LEÇON LXIV
Calc. phosph.
Les médicamenls coniplémenlaires de Ccdc. phosph, sont": Zinc, y Ruta grav.^ et Sulfur, Vous trouverez Zincum complémentaire de Calc. ph. dans Thydrocéphalie; Ruia dans les affections des articulations et du périoste; et Sulfur. tout comme nous l'avons trouvé pour Calc. osir.
Il y a beaucoup de symptômes communs à Calc. ostr, et à Cale, phosph. On est quelquefois ti*ès perplexe, dans un cas qui semble demander la chaux pour décider laquelle de ces préparations on doit donner. Peut-être puis-je vous donner assez de distinctions pour vous permettre de juger. Pour déterminer refficacité de Calc. phosph., il faut vous rappeler les ingrédients qui le composent, la chaux et le phosphore, et vous verrez comment ils sont modifiés par leur combinaison chimique; de sorte que, pendant que nous avons des ressemblances avec Calcarea et d'autres avec Phosphorus, nous avons d'autres symptômes qui appartiennent au composé Calc. phosph., et qui ne se trouvent ni dans Calcarea, ni dans Phosph. seuls.
Calc. phosph. semble spécialement indiqué dans la nutrition défectueuse, aussi il est souvent utile dans Tenlance aussi bien qu'à la puberté et dans Textrême vieillesse. En commençant par le petit enfant, nous trouverons qu'il rend des services inestimables quand l'enfant est maigre et émacié, avec un abdomen creusé, plutôt flasque, et prédisposé aux maladies glandulaires et osseuses. La tête est grosse, et les deux fontanelles sont ouvertes. Les os du crâne sont anormalement minces et fragiles. Les dents se développent tardivement.
Le rachis est incurvé. L'enfant est long à apprendre à marcher ,et la colonne vertébrale est si faible qu'elle ne peut supporter le corps. Le cou est si mince et faible qu'il ne peut supporter la tôte, qui tombe du cotn où elle es! inclinf^e. L'on fant vomit son lait d'une façon persistante, que ce soit le lait qu'il prend au sein ou du lait de vache artificiellement préparé.
Il souffre de colique chaque fois qu'il a mangé. Les selles sont souvent vertes, muqueuses, et lieiilériques, et sont accompagnées de l'évacuation de beaucoup de gaz fétides. Quelquefois les selles sont très profuses, aqueuses; et brûlantes. Dans le choléra i'.Cr...Ule, les selles peuvent avoir le caractère mentionné, ou elles peuvent présenter une apparence floconneuse par le mélange d'une petite quantité de pus. Il y a, dans le choléra infantile, une grande émacialion du corps entier. La petite figure est pale, et les parties saillantes du corps sont froides. Il y a du désir de lard ou de jambon. Mentalement, ces enfants sont très déprimés, de sorte qu'ils ont la compréhension lente. Ils ont l'air stupide. Même le crétinisme peut se développer par l'usage prolongé de Coic phosph. Cela le placera dans nol-re esprit à côté de BcLfijta carb., ï>our les symplômes mentaux. Quand l'enfatil avance en âge, sinon en taille, toutes les expositions à l'humidité causent une sensation d'endoiorissement ou des douleurs générales, particulièrement quanti l'enfant est remué. Le moindre mouvement est intolérable. Ne donnez pas Bryone dans ces cas, parce que le malade est pire par le mouvement. Ne soyez pas trompés par celte aggravation par le mouvement. Ce n'est pas ici un symi)lôme demandant Bryonia, maiè il indique le début de rachitisme. Les plus petites sorties produisent une sensation de chaleur sur tout le corps. Le périoste et les articulations sont irrités et enflammés, et causent cette aggravation par le mouvement. Vous trouverez que Cale, phosph, est un excellent remède pour prévenir le rachitisme. S'il échoue, vous pouvez vous rejeter sur Silicea. ..
Cette sertsibilité à l'humidité vous rend capable d'employer Cale, pho&ph, dans les maladies des adultes. Je considère que cette qualification du médicament est 1res importante. Aussi il est indiqué chez les femmes avec une sensation de faiblesse et de détresse rapportée à l'épigastre avec déplacement utérin, et empij-ée par l'évacuation des selles ou des urines. 11 est s[)écialement indiqué cliez les femmes dont les jointures les font souffrir à chaque changement de temps. Cette qualité le sépare des autres drogues à action semblable. Les symptômes utérins sont aggravés par ce changement de temps. Ce symptôme est prédominant avec Cale, phosph., plus qu'avec Calearea ou avec Phosph, Phosphorus a la sensation de faiblesse, de défaillance dans rhypogaslfl>e, tout comme Cale, phosph. mais la modalité que nous venons de mentionner est absente.
Vinsi encore nous pouvons employer Cale, phosph. dans le rhumatisme appSLraissent à chaque changement de temps. A la suite d'une exposition à l'humidité, nous trouvons de la rai-
deur du cou, et ée la douleur dans les membres, et des dou> leurs errantes à travers les membres, particulièrement dans la région sacrée et dans les jambes. Tous ces symptômes apparaiss-ent à chaque cliangement de temps.
Si le malade prend un reiVoidisseinent, il s'accompagne de sécheresse et de douteût" dans la gorge, de points piquants dans la poitrine, de chaleur dans les parues inl'érieunes de la poitrine et le haut des bras, vl dexpeclo nation jaune.
Un autre usage de C-«ic. phosfth, vient de son actix^n sur les jointures. Je reporte à son emploi dans te traitement des fractures. Partout où les os i'ormenl.une suture ou mie articulation, Cale, phosph'., û une action. Nous trouvons, par excm-. pie, qu'il produit de^ douleurs le long de la suture sagittale. Et encore, là où le sa<cram s'unit aux os iliaques, formant le-s symphyses sacro-iliaques, (alcarea pfiosp/i. y pI^3dllit de la douleur. Si, pendant là grossesse, uïïe femme se plaint de douleur dans celle région, (Me. phosph. doit la soulager.
Maintenant, quand il y a une sorte de suture artificielle, comme cela existe au point de coaptalion des os fracturés, là aussi Cale, phosph. a une action. Dans certains cas, les os fracturés peuvent échouer dans leur processus de soudure ; vous donnez X^alc. phosph., qui stimule la formation du cal. V est préfét^able demplo^^r une basse puissance du médicament dans *ce feas.
Sous ce râi^port, Cnlc. phosph. se feompare favorablement à Symphyium, qui est aussi em^ployé pour la non-consolidation des fractures, particulièrement quand la maladie est d'origine nerveuse.
ConchioVm peut ici être mentionné. Il est utile dans Tostéilo de la fin des diaphyses. Celle « mère des perles » cause une maladie semblable chez les ouvriers.
Nous avons encore un autre uj^nge de Cale, phosph., et c'est pour les écolières, particulièromenl quand elles approchent de l'âge de la puberté et qu'elles sont excessivement nerveuses et agitées. Elles éprouvent le besoin de sortir de la maison, et ti^lïd elles sont dehors, d'y renti-er. Elles souffrent dé mal de rtte qiJtànd elles sont à l'école. Elles se développent très lentefffeûl 'et sont souvent chlorotiques. *
Nous pouvons employer Ca/c. phosph. chez les enfants qui sTouffïieïit de maJpas"me. Ils ont le désir particulier et la diarrhée que j'ai déjà décrits. La face est blanche et paie, ou même blême. La circulation est si imparfaite que 4es oreilles ^l le néz S'ont froids. Ces fcas, encoï^, ont cette impossibilité ]X)UT le ^o\i dé suÇyï>o!rlfer te l^te, ^ont j'ai déjè parlé.
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Il y a une ressemblan-ce entre Cale, phosph. et China, Ce dernier peut prévenir cet état extrême si vous le doiuiez pour les symptômes suivants : quand, par la fréquence des évacualions, Icnfant devient assoupi et épuisé et a la face froide. Dans ces cas, l'administration de China remettra l'enfant et empêchera de se produire Tétat demandant Cale, phosph.
D'autre part, vous trouverez que Cale, phosph. cède la place à Zinc., quand vous avez les symptômes de Zine., que je vous ai déjà donnés, le roulement de la tête, le grincement des dents, la face pâle et froide, l'occiput brûlant, le mouvement agité des pieds, etc.
Pour l'aggravation par l'exposition à l'humidité, nous pouvons comparer Dulcamara^ Silicea, Saifur, et Causiicum.
Il est très important de pouvoir distinguer entre Cale. oslr. et Cale, phosph. Vous pouvez le faire en comparant les descriptions données dans ces deux dernières leçons. Cale. ostr. a un abdomen augmenté de volume ; Cale, phosph. a l'abdomen flasque, par le mélange de Phosph. à la chaux. Dans le choléra infantile. Cale. oslr. a le désir d'avoir des oeufs. Cale, phosph. des aliments salés ou fumés. Les selles de Cale. osir. sont quelquefois vertes, mais généralement aqueuses, blanches, et mêlées de caillots. La diarrhée de Cale, phosph., a des selles aqueuses vertes, muqueuses ou brûlantes accom'ï>agnées de gaz fétides. Cale. ostr. a particulièrement la fontanelle antérieure restant ouverte ; Cale, phosph. a les deux fontanelles antérieure et postérieure, ouvertes.
Hepar Sllfuris Calcarba.
Nous allons maintenant considérer Hepar Sul(. Calearea. C'est en réalité un sulfure de calcium impur, contenant des traces de matière organique, et aussi une petite proportion de phosphate de chaux, étant fait avec la couche moyenne de l'écaillé d'huître et de fleurs de soufre. C'est une addition de valeur aux eflets de la chaux et du soufre employés séparément. Il possède bcaucou[) de ressemblances et des différences marquées avec ses composants.
Hepar a une action sur les nerfs. Il faut s'en souvenir comme d'un médicament qui cause Y Jiyper sensibilité du système nerveux. La douleur semble être intolérable au malade, et peut
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même causer révanouissemeiit. Uiio partie oiiriaiiHiivM» a une sousation de douleur et de brisure, et ne peut sup]>()rior l'alloucliement de la main ou même d'un vêlement. Je meiiiiuiuio ceci comme une caractéristique universelle du môdicanieut. J'ai souvent donné Hepar pour les gerc^ures produites par le froid aux angles des lèvres quand elles étaient sur le point de suppurer, dans l'inflammalion des yeux et dans les orgelets ou les boutons] quand il existait cette extrême sensibi lité au toucher.
Mentalement, le malade d'Hepar est plutôt triste et déprimé d'esprit, particulièrement le soir. Parfois il y a de l'impulsion au suicide. En se promenant à l'air libre, le malade se sent découragé et chagrin, et est troublé par le souvenir qui lui revient de tous les ennuis passés qu'il a eus antérieurement dans sa vie. La mémoire est affaiblie, de sorte qu'il oublie les mots et les localités. Et cela est surtout évident quand il est particulièrement irritable. 11 est extrêmement sensible, de sorte ([ue sa parole est hâtive.
Hepar est indiqué dans la névralgie, particulièrement du côté droit de la face, après l'abus du mercure et après l'essai infructueux de Belladonna, qui semblait indiqué, particulièrement après l'exposition à des vents froids et secs. Dans la névralgie et les autres symptômes nerveux Hepar se range à côté de Bellad., Sllicea et Sullar. Il suit fréquemment BeiUuL, comme je vous l'ai dit ; et vous pouvez le distinguer de Silicea el de Siil{ur. par les autres symptômes. Un symptôme en rapport avec l'irritabilité d'esprit du malade que j'ai déjà mentionné avec la parole hâtive et les aetions précipitées. Nous trou vous précisément le même symptôme avec Belladonna, « Parle et boit avec hâte », est la manière dont ce symptôme est décrit avec ce dernier remède. Nous le trouvons aussi avec Lachesis, Dalcamara, et Sullar. Pour vous montrer que c'est un symptôme pur, je mentionnerai le cas d'un médecin de l'autre côti de rOcéan, qui guérit un eas de manie hystérique avec ce seul symptôme pour le guider : la parole du malade était hâtive et les mots roulaient profusément. Le symptôme surajouté était qu'elle avait pris beaucoup de mercure. Hepar guérit complète ment l'état mental.
Nous avons maintenant à considérer Hepar comme remède dans rinflammation. Il s'applique aux inflammations de forme croupale et à l'inflammation avec suppuration. Dans toutes les inflammations et congestions dans lesquelles Hepar est le i^emèdc, vous trouverez qu'il y a une extrême sensibilité au toucher des parties atteinles. Ceci est si caractéristique que ce
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symptôme doit exister d'une façon plus ou moins |>ermancnte pour qu'Hepar puisse èite le remède.
Les parties ont une sensation de contusion cl sont douloureuses, comme par un furoncle. Ce symptôme, comme je Tai déjà dit, vous pouvez le chercher à travers toutes les inflammations â*tièpar.
Par exemple, dans lophtaUniè, ou l'inflammation des yeux, ou des paupières, vous trouverez que les paupiènes sont gonflées et œdémateuses, et quelquefois aussi que des orgelets suppurants se forment. Avec cela, il y a une sensatioit de contusion, de hrisiire. Lé malade ne peut supporter que rien touche à son œil ; et il ne peut pas supporter l'air frûid. L'air fi'oîd et les âpplicatiohs froides accroissetit la souffrance, et ici votis avez une tonne distinction le séparant de Mercurius. \}é petites pustules entourent l'œil enflammé. Pour celte indication particulière sont semblables à Hepaj\ Euphrasiay qui a dés boiilorié sur la joué sur laquelle s'écoulent les larmes acres cl Phosphorus, qui a de petites ulcérations entourant les gros-
De môhiè encore dans rinflamalion do lorcilte, que cfe soil dii méat externe ou de l'oreille moyenne, vous tr"ou\erez la même douleur au plus léger attouchement.
Nous trouvons flepar indiqué dans le mal d^oreille quand la suppuration menace, après BeilacL, Chamom,^ ou Puisai, Il est rarement indiqué au début.
Nous trouvons ces mêmes carcatéristiques de rinflammaliou dans le coryia. Le nez est gonflé et douloureiix au toucher, spécial^uienl sur le coté des ailes du n<^z.
De même encore dans la douleur de la face les os ont une sensibilité exquise à la pression. Ce sont tous des exemples du caractère du médicament, ie ne veux pas les multiplier, parce qu'ils se montrent dans toutes les parties du corps où survient l'inflammation.
Si la suppuration survient comme résultat de Tiriflammalion, nous trouvons ttepar indiqué et exerçant une double fonction. Si vous le donnez à une haute puissance quand les doiileurs ballantes, lancinantes dans la partie atlcinle et l'état de rigidité montrent le début de l'inflammation, il |)cut [)révcnir toute la nialndio. Dans d'aulixîs i-as, vous voyez que la suppuralioii est nécessiiire, et alors vous désiiez hâter le processus. Alors vous donnez tiepar à basse puissûnoe. Dans l'amygdalite el dans les furoncles, particulièrement dans la première, tiepàr est indiqué après BellatL quand ce dernier ne réussit pas à diminuer l'inflammation avant le cofnmeticemenl de îâ suppura-
lion. Je vous rappellerai sjmplement ici que j'ai déjà mentionné k distinction entre Bellad,^ Hepar, Mercurius et Silicea dans cette classe de maladies.
Maintenant, si l^inflammation devient croupalc, nous pouvons trouver tiepar indiqué, que ce soient la gorge, le larynx, les intestins ou les reins qui soient atteints. Les symptômes qui indiquent Hepar dans les inflammations croupales du larynx sont les suivants : Après avoir été exposé à des vents froids et secs le malade devient enroué, avec respiration sifflante. La respiration est si diffieile que Tenfant rejette sa tête en arrière pour redresser les passages de l'air. I^ toux est dure, aboyante, et résbunanle, et en même temps aecompa; gnée de raciement de mucus, l/oninnl est si sensible au froid que la plus petite exposition au froid, même de découvrir un bras ou un pied, excite un accès de toux.
Ainsi, vous voyez l'extrême sensibilité du patient â l'air froid. Hepar est spécialement indiqué quand la toux est pire vers le matin. A loceasion, Hepar î>eut être donné par la toux qui survient avant minuit, mais alors elle doit être humide et i>on sèche.
Vous verrez par ces symptômes qu'Hepar suit plutôt qu'il ne précède Aconit. ^ et Spongia, Aconit, est indiqué au début du croup quand il y a une grande anxiété, une forte fièvre, et une respiration angoissée. Je vous conseillerais de continuer Aconit, quelque temps a[)rès que les symptômes ont été soulagés, parce que ces cas sont très sujets à rechute.
Si cependant Aconit, échoue et que la toux empire la nuit suivante, Spongia est iiabilucliement le remède, spécialement s'il y a une toux sèche et ru<ie, une respiration serraiique, peu ou pas d'exi)ecto ration, et des réveils en sursaut par étouiïement pendant le sommeil.
Si Vers le malin, quoique la sécrétion soit augmentée et (|u'il y ait un son humide, les symptômes croupaux continuent encore, alors le cas demande Hepar.
Brome suceède ordinairement à Hepar quand ce dernier est incapable de faire disparaître rexsudat.
tin autre emploi iV Hepar a été fait par Kafka, et c'est dans la néphrite scarlatineuse. Il y fut, amené par le pouvoir du rfiédicament de produire des exsudations fibrineuses ou çroupàles: Hepar a souvent réussi dans ces cas, de sorte qu'il doit atoir une action sur les reins. Kafke le donne après la scarlatine quand l'urine devient albuminense et que l'hydropisie apparaît.
Nous avons maintenant à considérer Hepar dans les catar-
rhcs ordinaires, ou dans ce qu'on appelle communément un rliumo ave^ douleurs dans lout le corps. liepar devrait être placé ici, non comme un remède utile dans le début, mais pour le stade avancé du rhume. S'il est donné au commencement, il gc\te souvent le cas, que ce soit un coryza ou un mal de gorge, parce qu'il s'applique mieux à ce qu'on a appelé un rhume mûr, quand du muco-pus s'est formé. Le processus catarrhal peut avoir affecté l'ethmoïde, avec douleur forante dans les parties atteintes. Quand le malade avale, il y a une sensation comme s'il avalait une arête, ou comme s'il y avait quelque chose de piquant dans la gorge. Quelquefois il décrira la sensation comme s'il y avait une croûte de pain ou de biscotte fichée dans la gorge. Ce symptôme allie Hepar à Mercurius, Milric, acld., Argeniuni nitvicum et Alumina, Ces rhumes, pour lesquels liepar est le remède, sont excités à nouveau par la moindre imprudence. Il est souvent indiqué quand l'abus du mercure a dévelop|)é dans l'économie une susceptibilité au froid.
Dans les affections des i>oumons, nous trouvons Hepar indiqué dan« deux ou trois classes de maladies. Nous le trouvons indiqué pour la pneumonie, spécialement pendant le stade de résolution. Il vient à une période tardive de la maladie (et non au début), quand, pendant la résolution, du pus se forme et qu'il existe de la suppuration au lieu de la résolution normale.
Hepar devrait aussi être indiqué dans la pneumonie croupale. Ici comme dans toutes les autres inflammations croupales, il est indiqué tard dans la maladie.
Vous pouvez aussi donner Hepar avec succès dans le traitement de cette effrayante maladie, la tuberculose pulmonaire, quand, avec le dépôt de tubercules, dans l'un ou l'autre sommet, vous avez une toux dure, <iroupale, avec formation de mucus, pire le matin. Ici il suit fréquemment Spongia. Il peut amener la résorption du dépôt tuberculeux.
Quand un rhume envahit la poitrine, Hepar fait merveilleusement bien si le catarrhe menace d'envahir les tubes capillaires.
Une bonne distinction entre Hepar et Antim, iart. sous ce rapport est que ce dernier a un mucus à résonance grasse, le premier ayant un son bruyant, ronronnant, connne si l'exsudat était plus tenace. Comparez aussi Jaborandi, qui a l'augmentation de la production du mucus bronchique.
Dans les maladies des glandes, Hepar est indiqué au stade de suppuration quand l'inflammation est arrivée à la formation
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de pus. Vous le trouverez spécialement utile dans le traitement du bubon, vénérien ou non. spécialement après Tabus du mercure. Même les vieux bubons restant ouverts après le mercure, et suintant continuellement, guérissent quelquefois avec Hepar.
Il n'est pas rare de frouver des oas do mauvaise digestion, réunis sous le nom de dyspepsie, qui ont résulté d'un long traitement mercuriel par des médecins de Tancienne école. Hepar, comme un des antidotes du mercure, guérira quelquefois ces cas. Quelquefois une guérison est impossible. Je pense qu'alors même un soulagement peut toujours être obtenu par un remède ou un autre. \ous pouvons aussi trouver Hepar indiqué dans la dyspepsie, indépendamment de cette cause, par les symptômes suivants : II y a ordinairement un goût sûr dans la bouche et un désir pour les substances ayant un goût fort, pour les boissons alcooliques, les vins, les acides, et les <îondiments de diverses sortes. Ils semblent soulager en stimulant l'estomac, de sorte que c'est la forme purement atonique de dyspepsie dans laquelle Hepar est indiqué. Il y a de la faim, une sensation de vide, de rongement dans Icslomac dans la matinée, un désir d'avoir quelque chose à manger. Ce besoin de nourriture montre l'état atonique de l'estomac. D'autres fois, quoique manger lui fasse du bien et accroisse sa force générale, cela lui prorluit cependant de la plénitude à l'estomac. Il ne peut supporter aucune pression à Tépigastre. Quelquefois il y a de la brûlure à l'estomac par congestion de cet organe. Il y a ordinairement de la constipation. Les efforts pour aller à la selle sont souvent inefficaces, bien que les fèces ne soient pas anormalement dures.
Avec Bryonia, la selle est grosse, brune, et sèche; ce n'est pas nécessairement ainsi avec Hepar- Avec Nux vom. la constipation a des efforts spasmodiques agités, mais non inefficaces.
Pour ces symptômes dyspeptiques, Hepar semble être complémentaire de Lachesis, en ce que tous deux ont cet état ; toute espèce de nourriture, même très saine, provoque l'indigestion.
Hepar ne doit pas être oublié dans le marasme des enfants. Placé comme il l'est entre Sullur. d'un côté et Calcarea de l'autre, comme combinaison des deux, il doit avoir ici de la valeur. Les symptômes qui vous mènent à Hepar dans les maladies des enfants sont les suivants : Il semble y avoir cette môme faiblesse de la digestion ; ils ne peuvent absorber leur nourriture, quelque bien choisie qu'elle soit. S'ils sont assez âgés, ils vous diront les symptômes que j'ai déjà mentionnés. Si vous
leur donjiez des subsUuices fortes, corpn^e une préparation f!^ ll)é 4-6 bœuf, ils vpus feront voir que cej^ leyp pjaît be.îjucpup. Il y a de la diaiTJ)ée, el elle fst ordipairpinrnî pir^ pf^od^nl le jour et apr^s avoir mangé. Les selles peuvent êtr^ y^f^Atr^s ou ipuqueuses, non digérées, ou bj^ïicl^es et stlreg ; cp (iernier symplômp epil très iniportanl. Tout Tenfanl peut aypir une oA^wx sûre. Les remèdes principaux pour les scelles sflrfs sont M^flfH. carb., et à côté de çeluj-ci Cqlç. osir., puis //e/)ar, et enfin Rheum,
ï^s symptôm-es de Rheum sont les suivants : sfUes sûres; tout lenfant sent le sijr; les sejles sont fr.équfnles, hnipes. et écunieuses, et accopf)pagnéos (Jp beoucoun d'efforts pi <je pris,
Si le foie est envahi fiyee flepnr, poi)s trouvons de lendolprissement et des pjcplenieiits çlanf; Ifi région d^ <^p! <>rgf»T\^- Les selles prennent ujie eplorcitiofi pU^re, pu mfnip hlnnche,
On tro.uye rlu côté dP \{\ ycssie le n^fiup état <\W HOU^ avpps noté pour te rectum, c'est-J!i-dire r^lonje ^es (uniques muspu- Iqires. Aussi, à l'éfui«sipp, J'urine p^s&e très leulpnipnt ; ejlp PPUl^ goutte h gqpttf presque perpcndirulaire|T]pnt ç|u rnéfit urinaire au jieu d'être projetée ^\{st un« rertiiifie forfp. Jl faut un pertj^in {«mps s^n îualqde ppp.r viclpr sa ves§ie, 3i 9VPP ce trouble (je I4 \^ssie vpps Irouvpz ^e l'huniiditj^ du lit la nuiti
Hf^par ^R* 1« ppm^d<^r H n'^^^* cependj^ni m?> inc^iqu^ rians cpt
Les ulr^^rnliojis qui c|eiu{vnrknt IhPQV ^Pnt tf^? paress^uspe jpt indolentes dans leur guérispn. Ej)pî> put une odeur coiunie i\^ vieux fromage. Klles sont plutôt^ superficielles et f^uyent sorpigineuscs. 1 /écoulement est sangninolput <"! pvirnlent. flllfs ont cxîci ponr l^s caraclérlser, une pxjr^uie sensibilité du bord d-e l'ulcéralinp.
L'.iclion à'Hepar sur la peau est importante, En prpmier lieu, il produil un état malsain. T^es plus petites égratignupc^ de la })pnu supiiiircnl, On trouve lu niônie cUpge aypp ^çr<'uriw^ Cfiamo.. Siliçca et Lycopod. Il prpdnit qu?si UUfî éruption Jiun^id^ riûns leg plis dP la p<?au. |] y a de la d^^angf aison. spécialement dans les pli-s articulaires. Ouand ïlepar est indiqué ppur |e^ éruptipns eczématPUses qui qnt UU écpulpni<?nt puruïppt nous le tr.puv<^us demandé jiar l^s symptAUl^S suivants : Après Tqbus d'onguents ou d^ PQnunadps <^pnfcnani du
zinc ou du n^ercure; et l'éruption est pirp Ip n\atin pi A^eonipagnéP d« démaugcaispUî ï>Ps ulcères saignant facil^nienl, sont sensibles, et émpttpnt une o^pur dp vieu^ frc»pa|P5-
/fppar est un anljdole pour rempqisounejupnt niétaHiqUP en cfénéraL ninis î5p(^pinl:efnPBt ppur \ç\ Mçrcuve. pi 17ndi(rr ^c potasfiiiim. Il anlidolc 'uissi (liina el lodimn.