‹ Maurice, comte de SaxeChapitre 42 sur 103 · PUIS LA Ï.UNE DE MIEL · texte numérisé non relu

PUIS LA Ï.UNE DE MIEL

ira à Choisy et amènera le dauphin avec lui pour le tirer du mauvais air.

J'ai une grâce à demander à Votre Majesté, c'est d'accorder à M. de Ponickau, qui est dans les gardes du corps, la permission de faire la campagne avec moi. Si " Votre Majesté n'a la bonté de l'ordonner et de le lui faire dire, il ne pourra parvenir à Votre Majesté pour le demander: le chevalier de Saxe») a une si furieuse jalousie contre mon régiment de cavalerie légère qu'il ne veut pas que Ponickau s'absente de la Saxe ; il croit que je veux l'avoir pour colonel de ce régiment. Si Votre Majesté voulait me l'accorder pour deux ou trois ans, je le ferais effectivement colonel de ce régiment; mais je ne le ferai jamais sans sa permission, puisque c'est un sujet capable de la servir. Si je pouvais seulement l'avoir pour deux ans, il donnerait un bon tour à mon régiment; après cela je m'en passerais. C'est une petite grâce que Votre Majesté me ferait et à Ponickau, ainsi j'ose l'en supplier.

J'ai vu deux portraits chez Madame la dauphine, de Sylvestre, qui sont ceux de Votre Majesté et de la reine. Ils sont beaux et de grande force. Sylvestre ne baisse pas encore. Je suis bien aise que le fils de Mengs*) se distingue. Cela fera bien pour l'école de Dresde qui a déjà de la réputation, ainsi que la galerie de Votre Majesté qui passe pour la plus belle de l'Europe. Il ne se forme rien en France ; il n'y a que La Tour, mais il n'est que pour le pastel.

•) Frère de Mnuriue.

2) Raphaël Muiigg.

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