‹ Maxime Maufra, peintre marin et rustiqueChapitre 29 sur 91 · LE VIEUX BATEAU, MORGAT · texte numérisé non relu

LE VIEUX BATEAU, MORGAT

la signature de ce maître chez des marchands nullément apostoliques, mais en revanche il avait grand peine à placer des Vogler chez d'audacieux brocanteurs établis sous des portes du boulevard Clichy.

Vogler, bon garçon et camarade entraînant, communicatif, avait, en annonçant merveilles, emmené Maufra vers

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cette rue Le Peletier, où, disait-il, était le marchand idéal, le marchand déterminé à pousser les inconnus et les audacieux, tous les audacieux et tous les inconnus, sans exception. {Il y en avait également beaucoup moins que l'on en a vu depuis.) Maufra fut quelque peu étonné d'être introduit auprès d'un bon gros homme cordial, à la barbe rouge en pointe, aux yeux gais, dans une boutique remplie de XVII Sieclendempacortlie

— Ne regardez pas tout cela, dit le bonhomme. Demain, il n’en restera pas un, et je commence à exposer les jeunes. [Is montreront ici ce qu'ils voudront !

Ce qui fut réalisé de point en point. Le lendemain, les « Impressionnistes et Symbolistes » faisaient leur première exposition et plus d’une fois celles qui se succédèrent furent très visitées et très discutées. Il y eut pendant le peu d'années que Le Barc vécut encore, un mouvement de « jeunes » qui surprend lorsqu'on passe les noms en revue. On relève ceux de Gauguin, Émile Bernard, Bonnard, Maurice Denis, Charles Maurin, Anquetin, Toulouse-Lautrec, Filiger, Léo : Gausson, Zuloaga, Angrand, Luce, Moret, Paillard, Rusinol, Signac, Willette, Ranson, Zandomeneph1, CHOSE Henry de Groux, Guillaumin, K.-X. Roussel, Lebasque, Guiguet, Vuillard,, Vallotton, Ch. -Conder. Che d'Espagnat, Gaston Prunier, Ten Cate, O’Conor, Durenne, À. Maillol, Suzanne Valadon, Jeanne Jacquemin, et de bien d’autres encore, sans compter Maufra qui allait, en 1894, occuper la petite et bientôt célèbre boutique avec un ensemble d'œuvres dont il nous faut parler un peu plus longuement ici.

Le catalogue, qui, soit dit en passant, avait été imprimé

à Nantes, était précédé d'une virulente préface où Frantz Jourdain s'en prenait à la «tyrannie des cuistres patentés », à l'influence italienne « aggravée par la scolastique de

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