‹ Matière médicale clinique de FarringtonChapitre 6 sur 59 · LEÇON IV · texte numérisé non relu

LEÇON IV

Laghesis {fin).

Lachesis cauae chez Vhomme une lascivité augmentée avec diminution de puissance physique. L'esprit est en proie à toutes sortes d'attraits, mais les érections et les êjaculaitons sont imparfaites.

Sur les organes féminins^ Lachesis agit très puissamment. Il semble avoir une affinité spéciale pour les ovaires, particulièrement le gauche ; Tovarite, Tovaralgie, les tumeurs peuvent être guéries quand il y a sensibilité à la pression des vêtements, et autres symptômes caractéristiques du médicament. Les règles sont peu abondantes, faibles, le sang épais, noir, très fétide ; il y a des douleurs dans les hanches, descendant dans l'ovaire gauche, tout étant amélioré quand le flux est établi. L'utérus est intolérant à la moindre pression.

Lachesis peut être employé dans la métrite puerpérale, surtout quand les lochies sont fétides. La face est pourpre et la malade inconsciente.

Il peut être indiqué aussi dans les tumeurs ovariennes, quand la maladie montre une tendance à progresser de gauche à droite, même quand la suppuration a pris place. Il est spécialement indiqué après Hepar et Mercurius quand il y a une grande adynamie.

Dans la syphilis, Lachesis est indiqué comme un antidote du mercure ou quand le chancre devient gangreneux. Ses cairactéristiques sont le mal de gorge particulier, l'entourage bleu des ulcères, les douleurs osseuses nocturnes, le violent mal de tête, et le chancre phagédénîque.

Les ulcères syphilitiques des jambes sont plats et ont un entourage bleu ; il y a des caries du tibia ; les parties sont sensibles et livides ; il y a des ulcérations dans la gorge ; des douleurs osseuses la nuit ; tout après abus de mercure.

Les ulcères bleus s'allient avec: Hepar, Asa fœtida,Lycopod.^

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SUicea, Arsenic. Les boutons, vésicules et pustules le relient à Arsenic. ^ Phosphorus, Lycop., Mercurius, Hepar, Silicea, etc. La brûlure de l'aréole à Arsenic., Lycopod., Mercurius, Silicea. Le pus fétide à Arsenic, Asa fœlida, Lycopodium, Silicea, Swip/iwr, Hepar. Les ulcères plats, à Arsenic-, Asa fœtida, Lycopod.j Mercurius, Silicea, Phosph. acid. S'ils deviennent noirs ou gangreneux, à Arsenic, Secale c, Silicea, Plumbum, Carbo veg., Euphorbium, Muriatic acid. Mais Lachesis a le brûleraent plus marqué quand on touche l'ulcère. La peau entourante est saumonée. Les ulcères sur les jambes tendent à s'étendre superficiellement (plutôt que profondément, comme par exemple, avec Kali bichr.), l'écoulement est peu abondant et les forces défaillantes. Des vésicules sombres entourent les ulcères, et la peau environnante est morte. Quelquefois les éliminations cessent, le patient est stupide, froid, les jambes de^ viennent œdémateuses; et un gonflement rouge bleuâtre sur le trajet des veines montre qu'il y a de la phlébite- Tout cela ressemble à Arsenic, Carbo veg., Bufo, Secale c, Cinchona, etc. Mais Arsenic, présente plus d'excitation vasculaire et d'irritation nerveuse avec la prostration.

Carbo veg., amène encore une plus grande prostration que Lachesis, avec sueur froide, une respiration froide, du collapsus. L'ulcère a une odeur cadavérique. Dans les cas légers, il n'y a aucune ressemblance entre les deux ; car Carbo veg. cause beaucoup de brûlure, de l'avivement des plis de la peau ; les bords de l'ulcère sont rèches, mais non hyperesthésiés comme dans Lachesis.

Hepar pourrait être rappelé comme concordant avec Lachesis, et spécialement parce qu'il est utile après l'abus des mercuriaux. L'aréole de l'ulcère est très sensible, mais il y a une sensation douloureuse de meurtrissure, indépendamment de rhyperesthésie. Et, bien que la partie suppurante puisse devenir bleuâtre, et que le patient ressente de la faiblesse, cependant il n'y a pas d'évidence de perte de vitalité et de gangrène, comme le suggère le médicament indiqué plus tard, Lachesis.

Lycopodium est un complément du venin. Si des ulcères syphilitiques apparaissent dans la gorge, ils sont d'un jaime-grisâtre sombre, pires sur le côté droit. Le front montre une éruption cuivrée, et la face est jaimâtre, souvent ridée, mais n'a pas les petits vaisseaux sanguins rouges qui se montrent à travers la peau jaune de Lachesis. Les chancres sont indolents; les condylômes sont pédicules. Les ulcères sur les jambes n'arrivent pas à se cicatriser avec une sensation de brûlure et de déchirure, pire la nuit ; ils sont aggravés par les

cataplasmes ou par tout essai pour lef^ panser- Le pus est souvent jaune d'or. Dyspepsie flalulente.

Nilric. acid, semblerait similaire dnns le chancre phagédénique, les ulcères sur le tibia, etc., il se distinguerait facilement par les bords irrépfuliers de Tulcère qui présente aussi des granulations exubérantes, facilemont saignantes; et par des symptômes dans la bouche et la gorge, par les fenlos dos commissures des lèvres, la sensation d'un éclat 3e l)ois dans la gorge, etc.

Kali iod. a im ensemble de symptômes tout différents de Lachesis : des douleurs osseuses rongeantes, forantes; une sensation de battement et de brûlement dans les os du nez et du front ; de Tozène jaune-grisâtre, excoriant; des papules s*ulcérant et laissant des cicatrices ; de la rougeur, des chancres avec des bords durs cl du pus coagulé ; des ulcères rongeant profondément; un violent mal de tète, beaucoup plus intense qu'avec le venin, et causant une forte pesanteur dans la tête. Une tendance à l'infiltration interstitielle des tissus mous et aussi des os, plus étendue qu'avec ï.nchesifi, qui n'infiltre que les tissus mous.

Dans les symptômes utérin a et ovaricnf^ de Lachesis, notre attention est dirigée vers les comparaisons suivantes :

PlcUina a les règles profuses et sombres, au lieu de rares ; et l'arrogance est beaucoup plus prononcée. La nymphomanie est accompagnée de titillation et de démangeaison des parties génitales ou de vaginisme. Dnns les affections ovariennes, ce médicament a guéri alors que Lachesis txxmi échoué ; ainsi dans la suppuration de l'ovaire, le pus ayant été évacué sous l'influence du second. Les douleurs sont brûlantes, avec une violente pesanteur.

Palladium a guéri l'induration et le gonflement de l'ovaire droit, comme le fait Lachesis: Mentalement, les deux sont absolument différents. Le premier développe un égoïsme qui se manifeste par le souci de la patiente de la bonne opinion des autres ; aussi son orgueil est-il souvent atteint. I-es émotions mentales aggravent les douleurs ovariennes, comme avec le venin, mais par une autre voie. La patiente de Lachesis est extatique ou excitable à la moindre chose; la relation d'histoires l'émeut jusqu'aux larmes. La malade de Palladium est facilement agitée en société ; une conversation vive ou un entretien le soir, accroît ses douleurs et la fatigue psychiquement et physiquement- Dans les affections ovariennes. Apis se tient très près de Lachesis. Mais il agit plus sur l'ovaire droit que sur le gauche.

Il y a une sensation douloureuse de brisement, ou de piqûre, de brûlure. D'autres fois, les douleurs sont décrites comme lancinantes.

Dans le prolapsus utérin ou durant les règles, la pesanteur semble ôlre dans Tovaire droit; aux douleurs succède un mucus rare et sombre.

Tous deux ont des douleurs allant de Tovaire gauche au droit. Mais avec Apis elles sont ressenties pendant qu'on s'étend. Il y a aussi une sensation d'étirement dans la région ovarienne, très caractéristique. Les douleurs peuvent remonter dans les deux; mais avec Apis, elles sont dans l'ovaire droit avec douleur aussi dans la région pectorale gauche, et toux.

Mentalement, il y a une ressemblance considérable. (Voir Esprit.) Tous deux ont la jalousie, avec bavardage et augmentation des désirs sexuels, inquiétudes, avec manières bruyantes.

Arsenic, affecte les ovaires et l'utérus, et a une métrorrhagie de sang sombre, accroissement du désir sexuel. Mais ce puissant agent affecte plus lovaîre droit, avec brûlement marqué, douleurs tensives et agitation qui est, en quelque manière, soulagée par un constant mouvement des pieds ; coliques menstruelles, améliorées par des applications chaudes.

Lycopodium à l'inverse de la direction des douleurs de Lachesis, allant ici de droite à gauche. Ses symptômes gastroentériques sont aussi toujours présents.

Graphites aussi affecte plus l'ovaire gauche, et soulage aussi quand les douleurs dans la région ovarienne droite sont suivies par une évacuation par le vagin, mais constitutionnejlement, ce médicament et Lachesis diffèrent.

Un symptôme marqué de Lachesis est le soulagement de la douleur quand le sang coule- Comparer : Moschus, tiraillant et arrachant au commencement des règles, cessant avec le flux menstruel. Zmcum, soulagement de la pesanteur dans l'ovaire ïçauche (exactement comme iMchesis).

Plalina et Amman, carb, ont des douleurs continues avec le flux, le premier même avec un écoulement profus ; le dernier avec le flux entre les douleurs.

Voyons maintenant, le cœur, la circulation et les fièvres. Lachesis, comme je l'ai indiqué, affecte la circulation d'une manière marquée ; il cause des bouffées de chaleur, comme à la ménopause ; un flux du sang vers )a tète, avec froideur des pieds, palpitation de cœur, avec sensation de constriction vers le tîœur, comme s'il était tenu serré dans des cordes. Ces derniers symptômes, avec l'oppression de la poitrine, la dyspnée

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au réveil, Timpossibilité de rester couché, ont amené à employer Lachesis dans Thydrothorax et l'hydropéricarde, quand ils dépendent d'une affection organique du cœur.

Lachesis est indiqué dans Thydroplsie générale, quand l'urine est sombre, surtout noirâtre, et contient de l'albumine, et que la peau sur les parties oedémateuses est d'un noir-bleuâtre sombre. Je me souviens d'un homme de 60 ans, qui avait précisément celte sorte d'hydropisie, et continua de vivre pendant six mois sous l'action de I.cLchesis, et dont la mort, quand elle survint, fut sans douleur. Il est spécialement utile dans l'ascite, après la scarlatine et les asciles des buveurs, quand les symptômes sus-mentionnés sont présents.

Dans les affections rénales et vésicales, il faut choisir Lachesis plus d'après les symptômes généraux que locaux. Par exemple, dans l'albuminurie ou mal de Brighl, les symptômes respiratoires, l'aggraviition après le sommeil, et la surface bleue, sont plus caraclérisliques que les symptômes urinaires. Dans la cystite, le médicament est indiqué quand le mucus fétide montre la caractéristique universelle dans la tendance à la putridité. Et plus la fétidité de l'urine est d'une intensité disproportionnée, comparée à la durée de la rétention vésicale du mucus, plus iMchesis est le remède indiqué.

Dans Y hématurie, le médicament, comme son puissant rival Crotalus, est indiqué quand les symptômes surviennent comme pour mettre en évidence une décomposition du sang, comme dans les fièvres putrides, d'où, le dépôt caractéristique des globules sanguins désintégrés, ou de la fibrine, etc., présentant l'apparence de paille hachée. Dans l'albuminurie, après la scarlatine, il y a hydropisie et retard do la desquamation, et l'urine est noire ou contient des taches noires. Celle apparence tachetée est précisément comme Hcllehonis, Les autres remèdes causant l'urine noire sont Colchirum, Nalrum^ mur. y Carbolic. acid,, et Digiialis, Apis, Amman, henz., Arsen., Benzoîc acid,, Arnica, Opium, Carbo leq., Knli cnrh.^. et Tereheni. produisent l'urine foncée trouble. Seul cependant, Lachesis a l'urine écumeuse et les caractéristiques générales déjà rapportées.

Helleborus se distinguera par l'apathie sensorielle, la faiblesse musculaire, la face pâle, bouffie, et la diarrhée mu-' queuse, comme do la gelée, accompagnant l'hydropisie. Le patient peut respirer mieux étant étendu, ce qui est le contraire de Lachesis et Arsenic,

Digiialis, avec une urine trouble, noirâtre, et rare; de la faiblesse venant de la faiblesse du cœur, avec une face bleuâtre,

ressemble ici beaucoup à Lachesis. Dans ce dernier, il y a plus de constriction laryngée, au^si bien que d'oppression et de constriction dans la poitrine ; dans le premier, la constriction suffocante fait comme si les parties intérieures de la poitrine s'étaient soudées. Digitalis a aussi le creusement ou la défaillance à l'estomac, comme si la vie était pour s'éteindre.

Terebinthina a rurine fumeuse et trouble (bourbeuse), déposant un sédiment comme du marc de café. Il est souvent indiqué dans l'hydropisie consécutive à la scarlatine; le sédiment contient des globules sanguins désintégrés; hématurie- Dyspnée, le patient doit être soutenu, soulevé dans &on lit il y a un grand assoupissement. La langue est sèche et luisante. Cliniqueinent, Tereb. s'est montré utile dans les premiers stades des maladies des reins, quand la congestion prédomine; c'est avant que les cylindres rénaux apparaissent en grande quantité. Il cause ujie brûlure et une douleur plus intense dans le dos que Lachesis, et l'urine peut avoir ime odeur de violette. Dans les fièvres typhoïdes, les évacuations urinaires et alvines ressemblent à celles de Lachesis. Selles fétides, hémorrhagies intestinales causées par l'ulcération ; le sang est foncé, plein de suie, il a l'apparence de marc de café. L'urine est fétide; il y a du sang décomposé dans l'urine.

De plus, Tereb. cause de la stupeur, une langue sèche, lisse, luisante, et une grande faiblesse. Mais il se distingue par une prédominance de la tympanite, avec brûlement, qui est accompagné par un étal lisse de la langue, comme si elle avait perdu ses papilles.

Apis ressemble à Lachesis dans l'hydropisie posl-scarlatiueuse ; car les deux remèdes ont l'albumine, l'urine rare, sombre par le sang décomposé, et la dyspnée. Mais Apis ordinairement présente le manque de soif, la peau d'une pâleur de cire, et çà et là une éruption ressemblant au rash ortie, des pustules rouges ou une apparence érysipélateuse rosée sur les membres œdémateux.

.4rsen/c. est nécessaire dans les cas de inalatlie (1rs reins quand Turine est rare et albumineuse sans sang, le remède étant indiqué en raison de ses symptômes cardiaques bien définis, ou de son inquiétude mentale. A ce degré, il n'y a besoin ici d'aucune différenciation. Mais si Turine est sombre, trouble, mêlée de sang, déposant un sédiment comme du café, s'il y a orthopnée avec jambes froides, catarrhe' bronchique, grande difficulté en respirant jusqu'à ce que le crachat soit expectoré, constriction spasmodique du larynx, le choix doit demander une comparaison plus étudiée. Arsenicum guérit quand Tu-

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fine semble comme un purin sombre, les cylindres rénaux sont abondants. La dyspnée est plus notée, quand le patient essaye de se coucher le soir et se réveille après minuit; il est soulagé par l'expectoration de mucus*

Dans Lachesisy la dyspnée est pire quand, après s*être couché, il se laisse aller à dormir ; le soulagement s-uit lo crachat bruyant ou l'expectoration en toussant, d'une petite quantité de mucus épais, acDiérent, et il y a beaucoup plus de gêne par le contact du vêtement qu'avec Arsenic. Dans ce dernier, le vêtement est tenu détaché, ouvert, pour empêcher la slricture d'étouffer le patient ; dans le premier, c'est une hyperesthésie cutanée.

Colchicum cause une intense congestion dans la muqueuse de .l'esiomac et des intestins, et aussi des reins. L'urine est sombre, trouble, sanglante, et noîre comme de l'encre, contenant de l'albumine. Hydropisié. Mais il est facile à distinguer de iMchesis, jSar la prédominance de l'irritation du sphincter vésical avec ténesme dans la vessie après la miction. Il est spécialement indiqué chez les sujets goutteux, qui, en même temps souffrent d'une faiblesse nerveuse, combinée à une hypersensibilité. Sî ce dernier sympt6»me paraît ressembler à Lachesis, on peut facilement les distinguer par les effets généraux de Colchicum, l'hypersensibilité au toucher (excepté peut-être la tympanite abdominale), les sens trop aigus, spécialement très affectés par les odeurs fortes; les symptômes gastriques Bont prédominants; le travail mental fatigue, causant une diffî- . culte à fixer les idées ou à penser d'une façon suivie ; céphalée, la peau du crâne semble tendue; langue chargée, nausées; grande faiblesse avec irritabilité facile par les impressions externes. Une particularité de Colchicum est que, s'il y a copieuse salivation et sécrétion urinaire, les selles sont rares et accompagnées de téncsme, et vice versa.

Fièvres,

ie ne veux pas insister sur les lièvres de Lachesis, parce qofi je les ai mentionnées en parlant des symptômes mentaux du médicament. Je dois cependant parler de la fièvre intermittente, indiquée dans les cas qui reviennent au printemps en dépit de l'usage ie îa quinine. Le frisson vient à 1 ou 2 heures de l'après-midi ; pendant le frisson, et ceci est un symptôme qui est caractéristique, le palient sent (u'il lui faut des vêtements empilés sur lui, non pas tant pour lui tenir chaud, que pour le tenir caime, (le désir d'être maintenu va aussi avec

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Gelsem.). La ûèvre est caractérisée par une piqûre brûlante» par loppression de la poitrine, et du cœur, avec aasoiiatiou d'assoupissement ou de loquacité.

Carbo veg., comme Loches is, a le retour annuel des paroxysmes, la loquacité pendant le stade de chaleur, le manque de soif pendant la fièvre, la respiration oppressée. Le patient esl très faible à cause de la maladie traînant en longueur, et de l'abus de la quinine. Mais la soif est plus durable pendant, Don avant le frisson; le frisson est souvent accompagné de respiration froide, froideur des genoux, memc^ enveloppés dans le lit- Flux de chaleur brîUante dans les attaques du soir sans soif. Flatulence; frissons d'un côté, le gauche spécialement, GoUapsus plus marqué.

Capsicum répond à: soif avant le frisson; désire la chaleur; le frisson commence dans le dos; pouls irrégulier, intermittent. Mais avec le p>oivre rouge, le frisson commence dans le dos, et s*étend à partir de là; la soif continue pendant le frisson, el boire l'augmente. (Voir Elaps,) Le patient est soulagé par les applications chaudes, comme par les brocs d'eau chaude sur le dos.

Menyanthes est préférable quand la maladie se manifeste comme uo froid de la pointe du nez, des lobules de l'oreille, et des bouts des doigts, et des orteils. Froid glacé des pieds aux geTioux. Les mains et les pieds sont glacés, le reste du corps chaud. Quand Lachesis est indiqué dans de tels cas irréguliers, avec nez froid, etc., la peau livide et la grande faiblesse, montrée par le pouls filiforme, sont suffisamment distiactives.

Indiqués plus soigneusement sont les suivants, qui tous produisent le pouls faible ou filiforme, la froideur ou le bleu de la peau, et par suite, la plus grande prostration:

Carbo veg. (voir plus haut).

Veratrum album: mais le frisson est associé à la soif; et (9*il est interne), il va en descendant, non en montant. La peau es^ bleue, froide, inélastique; les mains bleues; la face, la bouche, el la langue froides; la respiration oppressée et laborieuse; k cœur faible. La chaleur n'a pas d'effet palliatif; sueur froide^ visqueuse, pire au front.

Arsenic, soulage la chaleur externe; bouche et langue froides;faoe bleue; parties disséminées dans la surface bleues. Agitalion anxieuse en dépit de la grande débilité; sueur froide, visqueuse; attaques suffoct^nte? de la respiration.

Camphor. surface glacée, mais non intérieurement, de telle aorte qu'il retire ses vêtements; face d'une pâleur mortelle;

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membres bleus; généralement respiration chaude. Spasmes; ou, s'il est conscient, voix allérée. L'état soporeux vient ensuite.

Hydrocyaniç. acid,, tout le corps est d'un froid de marbre. Le pouls faible ou imperceptible. Faiblesses durant longtemps. Les boissons sont entendues roulanl dans l'œsophage. Porte les mains au cœur comme en délrosKc. Spasmes, spécialement les muscles du dos et des mâchoires sont raides.

Helleborus muscles relâchés; soudain il tombe, avec refroidissement, sueur froide sur le front; pouls lent. Convulsions effrayantes, avec refroidissement extrême, douleurs rhumatismales dans les genoux.

Digiialis, comme le venin, affaiblit le cœur. La peau est très froide. Sueur abondante, mais les symptômes cardiaques ne sont pas soulagés. Intermittence du pouls tous les S, 5 ou 7 battements, pouls très lent-

On se rappellera que Lachesis a l'oppression de la poitrine, avec pieds froids. Lorsque ces derniers deviennent chauds, l'oppression diminue.

Seccdc c. surface froide; face pâle, creuse, et lèvres bleues. Ne veut pas être couvert. Démangeaisons dans les membres; tient les mains avec les doigts largement étendus séparément. Sueur froide visqueuse. Parole faible, bredouillante.

Hyoscyamus ressemble à Lachesis par le frisson dans le dos, le refroidissement objectif du corps, les convulsions, le délire. Mais le frisson est pire la nuit et s'étend des pieds à l'épine dorsale et de là au cou. L'abaissement de température est accompagné d'une action artérielle lente, d'assoupissement ou de délire et d'excitation de la parole, de carphologie, peur d'être empoisonné, hallucinations, tiraillements fébrillaires, etc.

Lachnanthes, comme Lachesis, cause les yeux brillants, pendant le frisson, la froideur glacée du corps, soulagée par la chaleur. Mais seulement le premier a les yeux brillants, les joues entourées de rouge, avec la fièvre et le délire.

Lycopodiuni succède à Lachesis. Il est nécessaire dans les fièvres, quand le patient devient assoupi ou stupide; froid comme couché sur de la glace. Un pied chaud, l'autre froid, symptôme important: sent comme si le sang cessait de circuler.

Dans la fièvre intermittente, le frisson commence dans le dos, comme avec Lachesis, Elle est pire de 4 à 8 heures de l'après-midi, ou à 7 heures; mains et pieds engourdis et glacés. Des éructations et vomissements sûrs sont presque invariablement présents, spécialement entre le ffisson et la chaleur. Soif

surtout après la sueur. Désire seulement des boissons chaudes.

Apis ici, comme dans beaucoup d'autres circonstances, aide le venin du serpent. Tous les deux sont employés pour les cas anciens ou mal traités ; frisdon l'après-midi, oppression de la poitrine, nez froid, pouls ondulant, peau des mains et des bras bleue, et apparence générale de collapsus. Mais le poison d'abeill« a Taggravation par la chaleuîf, et non Lachesis; le premier a l'oppression beaucoup plus marquée de la poitrine, av«c la gône respiratoire qui en est la conséquence. La langue est rouge, sèche, et couverte de vésicules à la pointe et sur les bords. Soif pendant et non avant le frisson. Urticaire.

Cuprum combine le refroidissement avec les phénomènes oonvulsifs. Froid de glace de tout le corps- Crampes intenses dans les extrémités, avec sueur froide, surface bleue, collapsus. Suppression de l'urine. Employé avec succès dans le stade algide du choléra, après Camphor,; mais aussi utile dans les autres formes de collapsus. Par exemple, il a été l'antidote de la piqûre de serpent avec crampes, délire, et (finalement torpeiff.

Lachesis peut aussi être indiqué dans la fièvre scarlatine, non dans la variété de Sydenham de cette maladie, mais dans ses formes qui ont une tendance maligne. L'enfant est assoupi et tombe bientôt dans un profond sommeil. L'éruption sort très mal ou très lentement, et a une couleur pourpre sombre. Elle peut être parsemée d'un rash miliaire. Elle a tendance à se compliquer d'un dépôt membraneux dans la gorge, ayant le caractère que j'ai déjà décrit en parlant du remède dans la diphtérie. Le tissu oelluaire de la gorge est enflammé et tend vers la suppuration. Les glandes cervicales sont gonflées. En regaraam la gorge, on voit qu'elle est d'un rouge sombre avec un dépôt blanc sale, à la base, et les papilles rouges se montrent proéminentes, à travers l'enduit. Le pouls est faible et la surface du corps froide. Il y a tendance à un suintement de sang noir de la bouche et du nez.

La majorité des médecins font une faute en commençant leur traitement de la scarlatine. Une faute au commencement signifie une des deux choses : une maladie longue et ennuyeuse, ou courte, se terminant par la mort. La faute est de donner Bellad' dans tous les cas. Examinons un moment les différences entre Bellad. et Lachesis, Les deux remèdes ont la langue framboisée, le mal de tôle battant, la face rouge et la fièvre élevée. Bellad. est indiquée seulement dans le type sthénique et quand il y a un délire actif. La gorge est d'une couleur rouge

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brillant. Le poula est pl«in et bondissant. Le rash est rouge, brillant et lisse*

Les symptômes généraux de Lachesis ont été assez décrits dans ce qui précède pour qu'il ne soit pas nécessaire d'y rêve nir. Dans le charbon et le cancer, cependant, nous y pensons quand la surface est gonflée autour de la pustule, et que le pus se forme très lentement. Lachesis, donné dans ces circonstances, accroît la quantité et améliore la qualité du pus. Les forces du malade s'améliorent grandement.

Dans la pustule maligne, Lachesis peut être employé, mais il faut l'accompagner d'eau-de-vie. C'est une expérience du D' Dunham.

Je dirai maintenant quelques mots sur les modalités de Lachesis. Les modalités, comme vous savez, expliquent le moie ou la manière dont les symptômes sont qualifiés. Elles sont, par conséquent, importantes dans l'étude des médicaments et spécialement pour les différencier des remèdes voisins. Deux médicaments, par exemple, peuvent donner des douleurs audessus de l'orbite d'un caractère de coup do feu. Mais si l'un a les douleurs modifiées par la pression, l'autre par le sommeil, nous sommes, par là, rendus capables de les distinguer dans la pratique. Les modalités, donc, qualifient les symptômes, et sont aussi essentielles que les adjectifs aux noms. On doit prendre soin, cependant, de ne pas les substituer aux symptômes qu'elles modifient. Trop souvent nous voyons rapporter des cas, dans lesquels la seule ressemblance homceopa tlîique entre eux et le remède choisi, est une simple modalité, comme, par exemple, d'être plus mal après le sommeil.

Voici les modalités de Lachesis:

Pire pendant le sommeil, surtout les symptômes de la gorge, sensation d'étranglement qui réveille; pire après le sommeil, surtout le matin.

Moment du iour, généralement pire de midi à minuit. Cependant, il y a des symptômes prédominants aggravés le matin et dans la matinée. C'est dû, en partie, aux mauvais effets du réveil, quoique, comme certains symptômes apparus assez tard dans la matinée, nous pouvons les attribuer à des causes telles que le travail.

Par exemple, le patient a du vertige en se réveillant, qui revient encore, en fermant les yeux à 11 heures du matin.

Mal de tôte dans la bosse frontale gauche le matin. Faiblesse le matin en se levant. Bout des doigts engourdi. En se mettant sur son séant, vite le matin, la respiration devient lente, difficile» et sifflaate.

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Le soir et avant minuit, nous IroUiVons les spéciales exacerbations suivantes : gorge sensible; il désire des huîtres; diarrhée; toux sèche, hachée. Le frisson commence quelque temps entre midi et 2 heures, mais la fièvre est marquée le soir et la nuit; pire avant minuit.

Température, temps, etc. Pire, à Tair froid, par le changement de température, et à la chaleur du lit (voir plus bas, à mouvement, etc-). Pire quand il devient humide, temps humide ou venteux- Pire avant un orage. Pire par le soleil. Pire au printemps. Mieu;c souvent par la chaleur, en senveloppant, près du poêle, etc. Le temps excessivement chaud ou excessivement froid cause de la faiblesse.

Mouvement, repos, position. Pire en se levant du lit, et après; pire en s'essuyai^.t et mieux en se levant d'un siège; mieux en se couchant dans le lit sur le côté sain, mais pire par la chaleur du lit (voir: Température), et en se couchant sur le côté malade. Quelques symptômes sont mieux par le mouvement, mais non s'il continue longtemps.

Toucher. Pression. Coups, etc. Invariablement plus mal par le toucher, même léger. Utile pour les mauvais effets, des coups, comme les blessures pénôlran.tes, avec hémorrhagie abondance ou gangrène.

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