‹ Matière médicale clinique de FarringtonChapitre 5 sur 59 · SU · texte numérisé non relu

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Il y a désir de café, mais celui-ci ine soulage pas. Le lait fait du mal dans les deux, mais le venin seul a du goût pour lui. Carbo veget. a l'aggravation par les mets gras, avancés, ou le poisson, les huîtres, les aliments qui causent de la flatulence, les glaces, le vinaigre, la choucroute, ce dernier principalement, à cause de la flatulence qu'il cause. Les éructations sont stires, rances. Les deux médicaments ont un soulagement à la distension flatulente par le renvoi, mais Lachesis a en plus une sensation de malaise, qui est soulagée. Avec les deux médicaments, le renvoi donne une sensation de respiration plus libre. Dans Carbo, c'est exprimé par la diminution de la tension et du tiraillement des attaches costales du diaphragme; dans Lachesis, c'est un soulagement après les éructations qui semblent le suffoquer. Elles viennent rapidement et fout penser à la oonstriction de la gorge toujours présente de Lachesis. Ce dernier remède a aussi des éructations à vide, qui rendent les douleurs plus intenses.

Carbo veget. a la pesanteur, la plénitude, Tassoupissement après avoir mangé, avec la plénitude de l'abdomen presque à en éclater. La brûlure de Teslomac est aussi accrue. Cette pesanteur est très caractéristique et est notée pareillement

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dâiië rabdomen, qui semble pendre lourd^mex^» Qt auwi dans lia tète, qui' semble aussi lourde que du plomb. Le brûlement est accompagné d'une sensation de rarapement à la gorge.

Avec Lachesiê^\% plénitude et la pression sont causées comme par du plomb, et la sensation de réplétion amène Taffaiblissement de l'esprit. Il y a aussi une sensation comme si une ma^se s'accumulait dans l'estomac et les intestins ; du brûlement, avec pénible distension abdominale, et une sensation comme si une pierre descendait; le malade doit se tenir tranquille ou aller avec précautions. Cette sensation d'amoncellement est probablement une partie de la constriciion de Lachesia^ que nous avons si souvent signalée comme hautement caractéristique.

Avec Carbo vegei., la flatulence est plus rance, putride, ou, quaiKl les ga£ passent par Tanus, brûlants, humides, fétides. Leur incarcération avec brûlure est une cause de beau- OQup de symptômes et ils sont plus nombreux qu'avec le venin- Ils causent aussi une sensation de pesanteur profonde dans la vessie et la région sacrée. Lacfiesis soulage une gastralgie rongeante, quand la douleur diminue en mangeant. Carbo vegei. guérit quand il y a brûtement, avec une crampe constrictive ployant en deux; les douleurs sont paroxystiques et gênent la respiration. I^ brûlement s'étend jusqu'à la poitrine el en bas vers l'abdomen, suivant, semble-t-il, le sympatfiique.

Le ténesme rectal est plus accentué avec Carbo veget.^ la constriction anale avec Lachesis, C'est ce dernier symptôme qui explique, comme nous l'avons observé auparavant, le besoin inefficace d'aller à la selle ; tandis que, avec Carbo vegeL^ le besoin est efficace en raison de la pression des gaz. Tous deux ont des hémorrholdes bleuâtres, proéminentes, comme après mie débauche. Cette constriction les distingue, comme le font aussi le mal de tète et la diarrhée. Dans chacun, il y a un mal de tête avec battements, mais Carbo vegct. a plus de lourdeur^ el la diarrhée est j^eu abondante.

Dans les formes typhoïdes, que ce soit la fièvre spécifique, ou que ce soîf comme une suite de péritonite, dysenterie, etc., Carbo veget. donne le plus parfait tableau du collapsus, tandis qu'avec Lachesis^ la faiblesse cardiaque, l'assoupisaement, les extrémités froides, etc., indiquent la défaillance de la vitalité, mais non si près de la mon que les symptômes suivants appartenant ix Carbo : tympanisme, jambes froides, spécialement aux genoux, pouls filiforme^ respiration froide; absence

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d'évacuation» intestinales, ou diarrhée involontaire, putride, Banglante, purulente.

Dans la hernie^ Carbo veget. a Tanxiété, comme Arsenicmais avec malaise plutôt qu'agitation et besoin de changer de place; et il ressemble à Lacliesis pour la difficulté de supporter les vêtements, la plénitude des parties s'il y a étranglement, etc. Il y a cependant plus de météorisme et de gaz fétides.

Graphites a l'anxiété, la mélancolie; la pointe de la langue vésiculeuse; la sensation d'une masse dans le côté gauche de la gorge, sur laquelle la nourriture semble passer avec difficulté; dans la déglutition à vide, une con«trictioii allant de l'œsophage au larynx; on doit enlever le vêtement après avoir mangé ; il y a de la gastralgie, diminuée après avoir mangé; de la gastrite chronique, spécialement après l'abus des boisaons alcooliques. Sensation de masse dans l'estomac ; tme diâlenâion flatulenie de l'abdomen avec congestion de la tête, deis^ gaz fétides. Des accès de suffocation réveillant du sommeil, obligeant à sauter du lit ; obligation de manger quelque chose. Selles fétides.

Mais ce remède cau#e plus de flatulence que La/^hesis. Les douleurs gastralgiques sont brûlantes et par crampes et la sen sation d'une niasse dans l'estomac est accompagnée d'un constant battement; le renvoi est rance. Les accès de suffocation sont ordinairement pires à minuit au lieu de venir pendant ou après un sommeil de quelque temps; et la conslriction notée en s'endormant est dans la fwitrine aii lieu du larynx. Les selles fétides sont à moitié digérées, foncées et molles, indiquant la digestion imparfaite propre à ce remède.

Il y a quelque ressemblance dans les symptômes constitutionnels de Graphites et de Lachesis. Mais le premier a un ensemble qui le distingue; gras, froid et constipé; peau herpétique^ rèche, et disposée à se fendre et à laisser suinter un liquide gluant.

A côté de ces quelques ressemblances avec le venin, Graphie tes touche plus à Arsenic, Nux vom, et Lycopod. Les deux premiers lui ressemblent pour la gastrite et la gastralgie, le dernier pour la flatulence.

Sulphuric. acid- ressemble en quelques points aux venins de serpents, spécialement dans les malaises des buveurs. Ses effets corrosifs, cependant, sont distinctement proéminents, comme le montre la violente inflammation du conduit alimentaire. Mais le système nerveux est si atteint que de nombreux symptômes paraissent comme ceux de LachesiSy sensibilité

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épigastrique, sensation de constriction dans les intestins, sensation de crampe, de déchirement, de torsion, avec nausée et défaillance; tremblement, pâleur de la face, appréhension ; pouls désordonné; crampes dans le pharynx, impossibilité d'avaler, spasme de Tœ&opha^e ; grande faiblesse, etc. Tous deux de même réclament de Teau-de-vie.

L*acide agit bien quand le patient est faible, émacié, se plaint de tremblement, mais c'est plus subjectif qu'objectif. Il est anxieux et agité et fait tout à la hâte. La face est pâle, et quelquefois présente des points secs, ridés, spécialement quand les hémorrhoides sont pires. Les éructations sont sûres. L'estomac est senti relâché et froid. Le vin peut soulager et les spiritueux aggraver, comme avec Lachesis. Mais la particularité de l'acide est que l'estomac rejette l'eau froide, à moins qu'elle ne soit mélangée d'eau-de-vie. Les muscles abdominaux sont rétractés d'une façon spasmodique. Les selles sont jaunes comme avec Lachesis, mais présentent une apparence fendue, et sont fibreuses. La diarrhée aqueuse est très félide. Les hémorrhoîdes sont humides, brûlantes, et peuvent empêcher la défécation.

Ck)mme l'acide cause des formations §roupeuses, il pourrait être rappelé avec Lachesis quand les selles indiquent une telle condition de l'intestin.

L'acide ressemble aussi à Elaps; les boissons donnent une sensation de froid à l'estomac. Mais le premier seul a le soulagement par l'adjonction de spiritueux.

Colchicum mérite une mention ici; surtout parce que, comme Lachesis, il cause du refroidissement ou une sensation de froid dans l'estomac {Elaps), de l'intolérance à la pression des vêtements, une sensation de brûJure dans l'estomac, des vomissements et de la diarrhée, des spasmes du sphincter anal donnant le besoin impérieux d'aller à la selle, des gaz fétides, une diarrhée fétide, de la sensibilité au moindre attouchement, une respiration lente et très faible, un pouls faible. Mais il y a généralement des nausées, augmentées par l'odeur de la nourriture; si le patient est assis ou couché très tranquillement, le vomissement est supprimé (comme Verairam), Les sens sont trop aiguisés ; une vive lumière, un attouchement, ou de fortes odeurs l'irrilont (comme Nux vont,). Il vomit et a la diarrhée comme dans le choléra ; le sphincter anal se contracte après chaque selle, avec un besoin inefficace. La similarité, donc, existe surtout dans la sensibilité au toucher et les contractions du sphincter avec faiblesse, les autres symptômes étant assez différents pour rendre le choix facile. (Voyez aussi plus loin.)

Dans le choléra, Lachesis a été employé quand le vomisse ment était renouvelé par le moindre mouvement, et la nausée accompagnée d'un grand flux de salive. Comme Colchicum a précisément les mêmes symptômes, d'autres indications doivent décider.

Dans rirritation réflexe, comme les convulsions, avec des selles bigarrées, muqueuses, chez les enfants qui font leurs dents, et qui roulent la tête, Colchicum ressemble à PodophyU

Bellad., Lachesis, Rhus iox,, et Baptisia, oonstilTuent un groupe utile dans la péritonite, l'entérite, etc.

Bellad. diffère de tous dans le caractère de l'inflammation. C'est seulement quand l'affection devient asthénique que les autres sont utiles. Lachesis suit Bellad., quand, spécialement chez les enfants avec une diarrhée inflammatoire, la constipation survient tout à coup avec gonflement et sensibilité abdominaux, particulièrement en un point; ou si la suppuration s'ensuit et que Mercurius échoue; ou encore, si la gangrène menace.

Rhus toX' réclame l'assoupissement, la fièvre restant élevée et s'accroissant ; l'inqujélude, la langue sèche, rôtie, brune, avec une pointe rougo 'triangulaire ; une diarrhée visqueuse, aqueuse ou putride, jaune brun ou sanglante, involontaire pendant le sommeil ; généralement accompagnée de déchirement descendant vers les cuisses, tandis que Lachesis a la raideur douloureuse depuis les reins, jusqu'aux cuisses.

Dans la typhlite, dans laquelle l'un ou l'autre peut suivre Bellad., Rhus iox. a le soulagement du gonflement par la pression douce de bas en haut, Lachesis l'intolérance au toucher.

Dans la périrectitc, Rhus Iox. peut être employé si l'inflammation est d'origine traumatique, Lachesis si un abcès se forme et n'arrive pas à pointer; les tissus environnants présentant une teinte pourpre.

Colchicum se compare à Lachesis quand la prostration est extrême, avec coma, abdomen chaud et extrémités froides ; pouls filiforme; si on soulève la tête, elle retombe, et les lèvres bavent; la face est hippocra tique, la langue est tirée avec difficulté, et les intestins ont des évacuations involontaires. Mais le tympanisme est plus marqué dans le premier; et les selles contiennent des flocons blancs ou des peaux ; la langue est, soit recouverte d'un épais enduit brun, soit rouge bril. lant, excepté à la pointe, où elle est chargée. Selon les expériences et les cas d'empoisonnement, Colch. ne cause pas de sensibilité abdominale au-dessous de l'épigastre.

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r Arnica produit une profonde stupeur, avec respiration haie tante, une langue sèche, brune vers le milieu, le ventre distendu, des selles et des mictions involontaires. Il peut être distingué par les ecchymoses, et la douleur de meurtrissure, produisant Tagitation, cotte dernière étant améliorée si on ar r^ïnge le vêtement du maliulc et si on change sa position?*

Parmi les remèdes qui causent la constriction de Vanufi, les suivants sont dignes d'être notés : Bellad,, Causticum, Nilri ne, Natr, murinl., Ignaiia, Kali bichr,, Opium, Plumhum, Mezereum, Cocculus-

Bellad. a : la pesanteur et la sollicitation vers Tanus et les parties génitales, alternant avec les contractions de Tanus ; la <ionstriction spasmodique de l'anus comme dans la dysenlorie.

Causticum donne le besoin inefficace d'aller à la selle, avec aâxiété et face rouge.

Nitric» acid. cause une sensation de percement du rectum, comme par un éclat de bois ; la constriction survient pendant qu'on va à la selle et diminue après quelques heures ; le rectum donne une sensation de torsion.

Nairum muriat, a la sensation de contraction dans le rectum pendant la défécation ; les fèces déchirent l'anus ; il y a de fréquents besoins infructueux, une constriction spasmodique de l'anus.

Ignaiia donne dans la proctalgie; de la contraction avec des douleurs coupantes, frappantes; de la contraction dans l'anus pire après la défécation. Les symptômes sont inconscients, irléguliers, par accès, comme dans l'hystérie.

Kali bich. a la sensation d'une cheville, semblable à Lacheiia; de la diarrhée d'eau bnme, écumante, faisant irruption le matin de bonne heure et suivie de ténesme de l'anus.

Opium, l'anus est fermé spasmodiquement pendant la colique, avec une constipation obstinée. Plumbum est très semblable.

Mais tous sont facilement distingués des symptômes caractéristiques de Lachesis par ce dernier. Un besoin urgent tourmentant dans le rectum, mais en raison de la constriction de l'anus, cela devient si pénible que le malade doit y renoncer; hémorrhoïdes proéminentes, avec constriction de l'anus.

Beaucoup plus près, et presque identique, est Mezereum,

après la défécation, l'anus est en oonstrictron autour du rectum

ppolabé. Pour d'autres points, cepcmlant, les deux remèdes

sont absolument différente.

Kali bichrem. doit aussi être rappelé comme voisin de La-

chesis dans \i\ dysenterie- Tous deux ont la langue fendue, rouge, lisse: des selles noirâtres; aussi, dans les cas graves ou typhoïdes, ils so siiecèdent-bien l'un à l'autre. L'odeur fétide des excréta dislingue Lachesis, le mucus comme' de la gelée, quelquefois fibreux, le premier.

Un fait particulier de Cocctilus est le ténesme rectal après la défécation, avec défaillance, et diminution du péristaltisme

Si caractéristique est la fétidité des matières fécales de Lachesis, qu'elle devient hautement indicatrice du médicament. On peut, en confiance, donner Lachesis quand cette sorte de fèces existe. Le rectum et l'anus sont affectés au point qu'il y a un constant besoin tourmentant dans le rectum, mais non pour aller à la selle. C'est simplement un état spasmodîqvie des intestins avec un sphincter anormalement irritable. Un autre symptôme est que le patient est désireux de faire effort pour aller à la selle, mais ne le peut à cause de la douleur du sphincter ani; le rectum prolabe et est maintenu par le shrncter contracté; après la selle, il y a souvent une sensation danô le rectum comme d'un battement de petits marteaux. Ces syniptômes sont assez communs chez les dyspeptiques, particulièrement chez ceux qui ont abusé de l'alcool.

D^ns la péritonite Lachesis est indiqué tard quand la fièvre continue encore et est pire après une heure de l'après-midi et la nuit. Le plus léger attouchement à la surface du corps est intolérable. Les symptômes typhoïdes compliquent le cas. Il peut encore être indiqué quand il y a typhlite après la formation de pus. Il succède, particulièrement, à Bèllad,, Bryone, et Merc. corros. Il est aussi semblable à Rhus tox., mais il a plus de symptômes typhoïdes que ce dernier, et ainsi vient plus tard dans le cas.

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