‹ Matière médicale zoologiqueChapitre 42 sur 108 · TI · texte numérisé non relu

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peu nombi’eux et très volumineux, ou au contraire en grande quantité et plus petits. Les premiers seront les Oligocotylédonés, les seconds les Polycotylédonés.

Aux Ollgocotylédonés (6 à 8 cotylédons) se rattachent les Moschidés et les Cervidés. Les Moschidés se trouvent ainsi séparés des Tragulidés bien que comme ces derniers ils soient dépourvus de cornes, mais bien d’autres raisons anatomiques militent en faveur de cette séparation ; en particulier, les caractères ostéologiques et la composition de l’estomac les éloignent de ce dernier groupe pour les rapprocher des Cervidés. On les en distinguera par l’absence de cornes.

Enfin les Polycotylédonés chez lesquels le nombre des cotylédons est grand (il atteint 180 chez la Girafe),' se sidjdiviseront aisément en se basant sur les caractères des cornes que nous avons indiqués plus haut.

Les Ruminants seront donc classés comme suit :

, ,,, , [ Hématies elliptiques. . . .

Acotylédonés. 5 .

f — circulaires. . . .

Camélidés.

Tragulidés.

l Sans cornes

Moschidés.

1 Ollgocotylédonés . ■’ / • -

' 1 A cornes caduques (bois) .

Cervidés.

1 ! A cornes épipliysaires . . .

Giralîdés.

k Chevilles osseuses des cor-

Polycotylédonés . { nés pleines

Antilopidés.

j Chevilles osseuses des cor-

nés creusées de sinus . .

Capridés, Bovidés.

MOSCHIDÉS

C.VRACTÈUES GÉNÉRAUX. — Les Moscliidés se font remarquer par l’absence de cornes et par le développement des canines supérieures en véritables- défenses très saillantes en dehors de la bouche.

Les membres (fig. 87) sont pourvus de 4 doigts dont les 2 du milieu seuls (3® et 4*^) sont normaux. Les 2® et 5® doigts, plus

MA?iIMIFERES

courts, ne touchent pas le sol ; aux membres antérieurs ils sont portés par des métacarpiens rudimentaires appliqués latéralement et sur un plan postérieur à l’extrémité distale de l’os canon formé par la soudure des deux métacarpiens médians. Aux membres jiostérieurs les doigts latéraux sont attachés aux os sésamoïdes de la région métatarsienne.

Nous n’insisterons pas davantage sur les caractères généraux des INIoscbidés, car nous entrerons dans des détails plus complets à propos du Cbevrotain porte-musc, qui est le type de la famille.

Fig. 87. — Membre postérieur de Moschus, vu latéralement.

Chevrotain porte-musc [Moschus moschiferus, L.) (i).

Aspect extéhieur. — L’animal du musc (2) ressemble au Cerf, mais avec moins d’élégance et une taille plus petite (fig. 38). Son allure générale est trapue, ce qu’il doit à ses pattes antérieures pluscourtesetplus grêles que les postérieures, à son cou épais et court portant une petite tète à museau pointu, enfin à son corps relativement gros en arrière et couvert d’un pelage grossier composé presque entièrement de jars. Les sabots sont petits , subtriangulaires et

c, os canon. — 1, doigt latéral; il en existe un

semblable à l’autre . • •

bord; il n’est pas visi- (i) Le Chevrotain porte-musc est appelé par les Chinois:

ble sur la figure. Ileong-cheong ; llianglchang-lse ou encore Uiang-chch. Le

musc lui-méme est désigné en chinois mandarin sous le nom chië-hiang en chinois cantonnais sous celui de chc-hong. (Natalis Rondot, Etude du commerce d’exportation de la Chine, 1848.)

(2) V. Recherches anatomiques, zoologiques et paléontologiques sur 1a famille des Chevrotains, par A. Milne-Edwards, in Ann. c/es sc. naC zoo/. , 5' série, t. 11, p.49>'®®-*’

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