MA MM IF £11 ES
iç)8
nage, armés à San-Fraucisco, que se l’ait la grande pèclie. On prend aussi des Cachalots dans les parages des Açores, mais on n’y arme point de grands baleiniers. La pêche est entre les mains de compagnies l'ormées dans les îles, possédant des barques organisées pour la capture au harpon et qui se lancent à la poursuite des Cachalots que signalent des vigies placées sur la cote.
Lorsqu’un Caclialota été ca|)turé,on l’amène au rivage et l’on se met en devoir de l’exploiter. On sépare la tète, et tandis (|ue le tronc est livré aux ouvriers, qui en détachent le lard par longues tranches pour le faire fondre, on s’empresse il’extraire le contenu de la tète qui est particulièrement pré- <‘icux. Pour cela, les baleiniers découpent (i) une ouverture au sommet de la tète, ouvrent l’organe du blanc en attaquant la paroi supérieure ou « cheval blanc » (voir plus haut). Alors ils puisent l’huile liquide à pleins seaux, comme dans une citerne La contenance de l’oreane du blanc faisant toute la
richesse de la prise, on conçoit qu’en style de pèche la valeur d’un (Cachalot s’exprime par le nond)re de barils d’huile (pi’il Iburnit. Le baril, « harrel, » est une mesure conventionnelle, d’après laquelle se font tous les règlements des pêcheurs. Aux Açores, le baril = 3i 1/2 american gallons = 25 1/2 inq)erial (english) gallons. En litres, un impérial gallon = 4 lit. 543, ce qui lait pour un baril, 1 14 üL 4^3.
Les mâles fournissent environ 5o à 100 barils; on en compte qui ont donné jusqu’à 120 barils. Les plus petits que l’on exploite à la mer sont de 5 barils; communément on tire d’un mâle 43 ou 5o barils; les femelles, beaucoup plus petites comme on sait, fourniraient i5 barils environ. C’est dans le Pacifique, vers l’Equateur et depuis la côte américaine jus- ({u’au i35° de latitude ouest, d’après le capitaine Scobury, (pie
(1) Tout le travail de dépeeage se fait au moyen du « spade », sorte de louehet très aiguisé monté sur un manche mesurant 2 mètres de long, dont les baleiniers se servent avec une remarquable adresse.
s P ICI! MA CE Tt
les (]aehalots donnent la plus grande quantité d'huile; ils s(>raient plus petits dans la mer des Caraïbes et dans le golfe <lu Mexitpie, enfin dans l’Atlantique et dans l’océan Indien. (Cependant aux Açores il n’est pas rare de capturer des Cachalols de io5 barils; les plus gros seraient de i3o b'àrils. Il faut observer que le rendement, à taille égale, doit être plus considérable aux Açores, où l’exploitation se fait à terre, qué dans le Pacifupie oii c’est à bord des baleiniers que se fait le dépeçage; de là les chiffres plus considérables obtenus par les pêcheurs açoréens comparativement à ceux qu’obtiennnent les baleiniers du Pacifique.
L'huile extraite de la tête du (]acbalot laisse déposer par refroidissement de grandes «piantités d’un corps solide, cristallin, blanc jaunâtre, qui est le blanc de baleine ou spermaceti.
IjC produit ainsi séparé par refroidissement est le blanc de baleine brut. On le [)urifie en filtrant l’buile qui l’a laissé déposer (i), puis le soumettant à la presse (2) pour extraire la majeure partie du reste de riuiile. On obtient ainsi des gâteaux secs, jaunâtres, qu'on traite par une dissolution' faible de potasse, puis (ju’oii lave et qu’on fait fondre dans l’eau bouillante. On a alors le blanc de l)aleine rafliné ou purifié, (ie blanc renferme encore (juel(|ues traces d’huile. En le traitant par l’alcool, .on obtient la cétine pure.
Fohmes coMMEiiciALEs. — üaiis Ic comuierce il existe trois formes de blanc de baleine : ^
I® La forme française, en pains cubiques pesant de ij à 20 kilogrammes, d’un blanc pur s’il est de qualité supérieure; un peu jaunâtre ou bleuté s’il est de qualité inférieure.
2® La forme anglaise, en cônes tronqués^ d’un blanc jaunâtre ou verdâtre.
3® La forme américaine, en j)ains arrondis, il’un blanc sale et assez mal purifiée.
(1) Blanc de baleine lilti'é (bo’gged Sperm des Anglais).
(2) Blanc de baleine presse (pressed Sperm des Anglais).