‹ Maud. Préface et traductionChapitre 6 sur 13 · Je baisai sa main délicate, elle reçut · texte numérisé non relu

Je baisai sa main délicate, elle reçut

le baiser posément; Maud n"a pas dix-sept ans, mais elle est grande et imposante.

5. — Et moi qui ai obtenu ses bonnes grâces, des mots d'orgueil m'échappent.

Oh ! Maud est sûre de gagner le ciel, si on l'obtient par la modestie.

6. — Je sais quel chemin elle a pris pour rapporter à la maison son bouquet virginal ; car ses pieds ont effleuré les champs et laissé des teintes de rose aux pâquerettes.

7. — Les oiseaux, sur la haute terrasse du château, l'appelaient et lui criaient : « Où est Maud, Maud, Maud? Quelqu'un est venu pour gagner ton cœur ».

8. — Voyez, un cheval à la grille ; le petit king-charles grogne; retournez, monseigneur, repassez la bruyère : vous n'êtes pas son bien-aimé.

I. — Méprisé^ être méprisé par quelqu'un que je méprise, est-ce un motif pour m'irritcr ? une calamité dure à supporter ? Allons, il peut vivre pour continuer à me haïr. Fou que je suis d'être offensé par son orgueil ! Je le rencontrai en traversant ses terres; il passait à côté dans le sentier; sa figure, je l'avoue, en dépit de mon dépit, a une sorte de beauté vulgaire, rouge et blanche ; il a une belle taille : au moins six pieds deux pouces, je crois. Mais ses es scnces empoisonnaient l'air frais, et ses bijoux, par un étalage barbare et fastidieux, et oilaient sa poitrine et ses mains.

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