‹ Maurice de GuérinChapitre 84 sur 125 · LE TOMBEAU DE CHATEAUBRIAND · texte numérisé non relu

LE TOMBEAU DE CHATEAUBRIAND

Avez-vous reçu des nouvelles de ^I. Féli I* L'édition populaire (celle des Paroles d'un Croyant) se fait-elle ? — Je vous dis bien peu de choses ; je vous accable de questions, comme jsi j'étais absent depuis un an, et je ne vous écris pas quatre mots de tendresse ; mon cœur n'est pas content de cette lettre. Je ne puis m'empêcher de consigner ici sa plainte. — Elle a-t-il déterminé le jour de son départ ? Ce bon, ce trois fois bon, ce discret Elle, quand le reverrai-je I* Et vous, n'allez pas partir avant mon retour. — J'écrirai ces jours-ci à Paul. Adieu, Adieu, mon doux. Chez M. Vacher, au Parc, commune de Soizé, par Nogent-le-Rotrou.

Paris, i3 décembre i83/|.

Lettre publiée (éd. in-12, p. SSa) depuis Quand cette lettre

vous viendra

jasquà : ma pensée dans les intervalles '.

Ce qui suit est inédit :

J'ai porté à Gouraud votre article sur le tombeau de Chateaubriand : il paraîtra dans le prochain numéro de la Revue '^. Cet article est admirablement bien écrit, plein de verve, de mouvement, d'originalité. Il y a dans votre manière des accidents de pensées grandioses et imprévus comme ceux de vos côtes. Gouraud a été d'avis de retrancher le morceau sur Y Aristocratie, comme ne se liant pas assez bien avi sujet principal. Vous allez clore la Revue, mon cher ami, du inoins la vieille Revue. Le numéro de votre article sera le dernier. Elle va passer sous la direction de M. Dulac^, sans perdre son nom probablement, mais en commençant une nouvelle série. C'est l'essai d'un dernier remède, un prolongement d'agonie ; car quelle espérance peut-il rester quand on en est réduit à un

Page 1