GLANDES A PEPSINE
incisiv’^es a la forme d’une cloche pourvue d’un battant ; la dentine odVo alors la forme d’un cornet dont la cavité est tapissée d’émail.
On sait ({ue chez la plupart des ^Mammifères la première dentition (dents de lait) tombe et est remplacée par une dentition nouvelle (dents de remplacement). On observe sous ce rapport, comme sous celui du nombre et de la forme des dents, des variations considérables selon les espèces.
(^uand le système dentaire est complet, il renferme trois sortes de dents : O des incisives, caractérisées à la mâchoire supérieure en ce ([u’elles siègent sur un os appelé os incisif, et à la mâchoire inférieure en ce qu’elles s’opposent aux jirécédentes ; 2“ des canines, généralement fortes et coniques, placées derrière les incisives externes ; 3“ des molaires que l’on distingue en prémolaires (molaires de remplacement) et en vraies molaires, celles-ci non précédées de dents de lait.
Glandes à pepsine. — Les aliments, après avoir subi l’action des dents et s’ètre imbiljés de salive, sont portés j)ar l’intermédiaire de l’œsophage dans l’estomac.
Celui-ci est simple ou composé ; mais, quel que soit le nombre des poches qui le constituent, il peut toujours être considéré, qu’il y ait une poche ou davantage, comme composé de deux parties fondamentales savoir ; l’estomac du fond et l’estomac pylorique. Au point de vue histologique, l’estomac du tond est caractérisé par la présence de glandes à pepsine, c’est-à-dire de glandes en tubes tapissées de cellules polyédriques dites cellules principales et renfermant au-dessous de cette première couche des cellules arrondies, granuleuses, éparses et dites cellules bordantes. Ces cellules bordantes ou cellules à ferment, cellules à pepsine, n’existent pas dans la portion pylorique de l’estomac dont les tubes glandulaires sont simplement tapissés de cellules muqueuses.
En outre de ces deux régions histologiquement distinctes,
Beauregard, Mat. méd. 2
MAMMIFERES
on en trouve souvent une troisième, l’estomae cardiaque, qui résulte d’un prolongement de la muqueuse de l’œsophage, reconnaissable à son épithélium plat et à l’absence de glandes en tubes, jusqu’à une certaine distance dans la cavité stomacale. Chez le Cheval, par exemple, ]>rès de la moitié de la poche gastrique est ainsi l'orziiée, bien qu’extérieurement rien ne vienne révéler aux yeux cette différence de structure, sauf le changement d’aspect de la muqueuse. !Mais ailleurs, chez les Ruminants, chez les Cétacés, etc., des étranglements se produisent (|ui constituent des cavités distinctes dans lesquelles .on reconnaît comme vestibules de l’estomac (panse, etc.), celles qui sont pourvues d’une muqueuse analogue à celle de l’œsophage, les cavités suivantes répondant à l’estomac proprement dit ou estomac du fond et à l’estomac pylorique, suivant qu’elles renferment des glandes à cellules muqueuses et à cellules à ferment ou seulement à cellules muqueuses. S’il s’agit d'extraire le ferment en question, on a donc dans l’examen histologique d’un estomac déterminé tous les moyens nécessaires pour préciser dans quelle région se fait la sécrétion et par suite siège le ferment.
Pancréas. — D’autres cellules à ferment s’observent dans le système digestif; on en trouve en particulier dans une importante glande, annexe de l’appareil digestif ; le pancréas. Cette glande qui siège dans l’anse duodénale et qui a tous les caractères de structure des glandes salivaires (glandes nn grappe), est composée de culs-de-sac tapissés de glandes à ferment. Celles-ci se distinguent par la présence de granulations nombreuses siégeant spécialement dans la portion de la cellule voisine de la cavité du cul-de-sac. Ces granulations constituent ce qu’on appelle la substance zymogène. Dans le cours d’une digestion active, on voit apparaître dans le protoplasma de ces cellules des vacuoles qui se remplissent d’un liquide dans lequel viennent se dissoudre les grains de zymo-