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GLANDES

basale. Ces culs-de-sac, simples ou groupés en lobules, déversent leurs produits, par l’intermédiaire de leurs canaux excréteurs propres, dans un conduit commun qui débouche au dehors ou dans le follicule d’un poil. Les canaux excréteurs ont un épithélium stratifié.

La sécrétion sébacée ou sebiim est le produit d’une élaboration par le protoplasma des cellules cylindriques qui tapissent les acini. Ces cellules peu à peu se chargent dégraissé qu’on voit apparaître d’abord sous forme de fines granulations huileuses (i ) . Graduellement la graisse s’accumule, les granulations s’unissent en gouttelettes plus volumineuses qui dissocient le cytoplasme ; en môme temps les celhdes sont repoussées vers le centre de l’acinus par les cellules plus jeunes naissant de la couche profonde ; bientôt la graisse s’accumulant et ne pouvant dilfuser à travers le corps cellulaire, celui-ci se distend, se déchire et laisse échapper son contenu qui, mêlé aux débris celhdaires, est expulsé au dehors. Telle est l’évolution des cellules é[)ilhéliales des acini; elle est en tous points comparable, on le voit, à celle des cellules de l’épiderme, mais dans ces dernières, c’est à la kératinisation qu’aboutit le processus et les cellules épidermiques qui tombent sont chargées de kératine, tandis que dans les glandes sudori])ares les cellules qui tombent dans la cavité de l’acinus, sont chargées de graisse.

Dans les deux cas c’est une desquamation épithéliale.

Pour s’expliquer le mécanisme de cette desquamation des glandes, il faut observer que les cellules en voie d’élaboration sont peu à peu repoussées loin de la couche basale génératrice par les formations nouvelles, et par suite de plus en plus loin des vaisseaux capillaires du derme (2). De là, obstacle à la résorption des produits par le sang, ainsi qu’à la nutrition de la cellule, qui tombe alors comme nous l’avons indiqué.

(1) Le réactif histologique des graisses est l'acide osmique qui les colore en noir intense.

(2) Pilliet et Boulart. Sur quelques glandes conglomérées du tégument externe. In liuli. de la Soc. zoologique de France, t. X, i885.

M AM Mtr ÈRES

Cette oljservation nous conduit à étudier, comparativement au sebimi ou produit gras des glandes sébacées, les matières grasses diverses qu’on rencontre encore dans réconomie, celles qui se développent parfois abondamment dans le tissu cellulaire sous-cutané (pannicule gras ou lard) et celles qui se produisent dans 1 épiploon, autour des reins, etc. Ces graisses sont constituées par un tissu spécial, \e tissu adipeux.

Tissu adipeux, C est une variété de tissu cou jonctil dans lequel les cellules, abondantes, se remplissent de graisse et

deviennent ce Unies adipeuses. Les cellules adipeuses élaborent de la g’raisse et celle-ci se forme en (elle abondance que le corps cellulaire se dissocie. En même temps le noyau est refoulé contre la jiaroi (fig. 4) qui se distend elle -môme, au point que la cellule acquiert un volume considérable pouvant atteindre i3 p, de diamètre.

Or, ce qui caractérise le tissu adipeux composé de ces énormes cellules remplies de graisse, c’est l’abondance des vaisseaux sanguins ; ceux-ci forment des réseaux qui enveloppent les cellules adipeuses dans leurs mailles serrées. Aussi les graisses ainsi accumulées ne sont-elles point destinées à être expulséesau dehors. Ce sont des matériaux de réserve, empruntés au sang par la cellule adipeuse, et que le sang reprendra à un moment donné si les besoins de l’organisme l’exigent (i\

(i) Les tissus adipeux jouent aussi un lutLe mécanique (coussinets graisseux) et un vb\c physique (pannicule très développé en torme de lard épais sous la jjeau des Porcins et des Cétacés) en protégeant conlre le froid les animaux qui en sont revèlus.

/’, cellule adipeuse; — R, fibres conjonctives.

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