LEÇON LXIX
KaT.I BICHROMICUM.
Vous d-evez vous allendre, avec un médicaniient ayant la combinaison de celui-ci, à obtenir non seulement les résultats de la potasse, qui forme la base du sel, mais aussi rinfluenee modifiante de l'acide chromique. Aussi vous trouverez que, bien qu'il y ait des ressemblances générales évidentes avec les autres A'o//, il y a des différences marquées venant de Tacidc qui lui est combiné. L* acide chromique, comme vous le savez, est un aci^lc hautement irritant. Il ost puissamment os^charotique, détruisant très rapidement les tissus animaux^ ot pénétrant rapidement dans la région, et produisant ainsi un profond ulcère.
Kali hichr. est une drogue qui agit généralement, bien que non exclusivement, sur les persoinies grasses, spécialement chez les enfants gras, joufflus plus que sur les adultes. Nous trouvons qu'il possètle de grandes vertus dans l'inflammation <\c^ muqueuses, avec tendance î\ rexsudiilion plastique et aux fausses membranes. Il attaque les muqueuses, causant d'abord leur inflammation, d'un c^iractèrc violent, et associée à l)eaucôni) (le rougeur et de gonilement, et d'abord une j^roduclion d'une fjuantilé excessive de mucus par l'excès <raction des glandes muciparcs. Cette sécrétion muqueuse excessive se change très rapi<lement en un exsiidat fibrineux, d'où une tendance à la formation de fausses membranes.
Ce caractère de l'exsudation sur les muqueuses nous donnf* la caractéristique bien connue de Kali hich.^ les écoiUcmenl^ sont visqueux et {ilamenieux.
Ce symptôme est vrai pour le coryza, il est vrai pour îo? écoulements de la pharyngite et de la laryngite, vrai pour les vomissements du catarrhe gastrique. Il s'applique aussi à la leucorrhée et à l'écoulement gluant par l'urèthre, qui peut quelquefois demander Kali hichr. Des exemples de cette caractéristique générale du médicament ne manquent pas dans aucune partie du corps. Nous trouvons même chez les enfants scrofu-
MATïfcm: MKDïCiALE CLTMOIK 095
Itnix, pour los maladies dosquols Kali hirhr. ost soiivoul un oxcelleiit rcnvtVlo, celle mtînio qiialilé dos écoulements des muqueuses. Par exemple, il est indiqué dans l'inflammûlion de 1,'orcillc moyenne, parliculièn^ment quand elle all'iM'le la membrane du tympan. Il y a une ulcération, Jion seulement do la membrane du tym]>an, mais aussi do la surface nmqueusc de ToroiHe moyenne. La dislinclion entre Kali bichr, et les autres remèdes dans ces cas est que récoulement est t<'nace, filamenteux et pundont. Avec cela il y aura de la douleur, d'oreille, avec -des douieurs <run caractère aigu piquant, qui frappent vers la lele, et vers le cou. Vous trouverez les glandes du cou gonflées et aussi la parolide du côté affecté. Colle-ci devient grosse et indurée, et <les douleurs frappent do roreille vers le bas et dans la parotide gonflée.
Dans les maladies de la muqueuse de la gorge, nous trouvons ce même caractère de rexsmlation. Ainsi, dans la diphtérie, nous trouvons Kali hichr, indiqué dans deux ou trois circonstances. Il peut èti-o un remède quand la diphlérie revint la forme croupale. La membrane est assez épaisse, a une apparence jaune marquée, comme de la i)oau de chamois. Les écouloments, qu'ils viennent du nez ou do la gorge, ou des deux, sont très filamenteux. Cela a été, dans mon esprit, une distinction suffisante entre KaU bivhrnm,, et les ïodurcs de mercure
Quand je donne Mcrcurhts iodatus dans la diphtérie, dès que Je trouve que loxpectoralion devient filamenteuse, je le chango pour Kali bichr. s'il s'acccude h cet état, et aussi parce qu'il peut prévenir lex tension de la maladie au larynx. Quoique, en général, Kaïi bichr, s'applique aux tyj)es plutôt slhéniques d'inflammation, eei>endant nous avons assez d'indications pour prouver qu'il peut s'appliquer aUssi aux cas adynamiquos.
On doit penser à VIodnrc de mercure dans la *liphtérid quand le dépôt membraneux est jdus ou moins profus, onvahissanl les amygdales et les narines postérieures. Les glandes du cou sont gonflées. La langlu» est couverte d'un jaune sale. Il y U inie production excessive de mucus dans la gorge, causant beaucoup de bruit.
Nous trouvons Kali bichr. indiqué dans d'autres formes cticorc d'inflammation de la gorge que la diphtérique. Ainsi, il est demandé par la pharyngite folliculaire. Les follicules de la gorge deviennent hypertrophiées et ont l'air de petits tubercules sur les parois du pharynx. Ils produisent une masse blanche fromageuse, qui, écrasée entre les doigts, donne une odeur fétide, désagréable. Ils sont accompagnés par une sensation d'écorchcment et de sécheresse dans la gorge, et parfois par une
accumulation <Je mucus tenace. Vous trouverez que cette maladie est très obstinée à soigner. En plus de Kali b/c/ir., ce sera assez bien de se rappeler Hepar, Kali chloricum (spécialement quand il y a beaucoup de fétidité de l'haleine), et Aesculus hippocastanum ; Aesculus ressemble étroitement à Kali bichr,, mais n'a pas le mucus tenace filamenteux. Il y a une sensation de sécheresse, d'écorchure, de brûlure dans la gorge et le pharynx, et cependant pas de gonflement. La face est d'aspect malsain, et )a digestion est lente. Il y a tendance à la congestion porte, comme le montre le battement profond dans Thypochondre, et de la constipation et des hémorrhoïdes.
Dans d'autres cas, vous aurez Nux vom, indiqué par les symptômes bien connus que je n'ai pas besoin de répéter.
D'autres cas encore demandent Secale corn,^ qui a ces petits exsudats folliculaires.
Kali bic/ir. est indiqué dans une autre formé de maladie de la gorge, qui n'est ni scrofuleuse, ni croupale, ni diphtérique, mais syphilitique. Des ulcères se forment sur le voile du palais et tendent à le perforer. La muqueuse environnante est d'une couleur rouge cuivré.
Il est aussi indiqué dans le catarrhe nasal. Il produit d'abord la sécheresse de la muqueuse nasale, avec chatouillement dans le nez et éternuement, ces derniers étant spécialement marqués à l'air libre. La sécrétion nasale est visqueuse et filamenteuse et se collecte souvent dans les narines postérieures. Elle peut être ou non fétide.
D'autres fois, comme dans l'ozène, il y a des écoulements par les narines ou par les choanes de masses collantes. Des masses do mucus \ert sont rejetées du pharynx nasal, particulièrement le matin. D'autres fois (souvent dans les cas syphilitiques), vous trouverez des ulcères qui présentent le caractère perforant de l'acide chromique, et tendent à perforer les parties sur lesquelles ils sont localisés.
Kali bichr. est indiqué dans le vrai croup membraneux. Il s'applique le mieux, quoique non exclusiAcment, aux enfants aux cheveux clairs, de complexion jolie, qui sont plutôt gras et joufflus. La toux a un caractère métallique marqué; elle a plus que le simple aboiement du croup catarrhal. Vous trouverez généralement le voile tout à fait rouge : les amygdales sont peut-être un peu roupies et gonflées. La toux paraît descendre; c'est-à-dire que le râle descend de plus en plus bas jusqu'à ce qu'il semble atteindre la partie supérieure de l'épigastre, ou plutôt le tiers inférieur du sternum, l'irritation de la toux semblant partir de là. Dans cette position, aussi bien que dans la
^«AriÈRE MÉDICALE CLINIQUE ^f]
gorge, il semble y avoir une sensation d'oppression, de suffocalion ; la respiration devient très laborieuse. L'enfant a des attaques d'oppression, le réveillant de son sommeil, le suffoquant. Toute la poitrine se soulève par les efforls de respiration. La membrane se forme très épaisse dans le larynx, obsiruant sa lumière. L'expectoration est visqueuse et filamenteuse, et peutêtre muqueuse, et contient des morceaux qui ressemblent à du macaroni bouilli. Le patient est plus mal le matin de 3 à 5 heures. Quelquefois il y a tendance dans ces cas de croup, à s'éten* dre en bas et à envahir la trachée, et même les bronches, donnant de la bronchite pseudo-membrâneuse.
Ce n'est pas une maladie très commune, mais elle est extrêmement dangereuse. Je me rappelle avoir soigné un malade qui, après avoir pris Kali bich. expectora des morceaux ayant l'apparence de vermicelle, et présentant de nombreuses petites branches, probablement des moules des ramifications des tubes bronchiques.
Un des remèdes suivant bien Kali bichr. dans les maladies de la gorge ou croupales est Lachesis. Il s'applique particulièrement quand la toux spasmodique devient assez violente pour causer des accès de suffocation, et quand le patient s'abandonne au sommeil, il se réveille comme étouffant. Kali bichr. a modifié l'inflammation, mais n'a pas réussi à prévenir le spasme de la gorge. Alors Lachesis vient soulager les symptômes qui restent. Si alors les symptômes croupaux accroissent, il faut revenir à Kali bichr.
II y a aussi une ressemblance entre Mur, cyanalus et Kali bic. dans le croup diphtérique.
kaolin est très utile pour le croup membraneux, quand il descend, et quand un des symptômes caractéristiques est l'intense douleur le long de la trachée et dans la partie supérieure de la poitrine.
La muqueuse de l'estomac, elle aussi, tombe sous l'influence de KaJi bichr. La drogue est si irritante qu'elle cause de la gastrite. Ainsi elle produit des symptômes gastriques variant en gravité sur toute la gamme allant do la simple indigestion aux plus graves maladies de l'estomac.
Dans les formes légères de dyspepsie, on le trouve indiqué quand il y a mal de tète, la douleur étant ordinairement supra-orbitaire. Celle-ci peut être périodique dans son retour, niais est particulièrement excitée par l'irritation gastrique. Quoiqu'elle soit d'un caractère névralgique, elle est réflexe de l'irritation gastrique. Une autre forme de mal de tôle, qui est associée à €«8 symptômes gastriques est d'une espèce particulière. Le m«-
698 MATIÈRE MEDICALE CLINIOUE
lado est atteint d'iino cc^cité plus ou moins mnrquoo, les objols sont obscurcis ou moins distincts, <*l le mal do t^tc comm^^n^ïe alors. Il est violent, ol est accompagné d\me avorsion do la lumière et du bruit, et la \uc rovinnt alors que le mal de lêle devient pire. J ai renconlré c-e symptôme quatre ou einq fois dans ma pratique. J*ai trouvé ces mêmes symptômes donnés précisément pour Gtlsemium, mais jo n'ai jamais employé ce médicament dans ces irconstances, de sorte que je ne l'ai pas confirmé. Il y a toute mie série de ix^mixles ayant le mal de tète aveuglant, mais Kali bichri est le meilleur d'entre eux. CaasU cum est quelquefois indiqué pour la cécité avec le mal de léle, mais ne diminuant pas quand la céphalée augmente. Nous le trouvons aussi avec Natnim mut\. Iris versicolor, Psorinum, et Silicea. Pour ce dernier remède, Tamblyopie vient après le mal de tête.
Avec ce mal de tôle de Knli bichr, la face a tendance à ôtro pustuleuse et gonflée, et couverte de boutons ou d'acné. Elle est aussi malsaine et jaunâtre, comme si le patient était bilieux. IjC blanc des yeux est jaune et un peu bouffi. La langue est épaisse et gonflée et dentelée sur les bords, comme si elle avait pria l'empreinte des dents. L'estomac semble gonflé immédiatement après un repas, tout comme avec Lifocnpod, Il y a de la constipation, ou il y a de la diarrhée le malin de bonne heure, comme on le troiive avec Sulphur, RumcT, Dryô- 7ira, et Natrum suif, Ijos selles sont aqueuses, et suivies de ténesme. Il y a certains symptômes gastriques qui Tious mèneront à Kali bichr. Ils ont particulièrement tendance à survenir après une boisson excessive de bière. Kali bichr. est un des meilleurs remèdes pour les effets chroniques d'un abus de bière et d'ftle.
Nous trouvons aussi Kali bichi\ produisant la gastrite, et ressemblant beaucoup ici à Arsen. La matière vomie est sûre, et est mêlée de mucus clair. Vous \oyez comment Kali bichv. excite partout une hyjxîrproduction do mucus. Le vomissement peut frtre amer par le mélange de bile. Il est i-enouvelé par tout essai de manger ou de boire, et est accompagné de beaucoup do détresse et de crudité brûlante dans l'estomac. Avec cette espèce de vomissement, vous pouvez donner Kali hichr, dans le vomissement des buveurs et dans l'ulcère rond perforant de l'eslomac.
Dans la dysenterie, Kali bic.hr, est quelquefois indiqué. La maladie survient périodiquement au printemps ou au début de l'été..
Les selles sont brunfttreô et aqueuses, mêlées de sang, el accompagnées de grand ténesme. Le symptôme distinetif est l'ap-
MATiÈnE miSdic.\le climove C99
parence de la langue, qui ost sèche, lisso, rouge, et fendillée.
Dans son action sur la peau, Kcdi bichi\ oiuise avant tout une éruption qui ressemble Iveaucoup à ooUo do la rougeole. Kali bichr. a cHé donné dans la nmgoolo avec ces sympl(^nies: Il est particulièrement indiqué après Pulmt, Ce dernier s'applique aux symplùmes bénins, tandis que le premior aux pins inticnses. L'inflammation d<'s yeux ilevient pire avoc la formation do vésicules ou de pustules sur la cornée on autour d'elle. Les glandes <I<3 Mcibomius ou les autres tissus des paupières s*ulcèront, de sorte que les paupières s*agglutinent, et il y a plus ou moins d'écoulement purulent par les yeux. Les oreilles, aussi, sont prises, et il y a écoulement par les oreilles d*un pus très fétide. Il y a aussi de violentes douleurs piquantes, qui sMtendent de l'oreille au palais et à la parotide, du côté malade. Le méat auditif est très gonflé, Kali bichr. est un des meilleurs remèdes que nous ayons quand la rougeole est associée à ces symptômes de l'oreille et au gonflement des glandes, avec des douleurs aiguës frappant des oreilles dans les glandes. Il y a aussi de la diarrhée qui ressemble à celle de Pulsalilla^ mais en diffère par la présence d'un peu de lénesme. lyéruplion est la même que nous trouvons dans presque tous les cas de rougeole. D'une façon générale nous pouvons dire qu'elle ressemble à Puisai, , seulement que c'est Puisai, en bien pire. 11 a le simple catarrhe do PulsatUla, des sécrétions aqueuses ou plus communément vert-jaunâlre, mais plus graves et avaneant même vers l'ulcération.
Nous trouvons encore que Kali bichr., comme tons les sels de potasse, produit des papules. Ces papules sont dures et tendent à grandir et à se développer en pustules. Dans les cas extrêmes ces pustules peuvent môme se d(?velopper en ulcérations.
Nous avons aussi développés par Kali bichr. des symptômes ressemblant à ceux du sycosis. Cela place le médicament à côté de Thuya, Puisât, et Sarsaparilla. Nous trouvons des croûtes sur les doigts, souvent autour des ongles et aussi à la couronne du gland de la verge. Il y a un écoulement visqueux par l'urèthre, et qui est souvent fdamenteux, gardant ainsi Taclion générale de Kali bichr. sur les muqueuses. Des ulcérations ayant l'aèpect de chancres, et tendant à ronger profondément plutôt qu'à s'étendre en surface, se forment autour du gland et du prépuce. En plus de ces symptômes vous devez avoir l'inflammation du nez et de la gorge du caractère déjà décrit, avec des ulcérations perforantes affectant môme les os.
Kali bichr. est aussi indiqué dans les inflammations des yeux,
celle inflammation étant d'un caractère plutôt paresseux. Il y a un manque de pouvoir réaclionnel, de sorte que des ulcérations se forment, qui progressent lentement et ne montrent que peu de tendance à guérir spontanément. La même chose est vraie de la conjonctivite, qui peut être d'origine scrofuleuse ou sycotique. Les paupières sont gonflées et agglutinées, spécialement le matin, avec une matière jaune épaisse, cl pour suivre le caractère indolent du remède, vous trouvez très peu de photophobie. Quelquefois, vous trouvez du chemosis avec ces cas.
L*iritis, syphilitique ou non, peut demander Kali hichr. Il est indiqué, non au commencement, mais tard, quand il y a eu de l'exsudation en arrière entre l'iris et le cristallin, causant des adhérences entre eux deux. Ces exsudais, s'ils ne sont pas trop grands, seront absorbés sous l'action de Kali blchr. La carctéristique de cette irilis est l'indolence. Il y a peu ou pas de photophobie et il n'y a pas une rougeur marquée accompagnant l'inflammation. Ceci est un signe général qui vous guidera vers Kali bichr. et vous épargnera de vous rappeler des symptômes moins caractéristiques. N'oubliez donc pas l'indolence de l'ulcération, l'absence ou le peu de rougeur inflammatoire, et l'absence disproportionnée de photophobie.
Nous arivons maintenant à l'action de Kali bichr. sur la poitrine. Il est indiqué dans la bronchite, particulièrement si les glandes sont prises. En arrière, d'un côté ou de l'autre de la colonne, on trouve de la matilé à la percussion. I^ toux est d'un caractère doux, aboyant, presque comme dans le croxip. Elle semble venir de l'épigastre.
L'expectoration est généralement d'un caractère filamentetix. Quelquefois elle consiste en masses bleuâtres, et est accompagnée de beaucoup de difficulté de respiration, venant mécaniquement de l'épaississement de la muqueuse bronchique. La toux est presque toujours empirée après avoir mangé, et mieux quand on est chaudement enveloppé dans le lit. Il y a beaucoup de sensation de tension dans l'épigastre.
Vous devez aussi vous souvenir de Kali hichrom, comme d'un remède indiqué dans l'asthme dépendant de la bronchectasie. hcs tubes bronchiques sont remplis de cette exsudation visqueuse tenace. Mais nous trouvons Kali bichr. indiqué dans une autre forme d'asthme, qui est pire de 3 à 4 heures du matin, et a spécialement tendance à revenir on hiver, ou en été quand on a froid. I-e tnalaclc est oblifjé de s'asseoir dans son lit pour respirer. Le soulagement vient quand le malade expulse du mucus filamenteux. Celte sorte d'asthme demande Kali bich,, que le malade soit gras ou mince. Si vous avez cette aggravation
MATIÈRE MÉDICALE CUMQUK 701
après minuit et le soulagement en s'asseyant et en se pliant en avant, et en expectorant du mucus filant, vous avez un remède certain dans Kali bichrom. Ici, eest un complément parfait à Arsenicum, qui a presque les mêmes symptômes, mais manque du crachat tenace. Ijcs basses dilutiops ont eu plus de succès dans le traitement de l'asthme. Les hautes dilutions n'ont pas échoué, mais dans tout ce que j'ai pu voir de la littérature, les basses ont semblé avoir mieux agi. Je ne sais si c'est vrai, Je vous donne seulement les faits comme je les trouve, pour que vous puissiez juger par vous-mêmes.
Enfin, j'ai à parler de l'usage de Kali bichr. dans le rhumatisme, particulièrement dans le rhumatisme qui survient au printemps ou en été, quand il y a des jours ou des nuits froids. Les petites jointures semblent souffrir. Ainsi nous avons des douleurs dans les doigts et les poignets plus que dans aucune autre partie du corps- Les douleurs errent d'une partie du corps à une autre. Les symptômes gastriques et rhumatismaux alternent. J'ai eu plusieurs cas dans lesquels j'ai pu confirmer cette caractéristique du médicament.