‹ Matteo CivitaliChapitre 9 sur 53 · ANTECEDENTS ET P]{EM1E1!S TRAVAI X · texte numérisé non relu

ANTECEDENTS ET P]{EM1E1!S TRAVAI X

une Machine aussi considérable. Il, y a toujours dans un artiste la part de la conception et celle de l'exécution ; la conception, don suprême, accuse le génie, et souvent elle ne se révèle que tard. Le premier effort est presque toujours la reproduction d'une œuvre des maîtres, où on ne voit la personnalité que dans le détail. C'est le cas pour le tombeau de Noceto ; ici la conception est nulle, tout est emprunté aux grands inventeurs. Matteo ne se révèle que dans la frise exquise du soubassement, la belle exécution de l'architecture, et celle de tous les détails de l'ornementation. On sent là l'élève de Rossellino et des Florentins du grand siècle ; et, eussions-nous douté de sa collaboration aux œuvres célèbres de San Miniato et de Santa Maria del Fior; la façon dont il conçoit son premier monument nous eût dénoncé la filiation. Il est plus que singulier que le Vasari ait attribué cette œuvre de Matteo à Pagno di Lapo Portigiani, l'œuvre portant en gros caractère la signature du maître : OPVS. MATHAEI. CIVITALI.

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