ACTE III, SCÈNE I
donner... Je perds enfin la vie comme j'ai perdu Joyzelle... Elle ne me verra plus, je ne la verrai
plus...
(Une porte s'ouvre. — Entre Joyzelle.)
JOYZELLE, surprise par l'obscurité, elle s'arrête un iusUnt sur le seuil. Puis, son regard ayant fait le tour de ta pièce, elle aperçoit Lancéor couché dans un coin, et s'élance vers lui les bras tendus.
Lancéor!... Ah! ces troisjours passés j'ai vécu comme une folle ! Je te cherchais partout. J'approchais de la tour... Les portes étaientfermées, les fenêtres aussi. Je rampais sur le seuil pour surprendre ton ombre, j'appelais, je criais, personne ne répondait... Mais comme tu es pâle, amaigri !... Je le dis des paroles et je ne songe pas... Donne-moi tes deux mains...
Tu me reconnais ?
Pourquoi non?
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