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TEXTURE DES OS

dureté et la solidité qui caractérisent l’os. Quant aux cavités creusées dans la substance fondamentale, elles j)rennent le nom d'ostéoplasles et se distinguent des chondroplastes par es nombreuses ramilîcations ou fins canalicules qui se détachent de leur périphérie.

Ces canalicules s’anastomosent avec ceux des ostéoplastes voisins, si bien (pie canalicules et ostéoplastes forment un système continu de lacunes. Les cellules osseuses occupent les ostéoplastes, et contrairement à ce qui a lieu pour le cartilage, ^ jamais (pi’une seule cellule osseuse dans un ostéoplaste. De cette cellule partent des jirolongements protoplasniatiques qui remplissent les canalicules (fig. i).

Texture des os. — Telle est la constitution bistologicpie du tissu osseux. Nous avons dit que la substance fondamentale présente une grande solidité, (pi’elle doit à la présence de sels unis à elle molécule à molécule. La proportion des sels est de 6o J). loo environ, celle de la matière organi([ue de 4o p. loo. Les sels sont :

Pliosphatc de cliaux 85,6a

Carbonate de ciiaux 9.06

Fluorure de calcium 3 5^

Phosphate de magnésie j ^5

On peut séparer la matière organique des sels, soit par la chaleur, soit par les acides. Soumis à la calcination en vase clos, les os perdent toute leur matière organicfue et la substance osseuse est réduite à ses sels terreux; on a alors une substance d’un blanc éblouissant, friable, 4ombant en poussière au moindre contact. Si d’autre part on traite un os par 1 acide chlorhydritpie dilué, on voit peu à peu disparaître tous les sels et il ne reste plus que la matière organique. Celleci conserve d’ailleurs la forme de l’os ; elle est flexible et élastique.

MAMMIFERES

Le tissu osseux, pour former les os, se dispose comme il va être dit ;

Noiis prendrons pour exemple un os long et nous examinerons une coupe perpendiculaire à son grand axe. Sur celte coupe nous observons, au centre, un grand vide; c’est le canal médullaire ; autour de ce vide, des zones concentriques formées de lamelles osseuses qu’on retrouve également à la périphérie de l’os. Entre ces deux systèmes de lamelles centrales et périphériques se voient de nombreux groupes d’autres lamelles enveloppant des orifices réguliers, ovales ou arrondis. Ces orifices sont ceux des canaux de tiavevs (canaux parcourus par les vaisseaux sanguins) et chacun de ces systèmes de lamelles est un syslèine de Havers. On peut concevoir chaque système de Ilavcrs avec son canal vasculaire central, son système lamellaire et ses canalicules, comme représentant un petit os élémentaire. Chez certains animaux (Grenouille) on trouve d’ailleurs de ces os d’une extrême simplicité, c’est-à-dire consistant en un seul système de Ilavers.

Nous avons supposé la coupe étudiée passant par la partie de l’os long [diap/iyse) dont la texture est compacte ; mais aux extrémités du môme os [épipliyses), la texture est spongieuse^ c’est-à-dire que la substance de l’os est formée de travées circonscrivant des aréoles plus ou moins grandes rappelant la texture d’une éponge. A la j) '-riphérie seulement des épiphyses réparait la forme compa'’ j. Dans la portion spongieuse les travées les plus minces se montrent formées de lamelles semblables à celles que nous avons décrites plus haut, et disposées concentriquement à l’alvéole correspondante jouant le rôle de canal de Ilavers. Les travées plus épaisses sont traversées par des canaux de Ilavers et c’est concentriquement à ('cux-ci que sont disposées les lamelles osseuses. Ces mômes observations s’appliquent à la structure de la forme spongieuse (pii constitue le diploé des os plats du crâne, diploé que limite extérieurement une couche compacte [tables).

OSSIFICA TI O N

Ossification. — La lormation des os, ou ossification peut se ramener à un mode général unique. Quels que soient, en effet, le lieu et le tissu où la substance osseuse se dépose, on la voit toujours se former par une sorte de sécrétion de certaines cellules désignéessous le nom d'ostéoblastes. Ces cellules, arrondies, finement granuleuses, mesurent 20 à 2a de diamètre.

Si, par exemple, on suit l’apparition d’un os au milieu du tissu embr}'onnaire, on voit (sur les coupes) une partie des cellules de ce tissu se grouper en deux rangées parallèles entre lesquelles apparaît bientôt une fine lame de substance osseuse. A mesure que se lait l’épaississement de cette lame, quelques ostéoblastes sont englobés j)ar la substance osseuse et c’est ainsi que se forment les cavités dites ost copias les., dans lesquelles les ostéoblastes qui y sont emprisonnés deviennent les cellules osseuses.

Au début de sa formation, la substance osseuse n’a pas identiquement la composition qu’elle acquerra plus tard ; en particulier, sa teneur en sels calcaires est moindre ; on lui donne alors le nom de substance préosseuse, mais il faut remarquer que ce n’est pas là une espèce spéciale, mais seulement une variation de constitution passagère. C’est principalement lorsque 1 os se forme en un point périphérique du corps (extrémité en formation des bois des Cervidés, extrémités des phalangettes) que la substance préosseuse se forme abondamment.

L’ossification type que nous venons de décrire présente des modalités ou variations qui ont fait admettre deux sortes d’ossifications que l’on désigne sous les noms d’ossification directe et d’ossification enchondrale.

L’ossification directe est celle qui se fait au sein du tissu conjonctif; elle s’opère exactement comme nous venons de le dire. C’ est un mode qu’on rencontre dans des os de la voûte du crâne et dans certains os de la face; dans ce cas les os apparaissent au sein de membranes préexistantes ; par suite on les appelle souvent os de membrane ou encore os dermiques parce que

MAMMIFERES

c’est généralement au voisinage de la peau qu’ils se montrent. La première ébauche osseuse apparaît en tout cas sous la forme d’un point central [point d'ossification) qui se développe en irradiations vers la périphérie.

L’ossitication enchondrale est celle qui se lait au sein d’un cartilage préexistant. L’organe (os long, par exemple) existe déjà sous l'orme d’un modèle cartilagineux auquel l’os va se substituer. Ce n’est pas une transformation du cartilage en os, qui se produit ; c’est une fonte de la substance cartilagineuse que remplace à mesure la substance osseuse. On comprend que lafonnation de cette substance nouvelle, la substance osseuse, ne peut se faire sans un apport de matériaux ; aussi voit-on l’ossilication dans le cartilage débuter par la pénétration de vaisseaux entraînant avec eux des éléments conjonctifs qui vont fonctionner comme ostéoblastes et produire de la substance osseuse dans tous les espaces vides que forme la résorption [résorption modelante) du cartilage primitif. Dans les os longs, le premier point d’ossification, celui oii apjiaraissent les premiers vaisseaux et les premières lamelles osseuses, est situé dans la partie moyenne de la diapliyse. Les points d’ossification des épipliyses n’ajiparaissent (pie plus tard.

L’ossilication enchondrale préside à l’accroissement de l’os en longueur. Son accroissement en épaisseur se fait par apposition à sa surface de nouvelles couches (pii se produisent, sous son enveloppe fibreuse ou périoste (ossification souspériosticjuc: aux dépens de cellules conjonctives de ce périoste très vasculaire, jouant le riMe d’ostéoblastes.

Enfin, dans les os longs, il se fait encore un épaississement aux dépens de cellules occupant les parois de la cavité médullaire.

Moelle des os. — La cavité médullaire renferme un tissu spécial désigné sous le nom de moelle des os. C’est un tissu mou, dans lequel rentrent un certain nombre d’éléments

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