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Pourparlers de Lord Sandwich avec le marquis de Puysieux. — Raison* pourquoi il» ont échoué. — Flemming stupéfait de la prise de Bergop - Zoom.
Monsieur, Tokores, le 29 septembre 1747.
La conférence entre M. de Sandwich et M. de Puysieux n'a abouti à rien 1). Le premier s'est plaint que l'on ne voulait pas renoncer aux liaisons avec le Prétendant, et son grief n'est pas fondé, car M. de Puysieux n'a rien dit d'affirraatif là-dessus ; mais le ministre anglais a prétendu plus qu'il n'a été accordé par les traités précédents. Voilà où a abouti cette négociation. Nous avons eu ici M. le comte de Flemming, qui a été stupéfait de la prise de Berg-op-Zoom qu'il avait assuré imprenable la veille. Je l'ai retenu vingt-quatre heures, pour le renvoyer à l'armée ennemie avec cette agréable nouvelle
') Cette conférence fut provoquée par les ouvertures de paix que le maréchal avait fait faire au duc de Cumberland par le général Ligonier.
LkTTRES INiDITKtt. (1747.)
xcni.
MAURICE AU COMTE DE BRUHL
Remerciaient*. — Sentiment* pacifiques. Recommandation du général Rochow. — Explications.
Monsieur, à Bruxelles, le 24 octobre 1747.
J'ai bien des grâces à rendre à Votre Excellence de la lettre obligeante qu'elle m'a fait l'honneur de m'écrire le 13 du courant. La part que vous voulez bien prendre à ce que les succès des armes du Roi très-chrétien, dans les Pays-Bas, ont de flatteur pour moi, me donne, Monsieur, une nouvelle marque de votre amitié, à laquelle je suis d'autant plus sensible que le cas que j'en fais me les rend toutes infiniment précieuses.
Je ne suis pas éloigné de l'idée où est Votre Excellence que, dans le fond, les dispositions à la paix ne sont pas totalement évanouies, et qu'on ne doit pas entièrement désespérer de voir renouer les négociations. Nous verrons ce qu'elles produiront cet hiver ; pour moi , je désire bien sincèrement quelles nous donnent la paix, malyrè*ies avantages que je pourrais espérer de la continuation de la guerre, et la raison que j'aurais de la souhaiter, pour jouir phis longtemps du gouvernement général des Pays-Bas, que Sa Majesté très-chrétienne vient de me donner.
Si les relations qui ont été envoyées à Dresde de nos opérations avaient omis quelque chose, personne n'est plus en état d'y suppléer et d'en rendre bon compte que M. le général de Rochow, qui aura l'honneur de remettre cette lettre à Votre Excellence. Il s'est trouvé partout, et a voulu voir par lui-même tout ce qui s'est
512 Maurice pbtkt par mti - hP.mk.
passé d'intéressant. La cour aussi bien que les généraux de cette armée lui ont fait beaucoup de politesses; il a même été généralement gâté, et j'ai vu avec beaucoup de plaisir qu'on rendait justice à ses lumières, à ses talents et à son expérience. De mon côté, j'ai fait tout ce qui a dépendu de moi pour lui rendre supportables les malaises et les embarras de la campagne, et je me flatte que M. de Rochow est aussi content de moi que je le suis de lui.
J'ai trouvé dans un paquet de M. de Loss un postscriptum de Votre Excellence, qui, sur ce qu'on a dit qu'on avait arrêté, tenant la route d'Allemagne, quelqu'un que j'aurais dépéché, a cru qu'il aurait été porteur de lettres pour la cour de Sa Majesté le Roi de Pologne, notre auguste maître. Mais c'était une estafette qui avait été expédiée de Spa par un officier français, à qui j'avais adressé quatre lignes pour Fontenay en le priant de les lui faire passer par un exprès. Cette estafette fut arrêtée en sortant de Spa par un détachement de cavalerie anglaise; mais n'était porteur que de cette lettre pour Fontenay, dans laquelle je lui apprenais la prise de Berg-op-Zoom, et le priais d'en faire part à Votre Excellence etc. M DE Saxe
Post-scriptum.
J'ai avancé cinq cents louis d'or à M. le général de Rochow; je me flatte que Votre Excellence ne le désapprouvera pas.
Lkttrrs inémtkh. (1747.)
MAURICE A AUGUSTE III
Recommandation de M. de Rochow. — Les trophées de la campagne d. 1747. Nomination do Maurice au gouvernement de» Pays-lias.
j^1RE à Hkuxku.es, le 2G octobre 1747.
Personne n'est mieux en état de rendre compte à Votre Majesté des différentes opérations de la campagne que nous venons de finir que M. de Rochow, s'étant trouvé presque à tous les sièges et à la journée de Luwfeld. Les sièges ont été au nombre de treize; nous avons pris environ trois mille pièces de canon, et fait au delà de dix-huit mille prisonniers, dont il y aura environ douze mille aux Hollandais. Voilà, Sire, à quoi se sont bornés les avantages de cette campagne. Je serais au comble de la satisfaction si elle avait l'approbation de Votre Majesté. Sa Majesté très-chrétienne m'a conféré le gouvernement général des Pays-Bas. On me chicane encore un peu sur la forme, parce qu'en France les intendants se sont emparés de tout, et que la robe l'emporte sur l'épée. Mais quand la guerre vient, nous avons notre revanche, parce qu'ils n'y entendent rien. Je passerai une partie de l'hiver ici. Je m'estimerais heureux si je trouvais des occasions d'y exécuter les ordres de Votre Majesté, et si je pouvais lui donner des preuves du respect et de la soumission avec laquelle je me fais gloire d'être, Sire, de Votre Majesté le très-humble, très-soumis et très-obéissant serviteur
M. dk Saxe.
514 Maitkioe peint pak mu - mêmk.
MAURICE A AUGUSTE Hf.
Nouvelles de la dnuphiue. — Le gouvernement de» Pays-Bas. — Ho!., que je préféreraia l état du comte Maurice à Hubertsburg !
Versailles, 24 décembre 1747.