‹ Maurice de Saxe et le marquis d'Argenson (volume 2)Chapitre 26 sur 42 · II · texte numérisé non relu

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cadet, chargé de conduire la majorité parlementaire, commençait à exprimer assez haut ses souhaits pacifiques et son dégoût de tant d'efforts stériles et ruineux. Un instant même on put croire que le parti de la paix allait l'emporter dans le ministère, quand on vit le secrétaire d'État chargé de la politique extérieure, lord Harrington, faire place à un successeur inattendu qui ne fut autre que le célèbre Chesterfield. Cet homme aimable, d'humeur conciliante, en relations affectueuses avec les principaux personnages de la cour de France, ne devait pas aimer la guerre, encore moins travailler à la faire durer.

Bien loin cependant qu'on dût voir dans celte nomination imprévue un acheminement vers cette paix qui devenait le vœu général, c'était plutôt le contraire qu'on devait attendre de la circonstance qui l'avait amenée. Si Harrington sortait du conseil, c'est qu'il avait découvert que le roi, se méfiant des instructions conciliantes qu'il avait pu donner à Sandwich à son départ pour Breda, entretenait avec ce plénipotentiaire une correspondance secrète par le moyen du duc de Newcastle, afin de pouvoir prévenir à temps toute concession trop facile. Harrington s'étant

montré justement piqué de cet espionnage royal, offrit sa démission qui fut immédiatement acceptée. Quant au choix, effectivement inattendu, de son successeur, il s'expliquait tout simplement par ce fait que Chesterfîeld, appelé par la lieutenancô d'Irlande à entrer quelquefois en relation personnelle avec le roi, avait su désarmer ses préventions grâce à l'agrément de ses manières. Cette fonction, de plus, l'avait éloigné de Londres, au moment de la crise de l'année précédente, dont le dénoûment avait été si pénible pour la royauté, obligée de congédier son favori, après quelques jours seulement d'un pouvoir éphémère. George ne voyait pas en lui un des auteurs directs de l'humiliation qu'il avait dû subir. Faut-il croire aussi, suivant la remarque ingénieuse que fait à cette occasion un noble historien anglais (descendant lui-même de de Chesterfîeld), qu'un esprit vulgaire ne peut contenir qu'une certaine dose d'affection et de haine et la transporte toujours d'un sujet à l'autre sans la diminuer ni l'accroître? Bref, Chesterfîeld, d'ennemi personnel qu'il était la veille, se voyait l'objet, sinon d'une faveur, au moins d'une préférence royale. — « J'ai foi en vous (/ believe you), » lui avait dit le roi. Il fallait

bien répondre à cette confiance, au moins au début, par un peu de complaisance, et sans renoncer à ses sentiments personnels, les contenir au fond de son cœur jusqu'à un moment plus propice pour les produire au dehors *.

C'est, ce me semble, ce que laissait entendre le nouveau secrétaire d'État, avec le tour habituellement gracieux de son esprit, en répondant à une de ses amies françaises, qui, apprenant qu'il était ministre, croyait déjà la paix conclue. « Vous me demandez la paix comme si je l'avais en poche : je voudrais bien l'y avoir. Si vous voulez la prendre comme je vous la donnerais, vous l'aurez dès demain : mais malheureusement, vous voulez que nous la prenions telle que vous nous la voulez donner, et voilà ce que nous ne voulons pas plus que vous ne voulez de la nôtre. Dans cette différence de sentiments, je doute fort si les plénipotentiaires à Breda seront assez habiles pour constater un certain milieu raisonnable, et il me semble que vous nous forcerez à renvoyer cette négociation à cent quarante mille plénipotentiaires que nous aurons en

1. Coxe, Pelham administration, t. I, p. 340 à 346. — Jommal de lord Marchemont (ami de Chesterfield), l. I, p. 180 et suiv.

Flandre, et à soixante mille autres qui vont actuellement négocier en Provence *. Je ne doute nullement que vous n'envoyiez à leur rencontre un nombre égal de ministres que vous croyez aussi habiles qu'eux, et le résultat de ces conférences sera sûrement plus intéressant et plus décisif que ne le serait celui des conférences de Breda. Pour dire deux mots sur cet article, voici la vérité du fait. J'avoue vos succès en Flandre : avouez-moi vos pertes en Italie. Vous voulez une paix sur le pied de vos succès : une telle paix nous serait aussi funeste que la campagne la plus malheureuse, il vaut mieux tenter Tune que de se soumettre à l'autre. Pour faire montre de ma lecture, je vous remarquerai que c'était la maxime des Romains, de ne jamais faire la paix que victorieux : peut-être poussaient-ils cette idée quelquefois trop loin, mais au fond ils s'en sont bien trouvés. Ne croyez pas, au reste, que je cherche plaies et bosses : au contraire, je vous assure que je suis pacifique, et que je serais bien heureux de contribuer à une paix qui fût solide et ne bouleversât pas l'Europe *. »

1. La lettre est écrite avant la séparation de la conférence €t pendant l'invasion de la Provence.

2. Lettre à madame la marquise de Monconseil. — 2 dé- <3embre 1746. {Correspondance de Chesierfield, t. HI, p. 186.)

Une chose aussi vonait, j'ai déjà eu Toccasion fie le dire, en aide au roi pour combattre le sentiment de lassitude qui aurait pu porter ses sujets et son parlement vers une conclusion de paix trop accommodante à son gré : c'étaient les avantages aussi glorieux que profitables que les flottes anglaises ne cessaient de remporter sur mer et le bénéfice que le commerce anglais pouvait s'en promettre. Il y avait là une source d'honneur et de lucre à laquelle les moins belliqueux ne renonçaient pas aisément, et sur ce point aucune satisfaction n'était refusée à l'amourpropre pas plus qu'à Tintérêt bien entendu, d'une nation qui mettait déjà son commerce au premier rang de ses préoccupations. Ce n'était pas seulement l'expédition tentée par le duc d'Enville pour reprendre Louisbourg, le cap Breton et Annapolis qui venait d'échouer misérablement, les vaisseaux français s'étant vus jetés par la tempête sur une côte désolée de la Nouvelle-Ecosse où le duc lui-même avait péri. Ce succès, quelque important qu'il fût déjà, n'était rien auprès de l'éclatante victoire que remporta l'amiral Anson en vue même des côtes anglaises au cap Finistère, juste au moment où la guerre allait recommencer sur le continent, et à propos

pour tempérer l'effet étourdissant produit par la poussée audacieuse de Maurice en Hollande. Dix vaisseaux de la marine royale, escortant sept navires de la compagnie des Indes, également armés en guerre, étaient capturés d'un coup avec leurs chargements et leurs équipages.

L'issue du conflit, à la vérité, n'avait pu être un instant douteuse; toute la valeur déployée par les navires français et leur commandant La Jonquière ne pouvait rien contre l'écrasante supériorité de Tescadre anglaise qui comptait dixsept vaisseaux de haut bord. Mais la prise n'en était pas moins d'une valeur inappréciable; on eut de quoi remplir vingt-deux chariots d'or, d'argent et de denrées de prix, auxquels on fît remonter la Tamise et traverser Londres au milieu d'une foule enthousiasmée. De tels trophées allaient au cœur même des négociants de la cité, d'autant plus que l'avenir promettait encore plus d'une perspective flatteuse du même genre, la marine de France ainsi réduite ne pouvant plus guère suffire à faire la police de la mer, ni à protéger son commerce. « C'est le dernier soupir de notre marine, » disait d'Argenson (dans le Journal dont il avait repris la suite au fond de sa retraite), et cette réflexion

un peu chagrine n'était pas dépourvue de vérité. Après des journées pareilles le parlement, de quelque humeur d'économie qu'il fût animé, aurait eu mauvaise grâce à chicaner sur Targent qu'on lui demandait, quand on pouvait prétendre qu'en définitive il était placé à gros intérêts.

On voit qu'en fin de compte, ceux qui descendaient en champ clos n'y portaient guère moins d'obstination et d'ardeur que par le passé. En revanche, ceux qui s'étaient abstenus d'y paraître, les témoins et les neutres, éprouvaient moins d'envie que jamais de s'y engager. La neutralité de l'empire, encore douteuse Tannée précédente, était, cette fois, tout à fait assurée. La diète faisait décidément la sourde oreille aux exhortations passionnées de Marie-Thérèse : à ce point que la princesse, désespérant de faire mouvoir ce corps immense et inerte, se bornait à essayer de grouper dans des associations particulières les États qui, plus exposés en cas d'invasion, pouvaient se croire plus intéressés à se mettre en garde. C'est ainsi qu'elle avait rêvé d'établir une petite confédération au sein de la grande, composée des cinq cercles du Haut et du Bas-Rhin, de Souabe, de Bavière et de

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Franconie; mais cette tentalive restait également sans résultat, parce que la France conservait parmi les princes compris dans ces circonscriptions administratives, des amis ou des partisans attachés à sa cause soit par affection héréditaire, soit par des motifs moins désintéressés. C'était le cas du duc de Wurtemberg dans le cercle de Souabe et de l'électeur palatin dans le Haut- Rhin, et ce dernier apportait un concours d'autant plus efficace, qu'à sa dignité personnelle, il joignait la qualité de chef de la maison de Wiltelsbach, dont la branche cadette régnait en Bavière et fournissait habituellement, suivant une coutume consacrée par le temps, un souverain ecclésiastique à Félectorat de Cologne. D'Argenson lui avait très heureusement suggéré Tidée d'user de son autorité de chef de famille pour unir dans une ligne de conduite commune, par une sorte de pacte domestique, les trois souverains issus du même sang. Cologne et Bavière avaient bien quelque peine à s'y décider, étant liés, chacun pour son compte, envers les puissances maritimes ou l'Autriche par des obligations dont aucune n'était gratuite. Mais comme ce n'était qu'une surenchère à établir, et que la France ne se refusait pas à en faire les frais, le

marché était à débattre et en attendant qu'il fût conclu, personne ne bougeait*.

En réalité, aucun mouvement sérieux n'aurait pu être suscité dans le midi de TAllemagne tant que les deux principales puissances du nord. Saxe et Prusse, décidées à rester en repos, maintenaient la confédération enlière dans un équilibre pacifique. Or, sur ces deux théâtres de grande bien qu'inégale importance, une résolution pareille était dictée par des sentiments différents. Auguste III avait trouvé le moyen de devenir le parent et même pécuniairement Tobligé de Louis XV, sans cesser d'être Tami de Marie-Thérèse. Ce tour de force politique était dû à Thabile manœuvre de Briihl que j'ai fait connaître. En faisant prendre à son souverain un rôle de médiateur plus apparent que réel, et en prolongeant cette situation à dessein sans beaucoup d'espoir d'aboutir, cet adroit ministre lui avait permis de rester en relation avec les deux ennemis, et de jouer un double jeu sans être accusé de duplicité. Grâce à cet artifice, Auguste

1. Voir sur la tentative d'association des cinq cercles la Correspondance de Lanoue, résident à Francfort. [Correspondance d'Allemagne.) Et pour le pacte de famille de la maison Palatine, celle de Tilly résident à Manheim, d'Aunillon & Cologne et de Renaud à Munich.

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pouvait être à la fois dans les confidences intimes de Versailles par Tappui fraternel de Maurice et par les filiales communications de la dauphine *, et le même jour négocier son accession à un traité de garantie et de défense réciproque de l'Autriche et de la Russie. C'était pourtant là une balance d'intérêts et d'affection très difficile à maintenir, et qu'un parti décisif, dans quelque sens qu'il fût pris, aui^it troublé. Auguste, d'ailleurs, ne pouvait oublier que, s'étant trouvé successivement, depuis le début de la guerre, Tallié, tantôt de la France, tantôt de TAutriche, il n'avait pas été plus à son aise dans un camp que dans l'autre : l'une des deux alliances l'asservissant aux caprices, et l'autre Texposant h la colère de son fâcheux voisin de Prusse. Ce souvenir toujours présent suffisait pour que son opposition fût assurée à toute mesure qui l'aurait exposé à être de nouveau appelé sur le champ de bataille. Et dans l'état de division de l'Allemagne, une résistance moins puissante même que celle du vicaire-général de Tempire aurait suffi pour tout arrêter. « Dites

1. La dauphine, dit Chambrier, accroche tout ce qu'elle peut par madame de Pomardour et par toutes les cordes qui tiennent au roi de France. (22 avril 1747. — Ministère des affaires étrangères.)

bien au roi, monsieur Tambassadeur, disait Auguste un jour à l'envoyé de France, que l'Allemagne est comme la Pologne, chacun y a sa voix, et on ne peut jamais être unanime : comptez sur moi et sur mes amis. » Puis, après cette déclaration qui, au fond, n'avait rien d'héroïque, il buvait au succès des armes françaises, sans avoir négligé de s'assurer auparavant qu'il n'était ni vu, ni entendu de l'envoyé d'Autriche *.

C'était bien aussi une crainte (bien que plus virilement supportée) d'être compromis par des complications nouvelles, qui retenait à Berlin Frédéric dans cette attitude de neutralité et même d'indifférence un peu dédaigneuse dont j'ai plus d'une fois indiqué les causes. Sans doute il ne redoutait plus autant qu'au lendemain de la paix de Dresde le danger qui l'avait un instant menacé de se trouver pris entre deux feux, entre la Russie en armes sur ses derrières, et l'Autriche en face, rendue libre de ses mouvements par une réconciliation soudaine avec la France. Les protestations complaisantes de Puisieulx devaient le rassurer contre tout revirement de la politique française. Et, de son côté, l'indolente

1. Des Issarts à Puisieulx, 20 mai 1747. (Correspondance de Saxe, — Ministère des affaires étrangères.)

tsarine était retombée dans son sommeil et dans ses incertitudes, dont pendant plus d'une année les incitations de Marie-Thérèse ne devaient pas réussir à la faire sortir. Les armements russes, toujours annoncés, toujours ajournés, perdaient leur caractère menaçant. Mais ce n'étaient là que des gages d'une sécurité momentanée, et il n'était pas dans la nature de cet esprit vigilant et perspicace de se confier à la tranquillité du jour en oubliant les périls de la veille et du lendemain. Les cliances de cette coalition d'Autriche, Russie et France (qui, effectivement un jour réalisée, devait le mettre à deux doigts de sa perte) étaient, on le voit, toujours présentes à son esprit, et il n'en fallait pas davantage pour que, ne se fiant désormais à aucun des partis qui se disputaient la victoire, — se rendant aussi peut-être la justice qu'il n'inspirait pas plus de confiance qu'il n'en éprouvait, — il fût résolu à rester en arrêt, laissant la querelle se vider sous ses yeux sans s'en mêler.

De plus, un des motifs — si ce n'est le principal — qui le décidait plus que jamais à rester en dehors des hasards de la guerre, c'était son désir très vif et même son dessein très arrêté de

se faire comprendre dans l'acte final qui, tôt ou II. 13

tard, y mettrait un terme. Obtenir que sa conquête de Silésie lui fût expressément reconnue et garantie dans le traité qui viendrait, en rétablissant la paix générale, rendre une stabilité nouvelle à Tordre européen, c'est la pensée qui reparaît à chaque instant dans sa correspondance et qu'il ne laisse jamais oublier à ceux qui le représentent à Paris, à Londres, à La Haye et même à Vienne, partout, en un mot, où une ombre de négociation possible paraît à Thorizon. La crainte de laisser échapper cettte sanction suprême semble Tobséder, et si on ne craignait de faire trop d'honneur à sa conscience en le supposant capable d'un scrupule, on dirait, à certains moments, qu'il ne se croira complètement maître d'un bien acquis par la force que lorsqu'une consécration unanime en aura fait disparaître le vice originel. Mais quel moyen plus assuré d'arriver à être ainsi confirmé par tout le monde que de rester immobile au-dessus des orages dans la situation supérieure que la victoire lui a faite? De quelque côté que la balance penche à la dernière heure, quels que soient les vainqueurs ou les vaincus, s'il a eu l'art de n'offenser mortellement personne, il trouvera dans les rangs des uns comme des autres, des avocats pour plaider et gagner sa

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cause. Ce sera, ou la France, qui a proclamé d'avance que la Silésie, passée des mains de l'Autriche à celles de la Prusse, avait à ses yeux le caractère d'une conquête personnelle et suffisait pour la payer de tous ses sacrifices; ou l'Angleterre, qui s'est déjà portée caution de toutes les cessions faites à Dresde et à Breslau, et ne laissera pas protester sa signature. L'objet désiré va donc tomber tout naturellement entre ses mains, pourvu qu'il sache rester en repos et ne rien commettre de nouveau à la fortune des combats. Aussi, point d'intervention, pas même de médiation, dussent un roi à Versailles et une république à La Haye se mettre à ses pieds pour le conjurer de se faire l'arbitre de leurs prétentions. Les médiations font toujours un et le plus souvent deux mécontents, c'est ce qu'il veut surtout éviter. Son rôle est de sourire à droite et à gauche et de faire entendre, aux échos des deux côtés, des appels à la conciliation. Rien n'est curieux et parfois comique comme de voir ainsi celui-là même qui, mettant le premier le feu à la mèche, a allumé Tincendie dont en ce moment l'Europe est embrasée, se présenter gravement au monde comme un modérateur suprême, exempt de toutes les passions qu'il a déchaînées, puis de

Tentendre pleurer sur les maux des peuples et entonner une vérituble idylle sur les bienfaits de la paix. « A Vienne, écrit-il à son ministre Podewils, on me regarde comme un ennemi implacable; à Londres, on me croit plus remuant, plus ambitieux et plus riche que je ne suis ; Bestucheff suppose que je suis vindicatif... Ils se trompent tous : détrompons TEurope prévenue *. »

« Monsieur mon cousin (écrit-il au prince d'Orange, qui lui a notifié son avènement) vous allez maintenant monter sur un théâtre où vous pourrez déployer aux yeux de toute la terre ces vertus que, jusqu'à ce temps, vous ne renfermiez pas tant en vous-même que vos amis ne les connaissent. Vous trouverez les affaires de la république dans une situation critique; c'était dans des circonstances semblables où les Romains élisaient des dictateurs, et que souvent le mérite d'un seul homme donnait à cet état une face heureuse et nouvelle. Puissiez-vous contribuer à ramener dans votre patrie cette paix dont toute l'Europe a tant besoin, et que toute l'Europe désire, en continuant la guerre. Les mains ensan-

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