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Peu de jours après avoir reçu ce billet, Marie -Josèphe se montra pour la première fois aux Parisiens. Cette visite fut une fête tant pour la princesse que pour le peuple, et établit la popularité dont la dauphine jouit jusqu'à la fin de ses jours.
Loss, témoin oculaire de cette ovation, écrit:
„ Madame la dauphine jouit, grâce à Dieu, d'une parfaite santé. Elle a été mardi passé à Paris, où elle s'est conduite comme un ange. Le peuple a fait éclater sa joie par des acclamations réitérées partout où elle a passé, et elle s'est attiré une approbation générale h Paris, par son affabilité et par ses manières gracieuses. Elle fut suivie, dans la promenade des Tuileries, d'un monde infini qui était accouru de tous côtés pour la voir, et, pour satisfaire la curiosité des Parisiens, elle fit plusieurs tours dans les allées de ce jardin et s'arrêta un gros quart d'heure sur la grande terrasse, du côté du pont-tournant, pour se montrer au peuple qui l'accompagna en foule jusqu'à son carosse où elle monta, à 8 heures du soir, pour retourner à, Versailles. J'ai eu l'honneur de lui faire ma cour et de l'accompagner partout, et elle m'a paru fort contente de sa réception " »).
Loss fit ce jour-là ses adieux à la dauphine, et se rendit à l'armée, où Maurice l'attendait2). Le 2 juillet, le maréchal de Saxe, comme on sait, répéta, en présence
') Post-Bcriptmn à la dépêche dn comte de Loss, en date de Paris, le 30 juin 1747.
a) Voyez, dan» notre recueil, la lettre de Maurice à Lo»», en date du 17 juin 1747 (LXXXVI).