LES FALAISES, ÉTRETAT
y apportant un certain intérêt, faisant même des projets. Dans quelques mois il « sera au courant de tout ce qui se inédans laffaire Stoess». [I veut entrer apres celarchez un courtier en bois, et alors «il parlera suffisamment
anglais pour ne plus l'oublier ». Il est vrai qu'il demande
en même temps qu'une méthode Ollendorff, qu’on n'oublie pas de lui envoyer le catalogue du Salon.
En août (1883), voici ces bonnes dispositions à une rude épreuve. Le Caledonian Railway le mène passer quelques journées en Écosse. Alors, c’est la véritable révélation du grandiose, et c’est pour le coup que les soleils couchants, suivant son expression habituelle, sont «les plus beaux qu'il ait jamais vus ». [l est fou de joie devant les rapides, les lacs, la mer où planent les cormorans, les montagnes, les vieux châteaux. Dans la vallée de Glencoe, sur les bords du lac Etive, dont il fera des études déjà assez réussies pour figurer plus tard à ses expositions, il a une si forte impression de lignes majestueuses et d’harmonies sublimes que, devenu peintre pour de bon, il faudra qu'il revienne en cette contrée décisive et qu'il en rapporte des éléments d'œuvres importantes.
Ce voyage et aussi un autre qu'il avait fait auparavant dans le pays de Galles, région montagneuse de Snowdon, descendant plus loin que les Anglais dans des ravins difficiles à atteindre et tentants à peindre, sont ce qui agit le plus fortement sur lui quant aux influences de la nature. Pour les influences de l’art même, la secousse irrémédiable allait lui être donnée lorsque à Londres, pendant un séjour qui le ramenait vers Nantes, il voit pour la première fois. à la National Gallery, après « la large et vigoureuse touche de Rubens et l’'empâtement de Rembrandt » et les Italiens qui ne lui parlent que médiocrement, « un qu'il ne connaissait pas, l'urner ».
Nous ne serons pas surpris, avec ce que nous savons maintenant de lui, ni de ce dédain, ni de ce coup de foudre.
Nous ne sommes point responsables de nos attractions pas biussquerde nosvdéestinées;.et l'on ne: peut blätmner, chez un débutant, une méconnaissance loyale d’un art qu'il n’est pas fait pour comprendre. Se forçant, il ne parviendrait qu’à la médiocrité. Obéissant à son penchant, il donnera