‹ Maurice de Guérin, d'après des documents inéditsChapitre 65 sur 141 · I.j6 MAURICE DE GUÉUIN · texte numérisé non relu

I.j6 MAURICE DE GUÉUIN

Toulc la suite de ce passage est à méditer. Dès lors une question se pose : quand Guérin composa-t-il ses poèmes en prose que tant d'allusions semblent annoncer depuis quelque temps ? Aussi bicii espcrons-nous apporter sur les origines de ces œuvres célèbres des données qui n'ont pas encore été produites. Quel en fut donc le point de départ? « Guérin conçut l'idée du Centaure, nous apprend Trébutien, à la suite de deux ou trois visites que nous fîmes ensemble au Musée des Antiques dans l'automne de i835 ou i836, pendant une absence d'Aurevilly. Il vint me le lire le jour de la Pentecôte suivant, rue Saint-Joseph, n° 5, où je demeurais alors. » Chopin et son ami le poète Auguste Robert en eurent communication dès l'été de i836.

Jusqu'à présent ces compositions ont été considérées par tous les critiques comme offrant un caractère absolument original, comme des pièces sans précédent, qui inauguraient un genre nouveau dans la littérature française. Dans l'ensemble, l'appréciation reste parfaitement evacte ; elle comporte cependant une rmance qu'il importe de formuler ici. 11 y a quelques années, mon ami M. Ernest Dupuy, l'un des hommes qui connaissent le mieux l'histoire du romantisme, apprenant que je poursuivais des recherches sur Guérin, me fit remarquer qu'il y aurait intérêt à rapprocher le Cenlaiire d'une oeuvre antérieure publiée sous le même titre par Alphonse Rabbe, bien que le rapport des deux pièces fut sans doute assez éloigné. Je consultai peu après l'ouvrage

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