‹ Matière médicale clinique de FarringtonChapitre 56 sur 59 · LEÇON LXVIII · texte numérisé non relu

LEÇON LXVIII

Sels de Potasse

En tx)xi€ologie, la potasse peut avoir un certain iulérôl pour vous quand, par accident, on a avalé de la potasse caustique. Sa grande affinité pour Teau fait qu'elle attaque les tissus avec une grande avidité, produisant des effets escharro tiques très profonds. Elle a plus de pouvoir pour pénétrer les tissus que n'en ont certains autres caustiques, le nitrate d'argent par exemple : aussi on Ta choisie pour l'emploi de caustique quand on \ eut creuser profondément dans les tissus d'une région, comme il.-ins le traitement d'une pustule maligne ; quand une large portion du tissu est devenue gangreneuse et qu'il faut produire une élimination profonde, on emploie la potasse. Les tissus sur lesquels on a ainsi agi ont une apparence grisâtre, qui est due à la formation d'un savon produit par la combinaison des graisses avec la potasse. Ainsi son action diffère matériellement de celle des acides minéraux, qui rendent les tissus secs et foncés, presque comme un morceau d'amadou.

Quand on l'avale par accident, car on l'emploie rarement dans un but de suicide, les effets de la potasse caustique sont violents. Elle cause une contraction si violente de l'estomac, que le peu qui y arrive est immédiatement rejeté dans un violent vomissement. Si la quantité de caustique est suffisante, il produit une pellicule brunâtre sur la muqueuse, ou bien il peut y avoir çà et là dans la bouche et la gorge des points dénudés de leur épithélium. Le processus inflammatoire peut augmenter et atteindre une telle extension que ces points s'ulcèrent et quand ilh guérissent, ils forment un tissu cicatriciel avec une malheureuse rétraction consécutive et le resserrement des parties atteintes.

Le traitement antidotal pour ces accidents est à la fois chimi-

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que et mécanique ; chimique pour diminuer l'effet du poison, et mécanique, pour parer aux troubles qu'il laisse, f.e vinaigre, le jus de citron et de grandes quantités de boissons mucilagineuses sont surtout indiquées pour alténuer les effets aigus de cet empoisonnement.

Mais il y a beaucoup de cas d'empoisonnement lent par les sels de potasse, particulièrement quand nos amis allopalhes emploient d'une facjon si large le Bromure, de f)Olaj^sium. Nous avons donc à en traiter les effets chroniques. Us peuvent demaïider pour les antidotes, Ile par, qui est un antidote des métaux en général ; Sulphur, et d'autres remèdes peuvent être indiqués selon les symptômes existants.

On a établi |)'ir des expériences sur h^s animaux, que la potasse, particulièrement le carlK)nate, agit d'une façon paralysante sur les niusch^s.Ceci exi)lique la faiblesse générale qui appartient à toutes les préî)'iratioiis de potasse. Cet effet paralysant est très manifeste en ce qui €om[)rend le muscle cardiaque (fui est de bonne heure affecté par remiX)isonnement par la [)otiisse, l'animal p()U\anl mourir a\(u- le ccrur en diastole, ce (jui signifie (jue le cccur est largement dib»lé au moment où il cesse de bntlre. .\\oc cette jïropriété, vous i>ouvez vous attendre à tronxer les sels de jiotasse utiles dans la granile faiblesse musculaire», dans ce qu'on a appelé parésie, épuisement comme celui qui ncc()mi):igne la convalescence d'une maladie prolongée, telle (jue la fièvre typhoïde.

Nous tenons de Tautorité du D*" Héring, que les champignons contiennent une grande proportion de |)olasse, et pour celle raison sont à recommander comme élément de régime dans les cas d'épuisement.

Kali nnoMATiM.

La première préparation de potasse dont nous nous accupcrons est Knli hrom. ou le Bronuire de potassium. Nous trouvons (fue ce médicament est antidote par Hepar princt])alement. Il a quelcpies remèdes aujilogues ou concordanls. Ambra grisea, f/|/osci/^/mu.s. SiramoiiiiUK Tarenlula, et Mijgnh

Le Bromure de potassiunj agit surtout sur le système nerveux, et il acïit dans deux directions opposées- D'abord, il diminue l'action réflexe ; en second lieu, il déprime Tesprit. C«tle

propriété -du médicament de modifier l'action réflexe a conduit à Tusage extravagant qu*on en fait dans le traitement de Tépi- Icpsie. On le donne à doses progressivement croissantes jusqu'à ce que l'économie soit atteinte de ce qu'on appelle le bromisme.

Quand l'économie a été saturée du médicament, alors on Tarrôte pendant quelque teni])s. I^e premier effet du médicament semble être d'accroître l'action réflexe, particulièrement les réflexes moteurs, et c'est sur cet effet du Bromure de potassium que rallopathe base sa prescription. Les plus j)elits troubles h la périphérie des nerfs, la plus petite altération dans les fonctions d'un organe, sont inHuédiatement réfléchis aux centres nerveux, et produisent d'autres troubles, ou une sensation pénible, du tressaillement des muscles, dfi l'anxiété, du mal de tête, ou môme des convulsions absolues. C'est le premier état du Bromure de potassium. Vous savez que c'est le i>oint de départ de presque toutes les convulsions. Par exemple, dans un cas d'éclninpsie, quand la pression de l'enfant sur certains nerfs du |)el\ is ou contre le col qui ne se dilate pas, cause <les spasmes; ou encore quand des substances impossibles à digérer introduites dans l'estomac produisent des convulsions. Cela vous rappelle Stram., dans lequel une lumière brillante, en affectant la rétine, réfléchit l'irritation au cerveau et est la cause de convulsions.

Comme résultat de cette exagération de la sensibilité aux impressions extérieures, nous avons toute une quantité de caractéristiques du Bromure de potassium. Beaucoup sont des synq)lonies du médicament indiquant son usage dans la nianie aiguë, quand il y n insomnie ol ininiiinations étranges. I.e malade s'ininiîine cpi/il va être empoisonné, qu'il est poursuivi par quel- ({ue démon ; qu'il est haï par tout le monde, ou que son* honneur est en jeu. Une telle impression agit d'une manière irrésistible sur res[)rit, et le fait recourir à des procédés violents; ainsi, il essayera de se suicider pour éviter le danger supposé. Tout ce temps, les pupilles sont dilatées, et la face rouge brillant <»x[)rime l'angoiss^^ et la crainte. Le corps tremble, et les muscles tressaillent en différentes parties du corps. Vous voyez combien il ressemble à Hijosciiamus^ les deux étant des remèdes parallèles dans ce genre de maladie.

Kali brom. a aussi agi très bien dans les terreurs nocturnes des enfants, quand, par suite d'une surexcitation du cerveau, qu'elle soit réflexe, venant de la dentition ou des vers, ou même soit dépendante d'une affection du cerveau lui-même, l'enfant pousse des cris dans son sommeil, et, s'il est assez ûgé, se plaint

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de voir des fantômes, des esprits, ou des choses de cette sorte. Même quand ce symptôme survient dans un début d'hydropisie cérébrale, le Bromure de potassium peut être le remède.

Nous avons un autre état demandant Kali brom,, et ce semble être une irritabilité des nerfs, non seulement du cerveau, mais de tout le corps. Celle irritabilité se montre par le symptôme suivant..!^ malade est nerveux et ne peut dormir, et se sent mieux quand il est occupé à quelque ouvrage. Il est soit occupa à jouer avec ses doigts, soit à se promener, en occupant de quelque façon son esprit ou son corps à quelque chose ; alors il se sent mieux. La simple- insomnie ne sera pas soulagée par Kali brom, s*il n'y a pas ce soulagement par lactivité ou le mouvement.

Sous ce rapport, je le trouve semblable à Tarentula, qui a aussi cette irritation de la périphérie des nerfs soulagée par l'exercice et le frottement. La malade joue avec ses habits, ou avec sa chaîne de montre, comme si c'était pour employer, user, cette irritation excessive des nerfs périphériques. Même dans le cas du mal de tête de ce remède, le malade frotte la tête contre l'oreiller pour avoir du soulagement.

Un autre remède qui est semblable à Kali brom. dans cette surexcitabilité est Ambra (jrisea, qui a la même sensibilité aux impressions extérieures, la plus légère influence causant de l'excitation et de la diffîcullé pour respirer. Ambra grisea, cependant, a presque toujours une certaine sorte de vertige associée à ses autres symptômes. C'est un médicament à action très rapide.

En regard de cette action primitive de Kali brom-, nous en avons une autre, qui est une action de grande dépression du système ner\oux cérébro-spinal. Ainsi nous trouvons qu'il produit une perte absolue de la mémoire. IvC malade, particulièrement, ne peut se rappeler les mots, \ccompagnanl ce symptôme, nous trouvons une mélancolie désolante; tout semble sombre et obscur. Le malade n'a souci de rien, de personne, ni de lui-même. Cet état suit souvent les excès vénériens, cas dans lequel Kali brom. est un excellent remède.

Il se déxoloppe aussi une sorte d'ataxie. Le malade semble incapable do diriger ses jambes comme il le devrait. Il y a de l'engourdissf^ment et du fourmillement dans les jambes et dans la colonne \ert6brale : ce symptôme est accompagné, dans les premiers stades, d'une augmentation de l'appétit sexuel, mais, quand la maladie avance, elle s'accompagne d'absence d'érection et aussi de fréquentes émissions séminales nocturnes, augmentant ainsi la mélancolie.

Vous trouverez le Bromure de potassium utile chez les hommes d'affaires qui ont travaillé longtemps et durement, qui ont résolu des problèmes difficiles, jusqu'au moment où ils ont ce vertige, ce chancellement en marchant, et cette sensation d'engourdissement du cerveau. Hier encore je l'ai prescrit à un homme d'affaires de la troisième rue, qui s'est surmené presque à en mourir. J'espère que cela le soulagera promplement et d'une façon efficace. Il me disait que lorsqu'il avait travaillé à ses livres, il éprouvait un engourdissement dans le derrière de la tête, et une certaine sensation terrifiante indescriptible, comme s'il allait perdre ses sens. De b'ons résultats pourraient aussi être obtenus dans ce cas par le courant galvanique, l'électrode positive étant appliquée sur la région cervicale et la négative sur le vertex. Mais Kali brom, donnera un soulagement plus durable.

Maintenant un mot sur Kali brom. comme remède anli-épileptique. Dans presque tous les cas dans lesquels il a été donné, il n'a pas guéri mais simplement supprimé la maladie, et ainsi a produit un état pire que celui qui existait auparavant, et c'est l'imbécillité.

Kali brom. produit des lésions de la peau. Son usage longtemps continué donne naissance à de petites papules rouge foncé, dures, sur la face, entourées de petites vésicules et se terminant par la suppuration. Nous pouvons donc employer le médicament dans l'acné, particulièrement celle qui résulte de la masturbation.

Une autre forme d'éruption que produit le Kali brom. est une tache livide aussi grosse que l'ongle du pouce, couverte d'écailles, et ayant en son centre une apparence jaunâtre, comme si elle suppurait. Après quelque temps elle suppure et s'évacue, laissant une dépression centrale quelque chose comme un 3 pustule de variole.

Une troisième forme d'éruption est un eczéma qui vient évidemment de l'action de Kali brom. sur les glandes sébacées et sudoripares, causant un abcès dans chacune d'elles et produisant une éruption squammeuse.

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DUO MAUERE MLUIC^Lk: CLIM(}UE

Kah HYPRIOMCUM.

L'iodurc de polassiiuiî, ou Kali hydr,y ïi'agit pas comme le bromure ile potassium sur les tissus les plus élevés du corps. {1 semble plus alleiudre les tissus les plus intérieurs, comoïc les tissus fibreux, agissant ijarlieulièreuienl sur le périoste et le lissu conjonclif partout où on peut le Imuvcr. 11 attaque en dernier lieu les tissus nerveux prob<>blement en intéressant la névroglio.

La tendance du médicament est do produire l'infilljrution, de sorte que lorsqu'il est tout à l'ait indiqué vous trouverez pi*e§que toujours un état œdémateux ou infiltré tic la partie alloiulie. Certains des symptômes produits par Tiodurc de potassium sont dus ■dircct-cmont à liode qu'il contient. Par excmpbs c« qui e^i connu comme intoxication icwlique peut être produit luir le medicamenl. I^e malade montre l>eaucoup d'anxiété dans la régiow du cœur, la face est fluxionnéc, la télc est chaude, el le malade très loquace ; en fait, il agit tout à fait comme un homme qui serait en ]>ajtie sous rinflueivco do la boisson.

Le mal de tùte que cause Kaii hydv. est un mal de lèto extérieur, probablement par Taction du médicament sur Taponévrose <Iti muscle occipito-l'ronlal, car il apparaît dos masses 4wres comme des no'uds sur le cuir chevelu, et qui sont oxcessiveraenl thmloureusos. Cola poul être un symptôme tardif de la sypWi? ou de la mercurialisalion, ou bien ap}),arailre chez. \\n hwJade d'une diajjièsc rhumatismale.

Dans les alïcclious des yeux, Kali hijAr. est indiqué principalement par la xiolence des syuipbômcs, spécialement daus l'iïitis syphilitique après abus du mercure. MaintouiUil. s'il n'y a pas eu abus de mercure, je ne considère pas Tioidurc de potassium comme le meilleur remède. iKiin&ce cas, il y a un remède excellent pour Tirilis, c'est Mercurius^ ro/romus. Nous pouvons aussi emi)l(ner Kali hyUr, pour riuflammatioi^ cnvî^hissanl à la fois la choroïde et l'iris, et résultant de la syi)hilis. Plus extérieurement nous Irouvons de la kératite pusiuleuse, avec cliemosis, spéciaiemenl après l'alms de mercure.

Kn Aonanl inaint<Miaut au Mie/., nous avons l<^s indicalions sui vantes pour Tiodure de potassium: Coryza ou catarrhe, surve nant d'une faroii ré])élée chez des malades qui ont été mercurialisés : le ])ius [xMit froid, la plus \)c\iU) exjiosition. ou chaque fois que le temps est humide: fait que le nez devient roiigo

MATItllK .MKUlCALt: CLl.NÏOl ^ OUI

el gonflé; un écoulement aqueux irrilanl en coulo^ les yeux cuisent et pleurent, ci devionneut bouffis. Le malade est alternalivoment frissonnant et brûlant, i\irhie est liaule en couleur (comme le dit le malade) et rare, el il y a ordinairemoni du mal de gorge. Chaque occasion ])rovoque un retour de ces symptômes.

Kali hydr. guérit aussi cet écoulement nasal excoriant^ filant, quand il apparaît commjc un héritage éc parents syphilitiques. L'ozènc qu'il guérit est soit scrofuleux, ou syphilitique, ou mercuriel, ou une combinaison ûc tout cela. L'écoulement peut être soit filant et acre, soit épais, vert, et fétide, el accompagna de sensation de brûlure <lans le nez et menije de perforation des os du nez.

Voyons maintenant Taclion de l'iodure de potassium sur le« poumons et le cœur : Il n'est pas peu singulier que toute» les préparations de Mercure produisent des douleurs aiguës piquantes, à travers les poumons (le droit ou le gauche, el allant dan» différentes directions), et que le meilleur antidote du mercure produise aussi des douleurs piqiuintcs à travers les poumons, particulièrement traversant du sleraum au dos ; aggravation l)ar tout mouvement. Maintenant^ il y a deux états très différents dans lesquels on doit penser à l'iodure (le polassiin». lAm d'eux se trouve dans la pneumonie, maladie dans laquelle il est un remède cxcellenl quand Vbépatisation a commencé, quand la maladie se localise, et que l' infiltration commence. Dans des c^s semblables, en l'absence d'autr(.*s syniptomics indiquant nettement Bnjnnm, Phosp-harus, ou Sa//u/\, }o vous conseillerais de choisir lodium ou Ifxlurc de poiasfiium. H est aussi indiqué quand rhépatisation est si étendue que nous avons de- la congestion cérél>rajle ou n>ènie une eifusion flans le cerveau cromme rc'sultat de cette congestion. Maintenant les symptômes dam ces caiS sont comme il âiiit: r)'alK>rd, ils co-mniK^ncont par une très forte rougeui* de la face, les pupilles sont plus ou moins dilatées, et le mialade est assoupi, j)rés4întaut ainsi un taljleaim lrè« aïKilogue ih c(*kii de Tk'llad. Vmis donnerez très prolrablemen-t ce remède, nui ne fera aucun bien. Le niiiladc empire, la respiration devient plus pesante, les pupilles ne réagissent pas à la lumière et vou^ savez alors que vous avez une sérieuse effusion séreuse dans le rerveavi, qu'il faut arrêter prompllenaent saiw quoi le malade meurt. FNmrquoi BelltuL ne guérit-il pas ? C«liri qui fierait sa j)rescrif)ti()u par les symi>Aonies seuls dans ce cas échouerait, parce qu'il n'a pas pris la totalité du c^s. La wnaUidic n'a p>aô son point de départ dans le cerveau.

Les syrBbplômes cérébraux stmt secondaires à d'autres. O^iel

GOi MATlfcRl> MÉDICALU CUMQLE

est donc le li'oubl« primitif ? Vous mêliez votre oreille sur la poilrinc du malade et vous trouvez un poumon condensé ou les deu>: ; aussi le sang ne peul circuler normalement dans Icï poumons, et les dillérents organes du corps se congesUonnenl. Aussi, lant que tous n'aurez pas expérimenté que Bellad. a produit cet étal, vous ne pourrez en atleudre aucun bien.

Un autre état dans lequel nous i>ouvons employer l'iodure de potassium csl dans l'oxlème pulmonaire, ce qui vous montre encore l'inflltration que peut produire le médicament. C'est presque toujours, comme vous le savez, un trouble secondaire. L'expectoration a tout à fait l'aspect d'eau de savon, seulement clic a tendance à être un peu verdùtre.

Nous pouvons aussi trouver liait hydr. indiqué dans la plilisic pulmonaire, parliculièremenl s'il existe la même sorte d'expectoration mousseuse, les sueui-s nocturnes, et les selles relâchées le matin. La toux a un caractère violent, torturant, déchirant, et est pire le matin, montrant ici le caractère des sels de potasse, d'avoir l'aggravation des symptômes de la poitrine de deux à cinq heures du matin. Je dois dire que ces symptômes pulmonaires sont souvent conséiMilifs au mal de Brighl, maladie dans laquelle Kali hydr. peut être le remède.

Yerba sania csl employé ]i;ir les (■clccliqiies pour la phtisie d'origine calarrhalc. Il est employé empiriquement. J'ai traité pendant un an un monsieur ayant une tendance li l'asthme catarrhal, avec éi>aississemcnl îles fnJies bronchiques et oppression constante de la respiration, ^iil/ihiir semblait indiqué, mais fut donné avec un soulagoini'iil seulement partiel.

Finalement, je lui donnai Ycrlxt siinla en teinture. Ce inédieamenl le soulagea en lui faisant l'xjioclorer chaque matin une quantité de crachats, ce qui fut suivi d'une liberté de la respiration comme il n'eu avait pas en dejiuis des années.

L'action de Kaii hydr. sur le cieur est aussi earactérîetique. Il produit une horrible sensation de suffocation au cœur, réveillant le malade de son sommeil rt le forçant à sortir du lit. Ce symptôme se trouve aussi avec Lachesis, Kali bîcbr., l.at-luca, Euphrasia, Grapltilcs, cl quelques autres.

Il est aussi utile pour les attaques répétées d'endocardite ou de péricardile d'origine rhumatismale. Il y a des douleurs aiguës, des élancements dans le cœur, pires à cJiaquc mouvement, et particulièrement mauvaises en marchant.

Dans les maladies de la moelle, vous trouverez Kali hydr. indiqué par les symptômes suivants r sensation comme si le bas du dos était serré dans un ét;iu sensation de brisure dans la région lombaire et difficulté pour marcher ; méningite spinale

avec oedème ou exsudation, particulièrement quand «lie est d origine syphilitique.

Quand des tumeurs gommeuses envahissent les tissus nerveux, Ylodure de potassium est notre seul espoir.

Il peut ôtre aussi à employer quand le rhumatisme atteint la moelle et qu'il en résulte une paraplégie. Dans ces cas, je pense que c'est la névroglie qui est attaquée.

Il peut encore être employé dans le rhumatisme des articu- . ktions, particulièrement du genou.

L'articulation du genou est gonflée et donne une sensation pâteuse ; ici encore vous voyez la tendance du remède à produire l'infiltration des tissus. On ne peut pas trouver de fluctuation. La peau autour de la jointure enflammée a tendance à être marbrée, et les douleurs ont un caractère rongeant, forant, et sont pires la nuit.

Dans la sciatîque, vous pouvez donner Kali hydr, quand les douleurs sont pires la nuit, et en étant couché sur le côté malade, et quand l'affection a une origine syphilitique ou mercurielle.

Vous trouverez que Ylodure de potassium vous aidera dans le traitement de ce qu'on appelle le rein contracté, spécialement d'origine mercurielle.

VIodure de potassium, comme toutes les préparations de potasse, produit une éruption d'un caractère papuleux ou pustuleux. Ces éruptions apparaissent spécialement sur le cuir chevelu ou derrière le dos ; quand elles guérissent elles laissent une cicatrice.

Vous pouvez encore vous rap|>eler Ylodure de potassium comme un remède pour la syphilis tertiaire.

Le meilleur antidote de Ylodure de potassium est Hepar.

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