‹ Matière médicale zoologiqueChapitre 87 sur 108 · MY LABRE · texte numérisé non relu

MY LABRE

Joi

métathorax et les tergites de rabdomen d’un noir luisant. Deux longues soies font saillie au dernier anneau. Les pattes sont proportionnellement longues et fortes ; les mandibules sont robustes à pointe aiguë, légèrement arquée.

Les ressemblances des triongulins des Mylabres avec ceux des Epicauta nous avaient induit à penser que comme ces derniers ils sont parasites de nids d’Orthoptères, mais nous n’avions pu l’établir.

Notre ami et savant collègue M. Künckel d’Herculais (i) est parvenu à l’établir d’une façon définitive. 11 a pu suivi'e, en

effet, toutes les phases du développement de Mylabris Sclirehersi. Reiche, qui vit en Algérie; il a vu c|ue le triongulin pénètre dans les coques ovigères d’un Acridien [Stauronotus maroccanus) (fig. ii6 et 117) et que les divers stades de l’hypermétamorphose se succèdent comme chez les Epicauta.

Espèces principales. — Il n’y a pas moins de 34o à 35o espèces de Mylabres, et cependant ce genre n’a aucun représentant en Amérique. Par contre on en compte près de 200 espèces afri-

(1) Künckel d’Herculais. Les Coléoptères parasites des Acridiens. Ann. Soc. Ent. de France, Bull. 22 octobre i8go. Les métamorphoses des Mylabres. C. R. Ac. des Sc., 10 novembre 1890. Invasion des Acridiens en Algérie. Alger, 1893.

Fig. 114. — Mylabris Schrebersi.

Fig. ii5. — Etals larvaires de Mylabris Schrebersi. A, triongulin. — B, C, deuxième larve. — D, troisième larve. — E, nymphe.

D’après Künkcl d’Hcrculais.

INSECTES

caines, plus de loo asiatiques et une trentaine européennes.

En Chine les M.sidæ (PL V, fig. 2) et M. cichorii{V\.\ , tig. 4) sont employés en médecine. M. sidæ Reiche, long de i5 cà 3o mil-

ronotus.

D’après Künokcl d’Herculais.

AlAlUOt-,

Fig. 117. — Ponte d’un Slauronotus maroccaniis. D’après Kilnckcl d’Uerculais.

limètres est un bel insecte à élytres noires marquées de deux taches jaunes à la base et de deux fascies dentées et larges, également jaunes, coupant transversalement les élytres Lune vers le milieu, l’autre un j)eu en arrière. D’ailleurs les dimensions de ces fascies sont très variables.

Le d/. cfc/to/ï’i L., de Chine et des Indes Orientales, mesure 12 it 20 millimètres de long, il présente également deux taches basales et deux fascies transversales jaunes sur fond noir ; mais le corps est couvert d’une pubescence jaune soyeuse qui, avec la taille plus petite, permet de distinguer aisément cette espèce de la j)remière.

Dans le midi de la France : M. k-punclala (PI. V, fig. (i) est une espèce de 10 à i5 millimètres de long, qui se reconnaît aisément aux quatre taches noires arrondies, que j)ortent les élytres, savoir deux près de la base et deux au delà du milieu.

M. 12-punctata Oliv. également du midi de la France, n’a

CE no CO ME

que 8 à 12 millimètres de long et présente sur chaque élytre six points noirs disposés par paires et tranchant sur le fond jaune.

M. variabilis Pall. (PI. V, fig. 7), qu’on trouve sur tout le pourtour de la Méditerranée, mesure de g à 16 millimètres, présente aux élytres, sur fond jaune, deux fascies noires dentées.

En Afrique citons les M. Schrebersi{fig. 1 14, et PI. V, fig-. 10), Reich, d/. Oleæ^ Cast.,il/. biciiicta^ Oliv., etc.

Cerocome [Cerocoina ^ Geoll.).

C.VRACTÈRES EXTÉRIEURS. — Lcs cspèces de ce genre ont des caractères sexuels extrêmement accusés qui résident dans les antennes et dans les mâchoires. Chez les cf les antennes ont neuf articles irréguliers dont le dernier, très développé transversalement, ovoïde ou réniforme est souvent relevé de bosselures. Chez la 9 les antennes rappellent tout à fait celles des Mylabres.

Aux mâchoires chez les cf le galea est très allongé et son lobe interne est en forme de brosse; enfin le palpe maxillaire est très compliqué comme le montre notre figure 118. Chez la femelle ce palpe est beaucoup plus simple.

Je passe rapidement sur ces insectes qui ont peu d’intérêt pour la matière médicale et que je signale seulement en raison du parasitisme de leurs larves.

Développement. — Les observations de Fabre ont démontré en effet que les larves des Cérocomes qui passent par toutes les phases de l’hypermétamorphose comme je l’avais découvert peu auparavant, sont parasites des cellules d’Hyménoptères déprédateurs qui offrent à leurs propres larves de jeunes Orthoptères. C’est ainsi par exemple que Cerocomci Schæfferi est parasite, à

coma Vahîi .

IjXSECTES

l’état larvaire d’un Tachytes qui offre à sa progéniture de jeunes Mantes religieuses. Il n’est pas sans intérêt, comme le dit l’éminent zoologiste, « de retrouver des deux côtés de l’Atlantique ce goût du Criquet chez les Vésicants : l’un (les Epicauta et Macrobasis américains) dévoile ses œufs; l’autre, un représentant de second ordre, la Mante religieuse et ses congénères... ».

Nemognathe {Ncmognatha lllig.).

Je signale ce genre uniquement parce qu’il représente un groupe important dans la tribu des Vésicants, car la petite taille de ses représentants ne permet guère d’en user comme épispastique.

Les Nemognatha sont très bien caractérisés par l’énorme développement du lobe externe des mâchoires qui s’allonge en un appendice filiforme (fig. 119) presque aussi long que l’Insecte et que l’animal, au repos tient appliqué contre la face inférieure de son corps.

Fig. 119. — Mâchoire de Nemognalha lutea.

CANTIIARIDINE

Pbopriétés. — Le principe auquel les Vésicants doivent leurs propriétés épispastiques est la Cantharicline (i) qui fut découverte en i8i3 par Robiquet. Cristallisée elle affecte la forme de prismes obliques à base rhombe. Ces cristaux sont incolores, solubles dans les acides et les bases. L’eau en retient certaines proportions ; mais ses vrais dissolvants sont l’éther, le chloroforme, et surtout l’éther acétique

(i) D’après Berthelet, la cantharidine est l’anhydride de l’acide eanthar-

dique

CAyriIARIDINE

comme l’a montré notre ami le docteur Galippe (i). La cantharidine fond à 210®; au delà elle se volatilise et se condense sous forme de paillettes brillantes.

Extraction. — En 1864, Mortreux, dans le but de séparer la Cantliaridine de la matière grasse qui l’accompagne toujours lorsqu’on épuise les insectes par l’éther, la benzine ou le chloroforme, avait proposé d’employer le sulfure de carbone. L’extrait obtenu au moyen du chloroforme était, d’après la méthode de ce chimiste, repris par le sulfure de carbone (|ui dissolvait les graisses et laissait la cantliaridine à l’état insoluble et presque pure. Plusieurs cristallisations suci-essives donnaient enlin de beaux cristaux, mais Béguin (2) démontra que le sulfure de carbone dissout de petites quantités de cantliaridine.

Galippe [loc. c/7.), en utilisant l’éther acétique comme dissolvant de la Cantliaridine, est arrivé au rendement le plus considérable qui ait été obtenu. L’éther acétique dissout, en effet, à i8“, I gr. 26 de Cantliaridine p. 100, tandis que le cholorofornie dans les mêmes conditions n’en dissout que i gr. 20. L’opération se fait sur la poudre de Cantharide dans un appareil à déplacement, en étuve à 35°. Le liquide obtenu donne par évaporation et cristallisations répétées de beaux cristaux d’une grande pureté.

Action physiologique. — La Cantliaridine appliquée sur la peau ou sur les muqueuses (lèvres, langue) y détermine une rapide et violente vésication qui se traduit par la formation de larges phlyctènes, môme lorsqu’elle est enijiloyée en faible quantité. Son absorption par la peau est évidente, quoique variable avec les individus. En tout cas il est toujours bon de se prémunir contre l’action que les vési-

(i) Galippe. Etude toxicologique sur l’empoisonnement par la cantharidine. Paris, 187C.

(ï) Béguin. Histoire des insectes qui peuvent être employés comme vésicants; thèse inaugurale de l'Ecole de pharmacie, 1874.

Beaurecard. Mat. méd.

INSECTES

catoires exercent fréquemment sur les reins et sur les organes génitaux. Sous ce rapport l’usage de camphrer les vésicatoires avant de les appliquer sur la peau ou celui de camphrer les préparations de toutes sortes (teintures, vinaigres, collodions, cantharidates alcalins, etc.) qu’on emploie actuellement comme épispastiques donne les meilleurs résultats et prévient très généralement l’action sur les organes génito-urinaires.

Administrée à l’intérieur, la Cantharidine sous les diverses formes qu’on peut lui donner est un toxique des plus énergiques. Elle produit de larges ulcérations des muqueuses et un état inllammatoire des appareils génito-urinaires. Ces désordres graves se terminent fatalement par la mort, pour peu que la dose ait dépassé o gr., i5 de Cantharidine.

On a attribué à cette substance un pouvoir aphrodisiaque puissant. Voici les conclusions de Galippe à cet égard : « L’étude de l’action aphrodisiaque des préparations cantharidiennes est chose très délicate. Parmi ceux qui se sont occupés de cette question, les uns acceptent sans conteste la réalité de cette action; les autres au contraire la nient d’une façon absolue. Nous pensons que la vérité est entre ces deux opinions extrêmes. On ne peut pas nier d’une façon absolue l’action aphrodisiaque des préparations cantharidiennes, puisque ce fait physiologique ou plutôt pathologique a été constaté chez l’homme et les animaux par des observateurs dignes de foi ; mais ce qui a jeié, à notre avis, la confusion sur ce point, c’est la rareté de la production de ce phénomène si spécial, eu égard au grand nombre de tentatives faites pour l’obtenir. »

Ajoutons qu’on a préconisé également la Cantharidine administrée à l’intérieur contre l’hydropisie et contre la rage. 11 semble bien en effet que ce soit un procédé excellent pour guérir à tout jamais les patients de ces deux maladies ainsi que de toutes les autres.

CANTIIARIDIM-:

Régions productrices. — Je ne reprendrai pas la question dès son origine, car elle préoccupait déjà Galien, Dioscoride et tous les savants médecins de l’antiquité. J’arriverai de suite à 1826, époque à laquelle Farines, pharmacien à Perpignan, institua des expériences physiologiques très bien conduites qui l’amenèrent à cette double conclusion que :

1° La matière vésicante de la Cantharide réside uniquement clans les organes mous ;

2“ Que les organes durs sont tout à l’ait étrangers à la propriété vésicante.

Successivement divers observateurs, Gourbon, Berthaud, puis Ferrère (i), étudièrent la question et y apportèrent quelc[ues progrès, si bien que le problème à élucider- se trouva jiarl’aitement posé. Les parties dures, chitineuses, dépourvues des parties molles renferment-elles de la Cantharidine ? Mes recherches spéciales sur ce point m’ont démontré que les parties chitineuses complètement privées de parties molles sont dépourvues de Cantharidine et que d’autre part c’est dans le sang et dans la troisième paire de vésicules séminales (voir p. 203), chez le cf, cju’est localisé le principe actif. Ainsi s’explique qu’on en trouve dans toutes les parties molles et dans les parties dures (élytres, têtes, pattes), non débarrassées de leurs parties molles, puisque toutes ces parties sont parcourues par le sang. Mais le lieu spécial d’élection et probablement de formation est représenté par la troisième paire de vésicules séminales. Quant aux femelles, il n’a pas été possible de localiser le principe actif d’une façon précise ; mais c’est dans les organes génitaux (poche copulatrice et ovaires) qu’elle existe particulièrement abondante. D'ailleurs, j’ai constaté que les œufs, les larves elles-mêmes sont vésicants et aussi, bien

(i)Voir cet historique complet avec indications bibliographiques dans Les Vésicants, notre ouvrage déjà cité.

ly SEC TE S

qu'on ait parfois avancé le contraire, les Cantharides adultes de petite taille (i).

des espèces VÉSICANTES. — LEUR RICHESSE EN PRINCIPE ACTIF

Recherche de la Cantharuline. — Les premières expériences relatives à la détermination du pouvoir épispastique des Insectes de la tribu des Vésicants sont dues à Bretonneau (a) (1820). Il se servit de la méthode physiologique, c’est-à-dire qu’après avoir isolé la Cantharidine au moyen d’un dissolvant il l’applupiait sur la muqueuse des lèvres d’un jeune animal. 11 reconnut par ce moyen le pouvoir épispastique des genres Meloe, Mylabris, et Cerocoma; Sitarls toutefois lui parut inerte. En 1829, Farines établit les propriétés vésicantes du genre Zonilis. Leclère en i835 reconnut par le procédé de Bretonneau ces mêmes propriétés dans neuf genres, savoir ; Cantharis^ Cerocoma^ Dices, Decatonm,Lydus, Œnas, Meloe, Mijlabris, Telraomjx. En i845, Lavini et Sobrero reconnurent vésicants un grand nombre d’espèces de Meloe de Sardaigne : M. violaceiis, il/, aiituinnahs,

h) Voici ce que dit, en effet, Neutwich in Zeitsch. fiir Chimie, 1870 : « Ces jeunes Cantharides ne jouissent pas de la propriété épispastique et les nisectes de taille moyenne eu sont également dépourvus. Ce ne sont que les Cantharides complètement adultes ajoute-t-il, qui font lever des cloches a la surface de la peau. La cantharidine ne se développerait qu'après l’accomplissement de l’acte générateur ». Je rappellerai ce que j’ai déjà eu l’occasion de dti-e dans ce livre (voir p. 24(1), a savoir, qu un insecte du moment où il est arrivé à la forme imago est adulte, qu’il soit de petite ou de m-ande taille. La taille, en eff et, ne dépend que des conditions plus ou moins fa\orab es qu il a rencontrées au cours de son développement et la taille qu’a l'insecte en sortant Ls langes de la nymphe est sa taille définitive. 11 n’y a donc pas lieu de penser qu’une Cantharide de petite taille ne renfermera pas de cantharidine, et, en efle , 1 expérience m'a démontré que la taille ne fait rien à l’affaire. La production de cantharidine n’est d’ailleurs pas subordonnée à l’acte reproducteur puisque nous voyons les œufs et les larves présenter des propriétés vésicantes. Ceci ne va toutefois pas contre 1 opinion des auteurs qui admettent qu’au moment de la période d accouplement le pouvoir vésicantest plus marqué. 11 y a tout lieu de croire qu’il en est bien ainsi puisque les organes génitaux paraissent être le siège du développement de la «“"Ihaiidine et que le moment de l’accouplement est aussi celui où 1 activité vitale des insectes est arrivée à son plus haut degré d'intensite.

(2) Bretonneau. In Journ. de Pharmacie, t. XIII, 1828.

ESPÈCES VÉSICANTES

M. punctatiis, M. luccius^ M. variegatus^ M. scabrosus, M. majalis. Gourbon (i855) étudia spécialement trois espèces américaines : Lytta adspersa^ L. vidua et Epicauta cavernosa ; toutes trois renferment de la Cantharidine.

En 1809, Ferrer [loc. cit.) accrut beaucoup le catalogue des espèces actives ; les genres Mylabris^ Œnas, Decatoma^ Hycleus, etc., firent surtout l’objet de ses recherches.

En 1874» Béguin démontra la présence de la Cantharidine chez Sitaris que Bretonneau croyait inerte, ainsi que chez quelques espèces des genres Mylabris^ Zouilis et Lagorina. Enfin, mettant à profit la riche collection de Vésicants que j’ai constituée, j’ai pu reprendre l’étude de tous les genres expérimentés et celle des genres qui étaient considérés comme douteux ou qui n’avaient pu être examinés. Plusieurs centaines d’expériences me permirent d’établir que tous les insectes de la tribu des Vésicants, telle qu’elle est exposée ci-dessus (i), possèdent un pouvoir vésicant dù à la présence de la Cantharidine.

Proportions relatives. — Tous les Vésicants renferment donc de la Cantharidine, mais évidemment ils n’en renferment pas tous en égale proportion. Les documents que nous possédons sur ce point visent principalement les Cantharides, les Mylabres et les Meloe, parce que ce sont les espèces qui, en raison de leur taille et de leur abondance dans les lieux où on les trouve, ont un réel intérêt commercial. Les analyses faites successivement par MM. Ferrer, Fumouze et Béguin permettent de tirer certaines conclusions que nous allons résumer brièvement.

La comparaison des chiffres obtenus dans les analyses par les auteurs étudiant des espèces semblables montre des écarts

(1) J’entends par là que je ne comprends pas parmi les Vésicants le petit groupe des Horiides, qui par certains caractères se distinguent nettement des vrais Vésicants et qui de plus, comme j’ai pu le constater, ne renferment pas de Cantharidine.

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i.\SEcri:s

parfois assez notables. Ces écarts peuvent s’expliquer en partie par les progrès des méthodes ; mais on n’oubliera pas également que dans une même espèce, voire dans un même individu, la proportion de Cantharidine peut varier considérablement suivant les circonstances. La nourriture plus ou moins abondante dans le lieu oii se trouvaient les insectes récoltés, leur état d’activité (période d’accouplement, voir p. 29^), leur conservation plus ou moins parfaite, sont autant de conditions qu’on ne doit pas négliger de faire entrer en ligne de compte. Ainsi s’explique ce fait que des Cantharides de France (récolte 1866) ont donné à Fumouze, par kilogramme, tantôt 4 gr- 80 de Cantharidine, tantôt 2 gr. ^5 seulement. Des Cantharides d’Allemagne (récolte 1886) lui ont donné 4 35 pour i.ooo, tandis qu’il n’avait obtenu que

2 gr. 1 5 ou même i gr. 'jo dans des essais de Cantharides d’Allemagne, récolte i865. Mêmes écarts dans les analyses de Béguin. Le rendement de divers échantillons de la récolte 1872 a été dans quatre essais successifs de 4 3 gr. 10,

6 gr. 35 et 6 gr. i5 de Cantharidine par kilogramme.

Ces réserves faites on peut conclure cependant que les diverses espèces de Vésicants ne sont pas également riches en principe actif.

Les Mylabres (en particulier M. punctum et M. pustulata^ de Pondichéry) l’emportent certainement sur tous les autres genres. Béguin en a obtenu jusqu’à 12 gr. 5o de Cantharidine par kilogramme, alors que la Cantharide ordinaire ne lui a jamais donné plus de 6 gr. 35. La plupart des autres espèces de Mylabres étudiées les classent au même rang que la Cantharide avec une moyenne de 4 grammes environ de Cantharidine par kilogramme.

De huit analyses faites par Fumouze il ressort que la Cantharide a un rendement moyen de 3 gr. 66. Quant aux Meloés ils prennent place entre Mylabris pustulata et la Cantharide, ils sont donc fort riches en principe actif. En effet, Fumouze (1872)

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