LEÇON LXV
PréparatioiiB de Soude
Les préparations do s-oikIo ressomblonl toul ù fnil, chiniî qiiement ei naédicalemenU à veWe?, do potasse ; mais cependaiil ceUe similitudo nesl pas toile quVllos m puissent suivre les sels de potasse. Nous verrons que Kali cnrh, est complémentaire de A^a/rum mur, dans certains de ses symptômes. Il semble que les sels de soude sont indicpu's par'ifulièrenient dans les maladies (pii surviennent chaque été ou an printerpps, Lf: temps chaud, les changements électriques f|e l'alniosph^re, o\i les rayons directs du soleil, donnent n^issaiice h des troubles variés. Par exemplo, nous trouvons Nafrum carU. utile po^ir le mal de tôle dironique, altribuable à rexposition aux rayons de solj'il. Avec Xainim mur., nous trouvons une grande débilité en été ; le malade ressent comme s'il allait défaillir lorsqu'il se l^romène au soleil.
Les sels de soude en^ployfVs d«ins notre rnatière médiçajp s-ont : le carbonate de sonde ou Natrum carbt, le chlorure (Jp sodium ou Natrum mi(r., Tarséniate de soude ovi Natjrufn qr»s^nicosum, le suif a le <le soude ou Natrum suiluricurrit le ph^Pphnte de sonde ou \airum phofiphoricum f'I lo Boracr.
Nâtritm carbonîcum.
Natrum carh, est la première préparatif>n de soude que nous avons à considérer. Tl est très employé daps la pratique de Técole allopathique, comme remède poiir Tacidité de lestomac.
(JC'l AUTlÈRii .MÉDICALE CI.INUJUE
Il est aussi employé par les médecins de cette école dians l'eczéma ; par exemple, dans un cas où il y a un épaississemeni clironique de la peau, les parlies atteintes sont baignées avec du carbonate de soude. Sans doute il soulage, mais ne peut guérir, à moins qu'il n'arrive que ce soit le remède indiqué, cas dans lequel il est curatif aussi bien que palliatif.
Le carbonate de soude a été aussi introduit dans la pratique comme un remède contre les brûlures.
Dans notre pratique, le médicament prend une place importante, étant un j>eu polychreste. Son action prédominante, ou le siège de son action, paraît être sur lestomac et les intestins. Beaucoup de ses symptômes viennent de ce point d'attaque central.
Par exemple, nous trouverons qu'il a des symptômes mentaux allant absolument dans le sens de l'hypochondrie. Nous trouvons le malade déprimé et excessivement irritable. Ceci se noie spécialement après un repas, particulièrement après le dîner, qui est ordinairement le repaç le plus lourd. Le degré d'hypochondrie semble mesuré par le stade de la digestion. Juste au moment où la nourriture passe de lestomac dans le duodénum, cet état hypochondriaque diminue, et continue ainsi pendant que les aliments descendent dans les intestins. Vous trouverez un toi malade ayant une aversion marquée pour la société, même pour sa propre famille. L'indigestion est plus marquée après un régime végétarien, particulièrement dos aliments amylacés. L'indigestion est accompagnée d'éructations sûres, de pituites et de renvois le matin, avec contraction spasmodique à la fois de l'estomac et de l'oosophage, mais il ne revient rien à la bouche ou peu de chose avec peut-être une salivation copieuse. L'abdomen est dur et gonflé, spécialement après avoir mangé. Il y a accumulation de gaz dans l'abdomen, et on voit, lorsqu'ils sont évacués, qu'ils sont fétides. Il y a une sorte de colique crispante tout de suite après un repas. La selle est difficile à expulser quoiqu'elle ne soit pas spécialement dure, tout comme nous l'avons trouvé avec Hepar, et comme nous le trouvons eneore plus marqué avec Sepia, qui, d'ailleurs, est complémentaire de Nairum carb.
D'autres fois, le malade souffre de diarrhv^e. Los selles sont pulpeuses ou aqueuses, avec besoin violent. Cette caractéristique des sels de soude, vous trouverez qu'elle est absolument générale. Vous la trouvez aussi avec Natrum .su//. Elle semble due à l'effet [)urgatif de la soude elle-même. Le vin dans ces ^'as cause do la défaillance et du vertige, et ne convient pas du tout au m.'dado.
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Dans ces symptômes gastriques et nerveux nous trouvons dans Sepia Tanalogue le plus rapproché de Natr. carb.; Sepia, comme je viens de le dire, est aussi son complément. Nous trouvons dans les deux remèdes celle aversion pour la société el rindifférence pour sa proj)re famille. Nous trouvons aussi que les deux remèdes ont dos éruc! allons sûres el la formation de gaz fétides dans Tabdomen. Je me rap{)elle avoir guéri un cas de dyspepsie avec Sepia, dans lequel il y avait très peu de symptômes gastriques, rien do plus qu'un sentiment de malaise, mais les symptômes mentaux étaient dominants, et toujours amenés par une atla(|ue d'indigestion. La malade, une dame, devenait indifférente à ses affaires et aussi à ses amies. Elle devenait excessivement irritable. C'est à peine si elle supportait même qu'on lui adressât une question polie. Sepia guérit entièrement cette malade, restée six ou sept mois à un traitement allopalhique. Cela vous montre comment surviennent les symptômes mentaux de Sepia, pour vous permettre de décider de le prendre comme remède. Natrum carb. a presque absolument la même classe de symptômes. Il peut n'être pas si souvent indiqué, mais néanmoins, il vient pour suppléer Sepia quand les symptômes généraux sont ceux de la soude plutôt que de ce précédent remède.
Natrum carb. a plutôt la distension de l'abdomen, avec plénitude et dureté, comme tous les alcalis, tandis que Sepia a* plus de défaillance et de sensation de vide, de creux, que les aliments ne remplissent pas, excepté cependant au souper. Natrum carb, a une exception pour la plénitude de l'abdomen, ci c'est qu'<^ 10 ou 11 heures du matin, le malade se sent anxieux et faible, ressemblant beaucoup à ce qu'on trouve avec ïodium, mais manger le soulage et produit de la distension.
Vous pourriez encore vous souvenir de Natrum carb. pour ses rapports avec Nux vom. Les deux remèdes ont ce renvoi le matin. Ce symptôme est cependant surtout fort avec Nux vomica. Nous sommes souvent appelés à donner Nux vom, quand il survient chez des femmes enceintes, ou après une débauche, etc. Alors encore vous trouvez Natrum carb. parallèle à Nux vom. dans cette hypochondrie. Vous devez comparer soigneusement les deux remèdes avant de décider lequel donner.
Nous verrons aussi que Natrum mur. sera à comparer avec Natr. carb. Il est nécessaire de distinguer entre les deux, parce que ce sont tous deux des sels de soude.
L'évidence de l'effet de Natrum carb. sur le système nerveux se montre dans les variations électriques de Tatmosphère.
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Ainsi, nous trouvons qu'il ciuso l.i n«rvosit(^ ou l'anxiété, qui est pire pendant un orage. Os symplôrpos surviennent indéj)ondammenl do la pusillanimité de certaines personnes devant les orages, i:>endanl lesquels elles se cachent dans les c^ves, etc. Ils sont dus à IVffiM direct des variations électriques de Tatiposphère sur le système nerveux, précisément comme nous le trouvons avec d'autres remèdes, particulièrement Phosplu, Dhodod,, Sillcea et Petroleum. Les malades de Nairum carh. peuvent devenir si nerveux et ngités que de jouer du piano les rend pires et aggrave leurs plaintes. Ce n'est pas seulement la musique qui a cet effet, mais les efforts qu'ils font, et la position qu'ils prennent. C'est un symptôme commun chez les femmes hystériques. Elles deviennent très nerveuses en jo\iant du piano ou en entendant de la musique.
Une autre propriété de \alrum c(wh, est son emploi dans les mauvais effets de l'été ; ceci est commun à tous les sel? de soude. Nous trouvons Natriim carb, indiqué quand il y a beaucoup de débilité causée par la chaleur de l'été, particulièrement quand le malade est sujet à des céphalées chroniques, qui sont pires chaque fois qu'il s'expose à la chaleur du soleil. Nairum carh, est particulièrement indiqué dans les effets chroniques du coup de soleil. Il peut y avoir des années que le malade a été abattu par la chaleur ; et mainten?int ençope, au retour du temps chaud, il souffre de maux de têle,
Nairum carh. affaiblit aussi le système nerveux sous un autre rapport, Nous trouvons qu'il produit une grande débilité, qui* est marquée à chaque fois que le malade travpille ou prend de l'exercice. Sa marche devient incertaine ; les plus petits obstacles du sol le font tomber. Ses chevilles tournent, qiiand il essaye de marcher. ,T'ai un patient, en bonne sf»nt<^» qui «nvait eu cinq chutes dans une seiile année, et pour ces accidents, je ne peux trouver aucune raison. Ce sont les cas qui demandent un remède, non pour 1<'S effets c|<^ lo chute, moi» pour fortifier les articulations ou les muscles. Les autres r^nièdes voisins de Nairum carh., ayant cette fniblegse des cheyiHes chez les enfants, sopt : Acide sulfurique, Causlicum, Nairum mur., Sulfur., et peut-être Plnus sulvestris. Je mentionne ce dernifr remède avec réserve, car, tandis qu'il a été vivement recommandé dans notre littérature pour Iq faiblesse des jambes, il a échoué dans un grand nombre de cas.
Vous trouverez que Nairum carh. soulagera la sensibilité douloureuse des pieds, et particulièrement de la plante, avec gonflement de ces parties. Vous pouvez aussi remployer pour les ulcérations des talons nprès une longue marche. Ce symp-
tome rappelle è l'esprit une circonvSlanee particulière que je veux vous mentionner. Certains remèdes ont une affinité' pour certaines parties du corps. Un soldat, qui avait fait de longues marches, avait deux ulcérations, Tune au talon, Tautre au cou-<ic-pied. Nairum cnrh. guérit c-ella du talon, mais non celle ' du coii^e-pied, qui fut guérie par !. y co podium, Lycop, agit sur le cou^e-pied et Nafnun carh, sur le talon. On note la nié^pne chose sur tout le corps. Il y a des médicaments qui agissent sur Tamygdaîe droite et non sur la gauche. On trouve des renfîèdes qui agissent sur le gros orteil et pas du tout sur les autres.
Sur les muqueuses aussi nous trouvons que Nntrum carh. exerce un pouvoir oonsidérahle. Jje médicament en nature est connu pour produire chez les ouvriers des manufaclures de petits ulcères sur la cornée. Donné à rinlériour, il a guéri de petits ulcères rornéens ou des phlycténules, haoç grande pholophobie et douleurs piquantes ; ces sympl(*>mcs sont parijçulièren^ent iparqués chez les enfants scrofuleux.
On ne rencontre pas souvent les catarrhes curables par Sairum carb., mais quand ils se présentent il n'y a pas de médicament qui puisse prendre sa place. Le coryza est fluent, et est provoqué par le moindre courant d'air et semble avoir une aggravation périodique tous les deux jours. Il est entièrement arrêté par la transpiration. Les c^s chroniques de catarrhe nasal ou d*ozène même demandent Natr, carb. lorsqu'on trouve un écoulement épais vert-jaunâtre par le nez, ou des masses dures et fétides. Le bout du nez est rouge, la peau pèle. Vous trouvez jjssez souvent, lorsque Natrum carf). est indiqué, qu'il y a une ^ccumuîali^ï^ de n^uciis h la partie postéri^eure des narines, ou dans 1;) gorge, le matin, faisant graillonner et faire hem, hem, jusqu'^ ce qvi'il soit détaché. C'est un symptôme très coron^un avec tous les alcalis.
\ji toux semblp avoir son aggravation chaque fois que le malade entre dans une pièço chaudi), et elle s'accompagne d'une expectoration verte purulente d'un goût salé. Parmi les autres reïT]èdes qiû ont cette |oux pire dans une pièce chaude, Bn/onin tient Ui tète.
Natrum carb., comme je vous l'ai déjà dit, est souvent employé dans le traitement de IVczéma. Il semble avoir une affinité particulière pour le dos des mains. I^a peau devient alors rude, sèche, et crevassée. Ici encore vous trouvez Sepia se (K)inparant bien à Nairum ca/*b., étant particulièrement indiquée pour cette forme d'éruption quand il y a de petites ulcérations
aux articulations des mains. Nairum carb, guérit aussi ks éruptions herpétiques avec cercles jaunes.
Sur les organes génitaux, Nairum carb. a un certain effet. Nous le trouvons particulièrement indiqué dans les maladies des femmes quand il y a une pression à travers l'hypogastre comme si tout était repoussé »iu dehors. Si vous faites un examen dans cos cas, vous trouverez le col de Tutérus induré et déformé. II y a dans l'utérus une congestion considérable d'espèce passive, qui y produit des pulsations pendant et après le coït. L'afflux sanguin supplémentaire causé par l'éréthisme sexuel amène cette pulsatilité. La leucorrhée que produit ;Va/r. cai*6. est épaisse et jaune, et quelquefois a une odeur putride, et cesse après avoir uriné.
Il y a un autre usage que vous pouvez faire de Nairum carb., et c'est quand les douleurs de l'accouchement sont faibles et donnent beaucoup d'angoisse, des tremblements et des sueurs à chaque douleur, et sonl soulagées par des frictions douces.
Nous trouvons aussi que Nairum carb. est un des remèdes utiles pour l'expulsion des môles ou des produits d'une fausse conception.
Naïrum sulfuricum.
Nairum su\[. aurait à peine été employé par les membres de notre école si Granvogl ne lui avait pas attribué la place de remède principal pour sa constitution hydrogénoïde, c'est-àdire une constitution qui ressent tous les changements du sec à l'humidité, une constitution, aussi, qui ne peut supporter Tair de la mer ; et avec laquelle les malades ne pem^nt manger les plantes qui poussent près de l'eau. Ils se sentent bien surtout les jours secs. C'est cette constitution dans laquelle, selon Granvogl, le poison gonococcique est le plus pernicieux. Il trouve ici le terrain le plus riche pour s'y développer puissamment. Aussi dit-il, que si la gonorrhée se produit sur une telle constitution, il faut altérer cette constitution pour guérir le malade non seulement de l'écoulement gonorrhéique local, mais de ses effets généraux. C'est ce qu'il fait avec deux remèdes : Nairum suif, et Thuîa.
Vous trouverez Nairum suif, spécialement indiqué pour les troubles qui sont soit acrgravés, soit dépendants de l'humidité de l'atmosphère ou de l'habitation dans des maisons humide*
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Vous pouvez donc ixinsor à Xalrum sul[. dans la constilulion sycotique de Halmemann ou l'hydrogénoïde de Granvogl. Il peul niôine être nécessaire de donner ce remède quand il n'existe ni bubon ni écoulement urélhral.
11 y a une aorte de phtisie, non une tuberculose \crilablc, qui apparaît chez les gens de cette constitution. La toux est accompagnée d'expectoration muco-purulenle,des râles bruyants s entendent dans la poitrine, et le siège de l'inflammation semble être le lobe inférieur du poumon gauche. Le malade se plaint de douleur vers les neuvième et dixième côtes du côté gauche.
Natrum siii/. agit aussi sur l'estomac et l'abdomen. Il produit Ijeaucoup de flatulence, des renvois après avoir mangé, des éructations sans goût ou sûres. Il y a beaucoup de grondements de gaz dans les intestins, particulièrement dans le côté droit de l'abdomen, probablement dans le côlon ascendant. Nous trouvons aussi une douleur subaigué dans la région iléo-cœcale, parce qu'il a de l'action sur cette portion du tractus intestinal. Il y a avec cela de la diarrhée, qui survient régulièrement le matin après le lever et reyient très régulièrement tous les jours. Beaucoup de gaz sont évacués avec les selles. Il se distingue de Sulfur, par ceci : Avec Natrum suif, la diarrhée survient plutôt dans la matinée après s'être levé, tandis qu'avec Sulfur, elle chasse le malade du lit.
Natrum suif, est aussi utile dans les affections de la hanche gauche chez les malades de constitution hydrogénoïde. Les douleurs sont pires la nuit, et réveillent le malade de son sommeil. Elles cessent quand il se retourne sur son lit.
Stillingia est utile pour les maladies de la hanche dans la syphilis secondaire ou héréditaire, avec douleurs dans et à travers la hanche, pires la nuit et par le temps humide.