IRE
J'écris une lettre très -ample à M. le comte de Brubl, sur l'affaire dont Votre Majesté m'a fait la grâce de m'écrire, le 26 du mois passé2). Comme nous allons toujours fort vite en besogne en France (c'est l'allure), aussi nous envoyons très-vite nos ambassadeurs, surtout lorsqu'il est question d'amener une princesse charmante que tout bon Français, à l'imitation de notre dauphin, désire extrêmement voir arriver bientôt; cela a fait que le départ de M. le duc de Richcueu a été pré-
•) On obtempéra au voeu du maréchal; lo comte Auguste -Henri de Friesen (que les Français appellent Frise, en supprimant deux lettres de son nom) entra au service de France, tout en conservant son grade dans l'armée saxonne. Voyez l'Appendice.
») La minute ne s'est pas retrouvée. Il s'agissait évidemment, dans la lettre d'Auguste III, de la mission de Richelieu.
Le courrier drb modes
cipité, et, lorsque j'ai reçu la lettre de Votre Majesté, il avait déjà pris congé du roi et de toute la cour. Ainsi ce voyage ne pouvait pas être changé, sans causer un esclandre désagréable au roi et à toute la France, car ici tout prend part à la chose.
Au demeurant, Votre Majesté ne trouvera pas en M. de Richelieu un homme pointilleux sur le cérémonial. Son séjour sera très-court à la cour de Votre Majesté, et il ne désire que de revenir bientôt et d'amener sa princesse. J'aurais donné toute chose pour être chargé d'une commission qui, outre qu'elle m'aurait été glorieuse, m'aurait procuré le bonheur de baiser la main à Votre Majesté, chose que je désire extrêmement. Pour ma propre satisfaction, je supplie Votre Majesté d'en être persuadée, ainsi que du très-profond respect avec lequel je serai toute ma vie, Sire, de Votre Majesté le plus humble, le plus obéissant et le plus fidèle serviteur et sujet
Ces lettres, dont l'une avait paru si compromettante à Maurice, qu'il exigea qu'elle fût brûlée en présence du roi, ne purent être confiées ni au duc de Richelieu, ni à un courrier de cabinet ordinaire. Maurice en chargea un grand seigneur saxon qui se trouvait en ce moment à Paris et sur le point de retourner en Saxe, le comte Jean- Frédéric Vitzthum d'Eckstaedt, colonel des gardes- ducorps J). Loss profita de cette occasion pour transmettre
») Quoique parti un jour plus tard que Richelieu, Vitxthum devança le duc et arriva à Dresde six jours avant lui, le 19 décembre 1746.
BT LK PBTABD DE MaURICK. 113
à sa cour, non seulement les explications que Bruhl lui avait demandées au sujet du contrat de mariage, mais aussi une pièce du plus haut intérêt pour la Saxe, le mémoire secret de M. Durand d'Aubigny dont nous avons déjà parlé.
Nous passons sous silence les explications qui portaient sur des points de détail, sur le douaire de la dauphine par exemple, fixé, selon l'usage de la cour de France, à vingt mille écus d'or sol1); antique monnaie, sur la valeur de laquelle ni les banquiers de Dresde, ni les dictionnaires que l'on avait consultés, n'avaient pu éclairer la chancellerie du comte de Bruhl. Loss eut le bon esprit de couper court à tous les embarras que la pédanterie tudesque allait faire naître, en se servant habilement du parlement comme d'un épouvantail. „Tenons-nous -à l'usage — dit-il — ; si nous allions faire des difficultés et demander des innovations, le parlement pourrait bien être tenté de refuser l'enrégistrement du contrat."
Ce qui était plus important que ces minuties, c'était la question que d'Aubigny avait traitée dans son mémoire secrètement concerté avec Loss et présenté au roi de France: „ Quels avantages la France peut- elle se promettre d'un mariage entre Monseigneur le dauphin et la princesse royale Josèphe de Saxe?" L'auteur avait pris à tâche de combattre la politique du marquis
>) 160,000 livres d'aprè» la dépécha de Loea.
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d'Àrgefcson, en prouvant que la Saxe était à même de rendre à la France, en ce moment, des services réels, plus que la Prusse, dont l'alliance platonique aurait été cultivée trop exclusivement jusqu'alors. D'Aubigny eut le courage de mettre les points sur les i. Nous ne citons que le spécimen que voici:
C'est la politique, à défaut de la force, qui préside toujours à la conduite d'un prince qui veut s'agrandir. Cette politique n'est que trop souvent nécessitée, par les conjonctures, de prendre des routes qui ne sont pas toujours vraies, parce que, quand on ne consulte et qu'on n'écoute que son intérêt, on y sacrifie ordinairement celui d'autrui. Cette maxime est assez familière aux souverains ambitieux; l'expérience nous apprend qu'ils ne se rendent puissants et redoutables qu'en la suivant. La marche du roi de Prusse a été mesurée sur elle. On n'en donnera d'autres preuves que le traité de Breslau, la convention de Hanovre et le traité de Dresde.
L'on ne parle pas ici de ces projets vastes et critiques, pour ses alliés, trouvés dans les papiers qui lui furent enlevés à Sor, projets qui marquent qu'une âme comme la sienne, toujours occupée des plus grands objets, tels que d'agrandir, d'accréditer ou de maintenir sa puissance, y rapporte tout sans ménagement ni scrupule."
Il va «sans dire que Loss recommanda à Bruhl le plus profond secret, „ puisque/' disait- il, „ l'auteur du mémoire serait perdu, si l'on pouvait soupçonner que
ST LB rtTAJtD DR Mattuck.
le ministre de Saxe se doutât de l'existence d'un pareil écrit."
Nous n'avons pas à justifier la conduite de M. Durand d'Aubigny ; mais nous signalons ce symptôme de l'anarchie qui régnait alors, en France, dans les hautes régions du pouvoir. La politique du ministre dirigeant ne fut pas toujours celle de Louis XV; on le 'sait; et on ne s'étonnera pas de voir un secrétaire de légation profiter de son congé, pour concerter avec un diplomate étranger et présenter au roi un mémoire en opposition directe avec le système du secrétaire d'Etat pour les affaires étrangères. M. Durand d'Aubigny fut enrôlé plus tard dans la diplomatie secrète du roi; et ce mémoire appela peut-être l'attention de ce prince sur ce jeune ambitieux dont il se servit plus tard.
Cependant, ce n'est pas sur un employé subalterne que Maurice comptait pour mettre le feu au pétard dont il avait parlé à Bruhl.
Le maréchal disposait de moyens bien autrement puissants, pour se débarrasser d'un secrétaire d'Etat, qui ne voulait pas comprendre que la volonté de Maurice était, pour le moment, la loi du royaume. Les lettres du maréchal nous ont prouvé, qu'il avait la conscience de sa puissance, qu'il savait combien on avait besoin de lui. Mais il connaissait trop bien son terrain, pour laisser entrevoir aux courtisans, ce qu'il confiait à son frère, dans des missives destinées aux flammes.
116 Lk courrier des modbs
Se posant en victime, et préparant, par une fausse sortie, une entrée triomphale, il disait aux désoeuvrés et aux curieux :
„Le roi me parle, il est vrai, mais il ne me parle pas plus qu'à l'Assematte (gentilhomme de la vénerie). Si j'étais actuellement dans la même situation où je me trouvais il y a sept ou huit ans, c'est-à-dire simple courtisan, je n'aurais pas sujet de me plaindre; mais, puisqu'il faut parler de soi, si l'on veut examiner ce que j'ai fait depuis la prise de Prague, je crois qu'on pourra dire que j'ai ranimé le courage et la valeur des troupes françaises qui paraissaient un peu endormies. Qu'on les examine à Dettingen et à Fontenoy, et l'on verra si le même esprit règne dans l'armée; c'est peut-être pour me flatter qu'elles prétendent être invincibles quand je suis à leur tête, mais, au moins, les ennemis du roi craignentils d'être battus lorsque je commande une armée vis-à-vis d'eux. Je sais le respect qui est dû aux princes de la maison de France, et je ne m'en écarterai jamais; que le roi les déclare tous généralissimes de ses armées au berceau, je n'ai rien à dire, mais que M. le prince de Conti ait acquis ce titre comme une récompense de services, je crois avoir droit de me plaindre. Après cela, j'aime le roi, et je dois exécuter ses ordres; quand il voudra que je marche, il faudra bien marcher; mais, dans le fond, qu'ai-je à espérer? J'ai plus de bien qu'il ne m'en faut, j'ai tous les honneurs que je peux désirer; si les affaires
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d'Etat devenaient pressantes à un certain point, je crois pouvoir dire qu'on aurait recours à moi. Je souhaite que cette situation malheureuse n'arrive jamais, et qu'on veuille bien me laisser jouir d'un repos dont ma santé a besoin. Je n'ai qu'à perdre; un événement malheureux flétrit les lauriers. On prétend m'a voir obligation du mariage de M. le dauphin, cela n'est pas juste; le roi l'a fait parce que cela lui u convenu, je n'y ai point de mérite" *).
Tout en s'armant ainsi d'une fine bonhomie, pour éconduire les jaloux et les curieux, Maurice, à la veille de s'éclipser pour une quinzaine de jours, n'oubliait pas son pétard. Il soignait Me de Pompadour; il employait les frères Pàris, comme on l'a vu; mais, il tenait en réserve, pour le coup décisif qu'il méditait, un ami plus capable d'exercer une influence directe sur le roi. C'était l'ennemi juré des frères d'Argenson, le vieux maréchal de Noailles, celui qui avait protégé Maurice, tant que le jeune étranger avait eu besoin d'un protecteur; celui qui l'aimait plus que ses enfants2) et qui avait donné à son élève, passé maître, une preuve de cette amitié plus que paternelle, en faisant, sous ses ordres, comme volontaire, la campagne de 1745, cou-
•) Mémoires du duc de Luynes, T. VIII, p. 26 — 28: ,Jht jeudi 8 (décembre 1746) VertaHUn, M. le maréchal de Saxe part ces jours -ci pour aller passer une quinzaine de jours à Chambord."
«) Lettre de Maurice à Auguste III, du 27 octobre. Voyez pag. 63.
Le coukbixb des modks
ronnée par la journée de Fontenoy. Maurice eut recours à cet excellent ami; il lui communiqua ses idées, ses vues et ses désirs. Noailles n'était plus le factotum de LouisXV, nous l'avons dit; mais le roi aimait à consulter sa vieille expérience sur les affaires d'Italie, et sur les questions de famille qui compliquaient, en ce moment, les relations politiques avec l'Espagne.
Il y avait trois mois environ que le vieux maréchal avait écrit au roi, pour le supplier de ne pas fléchir en Italie, et d'y continuer la guerre contre l'Autriche, lorsque Maurice, à la veille de partir pour Chambord, vint lui demander de le débarrasser du marquis d'Argenson. L'insuffisance de ce ministre était manifeste. Tout en blâmant, en principe, la politique qui avait entraîné la France dans la guerre de 1 74 1 , l'auteur des Considérations sur le gouvernement de France, avait eu le sort des doctrinaires : arrivé au pouvoir, il n'avait jamais su se • tirer d'affaires, ni comprendre qu'il était temps de sortir des ornières d'une diplomatie surannée. D s'inspirait encore, en 1747, des idées du cardinal de Richelieu, et voyait toujours dans l'Autriche, qui depuis sept ans ne luttait que pour son existence, la rivale formidable du grand cardinal. Le marquis d'Argenson, même après la paix de Dresde, n'avait pas osé, de peur d'offenser la Prusse, prêter la main à un rapprochement avec l'Autriche. Il pensait „que la position où se trouvait le roi de Prusse, et les liaisons que la France
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conserverait avec lui, pouvaient devenir plus utiles à la France, et à la liberté germanique, que ne l'avait été r alliance de Gustave Adolphe et de ceux qui avaient le plus réprimé la tyrannie autrichienne" D se flattait que le roi de Prusse, par „V influence qu'il possédait en Allemagne, pourrait procurer à la paix générale les mêmes avantages à la France, qu'on avait retirés du traité de Westphalie"*).
Dans le système qu'il s'était fait, d'Argenson oubliait, <Jue, comme il le dit lui-même, „ce prince égoïste s'inquiétait plus de son propre agrandissement que de sa patrie allemande, qui lui était fort indifférente"2)', d'Argenson -ne voyait pas que la France et l'Espagne étaient épuisées et demandaient la paix; que les coquetteries avec la Prusse étaient hors de saison; qu'il fallait oublier, enfin, d'anciennes rancunes et s'entendre avec l'Autriche, quand ce n'eût été que pour éviter que l'Angleterre — ce qui arriva en«effet — fut la seule à recueillir les fruits de cette longue guerre. En vain Maurice avaitil essayé d'ouvrir les yeux au marquis d'Argenson. Un dernier effort de Loss échoua, le 14 décembre. Le ministre des affaires étrangères ne se laissa arracher que des propositions vagues et insuffisantes. Maurice, que Loss mit au fait de tout ce qui s'était passé dans cette entrevue, haussa les épaules; sa patience était épuisée:
») D'Argenson, Mémoires. T. III, p. 92. «) D'Argenson, Mémoires. T. HI, p. 112.
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„ puisque d'Argenson ne veut pas entrer dans nos vues, on se passera de lui," se dit -il, „il s'agit de faire comprendre aux Autrichiens que s'ils veulent la paix, comme moi, il n'y a pas de temps à perdre; voilà l'essentiel"; et, se tournant vers Loss, il ajouta:
„ Ecrivez confidentiellement à Bruhl, qu'il est temps de songer sérieusement à la paix , si la cour de Vienne la désire sincèrement; que le parti est pris d'attaquer la Hollande, au printemps, si la paix ne se fait pas cet hiver; que la diversion des Autrichiens et des Piémontais e'n Provence ne diminue pas d'un seul homme les forces du roi très-chrétien dans les Pays-Bas ; que, par conséquent, j'y aurai toujours la supériorité, malgré les troupes que l'Angleterre pourrait envoyer au secours des Hollandais ; le grand objet de la France étant de réduire ces derniers par une vigoureuse attaque à la nécessite de venir à jubé" i).
Cet avis au lecteur parvint^ à Bruhl, le 26 décembre, le lendemain de l'arrivée de Richelieu à Dresde. Maurice avait été très -franc avec Loss, on le voit; cependant il n'avait pas pu, „sans sortir entièrement des bornes de son devoir** l'initier à un secret d'Etat qu'il partageait seul avec le maréchal de Noailles. Or, ce fut ce même jour, le 15 décembre, que Noailles, dans un mémoire présenté à Louis XV, demanda en toutes lettres
i) Apostille secrète à la dépêche du comte Loss, en date de Paris, le 15 décembre 1746.
ET LE PÉTARD DE MaURICB.
le renvoi immédiat du marquis d'Argenson, motivant cette demande sur des arguments que Bruhl, dans ses lettres du 8 et du 16 novembre, avait développés au maréchal de Saxe, savoir: que le faux système des frères d'Argenson empêchait un rapprochement entre Versailles et Vienne, et que ce rapprochement était la condition sine quâ non pour le rétablissement de la paix.
Après avoir expliqué au roi que la mort de Charles VU dégageait la France et lui permettait de retirer son épingle du jeu, Noailles continuait en ces termes:
„Tout devait donc alors déterminer à se tourner du côté de la cour de Vienne et à renoncer à lidée d'anéantir la maison ^Autriche, projet également injuste et chimérique
Les liaisons avec le roi de Prusse n'empêchaient point qu'on ne pût traiter avec la cour de Vienne
Jamais circonstance ne fut plus favorable. La reine de Hongrie désirait passionnément l'élection du grand-duc. Elle aurait tout fait pour s'en assurer. Il n'y avait que deux partis à prendre, y concourir ou s'y opposer.
Le seul parti juste et raisonnable était de consentir à ce qu'on ne pouvait empêcher de droit, ni de fait. De droit, la France n'en ayant aucun pour s'opposer à l'élection d'un empereur et pour gêner la liberté du corps germanique. De fait, faute de moyens d'influence dans les cours de l'empire et d'une armée assez puissante en Allemagne. L'expérience ne l'a que trop prouvé.
Je n'ai point, Sire, à me reprocher de n'avoir pas fait, dans le temps, les représentations nécessaires; mais
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on était si fortement buté contre toute idée de conciliation avec la cour de Vienne qu'on se hâta de faire confidence sur le champ à M. de Stain ville •) et à M. Gross4).que Votre Majesté s'opposerait à l'élection du grand - duc, et qu'elle y emploierait jusqu'à son dernier soldat. Ce sont les termes dont on se servit, et qui ne me sont jamais sortis de la mémoire. On écrivit dans le même esprit à tous vos ministres dans les cours étrangères ; on voulut, Sire, embarquer Votre Majesté avant qu'elle eût eu le loisir de peser toute Importance d'un parti qui pouvait avoir de si grandes conséquences. Une pareille déclaration, inutile dans tous les cas, ne pouvait que produire de mauvais effets. Qu'il me soit permis de dire, Sire, que n'ayant point réussi, comme on devait le prévoir, on a compris bien légèrement la véritable gloire Me Votre Majesté et que ron ne pouvait rien faire de plus contraire aux règles de la prudence et de la saine politique.
Un faux système a été la cause de toutes ces erreurs. Au lieu d'agir avec l'impartialité qu'exigent le service du maître et le bien de l'État, des conseils particuliers et intéressés ont prévalu sur l esprit du ministre; il s'est laissé dominer par des sentiments étrangers qui ont formé en lui des antipathies sans raison et totalement déplacées. Cesl ce qui lui a fait rejeter toutes ouvertures de paix avec la cour de Vienne faites avant, dans les cours, et depuis, f élection de l 'empereur u >).
■) Ministre du grand -duc de Toscane, François de Lorraine, époux de Marie -Thérèse, élu empereur d'Allemagne, le 13 ieptembre 1746. •) Ministre de Russie.
») Rousset, Correspondance de Louis XV et dn maréchal de Noailles.
BT U FBTARD DB MaOTUCE. 123
Il suffit de rapprocher les lettres de Maurice et celles de Bruhl de cet extrait, pour deviner l'auteur de ce mémoire, signé en vérité par Noailles, mais évidemment dicté, ou du moins inspiré, par Maurice. On y retrouve les idées et jusqu'aux expressions de la correspondance que l'on vient de lire. Un ministre français eût-il, en écrivant au roi de France, taxé de faux système la politique officielle de ce prince, sans avoir la lettre de Bruhl sous les yeux?
Maurice ayant mis ainsi le feu à son pétard, alla en attendre l'effet à Chambord. „Au revoir en quinze jours," dit-il à Loss, en le quittant, le 15 décembre, „et peut-être plus tôt, si les circonstances l'exigent."