LEÇON LXVI
NATBtM MURIATICUM.
Noiis cbhiiiiençoiis aujourd'hui noire élud« ôUr Mùiràni mur,, o\ï &el de table ordindirc; Oii Uous en à toujours lenu Hgiîeur comme d'uri opprobre <?n^er9 lu médecine et une eoUfirlnàtion des tromperies d'Hahnènldnn; Ln Ihéd^iri me disait un jour :^ « Comment, vous employez uiie substance dotit on se sert dans lous les aliments et voiis rapi)elez rtlédicaiîn^nt, él vôUs ditfe^ que vous en obtenez de l>ons oiïels ? » Je peux touô assurer^ comrtie j^ l«f lui assUl-ai, que iSairiuîi ttiuhi est un médicament,' et Je peux âiissi Vous assurer que ee même homme devitit ensuite uh châud avocat des verius médicinale^ de NàlfurH rhiir, 3ë voUs dis (|uè lorsque rous polentialisi^z pût lès dilutions une substance, vous trouvez que vous navoz plds à dépendre des lois ordinaires ûë là diététique, de l'hygiène Ou Scf là fchimie, mais que VoUs entrez dans un domaine qui est dist)il<;i d*îs lois chimiques et physiqii^s. Les médicaments ne sont plUô sUjëts aux lois grossièr^ls.
Nairnm fhiJtr, a élé rérxpérîmertté par les expérimentateurs autrichicusi <;ompagnie de médcoîiis qui firent des expériences héroïques siit certains médic4iments, quelqUes-uns d'éntfe eux étant morts des effets de leurs essais, tellement les doses de médicaments qu'ils prirent étaient grandes et fortes. L'un d'eux, dont j'ai oublié le nom, disait, en publiant ses expériences sur Natrum mur., que les plus hautes dilutions du médicament produisaient le plus de symptômes, et que ces symptômes, de plus, avaient plus de valeur que ceux produits par les basses dilutions. Il est vrai de Natrum mur., comme de beaucoup d'autres drogues, que les hautes puissances agissent le mieux.
Vous noierez que j'ai placé Argent, nltricum comme complémentaire de Natrum mur, Arg, nUr, a une relation complémentaire avec Natrum mur. Il l'antidote aussi parfois. Il agit comme un antidote chimique ou dynamique selon la quantité de la substance qui a été prise.
MATIÈAB MÉDICAUS CUNIQUB 071
La relation entre Apis et Natrum mur. est parliculièremont évidente dans le traitement des frissons et de la fièvre, et dans les alïeclions cutanées. Le sel est une des substances employées pour antidoter les effets toxiques des piqûres d'abeilles.
Quand on a abusé de Aa/r. mur, comme condiment, l'esprit doux de nitre peut être employé comme antidote avec succès. Certiiins autres effets de \atrum mur. sont antidotes par Arsenicum, et d'autres encore par Phouphorus. Je ne me souviens d'aucun remède qui soit incomiiatible avec Xatr, mur.
\atrum mur. ou le chlorure de t^odium doit être considéré d'abord dans s<^s relations physiologiques, de sorte que nous en apprenions quelque chose sur sa valeur comme médicament. 11 entre daiis la composition de tous les tissus du corps, même dans Témail des dents. Parlant maintenant physiologiquemenl, il <*sl regardé conune un stimulant i)our les différents tissus dans lesquels il enlre. Il existe en quantités considérables dans» les diverses inuneurs de Wv'û, parliculièremont dans Thuineur aqueuse et dans le cristallin, cl aussi dans rhumeur vitrée. On a dit que sa fonction est ici de préserver la transparence de ces tissus. Virchovv, dans sa Pathologie, cite luie autorité qui donna du cîilorure de sodium à des chiens jusqu'à produire l'opacité du cristallin. Donc, la cataracte peut être produite par Nairum mur.
Le chlorure <le sodium <lans Testomac stimule la digestion, et cela dans les bornes de la physiologie. Il stimule la digestion de diverses manières. D'abord, il augmente le goût des aliments. Nous savons tous combien ce que nous mangeons est insipide si ce n'est pas salé. Nous savons par la pathologie que si une substance a son goût arrru. sa digestibilité est aussi augmentée. Ce qui est agréable se digère plus facilement que ce (|ui est sans goût. Le sel agil aussi sur l'estomac même en favorisant la sécrétion du suc gaslri(|ue. Le sel agit sur les glandes en produisant une augmentation des , sécrétions glandulaires. Ainsi nous trouvons qu'il agit sur les glan-des sudoripares et aussi sur les glandes muqueuses.
Schttssler dit que le sel est excrété dans le mucus. C'est vrai. Aussi il dit que, puisque le sol a ici une fonction, il doit être le ^emède pour tous les catarrhes. C'est une conclusion tix>p hàlive pour des prémices si limitées. Il <'st vrai (pie si vous examinez du mucus sain vous trouvez qu'il contient beaucoup de sel. Il est vrai aussi que le chlorure de sodium produit un flux excessif de mucus de constitution normale ; vous pouvez tirer de là d'utiles suggestions. Chaque fois que vous trouvez un catarrhe avec une sécrétion abondante de mucus normal
clair, Nairum mur, peut être indiqué comme remède. \uus trouvons aussi qu'il agit sur les glnndes sébacées. Ces petites glandes sont très nombreuses en certaines parties du corps, particulièrement aux ailes du ,nez, et sur les joues. Leur fonction est de lubréfîer la peau, .\alram, mur, les stimule. La peau prend une apparence huileuse. Nous le notons particulièrement à la face, au cuir chevelu, et aussi dans d'autres parties du corps.
Le sel a aussi un effet stimulant sur le système nerveux, il en remonte le tonus. La tonicité musculaire est aussi favorisée par la présence du sel dans les tissus des muscles. Cela m'amène à vous dire que le sel conunun peut être employé en applications extcrnqs dans la faiblesse des nerfs et des muscles, faiblesse qui favorise les déformations des membres. Quand \ ous vous apercevez que Tenfant se met à marcher sur le côté 'des pieds, ou quand vous rencontrez un cas de paralysie postdiphtérique, vous pouvez employer avec avantage les frictions avec du sel. Je ne Veux pas dire que cela guérira toutes les difformités, car il y en a qui viennent de l'inflammation des cornes antérieures de la moelle. Alors le chlorure de sodium ne peut les guérir, car ce trouble est dû à une maladie organique.
Nous pouvons encore employer fréquemment le sel sous la forme de bain de siège pour l'aménorrhée invétérée.
Nous trouverons souvent Nairum mur. indiqué lorsque le sang est appauvri. En conséquence, la nutrition de toute l'économie en souffre. Nous le trouvons indiqué dans l'anémie, particulièrement dans l'anémie provoquée par des j>ertes humorales, d'où souvent chez des femmes atteintes de troubles menstruels, ou chez des hommes qui souffrent de perles séminales. Nous le trouverons souvent indiqué dans les états scorbutiques do l'économie quand le malade a plus ou moins des signes de scorbut.
C'est ainsi que l'usage prolongé d'aliments salés est une cause commune de scorbut. Dans ces cas la , bouche devient irritée, des ulcérations se forment sur la langue et les gencives, et l'haleine a une odeur fétide. La langue présente une apparence de carte de géographie. Nous trouvons ce symptôme avec d'autres remèdes, comme Arsen., Rhus iox., Kali bic, et Taraxacum.
Et encore, comme résultat de l'appauvrissement du sang, nous trouvons le svstème nerveux atteint secondairement.
\afrum mur, peut c^tre donné i>our les indications symptomatiques suivantes : Le malade est émacié, et cette émacialion est
MATIÈRE MÉDICALK CLINIQUE 073
très marquée. Lii p<îau ost assez rugueuse el sèche et il'iiiio couleur jaunâlre. I^ malade se sent très épuisé par le moindre exerciee mental ou physique. En raison de Tanéniit^ nous avons une excitation facile de la circulation, de \e\\v sorte que le moindre exercice produis dç^ battements par loul le corps. Le malade souffre souvent de palpitations de cœur, ([ui sont aussi excitées par toutes les émotions. Le malade les décrit souvent comme une sensation comme si une aile d oiseau battait dans le côté gauche de la poitrine.
Mentalement, nous trouvons ces malades tristes et larmoyants. Vous troXiverez rarement \alrum niui\ indiqué dans les affec lions chroniques s*il n'y a pas cet état de dépression de les prit. Le malade semble être aggravé par tous les essais de consolation, qui peuvent même le rendre furieux. Cet état larmoyant est accompagné de palpitations de cœur et d'intermittences du pouls. Cette intermittence n'implique pas nécessairement une maladie organique du cœur, mais simplement un cœur faible nerveusement.
D'autres fois, vous trouverez le malade absolument hypochon driaque, tout comme nous Tavons déjà trouvé avec Nalr. carb. Guette hypochondrie est directement associée à Tindigestion, comme avec Nairum carb. Mais il y a cette différence : avec Natrum mur., le remède que nous étudions, cette hypochondrie marche avec le degré de la constipation, et non seulement avec la mauvaise digestion, comme dans l'autre.
En plus de cel esprit mélancolique, nous avons aussi l'irritabilité développée par Matrum mur. Le malade devient irrité à la moindre bagatelle. Il amasse dans son esprit les plus légè res offenses imaginaires ou réelles. Il se réveille la nuit avec des palpitations de cœur et ne peut se rendormir, parce que son esprit est envahi par tous les ennuis passés.
Les facultés intellectuelles sont affaiblies. Il se dégoûte du travail mental, fait des erreurs, comme s'il avait de la confusion d'esprit; perte de la mémoire: ♦aggravation par l'étude. Fréquemment les jeunes filles souffrent de céphalée, comme si de petits marteaux frappaient la tête, chaque fois qu'elles étudient. La malade est excitable, elle rit de façon immodérée pour des sujets qui ne sont pas drôles : les doigts remuent involontairement, comme dans la chorée : tremblement des membres : secousses musculaires : elle est maladroite, laisse tomber les objets. Maintenant, ajoutez à ces .symptômes chroniques le suivant, et vous avez un tableau complet de Natr, mur. Une excitation est toujours suivie de mélancolie, d'anxiété, de battements de cœur, les membres s'endorment, avec fourmil-
XAT. UÉD. OL. 48
kments même dans les lèvres et la langue ; membres lourds, spécialement chez les jeunes filles anémiques, dont la face est jaune, la peau sèche et ridée, et les règles peu abondantes ou arrêtées. Les émotions mentales causent une telle faiblesse qu'un ou plusieurs membres sont privés d'usage.
F^endant que nous sommes sur ce sujet dos lierfs, nous pouvons aussi bien ajouter les symptômes qui restent ; douleurs dans le bas du dos, comme s'il était brisé ; sensation de paralysie dans la région lombaire, pire le mntin après le lever ; langue engourdie, parole lourde ; les articulations sont faibles, spécialement les chevilles, avec aggravation le malin. Ce dernier symptôme accompagné de rini}>erfection de la nutrition, « devient maigre en dépit d'un bon appétit », a amené à employer le sel avec succès, intérieurement, et comme topique externe, chez des enfants à chevilles faibles ; les pieds tournent en marchant.
Maintenant, pour les symptômes mentaux, Nairum mur, va dans le sens de plusieurs médicamenls. L'un d'eux, est ïhilsaiilla, qui est le remède le plus pleurard de notre matière médicale. Âïais Puisai, a plutôt une disi)osition tendre, qui s'abandonone, et qui aime la consolation. Plus vous la consolez el mieux elle est.
Sepia ressemble plus à Natrum mur. que Pulsalilla^ en coque les deux remèdes ont celte déprossioji de Tes prit combinéo à cette disposilion véliémente et coléreuse. Tous deux ont cette haine d'Indien contre ceux qui les ont offensés. En fait, ces remèdes sont complémentaires l'un de l'autre. Le malade de Sepia, cependant, a une indifférence marquée i)Our les affaires de son intérieur.
Les malades qui souffrent de ces symptômes mentaux demandant Natr. mur. sont généralement chlorotlques. Elles souffrent de leucocvthémie. Les règles sont souvent en retard el peu abondantes, ou même cessenl eomplèlement. Quand les règles n'ont pas entièrement cessé «pî sont pny abondantes, olles s'accou^pagnent de sytnplômes aussi marqués que les suivants: Accroissement marqué de la tristesse avant les règles: palpitations de cœur, qui ont aussi tendance à être de la variété ondulante, et céphalée l)attanle, mal de tête qui continue d'une façon persist-anie après la période menstruelle. La malade de Natr. mur. souffre fréquemment aussi de déplacements utérins. Elle a d'une façon tout à fait caractéristique le prolapsus utérin, surtout, marqué lorsqu'elle se lève le matin. Le symptôme *^e lit « quand elle se lève le matin, elle est obligré.e de .s*ass€oir pour empêcher le prolapsus ». C'est une maladie tout à fait
MxVTIÈRt: MIÎDICAlrE CLJXIV^l |i 0*5
l'oiirctionnelle. 11 a'v a au-cun chaiig'eiiMiut organique dans luh'rus, mais un grand relàch-enienl des ligaments qui supportent cet organe. (Juand elle se lè\(' le matin, rehVchée au lieu d'èfn* viviûée par le sommeil de la nuit, l'utérus tombe et elle est ol^ligée de s'asseoir pour empèeher cette chute.
Vous trouverez ces symptômes utérins accompagnés de mal dans le dos et d'irritation spinale marquée, très soulagée en se couchant à plat sur le dos ou en api)uyant l'ortemcnt un oreiller contre le dos- Ce symptôme, je l'ai confirmé maintes et maintes fois avec Nalrarn mur. En plus, vous aurez un symptôme ^caractéristique de la vessie qui existe tout aussi souvent que le prolapsus lui-même et ({ui est une douleur coupante dans Turèthre après avoir uriné. Ce symptôme, je l'ai vu souvent utiUsé avec succès. Le mal do dos et l'aggravation du nMiAin sont des sym[)tômes qui vous aideront pour le choix de Natr. mur.
Natrum mur. produit un mal de tète aggravé par tout effort cérébral. Le matin au réveil, il y a des battements, surtout dans le Iront, comme si un grand nond)re de petits marteaux battaient d^ms la tête. Cette scplialéc est aussi aggravée par le moindre ti*avaîl cérébral. La douleur est parfois assez in-tense jiour rendre le malade presque maniaque. Avec cette sorte de céphalée, la langue est sèche et adhère presque au plafond de la bouche quoiqu'elle puisse sembler humide quand on la tire. Il y a une soif intense. Le pouls est presque toujours intermittent. Cela vous aide à le dislin<çuer de son complément, Sepia, qui a un symptôme analogue. X'oubliez pas ce mal dé tête aigu de Sepia, celte douleur violente dans la parlie inférieure du cerv€aij, apparemment dans les méninges, et fra[)pant vers le haut. Le malade ne peut supp^jrter ni lumière, ni bruit. La douleur est ordinairement accompagnée de nausée et <le vomissement comme symptôme secondaire.
Natrum mur^ produit aussi un mal de tôle simulant celui de Bryonia; picotements aigus dans la tête, et sensation douloureuse comme de brisement vers les [)aupières, spécialement qnnnd on remue les yeux. Je dois dire que ces céphalées de Nalr, mur. sont particulièrement communes cliez les écoliers
de 10 à 11 ans.
(aie. ostr, est aussi un bon remède dans ces cas.
Vous pouvez avoir l'occasion d'employer \nfr. mur. dans la névralgie ciliaire, spécialement quand les douleurs s-ont périodiques, revenant du lever au coucher du soleil, et pires vers
midi.
Spiffelia «st un médicament qui a aussi le mal de tête ou la
076 MATlèjlE MÉDICALE CLlM^Ui::
iioïratgiv ciliaire, veitanl e1 s'en allanl avec le suleil et pire à midi.
.vlsi-miiiiii ■■! Gloiioïn ii'onl pas tant la névralgie que les ballemenls <laiis iîi tète, devenanl de pire cii pire avec ]e soleil.
\atrum mur. cause aussi une céphalée avec perle partielle d^r la vue ; ici, il ressemble ù Kali bic, Iris et Causticum.
.\aliuiii mur. a une influence très puissante sur les différentes parties des yeux. Dans tout le corps, le médicament produit de la faililesse des muscles- Mais c'est spécialement manifeste dans les muscles des yeux. I^s muscles des paupières semblent raides «{uarid on les remue. Les lettres font des lâches et se confondent (juand on les regarde d'une façon suivie, comme en lisant. .Vous voyez qu'il y a une aslhénopîe marquée. Nalr. mur. est s[)écinlement indiqué quand les muscles droits inter nés sont affeclês. Ces symplOnies d'asihénopic dépendent d'un abatiement général.
La moelle i;st faible et irritée, la digestion est lente et imparfaite, et la nulrilion n'est i)as aussi rapide ou aussi complète qu'elle devrait.
Une autre forme d<: inalndii' de l'œil dans laquelle A'air. mwesl indiqué esl l'oplilalmie scrotuleuse. Vous serez amené à employer le médicament dans ces cas où on a abusé du nitrate d'argent. Il y a des douleurs cuisantes et brûlantes et une sensation comme de saido derrière les paupières. Les larmes sont acres et il y a une occlusion spasmodique des paupières très marquée. Vous avez de la difficulté à séparer les paupières. Des ulcères se forment sur la cornée. Les paupières elles-mêmes sonJ enflammées el agglutinées le matin. En plus de ces symptômes oculaires, ces entants scrofuleux souffrent d'éruptions iiîirticulièremcnl marquées au l>ord des cheveux. Des croûtes se forment sur le cuir chevelu el il on suinte une matière corrosive. tl y a des croules humides aux angles des lèvres et sur les ailes du nez, et avec cela de ^ém,^ci,^tion.
Dans l'ophtalmie scrofuleuse vous auriez, à comparer avec \alr. mur., Arg. mlric, Ars.. el Graph.
Pour les croules aux angles de la bouche <■! aux ailes du nez compinvr Antim. crud., Graphilcn et Causiirum.
,Vo/r. mur, cause aussi rhêiniopic. Iri vous pourriez comfMirei Aiinim, l.ilhium carb.. /..r/c./io'/.. el Tilunium-
X'tilrum mur. agit sur les muqueuses- Nous le trouvons indiqué dans l'"i catarrhes a\ec sécrélioii muqufiifc anormale par s.! quantité plulAt que par sa qualité-
Cctle hypersécrétion de mucus est accompagnée de paroxysmes d'éternuements. Le coryza fluent alterne avec le coryza sec.
Chaque exposition à Tair trais donne un rhume au malade. Les ailes du nez ont tendance h être irritées et sensibles. Il y a pres- , que toujours dans le catnrrhe de Nairum mur. perle de l'odorat. Nairum mur, est un des meilleurs remèdes pour le raclement d^ murus âe la gorge le matin, quand les symptômes ne réclament pas un autre remède.
Les amygdales «ont sou\e]it très rouges. La luette est allongée, probablement par relâchement de ses muscles. Il y a une sensation constante comme d'une masse dans la gorge. Le malade s'étrangle facilement en avalant. La langue est chargée par ilôts.
La toux vient de l'accumulation do mucus clair dans la partie postérieure des narines, le pharynx et le larynx. N'aturelloment il v a de l'enrouement, ('no autre forme de toux demandant Nairum mur., est la toux venant d'un chatouillement dans la gorge ou au creux de iVstomac. Cette sorte de toux est accompagnée d'un mal de tôlo avec sensation d'éclateniout, rappelant ici celui de Bryonia, ot quelquefois d'une émission involontaire d'urine, comme nous trouvons avec Scilla et Causiicum, e\ souvent aussi de piqûres dans lo foie.
Nairum mur. a une action marquée sur les organes génitaux nriAles. Il cause une grande faiblesse de ces organes, donnant naissance à des émissions séminales pendant le sommeil. Elles sont suivies de débilité p1 d'unc^. grande faiblesse. Les organes génitaux sont très relâchés. Des rêves avec pollutions peuvent même survenir après le coït. Cela peut vous paraître un symptôme anormal, mais ne l'est pas. Pendant l'acte du coït, les érections ne sont pas fortes ot réjaculation de sperme est fai^ ble ou même absente.
La conséquence en est que les vésicules séminales ne se vident pas complètement. Il y reste encore de l'irritation. Quand cet homme dort, cette irritation, par action n-'vflexe, produit des rêves lascifs. Comme suites de ces pei-les séminales excessives, nous trouvons du mal de dos. des sueurs nocturnes, de la faiblesse des jambes, et la mélancolie qui est caratéristique du remède. Natrum mur. n'est pas le s-oul des sels de soude dans cette classe de maladies. Nairum phosph. a été expérimenté par des habitués de ce eolléjïe. Ils eurent des émissions séminales chaque nuit. D'abord, il leur semblait avoir de Véréthisme avec rêves lascifs, mais ensuite des émissions se |)roduisirent, une ou deux par nuit, sans aucune sensation. Elles étaient suivies de faiblesse du dos et de tremblement des ge noux, qui donnaient une sensation comme s'ils s'en allaient.
<>mS matière méwcale clinique
Vous trouverez aussi, que la gonorrhée est curable par Nair. mur., spécialement quand elle est chronique. L'écoulement esl ordinairement clair (il peut être quelquefois jaunâtre). Il y a des <louleurs coupantes très marquées dans TurAthrae aj>!'ès la miclioil. Il est spécialement indiqlié dnns les cas où on a abusé du nitrate d*argent.
La nutrition est très troublée avec Nalr\ mur., comme je vous Tai déjà dit. L'émaciation est marquée dans presque tous les cas dans lesquels il est le simili imum. Nous pouvons faire usage de ce fait chez les enfants qui sont atteints de marasme ]»,ir suite d'une nutrition défectueuse. Ils sont maiprres, particu lièrement .du cou {Verairum aîbum a Témaciation du cou, spécialement dans la coqueluche). Ils ont un appétit féroce, en dépit duquel ils deviennent maigres ou tout au moins n'engraissent pas. Ici vous le trouvez comparable à lodium, mais Témaciation particulière du cou, disproportionnée avec celle du corps, est suffisante pour le distinguer de ce médicament. Kn plus de cela, vous pouvez avoir parfois une soif bien marquée. LVnf;mt désire de l'eau tout le temps. C'est ce que le vulgaire appelle la fièvre intérieure. Tl y a constamment de la chaleur ri de la sécheresse de la bouclie et de la gorge, que leau soulage. S*il y a de la constipation quand Nalrum mur. est le remède, il y a une selle très caractéristique, dure, difficile h expulser, fissurant l'anus, et, en conséquence, il y a du suintement saniruin avec la selle. Naturellement, un étal de sensibilité douloureuse et de cuisson est le résultat de cette lacération de l'anus.
Natrum mur,, comme les autres sels de soude, est un remède •de première classe dans le traitement de la dyspepsie. Nou<î le trouvons indiqué quand les aliments farineux, particulièrement le pain, déplaisent. Le symptôme se lit : Il a de l'aversion pour le pain, qu'il aimait auparavant. D'autre })ar!, il y a du goût pour les huîtres, le poisson, les aliments salés ou les choses amères. Après avoir mangé, le patient est très altéré. Il y a une sensation indescriptible de détresse au creux de l'estomac. Elle est soulagée en serrant les vêtements, tout à l'opposé <le Lachesls et Ilcpar, et ]>récisémenl comme avec Fluoric. ocid. La constipation, que j'ai décrite, cause de riiypochondrie. Le malade est déprimé d'esprit et de mauvaise humeur, et cet état mental semble aller avec le degré de constipation. Quand l'intestin fonctionne, l'esprit est nmélioré. Vous devez employer ce symptôme d'une fa(;on rationnelle. Ceux qui ont été accoutumés à prendre des méclic^iments purgatifs se sentiront toujours mal si leurs intestins restent inaclifs plus longtemps qu'à l'ordinaire. Ils ont un profond mal de tôle, un goût mauvais dans la bou-
MATIÈUE MEDKAI.f: OLIMOl E 679
elle, etc.^ et quand ils ont une évacua lion, ils se sentent mieux. Ici, Nux l'om, est le remède. Ce n esl pas souvent qu'une constipation qu'on ne trouble pas produit cei état de l'esprit, mais quand elle le f^iit, \alvum mur, vsl le remède.
Le reclum souffre do ténesme aver écoulement visqueux comme dan§ la rectile chronique, l^rolapsus *nnal avec écoulement de mucus sanguinolent et d'eau, et brûlure empêchant le sonnneil ; sécheresse et cuisson du reclum et de l'anus, avec tendance aux érosions de la muqueuse. Sensation d'une substance rude dans le rectum, bien que les intestins soient vides (1). Constriction de Tanus. matières évacuées avec un effort à déchirer l'anus. Diarrhée aqueuse chronique avec bouche sèche, secondairement aux selles sèches (2).
\ous trouvons \air, mur. indiqué dans les affections des lissus plus grossiers, par exeîuple de la peau. Je vous ai déjà dit comment il affecl.^ les glandes sébacées. Xous trouvons qu'il produit de l'urticaire. I.a démangeaison esl très pénible. Elle se [)roduit aux jointures, particulièrement aux chevilles. Des f)apu]es se forment en différentes parties du corps, et elles démangent, cuisent et jjrideut. Xous trou\ons spécialement Natr, mur, indiqué lorsque ces symplonies accompagnent la fièvre intermittente, ou sur\i^nnent après l'exposition à un froid humide, spécialement 'ui l>ord de la mer. L'exercise empr^e cet urticaire intolérablemeut. Ici nous trou\ons Nalr. mur. tout i*i fiiil complémentaire (VApis.
Api>i est un excellent remè(le dans le traitement de l'urticaire, mais j'ai trouvé (|U*il n'est pas si bon dans le traitement de la forme chronique de la maladie. Ici nous avons à employer d'autres médicaments, comme Xalr, mur., et, au-dessus de tous, CalC' ostr.
Il y a une autre forme d'érU|)tion qui doit faire penser à Natr. mur., et ce sont les éruptions herpétiques. Ainsi nous trouvons particulièrement caractéristique de Ndtrum mur,, ce qu'on ap pelle l'hydroa labialis. Ce sont de petites vésicules qui se forment sur les bords des lèvres et qui accompagnent tous les cas accentué*? de frissons et de fièvre indiquant Xalrum mur. Elleî>
(1) Comparer t^epin^ qui a une ma-sse dans le rectum: Axcului^ ot Collinsnnia, qui ont la s<»nsation oomme de chevilles on de hâtons danf; le rectum.
(2) Cot état de sécheresse ref:?emble à Ahtmina, Graphites, Mnqnesia muVf Batnnhia, Aesculus, etc. Graphites a les «elles enduites de mucus: Alumina a la douleur cuwant«; Magnesia mur. les selles qui s'eflFritent, Batanhia la sensation de morceaux de veçrej fissures
080 MATIÈRE MÉDICALE CLIM^E
sont pareilles à cf» qu'on appelle communément des boulons de fièvre. Hepar, Xatr, mur,, et Hhns tox. sont les remèdes qui onl ce symptôme le plus marqiif^. Arsenicum l'a aussi. Dans le loui commencement de ces affections, l'application de camphre les arrêtera. Si cependant elles sont bien avancées, Hepar les sou hige et en empêche le retour. Camphor. n'est pas un romèdn curalif, mais Hepar en est un.
L'herpès circiné, variété d'impétigo, demande Xatr, mur. D'autres remèdes pour celte affection sont : Sepia, Baryta carb,, et Tellurlum,
Une autre forme d'éruption demandant Matrum mur, est l'eczéma, qui se montre en croûtes épaisses, laissant suinter du pus, agglutinant les rhoveux. on fait ime croûte lactée.
Enfin j'en arrive à parler de Tapplication bien connue de Matrum mur, fi la fièvre intermittente. Ici il partage les honneurs depuis longtemps accordés à China et Arsenic. On doit penser A Natrum mur, quand le frisson revient d'une façon caractéristique entre 10 et 11 heures du matin. T.e frisson commence au bas du dos ou dans les pieds. Il est quelquefois accompagné de soif, et de douleurs violentes dans tout !e corps. Ouelquefois de l'urticaire complique le cas. ï.a fièvre est ordinairement violente. I^ soif augmente avec la chaleur. Le mal de tête devient de plus en plus battant. Cette congestion cérébrale est parfois assez intense pour donner du délire. Peu à peu la sueur se produit abondamment et soulage la céphalée et aussi les autres symptômes. Telle est la fièvre curable par Nairum muriat.
Quand le frisson survient à 10 heures du matin comme résultat de la fièvre hectique ou de la phtisie, on doit employer Siannum et non Nnfr, mur^
LEÇOX LXVII
Borax veneta.
Le Borax est le biborate de soude. Comme médicament, il a conquis ses premiers lauriers dans les crèches, où il est dépuis longtemps employé pour les gerçures des mamelons et la stomatite des bébés. Comme de tous les remèdes populaires, on on a beaucoup abusé. I/homœopat1iie l'a tiré de là et maintenant l'offre à la pratique comme un remède de grande valeur, nn nous disant quand on doit l'employer ou non. Sous ces ulcérations de la bouche, qui semblent être la caractéristique de lennploi de Borax, il y a une constitution qui permet le développement de cette stomatite, et c'est une mauvaise nutrition de l'économie. Aussi l'enfant devient pâle ou d'une couleur terreuse, sa chair est molle et flasque ; il crie beaucoup lorsqu'il tèto, pousse des cris en dormant et se réveilk en s'attachant à sa mère comme s'il était effffrayé par un rêve. L'enfant est excessivement nerveux, tellement que le plus léger bruit, le moindre froissement de papier, un bruit sourd et lointain, le réveille et l'clTraie. Cette excitabilité nerveuse donne la qualification des douleurs. Par exemple, dans le mal d'oreille, vous trouverez que chaque paroxysme de douleur fait que 'enfant se dresse nerveusement. Cette otalgie est accompagnée de sensibilité, de sronflement et de chaleur de l'oreille tout comme avec Bellad.. Puisai., et Chamo. Il y a une otorrhée muqueuse ou mueopurulente.
Borax se distingue de ces remèdes analogues par ce caractère de ner\osité. ce sursaut avec la douleur ou les plus légers bruits, par la pâleur de la face et par-dessus tout par un .uitre symptôme bien vérifié, qui est que l'enfant a peur des mouvernents de descente. Ainsi, si le petit être s'est profondément endormi d^ns les bras de sa mère et qu'elle essaye de le déposer dans son berceau, cela lui donne un sursaut, et le réveille. Si elle essave de descendre avec lui l'escalier, il s'attache à
682 MATIÈHE MÉDIC/XLK CLINIOUE
elle, craignant de tomber. Cela ne doit pas être confondu avec lexcitabililé d'autres médicaments, comme Chamo,^ et Bellad, Cq n'est pas le mouvement qui réveille lenfant. Il ne s'éveillera pas si on le remue sans mouvement de descente. C'est donc le mouvement en bas qui doit le réveiller. I^ raison en est que l'enfant souffre d'anémie cérébrale et que le mouveniont de descente produit une sensation comme s'il allait tomber. Ce symptôme peut aussi être utilisé cbez les adulles, comme i)ar exemple dans le cas de gens mal portants qui, ayant reçu Tordre de faire une course à cheval, no le peuvent |)as, parce que quand le cheval les laisse retomber, ils ont la sensation d'être à la torture. Vous trouverez aussi que des dames, après une maladie épuisante, ne peuvent employer un rocking-chair, parce que, lorsque la chaise s'en va en arrière, il leur semble qu'elles vont tomber.
La digestion dans le cas de Borax est troublée, comme \ous pouviez vous y attendre en raison du défectueux état de la nutrition.
Des coliques précèdent la diarrhée chez l'enfant que je décris. Les selles sont ordinairement vertes, ou biçn elles peuvent être molles et jaunes, mais elles contiennent toujours du mucus. Ici vous avez un autre exemple de l'affinité de Borax pour les muqiieuses. Une inflammation aphteuse de la bouche se montre en mê«me temps que la diarrhée. Des aphtes se forment dans les poches, qui sont à l'intérieur des joues, sur la langue et les piliers du voile. I^ bouche est brûl-mte, ce que la mère constate quand l'enfant prend le mamelon. La muqueuse qui entoure ces aphtes saigne facilement. L'enfant abandonne le sein et crie de douleur ou bien même refuse tout h fait le sein.
Analogues à Borax sont les remèdes suivants : D'abord Brifonia ; ce remède a causé et guéri la stomatite des bébés. Mais le symptôme caractéristique de Bnionia est le suivant : L'enfant refuse de téter et fait beaucoup de manières, mais dès que sa bouche est humecléo il prend le sein et tèle énergiquement. N'est-ce pas en rapport avec le caractère de Brijonla ? Ceux de vous qui savent quelque chose de ce remède se rappelleront combien la bouche est sèche, et combien la muqueuse est pri^ ée de sécrétion. Aussi, quand la muqueuse buccale est humidifi^V, l'enfant tète.
Mercuriua se substitue h Borax quand, avec la slomatile. il v a très souvent de la salivation. Leau égoutte de la Couche de l'enfant. La diarrhée est accompagnée d'un ténesme accentué. Ce sont des distinctions suMçgintes entre Mercurius et Èorax.
MATIÈBE MÉJDIC/ULE CLINIQUE d8Q
Vous dev.ftz encore vous rappeler un remède oublié, Aeihusa cynapium. On <k>it le préférer quand les coliques et les criô sont accompagnés d« vomissement violent caractéristique d« ce médicament.
Un autre rftmèrle est Arum trlphifUum. Il se distingue aisémanl de Borax, par la violence des symplôm-es. L'inffammation de la houcluï <»st exc<*ssivemenl violente et est aocompagnée d'excoriations et de croûtes autour de la bouche et de® narines.
Un autre symptôme commun de l'enfant dans le cas de Borax ost qno le hf'hf'» crio avant d'uriner. L'urine au moment où elle est évacuée est brûlante et a une odeur particulière fétide et piquante. Cela ne doit pas être confondu avec la gravelle, qui n'est pas rare chez les petits enfants, et qui demandera Sarsaparillay Lycopodium, Acide henzoîqu-e, etc.; mais c'est l'équivalent des inflammations des autres muqueuses, de telle sorte qu'il se compare à Aconit,, Canfharis, et un autre remède excellent des bébés, PetroHelinum. X'oubliez pas ce dernier médicament. Il n'est pas généralem^pnt mentionné dnns nos matières médic-ales. et cependant cVsl un oxcellent remède. Vous devriez donner Pelroselinum pour des états très analocrues à ceux qui demandent Borax quand il y a un besoin soudain et violent d'uriner. Il peut être indiqué même dans la gonorrhée quand existe ce besoin soudain.
Passant de l'enfant à l'adulte, nous trouvons que, bien que l'état aphteux soit toujours le principal, nous avons encore beaucoup d'autres symptômes de Borax, la même difficulté à digérer les aliments, la même faiblesse, et les muqueuses étant encore le point d'attaque. Nous trouvons, par exemple, la conjonctive, particulièrement la portion palpébrale, affectée par Borax, nous donnant une excoriation spécialement marquée le long dos bords des paupières. Ijcs sourcils croissent à l'intérieur au lieu de se développer en dehors et irritent le globe de IVril. Il faudrait vous le rappeler comme un remède qui sera qu(4quefois utile dans le trichiasis, comparable ici à Graphites.
Los narines s'ulcèrent dans le cas de Borax, causant beaucoup de sensibilité, de douleur et de gonflement à la pointe du nez.
Nous trouvons que Borax a une action sur la muqueuse de la gcijiçe, étant indiqué, comme tous les «w^ls de soude, quand il V a là de l'accumulation de mucus. Mais, avec Borax, ce mucus est tenace et difficile à détacher.
La leucorrhée de Borax est claire, abondante, et albumineuse. Comme toutes les autres sécrétions de Borax, celle-ci a une chaleur anormale.
684 MATIÈRE MÉDICAI^ CUNigUE
L'action de Borax sur les poumons ne doit pas ôtr€ oubliée. Nous le trouvons indiqué lorsqu'il y a une toux accompagnée de douleurs piquantes aiguës, pires à travers la partie supérieure droite du thorax. Ces douleurs sont si aiguës qu'elles peuvent amener le malade à arrùter sa i^espiration. Lexpectoration a une sorte d'odeur de ranci, de moisi. Vous pouvez souvent employer Borax dans les affections des poumons et même dans la phtisie quand ces symptômes existent.
Enfin, nous avons à mentionner certains symptômes de la peau. La peau est malsaine ; la plus petite coupure ou égratignure suppure faciliment. Il y a une démangeaison de la peau, particulièrement sur le dos des doigts, ressemblant ici à l'eczéma dorsal de Nairum carb. De petites ulcérations se forment autour des articulations des doigts.
Le meilleur remède que nous ayons pour ces petites ulcérations autour des articulations est Sepia,
Enfin Borax a été employé dans Térysipèle de la face, particulièrement des joues. Le caractère dislinctif du médicament est une sensation comme s'il v avait des toiles daraiçnées sur la figure.
Je voudrais vous recommander de dire aux nourrices, si vous le pouvez, de ne pas employer le Borax en poudre chaque fois que l'enfant a de la stomatite, Cela peut faire du mal si ce n est pas indiqué. Je crois avoir remarqué qu'après cet emploi du médicament, les intestins en souffrent et que lenfant devient plus pâle et dépéril rapidement, ce qu'il ne faisait pas avant ces interventions de la nourrice.