‹ Matteo CivitaliChapitre 27 sur 53 · LE SHPULCRE DE SAN ROMANO DANS L'ÉGLISE SAN ROMANO DE LUCQ.UES · texte numérisé non relu

LE SHPULCRE DE SAN ROMANO DANS L'ÉGLISE SAN ROMANO DE LUCQ.UES

N cette même année 1490, nous trouvons Matteo en train de sculpter le Sépulcre, de San Romano^ dans l'église du môme nom, autrefois spéciale aux Frères prêcheurs de Lucques. L'inscription suivante : vt viVAM VERA viTA, qui uous est si familière, avec la date mcccclxxxx, gravées sur le cadre du monument ; nous montrent que la munificence et la piété de Domenico Bertini étaient vraiment inépuisables, et inépuisables aussi sa confiance en Matteo et sa bienveillance à son égard. \J\. encore, nous ne sommes plus en face de l'œuvre primitive; au lieu d'une église du xiii" siècle, où le xiv= et le xv-" avaient apporté des changements exécutés avec quelque discernement et une certaine préoccupation de l'ensemble, nous n'avons devant les yeux qu'une église baroque (comme on dit en Italie), aussi déplorable à l'extérieur qu à l'intérieur, et qui n'offre même pas un exemple de ce que pouvaient faire les architectes du xvii' siècle, qui maintes fois, à Lucques, ont su donner les preuves d'un si grand talent.

CIVITALT, SA VIE ET SON ŒUVRE

Le monument de San Romano devait former un ensemble tout différent de celui qu'il nous présente aujourd'hui; les éléments en furent dispersés en 1635 dans une restauration générale de l'église, entreprise par le Père dominicain Vincenzo Buonvisi, assisté de l'architecte Vincenzo Buonamici. Les éléments de l'œuvre, dispersés alors, furent encastrés tant bien que mal, derrière le maître-autel;

Le Tombeau de San Romano. — Eglise San Romano. (Lucques.)

ils servent à masquer le petit escalier qui dessert les hauts gradins, et, si on veut les examiner, il faut se glisser entre les pupitres du chœur et la partie postérieure de l'autel. On a, d'ailleurs, essayé de recomposer un ensemble avec le bas-relief surmonté d'un fronton circulaire, les deux morceaux portant l'inscription primitive, et des fragments de frise raccordés tant bien que mal, qui ont bien tout le caractère du maître, mais qui appartenaient probablement à quelque autre monument de la même église, où ils formaient un parapeto^ ou ringhiera divisoria, dans le goût de celle de la cathédrale.

L'objectif de notre photographe n'a même pas pu trouver place

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