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MOELLE DES OS

dont les principaux sont : des leucocytes ou cellules à mouvements amiboïdes [médullocelles de Robin), des éléments de grandes dimensions, à noyaux multiples et des cel-

lules colorées en rouge par de l’iiémoglobine {cellules rouges).

L’abondance de ces dernières communique à la moelle fœtale une couleur rosée qui lui lait donner le nom de moelle rouge ou sauguine. La moelle jaune ou grasse qui s’observe dans la cavité centrale des os longs adultes, doit sa coloration jaunâtre à une grande abondance de cellules adipeuses.

Enfin on rencontre parfois (Rongeurs) une moelle grise, gélatiniforme, caractérisée par l’abondance d’une substance amorphe, transparente.

Arrangement des os. — Les os qui constituent le squelette peuvent être, jmur l’étude, réunis en plusieurs groupes qui forment : la tète osseuse et la colonne vertébrale, la cage thoracique, les ceintures thoracique et pelvienne, enfin les membres appendus à ces ceintures. En dehors de ces groupes il existe rarement des os isolés (os du pénis des Carnassiers, os du cœur des Ruminants, etc.)

Le nombre des os dans chacun des groupes présente des variations plus ou moins grandes ; tantôt des os distincts dans une espèce déterminée se soudent chez une autre (os pairs et symétriques du crâne) ; ailleurs il se fait des multiplications anormales (os a'ormiens apparaissant dans les sutures des os du crâne). On n’oubliera pas également les variations individuelles et sexuelles (absence de cornes chez la plupart des femelles des Ruminants) et les adaptations au milieu (absence ou atrophie des membres postérieurs chez les Mammifères pisciformes).

Quant à la forme des os, elle est aussi très variable et soumise à de multiples influences, si bien qu’il est de toute nécessité de recoufir à l’étude des rapports de ces organes pour les homologuer sûrement d’une espèce à une autre.

MAMMIFERES

En dehors des modifications de la forme générale des os il con^dent de tenir compte du développement plus ou moins grand que peuventprendre les éminences que présentent leurs surfaces et qu’on appelle apophyses.

Celles de ces éminences qui servent plus spécialement à ménaaer l’union entre deux os voisins et à concourir à leur articulation sont désignées sous les noms de têtes., condyles., trochlées (poulies) suivant leur forme. Celles qui servent à l’insertion des muscles et ligaments sont appelées crêtes, épines, tubérosités, etc. Quant aux cavités que présentent les os, on les dit des gouttières si elles en afi’ectent la forme ; des fosses, si elles sont de larges enfoncements superficiels (fosses de l’omoplate) ; des sinus, lorsqu’elles sont profondément creusées dans la substance osseuse (sinus frontaux), etc.

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