aussi être employé pour les spasmes pendant le travail. Les enfants au moment de la dentition peuvent avoir besoin de Platina quand ils sont anémiques et pâles ; les mâchoires sont serrées, et après l'accès l'enfant gît sur le dos avec les jambes fléchies et les genoux largement séparés. Les spasmes, aussi bien chez les adultes que chez les enfants, alternent entre des convulsions et de l'opisthotonos.
Les femmes ont besoin de Platina pour kurs convulsions quand elles ont des règles profuses, foncées, et quand elles sont fîères et hautaines, etc.
Platina peut aussi être employé pour les spasmes hystériques ou pour les spasmes causés par une excitation nerveuse, quand ils sont précédés ou suivis de constriction de l'oesophage et d'embarras respiratoire, une sorte d'asthme en d'autres termes; arrêt soudain de la respiration en marchant contre le vent. Pour ce dernier symptôme, il est semblable i\ Cale. osir. et
Ars, ; moschus lui ressemble dans l'hystérie. Dans ses symptômes abdominaux, Platina ressemble beaucoup à Plumbum, et il a été employé avec beaucoup de succès pour la guérison de la colique bien connue produite par ce dernier remède. Comme Plumbum, Platina produit une constipation par l'inertie des intestins. Il est accompagné de fréquents besoins inefficaces d'aller à la selle. Les sellos, au moment où elles sont évacuées, semblent être du mastic ou de la
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gJl^e, <'l tKlhèreïil d'une l'aron loiiacc à faims. Il a lHc liauteiiwîiit recommandé poui- la constipation des émigrants.
Le Chlorure de pi(dine n*a qu'un symptôme que j ai besoin (k» mentionner, el <5'est la carie du tarse. Vous pouvez remployer dans les cas syphilitiques, oU après l'abus du m<ircufe.
Piaiitm a une action sur tes organes génitaux de k fcmim;, comme je Tai déjà indiqué. 11 est utile dans tes cas d'induration ou de prolapsus utérin, associés à une pression continuelle dans les aines et dans le dos ; les parties sotU douloifreusemeht sensibles au toucher. I^ malade a de la sensibilité, môme du vaginisme, pendant le coR.
Pour l'induration de l'utérus, il faut comparer Sepiu, Aumnx (qui a plus de manie de suicide), Arg. niir., et Hélonias.
Pour la sensibilité dans le coït, comparer Sepiu, Bellad. (par sécheresse du vagin), Kréosole (qtiand il est suivi d'écoulement sauglani), Ferrum, S'alrum mur., Apis (quand il y a association avec des élancements d'aiguillons dûn« les ovaires), Thufa, etc.
PALLAtHUM.
Palladium est chimiquement et symptomatiquemeiH proche de Plalina, Il est employé principalement pour son action sur les organes génitaux de la femme. Ses symptômes mentaux eara«léristiques semblent prendre leur origine dans les symptômes sexuels, et forment avec ces derniers un groupe utile et précis pour rasage pratique. La malade a tendance à pleurer. Elle souffre des excitations mentales, particulièrement en compagnie. Elle a toujours une aggravation de ses symptômes te jour qui suit une réception du soir. Elte est facilement mise de mauvaise humeur et alors a tendance à employer des expressions très fortes. Elle s'imagine qu'elle est très négligée, et comme elle attache une grande importance à la bonne opinion d'auirui, cela l'affecte beaucoup. La femme de Platina est très différente. Elle est égoïste d'une autre manière- Avec Palladium^ l'amour-propre est facilement blessé. Avec Platina^ la malade est hautaine et égoïste ; elle regarde les autres de haut oomine n'étant pas assez bien pour elle.
Palladium a un mal de tôte très caractéristique, qui rend le malade très irritable. Il s'étend sur te sommet de la tête, d^une
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oreille à l'autre. La fa«e est blême, avec des oeirles bleus autour des yeux. Il y a aussi de la nausée, ordinairement pire le soir, et des éructations très acides. II y a de la constipation, les selles ayant souvent une couleur blanchâtre.
Nous ûrivons maintenant aux symptômes utéritis spéciaux à PaUadiam, et nous trouvons qu'ils sont très nombreux. Ce sont les suivants : douleurs dans l'abdomen avec pression vers le bas, sympt(>me très commun dans les maladies utérines ; douleur dans l'utérus et la vessie après tout exercice pendant le jour ; douleurs cou|vanles comme avec un cout^ïau dans l'utérus, qui sont soulaj^ées après la selle ; sensation constante de latiguc dans le bas du dos ; elle est si fatiguée qu'elle chancelle ; elle se sent assoupie ; elle se plaint d'avoir une sensation générale de douleur et de brisement ; pesanteur comme par du plomb profondément situé dans le bassin, pire à tout exercice, et pire en se teimnl debout ; soulagement en se couchant sur k côté gauche ; gonflement dan« la région de l'ovaire droit, avec douleurs d'élancements allant du nombril dans le pelvis, et avec cela jwsanteur, soulagée par la friclion. î^ucorrh^ comme (te la gelée. (Jes symptômes locaux, avec ceux de l'esprit, complètent le tableau de Pdlltuiium,
Arg, melalL, comme Palladium, a les affections de l'ovaire ol de l'utérus. Il est utile dans le prolapsus utérin accompagné de symptômes de l'ovaire gauche. La sensation caractéristique spéciale d'j4r^. metalL est une sensation comme si l'ovaire devenait éiH)rmémient gros.
l'n autre médicament est encore Liliuin ligr. Celui-ci ressemble à PùUadium et à Plalina, et vous aurez à conserver ensemble ces trois médicaments, dans votiv esprit. Ils ont tous l'irritabilité, se fâchent facilement, trouvent que les choses ne vont pas bien, mais Palladium seul a cette hypersensibilité à l'offense, et IHatina seul la hauteur.
Helonias ressemble aussi à Palladium, Il a l'irritabilité. Tondo!orissem«nt, la sensibilité douloui'euse et par-dessus tovit, une sencati<)ii de fatigue. ,
Alumina.
Alumina est une sorte de terre glaise cl est connue comme argile; Selon Ilering, les symptômes qtte Ilartlmib a obtenus ne sont pas purs, parce qu'il lavait simplement la préparation
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do terre glaise, tandis qu'Hahnemann la soumettait à la chaleur rouge.
J'ai plaeé Bryonia comme le complément iïAlumina, Cesl particulièrement vrai des symptômes gastriques. Ces médicaments se succèdent favorablement l'un à l'autre dans les affections gastro-intestinales. Bryone^ aussi, agit comme antidote d'Aluminay comme le fait aussi Chamomilla. J'ai placé plusieurs des remèdes concordants avec quelques mois entre parenthèses pour indiquer les points de ressemblance. Ainsi Puisai, est marquée avec chlorose et ozène, montrant que dans ces deux affections particulièrement, Puisai, concorde avec Alumina. Vous notez aussi que Plumbum lui est similaire dans la colique, et Nux et Sulphur dans les affections spinales, etc.
Alumina agit, le mieux chez les personnes âgées et maigres, d'aspect ridé et desséché, ou chez les jeunes filles à la puberté, spécialement si elles sont chlorotiques, et aussi chez les enfants délicats ou scrofuleux, particulièrement chez les enfants qui ont été nourris artificiellement, c'est-à-dire nourris avec toutes ces sortes d'aliments pour bébés dont le marché est encombré.
De tels enfants sont faibles et ridés ; la nutrition est tout à fait défectueuse. Les intestins sont inactifs. Cette constipation est caracléristique. Il y a beaucoup d'efforts pour aller à la selle, môme si les fèces sont molles ; ce qui montre que l'inactivité des intestins est la principale influence qui agit pour la causer. Ici, elle est tout comme avec Bryone, L'enfant souffre d'ozone ou de catarrhe nasal chronique, avec beaucoup de sécheresse du nez. Vous vous en rendez compte par le son de reniflement sec que fait l'enfant en respirant par le nez. L'enfant pendant la dentition peut encore souffrir die strabisme. Cela vient de la faiblesse du muscle droit interne de l'œil affecté. Ce symptôme est quelquefois curable par la médecine et quand il en est ainsi cette méthode est préférable à tout acte chirurgical. Quelquefois il est causé par les vers. Alors Cina est le remède; quand il vient de l'irritation cérébrale, c'est Bellad.; et Ciiclamen quand il est la conséquence d'irrégularités menstruelles ou gastriques.
Le malade d'Alumina a l'esprit très abattu et a tendance à pleurer, comme Puisai,, et celte dépression d'esprit est pire en se réveillant, ressemblant ici à Lachesis, Puisai., Sepia, etc. D'autres fois, le malade est troublé par un état d'appréhension de l'esprit, une peur de devenir fou, et ceci est une contre-partie exacte de Cale oslr., lodine, etc. Cela vous montre l'état d'irritabilité du cerveau. Une autre particularité qui peut exister, spécialement dans l'hystérie, est la tendance au suicide
quand le malade voit du sang, ou un couteau, ou quelque chose de celle sorle.
Les hommes chez lesquels Alutnina est utile sont hypocliondriaques. Il y a beaucoup de lassitude ou d'indifférence au Ira- \ail ou à louvrage. Une heure leur paraît une demi-journée. Ils sont excessivement chagrins et de mauvaise humeur ; et iei vous trouvez quAlumina rivalise avec i\hix vom, et aussi avec Bryonia.
Maintenant, vous verrez plusieurs chapitres, sous lesquels je propose de considérer Alumina, D'abord, quels changements sont produits dans le sang par Alumina ? Je ne peux pas vous dire comment il altère le sang mais il y a des maladies de sang auxquelles il est applicable, et il est iei convenable de \ous en fxarler. Vous le trouvez indiqué dans l'anémie, et aussi dans la chlorose, spécialement chez les jeunes fiUles à la puberté, quand les règles sont pâles et rares, et qu'il y a un goût anormal pour certair.os subslances non alimentaires, comme des crayons d'ardoise, de la craie, du cosmétique, etc. La leu^ corrhée à laquelle elles sont sujettes est ordinairement transparente, ou bien est composée de mucus jaunâtre qui est prof us, descendant quelquefois le long des jambes jusqu'aux pieds, et lout à fait visqueux et tenace. Cela les épuise beaucoup, parce qu'il est riche en albumine. Avec ces symptômes, vous trouverez presque toujours l'état mental (|ue je vous ai donné.
Maintenant pour les affections nerveuses, Alumina a été employé dans les affections nerveuses d'un caractère très grave. Rtenninghausen employait le métal Aluminium pour les symptômes suivants dans cette terrible maladie, l'ataxie locomotrice : étourdissements fréquents; les objets tournent en cercle. Il peut y avoir plosis, diplopie, ou strabisme. Le malade ne peut pas marcher dans l'obscurité ou les veux fermés sans chanceler. Il a la sensation de marchtrr sur des coussins. Il y a du fourmillement, ou une sensation comme de fourmis grimpantes dans le dos et les jambes. Les fesses sont engourdies en étant assis. Les talons s'engourdissent en marchant. Le malade a une sensation dans la figure comme si elle était couverte de toiles d'araignées, ou comme si du blanc d'œuf avait été séché dessus. Il peut encore se plaindre de douleur dans le dos comme si on avait enfoncé un fer chaud dans le rnchis. Tels èont les symptômes indiquant Alumina^ et qui incitèrent Bœnninghausen à donner Aluminium, lui faisant ainsi guérir 4 cas de cette maladie.
Maintenant, les muqueuses, Alumina est ici un médicament unique. Il agit dans une sorte de cas limités mais bien décrits.
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Il produit une sécheresse évidente des muqueuses. Sî vous gardez ce fait présent à l'esprit vous pouvez expliquer tous les symptômes qu'il cause. Vous avez du coup la clef de sa dyspepsie, de son catarrhe nasal, de son mal de gorge et de sa constipation. Il y a sécheresse des muqueuses. Après quelque temps, il y a formation de mucus, qui est épais, jaune, et très diffi cile à détacher. Je vais vous en donner quelques exemples. Pour les yeux, par exemple, nous le trouverons indiqué dans la blépharite parliculièrement, avec grande sécheresse de la conjonctive. Les paupières ont une sensation de raideur; elles craquent, tellement elles sont sèches. L'analogue le plus rapproché ici est Graphites, qui a les mêmes sjTtiptômes, seulement il a plus de saignotement qu'Alumina.
Alumina est utile dans Tasthénopie venant de Tiritation de la conjonctive ; et aussi pour les paupières granuleuses et la blépharite chronique.
Pour la sécheresse des yeux, Allen recommande aussi Berberis, Natrum carb., et Nalrum sulph.
Yeux secs en lisant. Crocus, Arg. nitr. Paupières tombantes, Nux mosch,, Sepia, Rhus. Alumina a aussi la perte de la force du droit interne. Ici îl ressemble à Conium, Ruta, et Natrum mur. Ce dernier, sui vant Woodyatt, est le ineilleur.
Pour le catarrhe nasal, vous trouverez Alumina indiqué chez les enfants avec ïyrande sécheresse du nez, formation de croù tes, et plus tard, de plilegmc ou de mucus jaune épais et te nacc, difficile à enlever.
La toux indiquant Alumina est sèche et spasmodique. Elle est pire le matin quand le malade tousse jusqu'à ce qu'il détache une petite quantité de mucus adhérant étroitement, ce qui Tamélîore i)our un moment.
V^ous le trouverez indiqué dans la maladie de la gorge, dans un état de relâchement de la mu(|ueuse, état tout i>areîl à celui que vous rencontrez dans le mal de gorge des prédicateurs. La çorge est très sèclie en se réveillant avec une voix enrouée, faible. Elle est rouge foncé, la luette est allongée. L'enrouement apparaît pire le malin, avec une sensation comme d'une écharde dans la gorge en avalant. Ce dernier symptôme se trouve aussi avec Hepar, Arg. nilr,, et Nitric. acid.
I^ muqueuse de l'estomac est sèche, et aussi il y a défaut de sécrétion du suc gastrique. Ici vous avez la même dyspep sie, qui est curable par Bryone. Les symptômes distinclifs d'A lumina sont les suivants: Il y a une sensation le long de Toesophage en avalant les aliments. Le malade est toujours pluA mal
quand il maiigo des pommes do terre; eeci est un bon symptôme l>our Alumina. Il y a de Taversion pour la viande et un goût pour les sul>blances impossibles à digérer. Le foie est sensible au loucher, et il y a- des douleurs piquantes dans eet organe, comme avec Bryonia, Vous trouvez la constipation déjà décrite avec efforts pour aller à la selle, même quand les matières ne sont pas sèehcs ni dures. Les hémorrhoXdes démangent et brûlent, et sont humides.
Maintenant, nous considérons l'action tV Alumina sur les glandes. Ici, j*ai seulement un symptôme pour vous, et c'est Tusage du médicament dans le Irailement des bubons. Vous pouvez le donner pour le bubon dé la gonorrhée quand il existe en même temps un écoulement gonococciqiie jaunâtre, avec douleurs brûlantes et démangeantes le long de Turèthre, particulièrement au méat.
Enfin, la jKîau. Alumina agit sur la poau comme sur les muqueuses, produisant la sécheresse et la rudesse de la peau; en conséquence, nous le trouvons indiqué dans les éruptions rèches, rijdcs, qui craqiièlent et peuvent saigner, quoique pas souvent, et qui démangent et brûlent d'une façon intolérable, et qui sont pires à la chaleur du lit.
Vous vous souviendrez qu'Arg. nitr., Nux rom., et Sulpbur sont semblables à Alumina dans les affections spinales.
Vous trouverez que Mercurius est le remède le plus semblable à Alumina dans le traitement du bubon.
Alumina a été employé comme antidote pour la colique causée par le plomb.
LEÇON LVIIl
Plumbum.
ï^s syinplômcs de Plumbum peuvent être éludiés d après sa priiici[)alc propriété, qui est sa tendance à causer la contrac lion, volontaire et involontaire, de la fibre musculaire. Il produira cette canlraction des muscles, et causera aussi la contraction des vaisseaux sanguins, parce qu'il affecte les fibres musculaires, involontaires ou lisses. Le premier symptôme qui suit ordinairement l'empoisonnement par le plomb, qu'il soit pris par lestomac à doses lentes, comme dans le cas de boisson d'eau qui en est imprégnée, ou par inhalation, comme dans le cas des peintres, est la colique de plomb, qui consiste en d'horribles douleurs crampoïdes crispantes, avec rétraction des parois abdominales, rendant l'abdomen concave au lieu de convexe. Ceci s'explique par le spasme des muscles grands droits ; comme ils sont contractés, naturellement ils entraînent à l'intérieur les parois de l'abdomen. La douleur irradie dans toutes les directions, suivant ordinairement le trajet des nerfs, causant quelquefois du délire quand il y a extension au cerveau, de la dyspnée quand la poitrine est atteinte, de la rétraction des testicules quand elle s'étend dans cette direction, et de violentes crampes dans les jambes quand elle attaque les nerfs de cette région. Avec cette colique il y a une constipation obstinée, et môme dans certains cas des vomissements stercoreux.
La colique estantidotée par Alumina, Alum,, Platina, Opium, Xux rom., ou BeUad, et est empêchée par l'alcool.
Voyons maintenant los symptAmos de Plumbum, qui ont un caraclère paralytique. Le pr-cmitM* symptôme caractéristique csl ici la chute du poignet par la |)aralysie des muscles cxtenscurF du poignet. Cotte paralysie, Plumbum l'a guérie quand elle csl venue par suite d'aulros causes que l'ompoisonnement saturnin. Cclto i)aralysie s'étend à cr-mlres parties du corps, envahissanl
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toujours ks muscles extenseurs de préférence aux fléchisseurs. Sur le bord des gencives apparaît une ligne bleue, connue sous le nom do liséré gingival. Elle est causée par le soufre, qui exisle d.Mis lo tarlre des dénis, se combinant avec le plomb, qui ov. dans les vaisseaux sanâfuins, et formant un dépôt de sulfure de plomb insoluble. Comme je Tai dit, la paralysie s'étend et envahit d autres parties du corps, et alors vous avez ceci pour la caractériser; paralysie, a\ec atrophie des parties atteintes et, [>ar conséquent, due à des changements organiques. Ainsi, vous trouvez P/umhwm indiqué dans la paralysie organique ; dans la paralysie par maladie de hi moelle quand ce tissu a subi la dégénérescenee graisseuse ou la cirrhose.
Pluinbum s'appliqua 1res bien à cette maladie connue comme sclérose cérébro-spinale multii)le. Il est indiqué par ce symptôme : tremblement, suivi de p*aralysie.
Nous trouvons souvent Plumbum indiqué dans la paralysie avec contracture.
L'atrophie musculaire progressive peut aussi demander Plumbum.
Le plomb tend à empêcher le développement de Tulérus. Nous pouvons donc le trouver indiqué dans la tendance à Tavortement.
IjC fœtus se développe dans l'utérus, m<ais les fibres musculaires de l'utérus ne se développent pas en proportion, aussi l'utérus n'est plus capable de s'accommoder au développement du fœtus et l'avortement s'ensuit.
Quelquefois nous trouvons Plumbum indiqué dans le délire, r^ d'Miîe alternant avec la colique. Il ressemble bo-nieonj) à celui de Bcllad.; le malndf- mord et frappe ceux qui son! pn^'s de lui, mais il diffère de celui de Bcllndonnn en ceci : il v a du Iremblenient de la t^-^'le et des maii's, el un mucus jaune se collecte sur la bouche el les dents. Le délire, de plus, alterne avec In coli<|ue, ce qui nVsl pas le cas avec BelUul.
D'<autres troubles cérébraux ne sont pas communs dans Tempoisonnement saturnin, mais on peut encore rencontrer ce qui suit : insf)mnie. cf^]>halée intense. oeeij)itale ou frontale, avec ou sans vertige : bruits dans les oreilles : désordre de la vision: <liplopie ; amaurose : contraction du pharynx, m.Ome si les liquides sont avalés en qu^inlil'* et gloulonnemenl ; es})rit faible, morose, et triste ; tout cela précédé d'albuminurie.
Plumbum a fréquenmienl causé l'épilepsie. Les symptômes caractéristiques qui l'indiquent sont les suivants : lourdeur presque paralytique des jambes avant l'attaque, et paralysie et sommeij siertoreux prolongé après. Il est spécialement indiqué dans
les convulsions venant de la sclérose cérébrale ou d'un« tumeur.
Dans la constipation vous pouvez employer Plumbum quand il existe la rétraction de l'abdomen déjà mentionnée, et quand il y a un spasme ou une contraction marqués du sphincter de Tanus. Il y a effort pour aller à la selle, et le malade se plaint d'une sensation comme si un cordon lirait Taïuis en haut dans le rectum.
Dans son action sur les reins, Plumbum produit la dégénérescence granuleuse ou la cirrhose de ces organes. Il y a très peu d'oedème ou d'albuminurie, mais une tendance marquée aux convulsions urémiques.
Stannum.
Stcmnum est un médicament qui n'a pas beaucoup de symptômes, aussi on peut l'étudier très rapidement. Son complément est Pulsalilla.
Le malade de Sianmim est ordinairement triste et larmoyant, tout comme Puisai, Ix^s cris le rendent ordinairement plus malade. Celte dépression de l'esprit se trouve dans les maladies du poumon pour loquellcs Sflannum est votre remède. C'est assez différent de l'état mental ordinaire des phtisiques, qui, vous le savez, sont généralement pleins d'espoir, piv^sque jusqu'à leur dernière heure. Slannum est particulièrement indiqué quand ils sont déprimés mentalement, aussi est-il rarement indiqué dans la vraie tuberculose. La femme pour laquelle Stannum est indiqué est aussi nerveuse et faible ; elle est si nerveuse, irritable, et faible, qu'elle devient anxieuse et a des palpitations de cœur, même par un travail si faible que de donner des ordres concernant les affaires de sa maison.
Elle se plaint d'une sensation comme de défaillance dans l'estomac et la poitrine. Cet épuisement nerveux se montre de diverses façons ; il se traduit particulièrement quand la malade descend des escaliers, plus qu'en les montant. Elle ressent comme si elle ne pouvait pas descendre les étages, ou comme si elle n'avait pas assez de force dans les membres. Vous pouvez voir cette dépression d'une autre façon : la malade ne se plaint pas beaucoup en marchant, mais en essayant de s'asseoir elle tombe en défaillant dans la chaise. Ceci n'est pas un symp-
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lôme imaginaire. Vous le rencontrerez dans les affections ulôrines.
Pour les symplômcfi mentaux, vous pouvez comparer Siannum avec Natrum mur,, PuUaî., et Sepia, Natrum mur, a la mélancolie, Tespril triste, larmoyant. La consolation semble Taggraver. Si on essaye de le réconforter, il devient furieux.
La malade de Puisât, est de dispositions douces, larmoyantes, soumises. Elle aime les consolations. Elle a des règles rares, et peu abondantes, tandis que Stanniun a l'opposé.
La malade de Sepia a la tristesse concernant sa propre santé, tandis qu'elle montre une grande indifférence pour sa famille. Elle est facilement offensée et a tendance à être véhémente.
Dans ce relâchement de l'économie, produisant la défaillance ou la faiblesse, nous avons plusieurs remèdes. Avant tout,quand \x)us trouvez que les malades sont faibles en parlant, comparez les remèdes suivants : Cocculus, Vernir, a/bum, Sulphur, et Cale, osirearum»
Pour la paralysie fonctionnelle qui peut venir de la fatigue ou des émotions mentales, comparer avec Stannum, Cocculus, Ignatia^ Phosphorus, Natrum mur,, et Collinsonia.
Le malade de Stannum est troublé par des désordres de la digestion, autrement dit de la dyspepsie. Il y a des nausées et des vomissements le matin, ou l'odeur de la cuisine cause des vomissements. Ce dernier symptôme est une indication particulièrement forte de Stanmim, spécialement chez les femmes. Il y a une sensation de faiblesse, d'anéantissement, dans l'estomac, comme avec Sepia, et aussi un goût amer dans la bouche. Le rectum est inactif. Il faut beaucoup d'effort pour évacuer même une selle molle. La face tend à être pâle et creu&e, avec des cercles sombres autour des yeux. Ces symptômes indiquent la débilité dont souffrent les femmes, et sont les symptômes des vers. Ils peuvent demander Stannum quand il y a des vers. Il peut être indiqué même quand des convulsions résultent de l'irritation causée par ces parasites, se plaçant ainsi à côté de Cina, Artemisia, etc.
Les hommes peuvent avoir besoin de Stannum quand ils sont hypochondriaques. Ils ont des douleurs gastralgiques, qui les poussent à marcher pour trouver du soulagement, et ils sont sî faibles que cet exercice les fatigue beaucoup. I^a langue est chargée et jaunâtre.
La malade de Stannum souffre de prolapsus utérin. Ce prolapsus demande sî souvent Stannum que le D' Richard Hughes le trouve généralement utile pour le simple prolapsus utérin. Vous trouverez aussi qu'avec Stannum le vagin a du ppolap-
SUS. Os symptômes de prolapsus sont pires pendant la sell-e. I^s règles sont toujours profuses. La leueorrhée correspond avec le caractère prédominant du médicament. Elle est jaunâtre ou même est du mucus clair, et est toujours associée à une faiblesse insupportable. La malade est si faible qu'elle peut à peine se remuer. La prostration est si grande que, en s*habillant le matin, il lui faut s'asseoir à maintes reprises pour se reposer. Il y a <hi lr^^mblement des bras et des jambes. Les m ombres semblent lourds comme du plomb. Celte faiblesse est toujours pire en descendant, comme en descendant un escalier ou en prenant une position assise. Ces symptômes utérins peuvent être associés à une sensation de faiblesse ou de défaillance dans la poilrine. La malade se sent si faible qu'elle peut à peine parler.
Comme ressemblant à Stannum pour le prolapsus utérin, avec
aggravation des symptômes pendant la défécation, vous pouvez
vous rapi^^lor Podnpliyllum, qui a le prolapsus utérin avec diar-
. rhée. Les selles sont ordinairement vertes, et viennent par
à-coups.
Comme vous pourriez l'attendre, un malade, «i profondément épuisé dans son système nerveux que le malade de Siannum, doit souffrir de névralgie. La caractéristique générale qui vous mène à son emploi est que les douleurs augmentent et diminuent lentement. Elles ont spécialement tendance à survenir sur le trajet du nerf sous-orbi taire. Ave^ ce. caractère de la douleur, nous trouvons Stannum utile dans la prosopalgie suivant la fièvre intermittente et l'abus de la quinine.
Pour ces douleurs qui augmentent et décroissent lentement, les remèdes les plus proches sont Platina et Stroniiana cnrh.
L'épilepsie a été traitée par Stannum, particulièrement quand elle est réflexe d'une irritation abdominale, ou de la présence de vers dans le canal intestinal. Le malade a une face pAle et dos cercles foncés autour des yeux, et une colique qui est soulagée en pressant fermement sur l'abdomen. Si l'enfant est assez âgé pour décrire ses sensations, il se plaindra d'un goût douceAtre dans la bouche. Il est aussi utile dans l'épîlepsîe avec complications sexuelles : opisthotonos ; les pouces soiil serrés dans la main.
Les spasmes hystériques peuvent aussi demander Stannum^ fi]iécialement quand ils sont accompagnés de douleur dans Tabdouien et le diaphrag^me.
Maintenant, voyons l'action de Stannum sur les muqueuses. Quand il est le remède, vous trouvez qu'il y a une copieuse sécrétion des muqueuses. Elle est douce et non irritante, et est
jaunâtre ou verl-jaunâlre; aussi c'est une sécrétion muco-purulente. Quelquefois, quoique pas si souvent, ce mucus est tenace, visqueux, et entremêlé de sang, s'accumule dans la gorge et se détache avec grande difficulté, excitant même le vomissement. ÏAH mucus se collecte très rapidement dans la poitrine et est très facilement expectoré, avec grand soulagement pour le malade.
L'oppression, la faiblesse et le serrement de la poitrine sont tous soulagés quand le crachat est expectoré. La voix, qui est rauque et enrouée, semble être haussée de ton par ce crachement. La <lyspnée aussi est beaucoup mieux après l'expectoration. La toux est très gênante et tourmentante. Elle est pire la nuit, et est excitée par la parole et la marche rapide. I^ malade, en plus, se plaint de cette faiblesse de la poitrine- Il semble qu'il n'y sent plus de force du tout. La dyspnée survient, plus intense vers le soir.
Ce sont les symptômes qui indiquent Siannum dans les cas de rhume négligé. Ils suggèrent aussi le médicament dans ce qu'on a proprement appelé la phtisie catarrhale. Il y a une fièvre hectique marquée. Les frissons surviennent de façon caractéristique à dix heures du matin. Vers le soir le malade devient congestionné et brûlant, avec aggravation de ses symptômes par tout exercice. La nuit il a une sueur profuse, particulièrement pire vers 4 ou 5 heures du matin. Je vous dirai que dans celte fièvre hectique, avec frisson à 10 heures du matin, j'ai souvent essayé Natrum mur.^ mais sans en obtenir aucun bénéfice.
Sîannum est un remède que vous devez choisir avec grand soin, ou il vous désappointera certainement. Il doit y avoir la faiblesse. Quand vous trouvez Siannum insuffisant dans la phtisie catarrhale, vous pouvez penser aux médicaments suivants:
Silicea est indiqué dans la phtisie catarrhale aussi bien que dans la phtisie tuberculeuse véritable, quand il y a de la toux, qui est accrue par le mouvement rapide. Il y a un abondant bruit de mucus dans la poitrine. L'expectoration est plus purulente que celle de Siannum, Il y a ordinairement des accumulations purulentes dans les poumons. Vous trouverez Silicea fréquemment indiqué dans la phtisie catarrhale des vieillards.
Phosphorus doit souvent être soigneusement comparé à Siannum, car les deux médicaments sont fréquemment employés à tort l'un pour l'autre. Tous deux ont rnnrouoment, l'aggravation vespérale, la poitrine faible, la toux, les crachats abondants, l'hecticité, etc. Phosph. a plus de sang ou de stries sanguinolentes, du serrement de la poitrine, etc.
Senega est un médicament qui produit une grande sensibilité
douloureuse dans les parois de la poitrine et une grande accumulation de mucus clair albumineux, dont rexpectoratioa est difficile. Ces symptômes sont souvent accompagnés de pression sur la poitrine comme si les poumons étaient poussés en arrière vers la colonne. Il est spécialement indiqué chez les personnes grasses, à. tissus lâches. Ce Senega contient de la senegîne ou acide polygalique, qui est de composition identique à la saponine, le principe actif de Quillaya saponaria. Celui-ci produit aussi la même sorte de relâchement froid que Senega.
Coccus cacti est utile dans la coqueluche, avec vomissement de grands filaments de mncus clair albumineux. Il peut être utile dans la phtisie catarrhale quand, avec ce phlegme collant, il y a des douleurs aiguës, piquantes sous les clavicules.
Le Baume du Pérou est indiqué dans la phtisie catarrhale par l'expectoration purulente abondante. Nous ne savons que peu de chose sur ce médicament. Nous devons donc adopter l'expédient de le choisir par exclusion.
Yerha sanfa, ou YEriodiction californicum est indiqué quand il y a respiration asthmatique par accumulation de mucus. Il y a une émaciation considérable et de la fièvre.
Parmi les autres remèdes avec beaucoup de phlegme dans la poitrine, il y a Antim, crudum et Tartaricum^ Chamo., BeUadonna^ Cale, osir,. Cale, phosph., et Ipéca (chez les enfants), Lycopodium, Sulphur, Phosphorus^ Baume du Pérou (crachats purulents), Hepar, Scilla, Yerha santa (fièvre, émaciation, asthme par mucus), Copaiva (crachats profus gris-verdâtre, à goûl écœurant); Illicîum anisaium (pus, avec douleur au troisième cartilage, droit ou gauche) ; Pix liq, (crachats purulents, douleur au 3* cartilage costal gauche); Myosotis (expectoration copieuse, émaciation, sueur nocturne).
Dans la pleurésie, vous trouvez Stannum indiqué par des douleurs aiguës, piquantes comme par un couteau, commençant dans l'aisselle gauche, et s'étendant en haut dans la clavicule gauche, descendant dans l'abdomen. Elles sont pires en se pliant en avant, par la pression et l'inspiration.
Slannum est quelquefois employé dans la paralysie fonctionnelle venant de l'onanisme ou des émptions. Quelquefois les personnes du tempérament faible, nerveux, que j'ai décrit, sont affectées par les émotions au point de perdre le pouvoir de se remuer. Ici Stannum se compare à Staphisagria et Nairum muriaticum.