ABEILLE DOMESTIQUE
dire géométrique et revêtent une forme hexagonale. Les gâteaux sont disposés parallèlement les uns aux autres, à une certaine distance, permettant aux Abeilles de circuler entre eux. On ne saurait trop admirer l’économie de matière en même temps que la perfection du travail ainsi opéré. En outre des cellules hexagonales et d’une rangée de cellules marginales irrégulières qui ont pour but de donner sans trop de dépense une base solide au gâteau, on observe des alvéoles beaucoup plus volumineux et beaucoup plus solides, de forme oblongue et souvent comme suspendus au gâteau. Ce sont les cellules royales^ c’est-à-dire celles qui servent de berceau aux reines, tandis que les cellules hexagonales sont destinées aux autres larves et aux provisions.
Récolle du miel et du pollen. — Entre temps, les ouvrières vont visiter les fleurs et elles y puisent le nectar avec leur trompe. Les poils de leur abdomen se couvrant du pollen de ces (leurs, elles le réunissent avec les brosses de leurs tarses postérieurs et l’emmagasinent en forme de boule dans les corbeilles. Le nectar élaboré dans le jabot devient le miel ; pollen et miel sont les deux éléments de nutrition des larves.
Rôle des différents individus d'une ruche. — Il n’y a qu’une femelle par ruche et de 700 à 800 mâles. Quand la femelle a été fécondée, hors de la ruche, les mâles sont devenus inutiles et les ouvrières en débarrassent bientôt la société. La femelle pond alors un œuf dans chaque cellule destinée à cet usage; elle peut pondre ainsi 12.000 œufs dans l’espace de 20 jours (Réaumur), et répéter plusieurs j)ontes dans l’année. Alors commence le rôle des ouvrières appelées nourrices qui sont chargées du soin des larves ; celles-ci éclosent trois jours après la ponte. Les nourrices dégorgent dans la bouche des larves une nourriture d’abord très peu sucrée, sorte de bouillie de pollen renfermant peu de miel, puis peu à peu la quan-
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lité (le miel aiigiiienle. La nourriture varie aussi suivant les sexes. La pâtée royale n’est pas la même que eelle des ouvrières et des mâles. Et il semble bien (pie eette nourriture a une inlluenee considérable sur le développement de la reine, car il n’est pas rare de voir les nourrices, lorsque la reine vient à périr accidentellement, agrandir une cellule de larve ouvrière, puis donner à cette larve choisie de la pâtée royale. Finalement la larve ouvrière ainsi traitée se dévelo|)pe en reine et pourra devenir l'éconde.
Lors(pic les larves sont arrivées au moment oit elles vont s’envelopper d’un cocon de soie pour subir la nymphose, les nourrices lérment les cellules au moyen d’un opercule de cire.
Essaimage. — Entre mai et juillet les jeunes ouvrières et les jeunes reines arrivant à l’état parlait, le nombre des habitants de la ruche se trouve brusquement augmenté dans des proportions considérables. A ce moment lléaumur a jni constater jusqu’à 46-426 ouvrières et 700 mâles dans une seule ruche. Une émigration est devenue nécessaire et elle s’opère, en effet, dès qu’une jeune reine vient à éclore. Une extrême agitation se montre alors dans la ruche dont la température (pu ne dépasse généralement pas 35” [)eut atteindre ^0°. La vieille reine s’efforce de tuer sa jeune rivale, mais elle en est enq)êchée par les ouvrières; [)arcourant alors les rayons elle entraîm^ avec elle nombre d’Abeilles qui la suivent et toutes sortant de la ruche vont constituer ce qu’on appelle un essaim.
Espèces européennes. — L’espèce Apis mellifica offre un certain nombre de races dont l’A. carniole, qui ne diffère du type que parles raies transversales de l’abdomen plus blan(dies et (jui vit dans la partie méridionale du pays slave, est assez appréciée. L’A. ou Ab. ligurienne, du midi de la France,
de l’Italie et de la Grèce, est plus grande et a l’abdomen rayé transversalement de raies d’un jaune vif et orange. C’est une espèce estimée pour sa grande activité.