HYMÉNOPTÈRES P O RT E- A I GU 1 1. L O X
A ce grou[)c appartiennent les Formicides, les Chri/sides., les Fouisseurs, les Vespides et les Apides. C’est de la l'amille des Apides dont il sera (piestion ici, à propos de V Abeille domestique et des [)roduits : propolis, miel et cire, qu’elle fournit à la matière médicale.
Apides.
CAHAcrkHES GKXÉUAUX. — Ces Hyménoptères se distinguent par leurs antennes coudées, moins nettement toutefois chez le mâle que chez la femelle. La trompe (p. J07) est fort allongée. Les ailes antérieures ne se replient pas au repos ; rabdoinen n’est pas pédonculé et tout le corps est velu, lünlin le premier
article du tarse est cilié et forme la brosse; en même temps,
aux pattes postérieures surtout, les tarses et les tibias sont très élargis.
Développement. — Les y\pides subissent des métamorphoses complètes. Leurs larves sont apodes et se nourrissent de miel.
Abeille domestique {Apis melUfica, L.).
CAHACThRES EXTERIEURS. — L’Abeille domestique appartient au groupe des Abeilles sociales qu’on oppose à celui des Abeilles solitaires {i). Elle vit, en effet, en sociétés très nombreuses, dans lesquelles on distingue trois sortes d’individus, des mâles., des femelles et des ouvrières.
Les ouvrières seules sont organisées pour récolter le pollen. A cet effet, la face externe des tibias postérieurs est creusée en fossette ou corbeille, entourée de poils marginaux. C’est dans la corbeille que se réunit en boule le pollen recueilli parla brosse que forme la face interne du tarse élargie et garnie de rangées régulières de poils soyeux. On reconnaît encore les ouvrières à leur abdomen relativement court, à leurs yeux séparés, aux mandibules élargies en forme de cuiller, ainsi qu’à leur langue allongée.
La femelle ou reine a une langue plus (murte, un abdoir.e i allongé et est privée de brosses.
(.) Les Abeilles sol. tau-es ne produisent pas de cire et ne eomprenncnt que des males et des femelles. D apres la disposition des poils destinés à récolter le pollen ou es < ist.ngue en ; .» Nomad.xes (Nomada. Melecla) qui sont à peu près glabres, ne lecoltent P»* de pollen et par suite déposent leurs œufs dans les cellules d'autres especes; a- Mkkilegides dont les poils sont particulièrement développés à la partie inlerieure de la cuisse, a la hancbe et aux parties latérales de rabdomen. Il en résulte que lorsque ces insectes ont fait leur récolte, le pollen occupe surtout la base des membres postérieurs, tels senties genres Colleles, Andrc-na, Dmynoda ■ - 3» les Uastkii.egides, dont le dernier segment de l’abdomen est hérissé de poils diri-és en .■irriere et qui emmagasinent le pollen recueilli par le tarse des pattes postérreures. yunnd ils ont lait la récolte on dirait des boules de pollen volant dans l'air - tels sont les genres, Osnaa, Chalichodoma. Mé-rachüc. Anthidium : l,o enfin on appelle Po- IH..EG.DES le.s especes qui recueillent le pollen sur la jambe élargie des pattes postérieures, tels les genres Xylocopa, etc. Ajoutons que l'Abeille domestique,
<1 apres cette classification, serait Podilégide. ‘
INSECTES
Le mâle ou faux-bourdon a les yeux rapprochés sur la ligne médiane, les antennes presque droites, un large abdomen. 11 est privé de brosses et de corbeilles.
(>\RACTKREs ANATOMIQUES. — Appareil digestif [ï). — Outre
Fig. I2I. — Système digestif, nerveux cl trachéen do l’Abeille (d’après Lonckardi).
a«, œil à facettes. — a, antenne. — è| à b^, pattes. — tb, portion du tronc trachéen longitudinal renflé en vésicule. — si, stigmates. — /(/«, œsophage et jabot. — <7«,csloniac. — c/H, tubes de Malpighi. — rd, glandes rectales. — ed , intestin terminal.
les pièces buccales dont nous avons déjà parlé, il nous reste à décrire le tube digestif dans lequel se fait l’élaboration du nectar des fleurs qui aboutit à la production du miel. Ce tube {fi g. i2i) comprend un œsophage très étroit à son origine et renflé postérieurement en un vaste jabot piriforme, à parois
(i) H. Pihier. Histoire naturelle et chimique des cires d'insectes. Thèse inaugurale de 1 Ecole supérieure de Pharmacie de Paris.