‹ Maurice de Guérin, d'après des documents inéditsChapitre 22 sur 141 · C MAURICE DE GUÉRI.N · texte numérisé non relu

C MAURICE DE GUÉRI.N

naud, qui est en même temps son corrcspondanl, lui donne des répétitions qui l'aident beaucoup. Tout le reste va fort bien. Il conquiert sa « Saint-Charlemagne >», qui lui vaut un déjeuner splendidc, terminé par un bon verre de vin blanc à la santé de Charles X. Six semaines plus tard, il annonce qu'il a été le second en version et qu'il est arrivé maintenant au niveau des autres pour le grec. Protestations de tendresse à l'égard de ses sœurs ; il leur envoie de ses cheveux. Le lo avril, il entretient son père avec ravissement des douceurs que lui cause Ictude des lettres. Le grec fait maintenant sa principale occupation en même temps que ses délices. Il éprouve décidément pour cette langue un goût très vif. De telles déclarations ne sont pas indifï'érentes sous la plume de celui qui devait par la suite imaginer, avec tant de puissance, des évocations mythologiques que n'eût pas reniées le plus pur génie hellénique. A Pâques, il y eut une distribution de prix qui lui valut deux accessits. Il fait, le lundi de Pâques, une promenade au calvaire du Mont-Yalérien : le spectacle grandiose qui s'offre à lui du haut de la colline excite son admiration : il a peine à s'arracher à ce beau sommet. Le jour de l'Ascension, s'accomplit pour Maurice la cérémonie de la première communion, que sa famille s'alarmait un peu de voir i-etardée depuis quelque temps. Le 17 août s'ouvrent les vacances, mais notre jeune élève, et non sans mélancolie, ne quitte Paris que le Si. Il souffrit beaucoup, assurément, de sa longue réélu-

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